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Étiquette : France

La maquette du tram de Tours présentée au public
Vedette de la foire exposition de Tours qui se tient jusqu’au 15 mai, la maquette des futures rames du tramway dévoilée au public pour la première fois. Son design unique et son identité forte issus du concept d’une ligne « 4e paysage » – la Loire, les jardins et le patrimoine bâti étant les trois premiers – est le résultat du travail d’un collectif d’experts designers-créateurs : RCP design, l’agence dirigée par Régine Charvet-Pello, Roger Tallon, et Daniel Buren. Ce dernier a apposé sa patte par la présence de bandes noires et blanches verticales qui formeront un angle droit avec le même marquage au sol lors des arrêts. Sa mise en service est prévue pour l’automne 2013.
Fret : l’Araf tranche un litige entre la SNCF et ECR
Saisie en février dernier par Euro Cargo Rail (ECR) qui se plaignait des pratiques de la SNCF et de RFF en gare de Cerbère (Pyrénées-Orientales), notamment d’actes de malveillance contre ses trains, l’Autorité de régulation des activités ferroviaires (Araf) a rendu sa décision le 4 mai. Des actes de malveillance ont effectivement été constatés par des huissiers, mais l’Araf estime qu’elle n’est pas capable de savoir qui en est responsable. Selon le gendarme du rail, ces faits relèvent avant tout de la justice.
Par ailleurs, ECR contestait le fait que ce soit un agent de Fret SNCF, son concurrent, qui soit le coordinateur des manœuvres des trains dans cette gare. D’autant que l’opérateur privé exploite désormais plus de la moitié des trains sur le site. L’Araf a donné raison à ECR. Mais sur ce point, la situation a évolué avant même la décision de l’Araf. Après discussions, RFF a décidé que la Direction des circulations ferroviaires devait reprendre le poste en attendant une organisation définitive prévue pour le 1er juillet.Marseille : la RTM refait son site Internet
La Régie des transports de Marseille (RTM) a tourné une nouvelle page sur le web. La RTM vient en effet de lancer son nouveau site Internet, le précédant ayant été créé en 2003. Centré sur les services aux clients, avec toutes les informations pratiques sur les perturbations de trafic en temps réel, les horaires, les tarifs, etc, rtm.fr a été voulu plus ergonomique, plus attractif et surtout plus réactif. Dix personnes sont ainsi mobilisées dans différentes directions de l’entreprise pour alimenter et enrichir son contenu. Le site devrait évoluer au cours des prochains mois pour proposer de nouveaux services comme un espace dédié aux entreprises, l’envoi par mail de justificatifs d’abonnement ou l’accès depuis un téléphone mobile. Dans sa version antérieure, rtm.fr comptait 3 000 visites par jour et jusqu’à 30 000 en période de fortes perturbations du réseau.

Grand Paris Express : pas de ligne 14 jusqu’à Roissy
Pierre Mongin, patron de la RATP, a tenté jusqu’au bout d’obtenir un prolongement de la ligne 14 jusqu’à Roissy. En vain. Le 10 mai, à l’issue de la réunion du comité de suivi du Grand Paris Express, le ministre de la Ville, Maurice Leroy, et le président de la région, Jean-Paul Huchon ont confirmé la limitation du prolongement à Saint-Denis-Pleyel. Manifestement, ils craignent, malgré les arguments de la RATP, une saturation de la ligne 14 en cas de prolongement jusqu’à Roissy. Et veulent bénéficier des capacités de la ligne 14 pour désaturer la ligne 13 grâce au prolongement jusqu’à Mairie de Saint-Ouen.
Tramway : les Brestois vont choisir le nom des futures stations
Du 7 mai au 5 juin, les habitants de Brest Métropole océane vont pouvoir choisir le nom des futures stations de leur tramway. Les noms de stations, proposés à partir de recherches historiques, seront soumis au vote sur le site letram-brest.fr. Le projet du tramway, d’un montant de 383 millions d’euros, compte 27 stations sur un tracé de 14,3 km. Sa mise en service est prévue pour mi-2012.
Ile-de-France : cure de jouvence pour la ligne D du RER
Avec ses 450 trains et 555 000 voyageurs au quotidien, c’est la ligne ferroviaire la plus fréquentée de France. Avec plus de 40 % de voyageurs supplémentaires en dix ans, la ligne D illustre à elle seule les difficultés d’un réseau ferroviaire vieillissant, alors que le trafic y est en forte et régulière hausse. Elle illustre aussi la volonté de relancer d’indispensables « grands chantiers. » Depuis trois ans, Réseau ferré de France prépare un chantier permettant de renouveler intégralement 27 km de voies entre Juvisy-sur-Orge et Corbeil-Essonnes et entre La Ferté-Alais et Malesherbes. Elles avaient été mises en place voici 38 ans au nord de Corbeil, 50 ans au sud, avec tous les risques inhérents en termes d’incidents jouant sur la régularité des circulations. Depuis le 4 avril, le renouvellement total a débuté. Il devrait s’achever à la mi-juin. Le coût pour RFF pour cette opération dont la réalisation est confiée à la SNCF : 31 millions d’euros.

RER D : une usine roulante pour changer 54 km de rail à toute vitesse
Avec ses 450 trains et 555 000 voyageurs au quotidien, c’est la ligne ferroviaire la plus fréquentée de France. Or elle emprunte des voies dont certains composants ont plus de cinquante ans et une usure particulière liée à l’intensité des circulations… Avec plus de 40 % de voyageurs supplémentaires en dix ans, la ligne D illustre à elle seule les difficultés d’un réseau ferroviaire vieillissant, alors que le trafic y est en forte et régulière hausse. C’est l’une des douze lignes identifiées comme malades, ou sensibles, par la SNCF. Elle illustre, aussi, la volonté de relancer d’indispensables « grands chantiers ». Depuis trois ans, Réseau ferré de France prépare un chantier permettant de renouveler intégralement 27 km de voies, entre Juvisy-sur-Orge et Corbeil-Essonnes et entre La Ferté-Alais et Malesherbes. Elles avaient été mises en place voici 38 ans au nord de Corbeil, 50 ans au sud. Depuis le 4 avril, le renouvellement total a débuté. Il devrait s’achever à la mi-juin. Le coût pour RFF, pour cette opération dont la réalisation est confiée à la SNCF : 31 millions d’euros. Considérable, car pour poser les 54 kilomètres de rails neufs, avec 45 000 traverses et 46 000 tonnes de ballast, les grands moyens sont déployés. En particulier une « suite rapide », véritable usine roulante, qui mobilise plus de 400 ouvriers, techniciens et ingénieurs. En France, deux « suites rapides » sont utilisées. Cette succession de trains de travaux mécanisés, avec un convoi sur une dizaine de kilomètres, enlève l’ancienne voie et remplace, en moyenne, 800 mètres de voie par nuit contre 200 m avec des moyens « classiques ».
Ces travaux, qui impliquent une interruption totale de la circulation, sont en effet exclusivement réalisés la nuit, de 21h à 5h du matin, du lundi soir au samedi matin, afin de perturber au minimum le trafic sur la ligne D du RER. Ce qui ne signifie pas l’absence d’impact. Pour des raisons de sécurité, la vitesse des trains doit être réduite (40 ou 60 km/h au lieu de 140 km/h) dans les zones en travaux, tant que la nouvelle voie n’est pas totalement stabilisée. Et en soirées, à partir de 21h dans les gares concernées par les travaux en cours, des bus de substitution remplacent des trains, des passages à niveau sont temporairement fermés… Pas de quoi, toutefois, perturber notablement les usagers de cette ligne qui, au quotidien, en ont connu d’autres…
Contrepartie de cette relative discrétion, relevée par Alain Krakovitch, directeur du RER D : « Les voyageurs ne se rendent même pas compte des efforts fournis pour améliorer leur quotidien. » D’où l’opération « portes ouvertes » lancée sur le chantier par RFF et la SNCF le 28 avril. « Pour montrer aux voyageurs qu’il y a de réels investissements sur cette ligne afin d’améliorer la régularité des trains. Lorsque l’on investit sur le renouvellement, on s’améliore en termes de régularité. »
L’enjeu est facilement perceptible : il s’agit à terme, pour la SNCF et RFF, de réduire de 30 % les causes d’irrégularité des trains liées aux infrastructures. Sur la ligne D, en 2010, le taux de ponctualité s’est établi à 90,7 %. Soit, en moyenne, près d’un train sur dix en retard. De quoi inciter à sortir l’artillerie lourde. Et à le faire savoir…Pascal GRASSART
Un milliard d’euros pour moderniser
Ce chantier s’insère dans le programme de modernisation du réseau ferroviaire d’Île-de-France, établi par RFF en partenariat avec la SNCF et le Stif. Son montant : près d’un milliard d’euros d’investissements engagés entre 2009 et 2012 pour moderniser les infrastructures existantes. C’est 50 % de plus que pendant la période précédente, entre 2005 et 2008.Quatre chantiers, dont deux en Île-de-France
Les travaux de régénération effectués sur 27 km de la ligne D en Île-de-France s’inscrivent dans un programme plus global, portant sur 35 km de voies de la région Paris Sud-Est. Outre les deux chantiers entre Juvisy et Malesherbes, deux autres sont menés sur la ligne de Moret à Lyon, entre Nemours et Souppes et entre Montargis et Giens.Qui fait quoi ?
• RFF, propriétaire des infrastructures, est le maître d’œuvre et le financeur des travaux.
• SNCF Infrastructure, avec 200 agents SNCF, est mandaté par RFF pour assurer la conception du chantier, le conduire et contrôler les travaux.
• Le groupement d’entreprises Colas Rail/TSO réalise, avec 200 personnes, les travaux.En quoi consistent ces travaux ?
Ce renouvellement consiste à remplacer tous les éléments constitutifs de la voie ancienne : le ballast, les traverses, les rails, les dispositifs de fixation des rails sur les traverses. Pour cela, les travaux suivent plusieurs phases. Le dégarnissage de la voie, avec enlèvement du vieux ballast, son chargement dans des wagons, le déchargement et la pose du ballast neuf. Puis la mise en place de la nouvelle voie, avec la mise à l’extérieur des vieux rails, le remplacement des traverses anciennes par des neuves, la pose des rails neufs, leur soudure, le ramassage des vieux rails. Enfin, il y a le relevage, autrement dit la mise à bonne hauteur de la nouvelle voie et la stabilisation de l’ensemble.D’où vient le matériel ?
• 54 km de rail proviennent de Voestalpine, en Autriche.
• 46 000 tonnes de ballast sont issues d’une carrière située près d’Argentan, dans l’Orne.
• Le train de dégarnissage est constitué à Villeneuve-Triage, le train de substitution à Gien, dans le Loiret.
• Les engins spécialisés (bourreuses, régaleuses, stabilisateurs) nécessaires au nivellement précis de la voie après chaque phase de travail, sont garés à Corbeil, La Ferté-Alais et Malesherbes.Etude : premiers résultats des comptes des transports 2010
Le transport intérieur de voyageurs augmente de 0,9 % en 2010, plus fortement qu’en 2009. La circulation des voitures particulières, qui représente 82 % des déplacements, s’accroît de 1 % ; le transport collectif augmente faiblement (+ 0,4 %), porté par les transports collectifs routiers (+ 1,5 %) ; tandis que les transports ferrés sont au même niveau qu’en 2009. Ce sont les premiers résultats de l’étude sur les « comptes des transports en 2010 » que vient de publier le Commissariat général au développement durable (CGDD). « Après un léger retournement de tendance en 2009, le transport collectif repart à la hausse, toutefois modérée par rapport aux années 1998 à 2008 (+ 2,1 % en moyenne annuelle) », note le rapport. Une hausse soutenue par « l’accès aux tarifs sociaux financés par les collectivités territoriales », souligne le rapport. Et portée d’une part par les transports urbains de province (+ 1,6 %), mais à un rythme atténué par rapport à la période 2006-2008 (+ 3,9 % en moyenne annuelle), d’autre part par les réseaux franciliens (+ 1,5 %), essentiellement grâce à la RATP et à ses métros et RER (+ 1,8 %). Enfin, après six années de croissance, le TER marque le pas en 2010 (- 0,2 %), à l’exception notable de Transilien (+ 0,6 %).

Fret : le papier recyclé prend le train à Rennes
Depuis mi-avril, un papetier récupère 12 000 tonnes de papiers dans le cadre du tri sélectif à Rennes Métropole, pour les recycler. Implantée dans les Vosges, Norske Skog Golbey, une filiale d’un groupe norvégien, a remporté l’appel d’offres lancé l’an dernier par la communauté d’agglomération en proposant une solution ferroviaire. « L’entreprise a mis au point un caisson innovant de 85 m3 qui permet de charger les papiers en vrac », raconte un porte-parole de Rennes Métropole. Ce qui permet une économie de 25 euros par tonne, comparé à une solution nécessitant un conditionnement en balle. « La solution combiné rail-route proposée est ainsi compétitive par rapport à la route », poursuit-il.
Les papiers sont envoyés sur la plateforme multimodale de l’opérateur Combiwest, où les caissons sont chargés sur le rail. Ils sont acheminés jusqu’à l’usine des Vosges, où ils sont recyclés et transformés en bobines de papier. Les bobines sont rechargées sur les trains (qui ne repartent donc pas à vide) vers le site rennais de production du journal Ouest-France. Norske Skog Golbey espère développer cette solution, baptisée Valorail, avec d’autres collectivités locales. Son objectif est d’acheminer par rail 100 000 tonnes à l’horizon 2013. Soit l’équivalent de 4 000 camions en moins sur les routes.
L’idée de Valorail a inspiré Valorplast, la filière de récupération des bouteilles en plastique de Rennes Métropole, qui a décidé d’acheminer par combiné rail-route 2 600 tonnes de balles de bouteilles et flacons pour les faire recycler dans les usines de ses clients. « Traditionnellement, ce transport se fait par la route », explique une porte-parole de Valorplast. Désormais, les balles sont chargées au centre de tri sur des semi-remorques équipés de caisses mobiles spéciales. Elles sont acheminées jusqu’à la plateforme de Combiwest, qui assure depuis le début de l’année une liaison quotidienne entre Rennes et Lyon. Les caisses sont chargées sur des trains allant jusqu’à la plateforme de Mâcon. « Ce qui va permettre d’éviter la circulation d’environ 170 camions par an », note la Communauté d’agglomération, qui gère les déchets ménagers de 37 communes et 404 000 habitants. Cette initiative-là coûte deux fois plus cher que le transport par route. Mais Valorplast espère qu’avec le temps et peut-être le développement des trafics, les conditions économiques pourront être améliorées.
Marie-Hélène POINGTInterconnexion Sud : le barreau manquant en Ile-de-France
A l’heure où les projets de TGV foisonnent, laissant planer le doute sur leur réalisation, un projet sort du lot aux yeux de Réseau ferré de France : la ligne à grande vitesse d’interconnexion au sud de l’Ile-de-France. Depuis décembre, il fait l’objet d’un débat d’utilité publique, qui doit s’achever le 20 mai.
Si à l’est de l’Ile-de-France une ligne de contournement a déjà été réalisée pour permettre aux trains à grande vitesse de faire des parcours de province à province sans passer par Paris, au sud, une ligne classique, la grande ceinture entre Massy et Valenton, est utilisée par tous types de trafic. Le projet d’interconnexion Sud consiste à créer une nouvelle ligne dédiée aux TGV qui relient la LGV Atlantique aux autres LGV desservant le sud-est, l’est et le nord de la France. Ce qui permettrait notamment de redonner de la capacité à la ligne classique pour le RER C et de désaturer les gares parisiennes. Trois scénarios sont examinés, allant de 1,4 milliard d’euros pour une ligne de 16 km à 3,3 milliards pour une liaison de 31 km largement souterraine et comprenant deux gares nouvelles.