Étiquette : France

  • Début des travaux d’extension de la Ligne 1 du tram de Nice

    Les travaux d’extension de la ligne 1 ont commencé fin juin, avec pour objectif de relier Nice à la Trinité, via le quartier Ariane. L’extension prévue est de 4,3 km et comprendra 9 stations. La première phase du chantier prévoit une extension de la ligne de 450 m, ce qui permettra de relier la station Pont-Michel (actuel terminus) à la future station Pasteur, via le pont René-Coty (un nouveau pont accolé à l’actuel accueillera le tramway). La mise en service de ce premier tronçon est prévue au printemps 2013. Le coût total de l’extension est prévu à 23,9 millions d’euros.

  • SNCF Geodis réorganise sa logistique parisienne

    SNCF Geodis réorganise sa logistique parisienne

    SNCF Geodis a lancé le 27 juin son nouveau projet Distripolis qui réorganise sa logistique urbaine, celle « du dernier kilomètre ». Ce projet, qui doit permettre de diminuer les émissions de gaz à effet de serre du groupe, va être mis en place d’abord à Paris, entre 2011 et 2015. Il vise à mutualiser les flux des différents réseaux de SNCF Geodis (Calberson, France Express et Ciblex) et à optimiser les parcours en évitant au maximum les transports à vide. Les marchandises, acheminées jusqu’à la plateforme multimodale de Bercy, seront réparties sur huit bases logistiques réparties dans la capitale. A partir de là, les petits colis et palettes seront acheminés vers leurs destinations finales grâce à des triporteurs à assistance électrique ou à des véhicules électrique légers. Les livraisons de plus de 200 kg seront assurées par des camions aux normes Euro 5 et à terme par des camions Euro 6 ou hybrides.
     

  • Bretagne – Pays de la Loire : feu vert de l’Afitf au financement de la LGV

    Le conseil d’administration de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf) a approuvé, le 23 juin, sa contribution à la LGV Bretagne – Pays de Loire (BPL), qui lui coûtera 2,15 milliards d’euros d’ici 2036. L’Afitf a donné son feu vert à Dominique Perben, son nouveau président, pour la signature de la convention de financement et de réalisation des 214 km de ligne nouvelle, dont 182 de LGV entre Le Mans et Rennes, ainsi que pour la « virgule » de Sablé-sur-Sarthe. Selon RFF, cette signature devrait intervenir « dans les toutes prochaines semaines ». 950 millions seront affectés aux travaux, le solde allant aux frais financiers du montage du PPP (25 ans et 3,4 milliards d’euros) avec Eiffage et aux loyers à acquitter entre 2016 et la mise en service prévue en 2036. La LGV permettra de gagner 37 minutes entre Paris et Rennes et 22 minutes sur un Paris – Laval. Ce PPP « permet de mobiliser immédiatement un financement privé important, non seulement couvrant la part de l’investissement équilibrée par des recettes futures, mais permettant également un échelonnement dans le temps de la part publique, puisque les paiements de l’Afitf pour le compte de l’Etat s’étendront jusqu’en 2036 », a précisé l’agence.
     

  • LGV Bordeaux – Espagne : le tracé se précise

    Réuni le 24 juin, le comité de pilotage des grands projets du Sud-Ouest (GPSO) a décidé d’un tracé quasi définitif pour la future LGV entre Bordeaux et l’Espagne et de Bordeaux à Toulouse. L’hypothèse retenue est celle qui avait été proposée par RFF. Depuis septembre dernier, le fuseau de 1 000 m avait été défini, cette fois-ci, il s’agit d’« une hypothèse de tracé sur la quasi-totalité des 410 km du projet, a expliqué le préfet coordonnateur, Patrick Stefanini. Ça n’est pas l’étape finale mais une étape décisive. » Il reste tout de même deux points noirs et quatre hypothèses à creuser dans le Tarn-et-Garonne, le Lot-et-Garonne et au Pays basque. Des études complémentaires d’approfondissement et d’optimisation seront réalisées sur deux sections où il y a des « difficultés géotechniques et environnementales » : à Biriatou et à l’entrée d’Arcangues. L’étape finale est attendue pour la fin de l’année avec le choix du tracé, soumis à l’approbation du Premier ministre, puis l’enquête d’utilité publique à l’automne 2012.
     

  • Première soudure pour la ligne de tramway Villejuif – Athis-Mons

    Fin juin doit avoir lieu la première soudure symbolique sur la ligne T7 du tramway francilien. Les travaux préliminaires de cet équipement, qui reliera en 2013 Villejuif à Athis-Mons, ont commencé voilà deux ans déjà. Avec un budget de 361,3 millions d’euros, ce tramway est censé transporter 9,7 millions de voyageurs par an, sur un parcours de 11,2 km, jalonné de 18 stations. Cette fréquentation importante s’explique par la densité de population dans le bassin sud-parisien et la proximité d’Orly et de Rungis. La RATP et le Stif mettent en avant le fait qu’il s’agit d’un tramway à roulement sur fer, à l’instar du T3 dans le nord de Paris. Censées être relativement silencieuses, les 19 rames du T7 ont également vocation à faire de cette région un « espace plus vert, et agrémenté de plus de repères visuels ».

  • Le tram de Besançon est déclaré d’utilité publique

    Etape majeure pour le projet de tramway de Besançon : la déclaration d’utilité publique (DUP) a été signée par le préfet de Franche-Comté le 15 juin. Elle survient après un avis favorable sans réserves du commissaire-enquêteur et un vote quasi unanime par les délégués communautaires de la déclaration de projet. Pour le Grand Besançon, « l’obtention de cette DUP démontre la pertinence et l’efficience du projet, la qualité du dossier présenté, et le travail accompli par l’ensemble des partenaires ». L’agglo va pouvoir finaliser les procédures d’appels d’offres pour attribuer les marchés afin de démarrer les travaux de construction de voie dès la fin 2011. Le chantier doit durer jusqu’en décembre 2013. Prochains rendez-vous : le 13 septembre pour l’ouverture de la Maison du tram, espace d’information sur le projet, et le 24 la présentation à Micropolis (Salon rail miniatures) de la maquette échelle 1 du tramway.
     

  • Lyon – Turin : maintenant ou jamais ?

    Encore une fois, la LGV Lyon – Turin joue avec le feu. Malgré les menaces de l’Europe, le chantier de la galerie de reconnaissance de la Maddalena (7,5 km, 143 millions d’euros) n’avait toujours pas commencé à l’heure de notre bouclage. Début juin, Siim Kallas, le commissaire européen en charge des transports, a pourtant fait savoir qu’il donnait jusqu’à la fin du mois à la France et l’Italie pour honorer leurs engagements pris en mars. S’ils ne veulent pas perdre 9 millions d’euros de financements européens, les deux pays doivent signer l’avenant au traité fondateur de la partie transfrontalière, approuver le projet préliminaire de la portion italienne de la partie transfrontalière et lancer les premiers travaux dans la Botte, ceux de la galerie de reconnaissance de la Maddalena. Si ces engagements ne sont pas respectés, des fonds seront supprimés « et peut-être tout le projet », s’est alarmé le quotidien turinois La Stampa. Depuis plusieurs semaines, les manifestations d’opposants au projet se sont multipliées sur le site de la Maddalena. Cette mobilisation inquiète, alors qu’en 2005 des manifestations avaient conduit à l’annulation du chantier et à l’élaboration d’un nouveau tracé. A ce problème, s’ajoute le fait que – selon la presse italienne – la Botte réclame désormais une répartition des coûts 50-50 pour la partie transfrontalière (pour l’instant, elle devait être financée à 30 % par l’UE, le reste étant divisé ainsi : 63 % Italie, 37 % France). La signature de l’avenant au traité pourrait donc être retardée par des tractations.  
     

  • Les stations marseillaises sont-elles polluées ?

    Les stations marseillaises sont-elles polluées ?

    Selon les chiffres partiels révélés par le quotidien La Provence, une étude dans le métro de Marseille effectuée par Atmo Paca, organisme de surveillance de la qualité de l’air, a mis en évidence jusqu’à 285 microgrammes par m³ d’air (285 μg/m³) de particules en suspension inférieures à 10 ou 2,5 microns. Selon le décret du ministère de l’Ecologie du 21 octobre 2010, la valeur limite pour ces particules est de 50 μg/m³ « en moyenne journalière à ne pas dépasser plus de trente-cinq fois par année civile ». Ce qui fait dire à Dominique Robin, directeur d’Atmo Paca, qu’il n’y aurait pas de concentration alarmante de ces particules et qu’elle serait, sur une année civile, inférieure aux normes.
    Des études similaires ont été menées dans les métros de Rennes, Lille, Toulouse, Lyon et Paris, où des « pointes » de pollution auraient été relevées. Le moins pollué serait celui de Rennes, Marseille étant deuxième. A Marseille, l’étude, qui sera prochainement publiée, a été réalisée dans les deux stations les plus fréquentées du métro, Castellane (sur les quais des lignes 1 et 2) et Saint-Charles, en deux phases, entre le 18 janvier et le 15 février 2010 et entre le 27 mai et le 7 juillet 2010. Elle a porté sur les particules dans l’air et sur les émissions de gaz.
        

    José SOTO
     

  • LGV Basque : nouvelle étude

    Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre de l’Écologie, a annoncé le 6 juin un prochain rapport sur l’opportunité du projet de LGV traversant le Pays Basque. Fin avril, des élus des communes concernées par cette traversée avaient réaffirmé leur hostilité à ce projet « dévastateur ».

  • Le chantier du tramway de Toulouse suspendu

    Le prolongement de la ligne 1 du tram de Toulouse a été remis en cause par le tribunal administratif le 1er juin. Saisi en avril par l’Apat (Association Pour un Autre Tracé), le juge des référés a interdit au chantier du tram de démarrer, mais permis aux travaux de déviation de réseaux de se poursuivre. Le jugement du tribunal administratif est sévère. « Aucun élément du dossier ne démontre que la création de cette ligne satisfait suffisamment les besoins des automobilistes empruntant actuellement les voies concernées pour les conduire à renoncer à l’usage de leur véhicule », estime-t-il, exprimant « un doute sérieux sur l’utilité de cette ligne [qui] double l’offre de transport par le métro » et « couvre une distance modeste de 3,8 km dont la desserte locale peut être assurée par le réseau autobus », alors que « le coût d’investissement est estimé à près de 120 millions d’euros ». Le président de Tisséo, Pierre Cohen, a déposé un recours devant le conseil d’Etat. Si celui-ci infirme la décision d’ici un mois, le début des travaux programmé pour septembre ne sera pas retardé. S’il la confirme, le projet devra être profondément remanié.    

     

    C. S.-S.