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Étiquette : France
Toulouse : bus contre tram, le chauffeur du bus responsable
Plusieurs accidents ont eu lieu à Toulouse entre des automobilistes et le tramway mis en service en décembre dernier, notamment à cause du non-respect des feux rouges clignotants impliquant un arrêt absolu. L’accident du 5 août dernier est plus étonnant car c’est un bus de Tisséo qui a percuté un tram au niveau de la station d’Ancely, jusqu’à le faire dérailler. Le chauffeur du bus a affirmé que ses freins avaient lâché. Le wattman a été suspendu pour deux jours pour raisons administratives, puis réintégré. L’enquête de Tisséo rendue publique le 31 août a conclu à la responsabilité du chauffeur de bus, qui a grillé le feu rouge clignotant. Le contrat de cet employé, en CDD depuis quelques mois à Tisséo, n’a pas été renouvelé. Reconnaissant « l’erreur professionnelle », le représentant de SUD Transports Frank Delpérier a réitéré dans La Dépêche du midi la demande de son syndicat de « remplacer les feux rouges clignotants R24, auxquels les gens ne sont pas habitués, par des feux tricolores habituels ». En janvier 2011, un automobiliste avait été blessé près de la station d’Ancely après avoir grillé un de ces mêmes feux.
Catherine Sanson-Stern

Nicolas Sarkozy confirme les ambitions de la France en matière de TGV
Lors de l’inauguration de la branche Est de la LGV Rhin-Rhône, ce jeudi 8 septembre, dans la gare de Belfort-Montbéliard, le président de la République, Nicolas Sarkozy, a confirmé les ambitions françaises en matière de grande vitesse. En pleine période de coupes budgétaires, le Président a soutenu que la France allait « investir comme jamais » dans le domaine ferroviaire. Il a annoncé que la seconde phase des travaux de la branche Est allait commencer au plus tard en 2014. Par ailleurs, 150 millions d’euros devraient être alloués à l’Ademe dans le cadre du développement du programme TGV du futur. Nicolas Sarkozy a enfin indiqué que la concurrence dans le domaine ferroviaire devrait s’exercer de manière loyale.
La LGV Bayonne – frontière renvoyée aux calendes basques
«La construction de la ligne nouvelle sera subordonnée au constat que la ligne actuelle est proche de la saturation. » Cette déclaration, le 2 septembre, du préfet de la région Aquitaine décale d’au moins quinze ans la réalisation d’une LGV qui, depuis Bayonne, ferait la jonction avec l’Espagne. La saturation était évoquée pour 2020, elle l’est aujourd’hui pour 2035, selon le volume de fret échangé avec l’Espagne. Un « observatoire du trafic » (élus, Etat, RFF) est mis en place, et les sondages amorcés sont différés. Pour autant, le tracé va se préciser sur les 35,6 km prévus dont 8,3 en viaducs et 13,5 en souterrain. Chaque kilomètre en Pays basque revient à 55 millions d’euros, contre 12 dans les plates Landes. La ligne serait mixte (fret/voyageurs), parcourable à 220 km/h avec une seule gare à Bayonne, moyennant deux raccordements.

Transport combiné : bilan satisfaisant pour Combiwest
Six mois après avoir lancé cinq rotations par semaine sur la liaison Rennes – Lyon (avec un arrêt à Mâcon), Combiwest tire un bilan satisfaisant de son activité. Le taux de remplissage atteint entre 60 et 70 %. L’opérateur breton de transport combiné espère dépasser les 80 % fin septembre. A ce moment-là, l’activité sera à l’équilibre et pourrait devenir rentable avant la fin de l’année. Raymond Blouet, le directeur général, reconnaît que cet objectif subit un décalage de quelques mois par rapport aux prévisions initiales. « Aujourd’hui, nous avançons et nous progressons », affirme-t-il en regrettant toutefois que l’activité soit fortement impactée par l’importance des travaux menés par RFF sur le réseau pour le rénover et le moderniser. Au chapitre des développements, à partir de 2012, une rotation quotidienne Château Gontier (Mayenne) – Le Mans – Lyon sera lancée. Cette même année, Combiwest envisage d’exploiter une ligne Morlaix – Rungis.
Plus de soucis en revanche avec Novatrans, qui s’était installé en concurrence frontale sur le même axe, Rennes – Lyon, au même moment, après l’avoir abandonné quelques années auparavant. La filiale de SNCF Geodis avait saisi mi-avril l’Araf, l’autorité de régulation des activités ferroviaires, se plaignant d’un traitement discriminatoire de la part de RFF, qui le défavoriserait en lui accordant notamment de moins bons sillons horaires. L’affaire s’est soldée par le rejet de la plainte de la filiale de SNCF Geodis. « Nous essayons de travailler et de satisfaire nos clients. Et nous laissons Novatrans faire la même chose », commente Raymond Blouet avant d’ajouter, ironique : « Novatrans n’a pas fait circuler de trains au mois d’août. Ses trains se sont jusqu’à présent surtout fait remarquer par l’absence de caisses transportées. »
Interrogé par Ville, Rail & Transports sur cette liaison, Novatrans ne nous a pas répondu. Mais l’affirmation du responsable de Combiwest est confirmée par l’Araf qui, dans sa décision du 8 juillet, note que « Novatrans n’a opéré en 2011 qu’une dizaine de trains circulant presqu’à vide ». Un constat qui en dit long sur les motivations de Novatrans.
Marie-Hélène Poingt

Europorte et Trenitalia ensemble sur une liaison France – Italie
Europorte, la filiale de fret d’Eurotunnel, et Trenitalia, premier opérateur ferroviaire italien, ont conclu un accord pour assurer du transport de marchandises entre la France et l’Italie. « Europorte assure la collecte de céréales dans une trentaine de silos en Bourgogne, puis leur transport vers le Sud-Est pour le compte du logisticien TMF. La connexion avec Trenitalia se fait à Ambérieu (Ain) jusqu’à Modane, avant de desservir plusieurs destinations en Italie », explique la filiale du gestionnaire du tunnel sous la Manche dans un communiqué du 7 septembre. Cinq allers-retours par semaine sont prévus, représentant un tonnage de 450 000 t/an. Ce qui devrait permettre d’éviter environ 30 000 camions sur les routes annuellement.
LGV Pays Basque : le ministère des Transports relance les discussions
Le ministre des Transports, Thierry Mariani, a reçu le 2 septembre des élus basques, ainsi que la députée des Pyrénées-Atlantiques Michèle Alliot-Marie, pour relancer les discussions autour de la construction d’une nouvelle ligne à grande vitesse (LGV) au Pays Basque. La députée, comme les maires des communes concernées par le tracé de cette nouvelle ligne, s’oppose à ce projet et plaide en faveur d’une modernisation de la voie existante. Le ministre a rappelé que des études vont être faites pour savoir quand la ligne actuelle sera saturée et qu’un observatoire du trafic sera créé, en association avec les élus locaux, afin de déterminer quand la construction d’une nouvelle ligne sera nécessaire. « À l’issue de l’ensemble de ces procédures et après un constat partagé que les voies existantes sont saturées et ne permettent plus de répondre aux besoins de trafic, la construction d’une ligne nouvelle entre Bayonne et l’Espagne pourra être engagée », conclut le ministère.

Consensus sur la LGV interconnexion Sud de l’Ile-de-France
Oui à la ligne à grande vitesse d’interconnexion au sud de l’Ile-de-France. D’après la commission nationale du débat public (CNDP) qui a présenté ses conclusions le 12 juillet, il y a un consensus sur ce projet fortement défendu par Réseau Ferré de France pour l’horizon 2020-2025. Pour le gestionnaire des infrastructures, ce projet est en effet essentiel pour améliorer le réseau existant. Il doit permettre aux TGV d’effectuer des parcours de province à province sans passer par Paris, alors qu’actuellement, ils passent par une ligne classique entre Massy et Valenton également utilisée par d’autres trafics, fret et surtout RER C. Une ligne dédiée aux TGV permettrait certes d’accélérer les temps de parcours mais aussi de fluidifier les circulations et de désaturer les gares parisiennes. RFF souhaite également renforcer l’intermodalité entre le TGV et l’avion grâce à la création d’une gare connectée à l’aéroport d’Orly. « Cette proposition recueille l’avis favorable de presque tous les acteurs », note la CNDP en précisant que le principe d’une gare souterraine est plébiscité.
Deux tracés ont été retenus au cours des débats, l’un reliant grâce à un tunnel de 18 km Massy-Orly et Valenton-Limeil-Brévannes, avec éventuellement la création d’une gare à Villeuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) pour un coût 3,1 milliards. L’autre desservirait le secteur de Sénart (Seine-et-Marne), avec un tunnel de 31 km et une gare à Lieusaint pour un coût de 3,3 milliards d’euros. Selon RFF, le gain de trafic annuel serait de 3,3 millions de voyageurs par an à Villeneuve et de 3,6 millions à Lieusaint, mais les deux « ne drainent pas les mêmes voyageurs », note François Perdrizet, le président de la commission particulière du débat public.
Reste que la question déterminante du financement est encore loin d’être réglée. La CPDP rappelle que le choix de réaliser une ou deux gares induit une « dépense supplémentaire loin d’être négligeable ». « Ce qui a conduit RFF à se demander au cours de débat si un scénario à une seule gare ne suffirait pas à répondre aux fonctionnalités de base du projet », souligne le CPDP.
Le gestionnaire du réseau ferré devrait faire connaître sa position au cours de son prochain conseil d’administration le 22 septembre. Une concertation est également prévue en septembre concernant l’aménagement de la ligne existante où, sur certains tronçons, les trains circulant dans les deux sens passent sur une voie unique. Un projet d’une centaine de millions d’euros, rappelle François Perdrizet.M.-H. P.

Brest change le tablier du pont de Recouvrance pour l’arrivée du tram
Pour être en mesure d’accueillir, en plus des voitures, les tramways, vélos et piétons, le pont de Recouvrance, symbole de la reconstruction d’après-guerre de Brest, est désormais doté d’une nouvelle travée. Entamées le 18 août, les manœuvres de dépose et de pose, réalisées avec le concours de la Marine nationale, sont désormais terminées. La nouvelle travée, de 625 t, 87,5 m de long et 25 m de large, est maintenant en position travaux pour une réouverture à la circulation fixée au 22 octobre.
Orléans : la seconde ligne de tram circulera le 30 juin 2012
Après deux ans et quatre mois de travaux, les habitants de l’agglomération d’Orléans pourront utiliser la ligne B du tram le 30 juin 2012, le lendemain de l’inauguration officielle. Cette ligne de 11,3 km reliera Saint-Jean-de-Braye à l’est à La Chapelle-Saint-Mesmin à l’ouest, en traversant le centre historique d’Orléans. Pour tenir les délais et respecter le calendrier initial, l’agglomération a dû accélérer les chantiers du centre-ville d’Orléans, en grande partie terminés notamment sur le tronçon équipé en APS. Cette décision a aussi renchéri le coût, qui atteint aujourd’hui 395 millions d’euros. « A la mi-décembre, tous les travaux importants impactant la circulation seront achevés », avance Charles-Eric Lemaignen, président de l’agglo d’Orléans. Plusieurs rames ont déjà été livrées par Alstom et stockées au dépôt de bus de Saint-Jean-de-Braye. Les premiers essais sont programmés en janvier avant une « marche à blanc » entre mai et juin.
J.-J. T.
Europorte équipe ses locomotives de balises GPS
La filiale fret d’Eurotunnel a décidé d’équiper tout son parc de locomotives en balises GPS. A partir de septembre, près de 50 engins moteurs seront équipés d’un système conçu par la société belge Railnova pour suivre en temps réel ses circulations. « Soucieux d’accroître la qualité de service, Europorte a opté pour ce système de géolocalisation intelligente afin d’être en mesure à terme de renseigner davantage ses clients sur le suivi de leurs marchandises », souligne un communiqué d’Europorte du 23 août . « Des données sur l’état des machines telles que la maintenance, les vitesses moyennes, les kilométrages parcourus, la température seront à terme fournies de manière automatisée », précise la filiale du gestionnaire du tunnel sous la Manche.