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Étiquette : France
Le TGV Paris Turin Milan risque dêtre arrêté à la frontière
Le TGV franco-italien Paris – Turin – Milan risque d’être arrêté à la frontière faute d’homologation du matériel en Italie à compter du 1er juillet. Si bien que la SNCF a interrompu les réservations au-delà de cette date, a indiqué à l’AFP une porte-parole de la SNCF jeudi 17 juin. « Nous avons un problème de mise en conformité des rames TGV aux nouvelles normes italiennes », les trains ayant pour l’instant le droit de rouler en Italie jusqu’au 30 juin, a précisé la porte-parole, rappelant qu’une mésaventure similaire s’était déjà produite l’an dernier. « Du coup, nous ne sommes pas en mesure de prendre de réservations pour des destinations au-delà de la frontière après le 1er juillet », a-t-elle ajouté. Les trains de voyageurs franco-italiens sont assurés par Artesia, associant la SNCF et Trenitalia. Mais les relations entre les deux partenaires sont très tendues depuis l’annonce de l’entrée de la SNCF au capital de NTV, qui doit lancer l’an prochain des trains à grande vitesse en Italie face à Trenitalia qui en retour, a annoncé sa prochaine arrivée sur les rails français, en concurrence avec les trains d’Artesia.
Rennes achète des métros pour répondre à la demande
Vu la saturation de la ligne actuelle de métro, l’agglomération rennaise vient de voter l’acquisition de six nouvelles rames. L’offre est déjà passée de 1 641 000 km en 2003, première année pleine d’exploitation (avec 16 rames) à 2 249 000 km en 2009 (avec 24 rames), soit une croissance de 37 %. Mais, aujourd’hui les limites du parc de rames sont atteintes. La charge se situe autour de 5 000 personnes par heure de pointe et par direction sur le tronçon le plus chargé, ce chiffre s’élevant aux alentours de 6 000 aux périodes d’hyperpointe, alors que la capacité théorique actuelle est de 5 700. Cela signifie que la situation d’inconfort est atteinte lorsqu’il y a plus de 4 personnes/m2 et que le confort se dégrade donc progressivement aux heures de pointe. De plus, selon les études, la ligne a devrait voir sa fréquentation croître de l’ordre de 30 % lors de la mise en service de la ligne b.
Pour faire face à cette croissance du trafic, l’acquisition de six nouvelles rames (+25 % de parc) doit permettre d’augmenter les fréquences. Elles ne rentreront en service qu’en 2012-2013 pour des raisons de rentabilisation des chaînes de montage. Dans chaque rame, il est prévu également de réorganiser l’espace pour augmenter la capacité. En cumulant ces deux mesures, le gain possible est de l’ordre de 30 %, soit 7 500 personnes par heure de pointe et par direction. Le coût estimé de ce projet est d’environ 35 millions d’euros.
L’acquisition de nouvelles rames va nécessiter l’extension de l’atelier métro d’une surface de 1 290 m2 pour un coût avoisinant les 2,4 millions d’euros. L’agglomération réfléchit déjà à la mutualisation des ateliers de maintenance avec la seconde ligne de métro.
Sylvie LUNEAU
Les viticulteurs des Graves contre le tracé de la LGV Tours Bordeaux
Les viticulteurs des AOC Graves et Graves supérieures ont adopté une motion « rejetant fermement » le tracé de la Ligne à grande vitesse (LGV) touchant leur vignoble au sud de Bordeaux et validé par le comité de pilotage, selon un communiqué diffusé lundi 7 juin repris par l’AFP. Le fuseau de 1 000 mètres finalement retenu « coupe en deux un secteur particulièrement représentatif du terroir » des Graves, souligne le texte de la motion adoptée en assemblée générale le 3 juin. Les viticulteurs « manifestent vivement leur inquiétude pour le devenir de cette partie des Graves déjà fortement abîmé par une urbanisation débridée » et regrettent que leur proposition alternative, « pourtant jugée apte au ferroviaire par RFF (Réseau ferré de France), qui évitait le vignoble n’ait pas été prise en compte », selon le communiqué transmis par le syndicat viticole des Graves.
Rungis double ses capacités ferroviaires
Le marché international de Rungis, qui se présente comme le plus grand marché du monde, vient de se doter d’un nouveau terminal ferroviaire. Il devait être inauguré le 11 mai, mais la fête a été annulée en raison d’un appel à manifester de la CGT Cheminots de Paris-Rive-Gauche pour défendre le fret ferroviaire.
Le nouveau site qui vient d’être mis en service devrait justement contribuer à améliorer la part ferroviaire des acheminements, en forte baisse ces dernières années. Lorsqu’il a ouvert ses portes en 1969, le marché de Rungis disposait d’un terminal ferroviaire comprenant sept quais. Ce terminal était conçu pour l’acheminement de wagons isolés vers des entrepôts embranchés. Mais, avec le temps, le mode routier a pris de plus en plus d’importance, assurant les livraisons terminales. Résultat, aujourd’hui les camions acheminent ici 75 % des produits alimentaires.
Les trains, eux, desservent l’axe Paris – Perpignan. Chaque jour, l’équivalent de 70 semi-remorques arrive au terminal ferroviaire de Rungis. La moitié des arrivages est destinée aux grossistes, l’autre moitié aux GMS (grandes et moyennes surfaces) d’Ile-de-France. Les nouvelles installations ferroviaires permettent désormais de doubler les capacités de traitement grâce au transbordement de trains entiers : elles peuvent accueillir jusqu’à 400 000 tonnes de fruits et légumes contre 200 000 seulement jusqu’alors.
« Aucun autre marché de gros ne dispose d’une telle installation en Europe », se félicitent ses promoteurs. En plus des gains de productivité réalisés, la société gestionnaire du Marché international de Rungis (la Semmaris) souhaite ainsi diversifier les modes d’approvisionnement et sécuriser les arrivages. Les récentes perturbations aériennes dues aux cendres volcaniques venues d’Islande la confortent dans cette stratégie. « Le ferroviaire vient en complément des transports routiers et aériens », souligne-t-elle en rappelant que le terminal ferroviaire proche de l’aéroport d’Orly « garantit les flux internationaux sud-nord, mais également la logistique de proximité et notamment celle de centre-ville ».
Le nouveau terminal a été mis en place progressivement. Un premier quai est entré en service il y a tout juste un an, puis le second (situé à 50 mètres de distance du premier) a été ouvert en août 2009. L’électrification des voies a ensuite été réalisée.
Le projet, d’un coût total de 19 millions d’euros, a été décidé en 2006 et financé par l’Île-de-France à hauteur de 6,65 millions d’euros, le conseil général du Val-de-Marne (6,25 millions), la SNCF (3,05 millions) et la Semmaris (3,05 millions). Reste à savoir si les chargeurs vont eux aussi faire le pari du rail. Utilisé à plein régime, le nouvel équipement doit permettre de retirer des routes quelque 10 000 poids lourds chaque année.
Marie-Hélène POINGT
Accident à Montpellier : ce qui sest réellement passé
Le premier accident sérieux entre deux rames de tramways depuis l’ouverture du réseau de Montpellier, en juin 2000, est survenu mercredi 12 mai après-midi sur un tronc commun aux lignes 1 et 2, près de la gare Saint-Roch.
L’origine du sinistre est la dérive arrière d’une rame de la ligne 1 sur la forte pente à 70 pour mille de la rue Jules-Ferry. Cette rame appartient au parc complémentaire de trois Citadis 302 acquises en 2006 pour la ligne 1 dans le cadre du marché des rames de la ligne 2. La rame se trouvait sur la section commune aux deux lignes, longue d’une centaine de mètres, comprise entre la gare Saint-Roch et le pont de Lattes. Le Citadis 302 de la ligne 1 a marqué l’arrêt face au feu « T » rouge protégeant la jonction du haut de la rue, alors que se présentait en sens opposé une rame Citadis 302 du parc de la ligne 2, cisaillant la voie de la ligne 1 montante. Alors que la rame de la ligne 2 descendait la forte pente de la rue Jules-Ferry, la rame de la ligne 1 a subi une dérive arrière dans le même sens sur l’autre voie.
Sur ce court tronc commun les itinéraires enclenchent solidairement les appareils de voie des deux extrémités. Ainsi, lorsqu’une rame de la ligne 1 emprunte la voie montante, l’aiguille située en bas de la rue reste dans sa position d’origine jusqu’à ce que ce tramway ait franchi l’aiguille du haut. Lorsqu’au même moment une rame de la ligne 2 descend la rue, l’aiguille du bas de la rue de la voie descendante est donc logiquement positionnée de façon à ce qu’elle cisaille l’itinéraire, resté ouvert, de la ligne 1 montante. Des feux « T », doublant les tableaux latéraux d’itinéraires, protègent les parcours des rames de l’une et l’autre ligne.
Mercredi 12 mai, l’un des seuls cas de figure prenant le système en défaut s’est présenté : le recul incontrôlable d’une rame de la ligne 1 montante retraçant l’itinéraire qu’elle venait de parcourir et qui cisaille celui d’une rame de la ligne 2 descendante. Le choc s’est produit entre les deux éléments arrières. Violent, il a entraîné le déraillement de bogies des deux rames, le parcours hors voie d’un bogie de la rame de la ligne 1 sur une dizaine de mètres et la « désarticulation » partielle de la rame de la ligne 2.
On déplorait un blessé léger, une voyageuse âgée d’une soixantaine d’années. Un des conducteurs a été « choqué ».
L’enquête technique est en cours chez TaM, l’exploitant. Le Bureau d’enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEATT) a été saisi du dossier pour analyse complète. Le constructeur Alstom indique que ce type de rame en exploitation à Montpellier « ne comporte pas de système antirecul automatique », ce qui est au demeurant le cas de la plupart des rames de tramways.
De source interne, l’hypothèse d’un défaut de conduite est évoquée, avec accélération sans effet car effectuée en position de débrayage et absence de freinage d’urgence. Le conducteur est depuis très affecté par ces événements. De même source, les rames impliquées ont subi des dégâts de carrosserie mais les structures des châssis et des organes de roulement ne seraient pas endommagées.
Michel-Gabriel LEON
3 000 plantes pour assainir lair de Magenta
Un mur végétal dépolluant a été inauguré par Transilien SNCF le 20 mai à la gare Magenta du RER E. Associant 31 espèces de végétaux, notamment du lierre pour absorber formaldéhyde et xylène, ou de la plante araignée contre le monoxyde de carbone, il filtrera l’air respiré par les 70 000 voyageurs quotidiens. La façade de Lyon-Perrache possède 400 m2 de mur végétal depuis fin 2007.
Mauvaise gestion du tram à Clermont
Un rapport de la chambre régionale des comptes d’Auvergne a mis en cause le montage du projet de tramway et sa gestion par le SMTC. Ce travail de 58 pages, dévoilé par « La Montagne », pointe le marché conclu avec Lohr et son 1,2 million d’euros d’essais indûment imputés à la collectivité. Les juges notent également des « entorses graves et coûteuses » dans la passation du marché de l’alimentation en courant faible avec Inéo.
Du tramway et du BHNS pour Annemasse
Pour augmenter leur vitesse commerciale et améliorer leurs prestations, les transports collectifs annemassiens (TAC) lancent deux programmes majeurs. Le premier est un BHNS qui va relier les principaux pôles d’habitations et d’activités de l’agglomération. Cette ligne, en forme de V, partira du Technosite Altéa à Juvigny. Elle desservira Ville-la-Grand, la gare et le centre-ville d’Annemasse pour aboutir à Vétraz-Monthoux. La ligne BHNS sera aménagée en site propre sur 89 % de son parcours. Sur son tracé se trouvent deux lycées, plusieurs collèges, un hôpital et le quartier très dense du Perrier (7 000 habitants). Trois parkings-relais seront construits à proximité. L’aménagement de la chaussée devrait s’achever en 2013. Le système d’information voyageurs sera disponible dans les bus et les stations. Le BHNS bénéficie d’une subvention de 3,5 millions d’euros du Grenelle de l’environnement. Déjà, un bus MAN de 170 passagers circule en test sur le réseau.
Le second projet est transfrontalier : Il s’agit de prolonger le tramway genevois depuis la frontière jusqu’au centre d’Annemasse. Le tracé final est encore à l’étude, mais il sera en connexion avec celui du BHNS. Pour les travailleurs frontaliers, cette connexion directe avec le réseau des trams genevois signifiera un gain de temps appréciable. Un financement franco-suisse est envisagé et sa mise en service prévue pour 2017. Enfin, en 2018, le CEVA reliera Annemasse à l’ensemble de la région transfrontalière.
Thierry-Pierre GRAINDORGE
Le fuseau de la LGV Bordeaux Espagne est arrêté
Un fuseau de 1 000 mètres pour relier Bordeaux à Toulouse d’un côté et à l’Espagne via Hendaye de l’autre, a été arrêté le 31 mai. « La phase 1 est terminée », a annoncé le préfet Dominique Schmitt, coordinateur de ce projet de LGV, en rappelant qu’ « une ligne n’est jamais ni invisible ni indolore ». Le projet suscite depuis des mois de vives oppositions dans le vignoble des Graves au sud de Bordeaux, en Midi-Pyrénées et au Pays basque. La médiatrice Marie-Line Meaux a ajouté qu’un projet d’enfouissement à « près de 60 % de la ligne », était techniquement possible. Une option qui ne suffit pas à calmer les esprits des opposants basques qui contestent la pertinence économique de la ligne, études à l’appui. Le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, avait réaffirmé trois jours avant sa volonté de veiller à ce que la LGV provoque « le moins de nuisances possibles ». Le fuseau retenu doit être soumis à l’approbation du Premier ministre. Ces tronçons vers Toulouse et vers l’Espagne doivent constituer, à l’horizon 2020, le prolongement de Sud Europe Atlantique dont le tronçon central, Tours – Bordeaux, est prévu pour 2016. Ils coûteront environ 10 milliards d’euros.
Lyon lance les travaux de sa future station de métro à Oullins
Le 3 juin, les élus du Sytral et du Grand Lyon ont posé la première pierre de la station du métro B, à Oullins, la seule qui sera construite dans le mandat 2008-2014. Pour l’heure, c’est un immense trou de 20 m de profondeur, prélude à un chantier de trois ans et demi. A sa mise en service, fin 2013, la future station terminus du prolongement de la ligne B (soit 1,7 km entre Gerland et Oullins) sera enterrée sur deux niveaux, avec une mezzanine surplombant les quais. Au final, la station comprendra un quai de 75 m de long sur 25 de large.
Le parti pris est d’offrir le maximum de volume. « Apurés des servitudes et nécessités techniques, les espaces publics d’accueil et d’attente préservent “vastitude” et noblesse », indiquent les architectes d’Arche, l’agence qui a conçu la station. L’ambiance générale sera renforcée par les matériaux où dominent le marbre blanc de Carrare, le bois et l’acier. La station sera aussi remarquable par son aspect végétalisé en surface, avec un parvis de 1 800 m2 traité en « jardin précieux » planté de plusieurs espèces végétales, notamment d’Albizias, l’arbre à soie, aux couleurs vert et rouge. L’identité de la station sera aussi affirmée avec quatre édicules en forme de cubes de bois avec verrière signalant les accès au métro. La station s’imposera comme la grande nouveauté d’un pôle multimodal comprenant également la gare TER, une gare routière de bus de 4 500 m2 et deux parcs-relais de 450 places. La fréquentation attendue est de 20 0000 voyageurs par jour.
Claude FERERRO