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Étiquette : France
LGV Bretagne – Pays de Loire : Vossloh Cogifer fournira les appareils de voie
Vossloh Cogifer et Eiffage Rail Express ont signé un contrat de fourniture d’appareils de voie et de prestations associées pour la future ligne à grande vitesse Bretagne – Pays de Loire (PBL). Ce contrat vient après ceux des appareils de voie de la LGV Sud-européenne Atlantique (SEA) et de la LGV Tanger – Kénitra (Maroc), en 2012. La fourniture destinée à la LGV BPL comprend une centaine d’appareils de voie (le plus grand, de tangente 1/65, fait plus de 230 m de long !), ainsi que divers équipements connexes (motorisations, manœuvres, produits de sécurité pour la signalisation, dispositifs complets de réchauffage, etc.) Des innovations telles que la MIM (manœuvre mécanique intégrée en traverse) et d’autres solutions brevetées par Vossloh Cogifer visant à réduire la maintenance en service seront mises en œuvre. Vossloh Cogifer assumera la logistique et le transport des appareils de voie, par route et par wagons spéciaux, de ses deux principaux sites français (Reichshoffen, en Alsace, et Fère-en-Tardenois, en Champagne) aux bases-travaux. La livraison est prévue entre le deuxième trimestre 2014 et la mi-2016.
Amiens : le projet de tracé du tramway dévoilé
Alors qu’Amiens Métropole a lancé le 6 mai la concertation publique sur le projet de tramway qui devrait circuler dans la capitale picarde à l’horizon 2019-2020, les Amiénois ont découvert le futur trajet déjà arrêté et, aux deux extrémités de la ligne, les différentes options sur lesquelles ils devront se prononcer. Quatre réunions publiques sont prévues, ainsi que quatre expositions permanentes et une exposition itinérante qui détaillent les enjeux du projet. Un site Internet a également été créé (http://www.amstram-amiens.fr/). Le futur tramway desservira les quartiers Nord, la Citadelle, le centre-ville, les deux gares, le futur quartier Intercampus, l’hôpital et le pôle universitaire. La concertation s’achèvera le 26 juin prochain.

Le train de Sóller, le premier chemin de fer des Baléares
Le train de Sóller (Ferrocarril de Sóller) a fêté son centenaire l’année dernière, un siècle pendant lequel il a rempli son rôle quotidien en permettant de traverser la magnifique Serra de Tramuntana, de Palma jusqu’à Sóller. Longue de 27 km, la ligne de voie étroite (914 mm) a ainsi d’abord essentiellement été utilisée par les agriculteurs du centre de l’île venus vendre leur production dans les marchés de Palma. Jusqu’alors la pauvreté des infrastructures routières conduisait les fermiers à préférer la route maritime du nord vers la France, que celle du sud vers Palma. Pour rejoindre Palma, ils utilisaient alors le tracteur ou la marche à pied. Jeroni Estrades i Llabrés, cofondateur de la Compania de Navegacion Sollerense (Compagnie de navigation de Sóller) et député, est le grand promoteur du projet de ligne de chemin de fer entre Sóller et Palma de Majorque. Elle permettrait d’acheminer la riche production agricole de la région de Sóller vers les marchés de la capitale. Les travaux, dirigés par Luis Bobio, ont débuté en 1907 simultanément à Palma et à Sóller, les deux équipes établissant la jonction en 1911. La ligne a été inaugurée le 16 avril 1912, le jour du naufrage du Titanic. Depuis 1929, la ligne est électrifiée.
Aujourd’hui, elle est très utilisée par les touristes, mais reste importante pour les habitants qui bénéficient de tarifs préférentiels. La vocation touristique de la ligne est ancienne puisque dès 1930, des excursions en train et en taxi sont proposées aux visiteurs.
Un petit conseil avant de vous installer à bord du train : choisissez bien votre place, certaines vitres étant abîmées. Ce serait dommage de ne pas profiter pleinement de la vue. Arrivé à Sóller, vous pouvez prolonger votre escapade et monter à bord du tramway qui relie la ville à son port, en passant à travers les vergers d’orangers de la vallée de Sóller. En 1913, la ligne Palma – Sóller a été prolongée jusqu’au port de Sóller par une ligne de 4,8 km au même écartement de 914 mm, mais électrifiée dès l’origine en 600 V continu et exploitée depuis par des tramways. Les trois trams d’origine (nos 1 à 3) sont aujourd’hui épaulés par le tram 4 (ex-Bilbao) et par d’anciens trams modernisés de Lisbonne. Lors de leur arrivée, ces derniers ont dû subir une modification de leur écartement qui était de 900 mm à Lisbonne (914 mm à Sóller).
A Lille, carte unique et post-paiement en juin
«Il s’agit d’une révolution, le système est unique en France, 30 ans après le VAL, nous pouvons nous réjouir d’être encore à la pointe en matière de service aux usagers. » Martine Aubry n’a pas boudé son plaisir en annonçant le lancement tant attendu de la billettique sans contact pour les transports en commun lillois. A partir du 25 juin, l’ensemble des voyageurs, qu’ils soient abonnés, usagers occasionnels ou touristes de passage, pourront voyager avec une seule carte. Pass Pass sera valable pour l’ensemble des modes de transports : le métro, le bus, le tramway, le TER, les cars Arc en Ciel, les V’Lille et les réseaux d’autopartage. A la différence du pass Navigo parisien, pas aussi multimodal. La bascule est par ailleurs totale, les tickets de métro disparaîtront dès la fin juin. Le service offre une certaine souplesse. Les usagers réguliers et les abonnés disposeront de leur carte personnelle. Une carte non personnalisée a aussi été imaginée, notamment pour les familles ou des gens accueillant des non lillois en déplacement. Pour plus de facilité, les abonnements pourront désormais être glissants, et démarrer n’importe quel jour du mois. La formule « Liberté » permettra à des utilisateurs occasionnels de payer leurs déplacements le mois suivant, le système appliquant la tarification la moins chère. Exemple : au bout de 10 trajets uniques, le tarif du carnet sera appliqué. La carte sera disponible et rechargeable dans le métro, les bus et sur Internet. « Ce sera très simple pour l’utilisateur, mais la complexité technologique est inouïe », a ajouté Eric Quiquet, vice-président aux transports de Lille Métropole. 120 000 personnes se seraient déjà inscrites pour obtenir leur carte. Et pour cause, le service était initialement prévu pour septembre 2012. Un retard expliqué par la difficulté d’intégrer l’ensemble des systèmes informatiques concernés, qui coûtera à Parkeon, le prestataire, 320 000 euros de pénalités. Porté en intégralité par Lille Métropole Communauté urbaine, l’investissement, à l’origine estimé à 27 millions d’euros, a été ramené à 21 millions d’euros.
M. R.
Lyon – Turin : des opposants portent plainte pour préjudice à l’intérêt public
Des opposants au projet de TGV Lyon – Turin ont porté plainte contre X auprès du parquet de Paris après la divulgation dans les médias italiens de l’estimation du montant du creusement d’une partie du tunnel transfrontalier avant même l’appel d’offres. Selon eux, deux articles dans des médias italiens, publiés en avril 2012 lors d’une présentation de la galerie de reconnaissance au ministère des Infrastructures italien, font mention d’un ouvrage dont le montant est estimé à 450 millions d’euros. Huit mois plus tard, le 22 décembre 2012, est publié l’appel d’offres de cette descenderie dite de Saint-Martin-la-Porte, qui évalue les travaux entre 250 et 500 millions d’euros.
Cette révélation « empêche le libre fonctionnement de la concurrence et fait obstacle à ce que les offres financières proposées par les candidats soient tirées vers le bas », estiment les auteurs de la plainte.Eurostar : une nouvelle liaison expérimentale de Londres à Aix-en-Provence
Eurostar, la compagnie ferroviaire qui relie à grande vitesse le continent au Royaume-Uni via le tunnel sous la Manche, mise sur l’extension de ses services pour se développer. Elle va lancer le 4 mai une liaison expérimentale entre Londres – Lyon-Part-Dieu – Avignon-TGV et Aix-en-Provence. Chaque samedi jusqu’au 29 juin, un Eurostar doit circuler dans chaque sens. Si le test est positif, une nouvelle liaison sera lancée en 2015. Les trains mettront 4 h 43 entre Londres et Lyon et près de six heures pour le retour. Cette différence s’explique par les contraintes de contrôles : si dans le sens Angleterre – continent, les formalités d’enregistrement et de contrôles de sûreté et d’immigration se font une fois pour toutes à Londres en gare de Saint Pancras, il n’en va pas de même dans l’autre sens où les voyageurs peuvent embarquer dans plusieurs gares françaises qui ne sont pas toutes dotées d’installations propres à procéder à ces contrôles. Un arrêt technique de 90 minutes est donc prévu à Lille-Europe équipée d’un terminal de contrôle.
TCSP : Douai demande à APTS de rembourser trois millions d’euros
Trop c’est trop, la guerre est déclarée. Lassé de l’incapacité du constructeur APTS à proposer une technique de radioguidage de son tramway Eveole, le SMTD lui avait laissé jusqu’au 30 mars pour trouver l’origine des pannes, réparer les rames et proposer une solution fiable. Après avoir constaté l’absence d’approbation de la procédure par l’expert sécurité Certifer, le syndicat mixte demande désormais à APTS de lui rembourser la somme de trois millions d’euros, qui était subordonnée à cette étape pour poursuivre les recherches. En parallèle, il a officiellement mis en demeure le constructeur de remplir ses obligations contractuelles, avant d’engager des poursuites.

C’est le futur tramway de Besançon
Il y a eu la maquette à l’automne 2011. Voici maintenant le tramway de Besançon pour de vrai, dans l’usine CAF (CFD) de Bagnères-de-Bigorre où il est assemblé. Au total, 19 véhicules de trois modules doivent entrer en service en décembre 2014. Le premier élément est attendu à Besançon dès juin prochain.

Strasbourg s’étend vers l’Allemagne
La Compagnie des transports strasbourgeois va lancer, fin 2013, le chantier du pont du tramway qui franchira le Rhin et permettra de relier, début 2017, les parties française et allemande de l’agglomération. Le projet élaboré par Bouygues propose d’aménager, pour 24 millions d’euros, un double bow-string entièrement métallique d’une portée de 260 m au-dessus du fleuve. Sur 16 m de largeur, le pont présentera deux voies engazonnées pour le tramway, une piste cyclable et un trottoir en enrobé coloré, réservé aux piétons. Le nouvel ouvrage se situera à 130 m en amont du pont TGV, en service depuis 2011, et à une centaine de mètres en aval du pont routier existant. Ce dernier n’aurait pas pu, selon Roland Ries, maire (PS) de Strasbourg, supporter un tablier élargi pour le tramway.
Roland Ries présente cette extension transfrontalière de la ligne D (2,6 km pour 87 millions d’euros) comme la « colonne vertébrale » de l’urbanisation des friches industrielles proches du Rhin, sur 250 ha, « sur les dix ou quinze prochaines années ». La ville de Kehl (35 000 habitants) souhaite s’engager à financer, pour 35 millions d’euros, une extension complémentaire sur 1 km jusqu’à son hôtel de ville. Pour obtenir les cofinancements fédéraux de la construction du pont, à parts égales entre la France et l’Allemagne, les collectivités ont mobilisé les ressources juridiques d’Ernst&Young, qui ont notamment conseillé aux Allemands de qualifier la partie piétonne de « voie d’évacuation ».
Olivier Mirguet

Ile-de-France : le tram T7 pousse son 3e tablier
Dans le cadre de la construction du 3e ouvrage d’art de la ligne de tramway T7 Villejuif – Athis-Mons, le poussage du tablier du pont de franchissement de la RN7 et de l’A106 a eu lieu les nuits des mercredi 1er février, jeudi 2 et vendredi 3 février 2012. Le tablier (96 m de long, 2 500 t) permettra de relier deux stations situées sur la plateforme aéroportuaire d’Orly. Cette nouvelle ligne de tramway francilienne desservira le pôle d’activités d’Orly-Rungis, le 2e bassin d’emplois d’Ile-de-France.