Étiquette : Franche-comté

  • Le premier tramway compact inauguré à Besançon

    Le premier tramway compact inauguré à Besançon

    La nouvelle ligne emprunte un tracé de 14,5 km pour relier 31 stations, du nord-est au sud-ouest de la ville, en passant par la gare et l’hôpital. Plus de 40 000 voyageurs par jour sont attendus à terme sur le réseau.
     
    La ville de Besançon a choisi CAF pour réaliser le premier tram compact adapté à sa taille. Les 19 rames mesurent 24 mètres de long, contre environ 34 mètres pour les rames des autres villes françaises. 
    Chacune rame a été baptisée du nom d’une personnalité de Franche-Comté, comme Victor Hugo, Louis Pasteur ou les frères Lumière.
     
    Le tramway bisontin a un coût de près de 17 millions d’euros au kilomètre, pour un budget global d’environ 254 millions d’euros. En France, environ 25 tramways sont en service et le coût d’une ligne était jusqu’à présent estimé entre 20 et 30 millions d’euros du kilomètre.
  • Le centre de maintenance du futur tram de Besançon inauguré

    Le centre de maintenance du futur tram de Besançon inauguré

    – même le PCC est installé au dépôt de bus de Planoise –, s’étend sur 47000 m2, dont 6500 m² de bâtiments couverts : l’atelier de maintenance (4 600 m2) avec ses six voies spécifiques, l’atelier d’entretien de la voie (500 m2), la station de lavage des rames, utilisant en partie de l’eau collectée sur les toits (750 m2), les locaux techniques (750 m2 de bureaux, magasin, atelier électrique, vestiaire), et les locaux d’exploitation pour les 50 conducteurs (250 m2).

    A l’extérieur, l’aire de remisage peut accueillir 20 rames sur 4 voies, extensible à 6 voies, si nécessaire.

    Le montant des travaux s’élève à 12 millions d’euros. « Un coût relativement faible par rapport aux autres centres de maintenance », dit Philippe Héry, chef de projet bâtiments à la mission Tram du Grand Besançon. 

  • Besançon : Le centre de maintenance du tram entre en service

    Besançon : Le centre de maintenance du tram entre en service

    Aujourd’hui,  le dépôt du tramway  est mis à disposition de Besançon Mobilités, la société qui exploite le réseau Ginko pour le compte du Grand Besançon.

    Il aura fallu 16 mois depuis la pose de la première pierre en septembre 2012, pour que les entreprises achèvent la construction du Centre de maintenance du tramway. Un chantier qui aura coûté de 12 M€. Destiné à remiser et à entretenir les 19 rames, cet équipement est essentiel au fonctionnement et à l’exploitation du futur réseau de tramway.

    Depuis le 15 janvier,   le tram ouvre une nouvelle portion de sa ligne entre Chamars et la gare Viotte, son premier terminus. Après 4 mois d’essais en ligne sur l’ouest du tracé, entre le centre de maintenance situé aux Hauts du Chazal, et Chamars, le tramway franchit une nouvelle étape en rejoignant la gare Viotte. Il traverse ainsi  tout le centre-ville de Besançon, pour rejoindre la gare Viotte et son pôle d’échanges. Une nouveauté, le tram devra partager l’espace avec les voitures, les piétons et cyclistes.

  • C’est le futur tramway de Besançon

    C’est le futur tramway de Besançon

    Il y a eu la maquette à l’automne 2011. Voici maintenant le tramway de Besançon pour de vrai, dans l’usine CAF (CFD) de Bagnères-de-Bigorre où il est assemblé. Au total, 19 véhicules de trois modules doivent entrer en service en décembre 2014. Le premier élément est attendu à Besançon dès juin prochain.

  • Besançon : début de la pose des tapis antivibrations

    Un mois après la pose des premiers rails du futur tramway sur la place de la Révolution de Besançon, les aménagements se poursuivent avec la pose d’une plateforme antivibratoire destinée à réduire au maximum le bruit et les vibrations liés aux passages du tram. Ainsi, une dalle flottante sera posée là où la voie est à moins de 7 m des façades. ETF a débuté la pose le 5 septembre. Cette technique doit permettre une réduction des vibrations de 20 décibels. Sur l’ensemble du tracé, environ 13 000 m2 de tapis antivibratiles seront mis en œuvre sur 4 km de plateforme, soit 30 % du tracé « et beaucoup plus que sur un tramway traditionnel », précise-t-on au Grand Besançon.

     

  • Escapades : en voiture pour le Haut-Jura !

    Escapades : en voiture pour le Haut-Jura !

    Accessibles en train depuis les gares de Bellegarde-sur-Valserine, Bourg-en-Bresse ou Dole, voici quelques idées pour prendre un bol d’air et un peu de hauteur dans ce sud du Jura qui jouxte la Suisse.


    Par Marie Arnoult



    Depuis la gare de Bellegarde-sur-Valserine

    – Cabane ou roulotte : dormir dans les arbres

    Passés Bourg-en-Bresse, puis Oyonnax, aux fenêtres du TGV qui roule vers Genève, surgissent les croupes chahutées des montagnes du Jura. Le calcaire affleure en plissés spectaculaires, les fameux « chapeaux de gendarme » évoquent ici la maréchaussée à l’ancienne. Partout du vert, des résineux des hêtres. Au bas des falaises, on devine des eaux vives accueillantes pour les truites. Ce sont les beaux paysages sauvages du parc
    naturel régional du Haut-Jura. 18h55 : terminus Bellegarde dans l’Ain. Notre destination : La Pesse à 40 km de là, dans le Jura frontalier, par des routes sinueuses entre les hautes futaies et les combes, typiques dépressions en cuvettes ondulées à perte de vue. Les fermes sont massives avec de petites fenêtres pour résister à l’hiver qui dure six à sept mois. Nous sommes fin mai, il a neigé la semaine passée. Mais à Coinchet sur le Crêt, notre point de chute à 1 160 mètres d’altitude, on se soucie peu du temps. Martine et Gilles ont installé là des hébergements insolites (voir notre carnet pratique) destinés aux amoureux de la nature : des cabanes de trappeurs construites à l’orée de la forêt ou dans les houppiers des hêtres. Douillettes, confortables et en bois bien sûr. Il y a aussi des roulottes avec un aménagement pimpant à la tzigane. Ici, pas de vaches, mais des lamas très curieux des nouveaux arrivants. Cet épatant bout du monde  au pied du Crêt de Chalam, est un point de départ pour rayonner à pied ou à VTT. Mais comment arriver là  sans voiture, direz-vous ? Des minibus sur réservation font l’aller et retour entre la gare  de Bellegarde-sur-Valserine, que ce soit les week-ends ou en semaine.

    – Symphonie pastorale dans les estives

    Topo-guide, Le Jura – Les Sentiers des patrimoines, en poche, nous voici prêts pour la randonnée n° 25, « Combes, prairies et pâturages », dédiée au lait. Elle démarre par une leçon de choses à la Maison des fromages de Moussières, 5,4 kilomètres de La Pesse, au cœur des Hautes-Combes. Là sont élaborés le bleu de Gex à pâte persillée,  le morbier traversé d’une ligne grise est une fine couche de charbon et le comté à pâte pressée, tous AOC. On suit toutes les étapes de l’emprésurage à l’affinage. La coopérative fruitière regroupe 27 agriculteurs. Gilbert, qui était l’un d’eux, est accompagnateur de visites depuis sa retraite. Il raconte avec émotion ce métier rude dont il a bien du mal à décrocher. La jeune génération prend pourtant le relais.
    Dans une vidéo, Stéphane parle de ses 50 laitières montbéliardes, une race rustique bien adaptée au froid. Laurence, une autre agricultrice, travaille l’hiver à l’école de ski, un second emploi évident : « la neige, on l’a sous nos pieds, alors autant en profiter et quand il n’y en a plus, au printemps, il faut remonter les clôtures ». Puis, comme un rituel bien rodé, c’est le départ dans les pâturages où les vaches restent jusqu’à mi-octobre. Stéphane attache à leur cou ces cloches aux sons différents qui permettent de les reconnaître à l’oreille. « L’estivage à deux fonctions, explique-t-il, nourrir les bêtes  et maintenir les paysages ouverts pour lutter contre l’embroussaillement ». « Lorsque la pression agricole diminue, la forêt reprend ses droits », explique Gilles. Avant de partir notre guide du parc naturel régional du Haut-Jura recommande « de ne pas marcher dans l’assiette des vaches », en clair, les prairies de fauche. Nous suivons les balisages jaunes, le long des pelouses étoilées de fleurs de pissenlit et de boutons-d’or avant de monter aux « prés-bois », des pâturages gagnés sur les épicéas dont on a coupé les branches basses. Soudain, à flanc de Combe, apparaît un groupe juvénile de « cani-randonneurs », en classe verte. Chaque enfant est tiré par un chien de traîneau. Fabien dirige la troupe. Musher diplômé d’état, il fut un des premiers à utiliser les chiens d’attelage en été. On arrive en haut de Bellecombe. Chemin faisant, Gilles commente la flore, les premières orchidées, les alchémilles perlées de rosée qui donnent du goût au bleu de Gex. Les murets de pierre calcaire délimitent les prairies, le paysage est ouvert et, au milieu de nulle part, à un petit carrefour, se dresse soudain une mairie-école. Il faut dire que les fermes alentour sont dispersées sur trois ou quatre kilomètres. « Autrefois, on venait à pied ou à ski. Je me suis marié là, sourit Gilles. Depuis, le secrétariat de mairie a été transféré en bas, dans le village ». L’air est pur comme du cristal, l’ambiance pastorale et les sons étonnamment intenses, amplifiés par le calcaire qui multiplie l’écho du battement d’aile d’un rapace ou du tintement des clarines. D’ailleurs, le parc naturel régional à Lajoux (voir notre carnet pratique) a répertorié ces « paysages sonores » où l’écoute est exceptionnelle et en a fait le thème de certaines randonnées accompagnées.

    CARNET PRATIQUE

    – Comité départemental du tourisme du Jura, Lons-le-Saunier.
    www.jura-tourism.com

    – Parc naturel régional du Haut-Jura. Lajoux
    www.parc-haut-jura.fr

    Pour y aller en train au départ de Paris
    Paris-Lyon – Bellegarde-sur-Valserine avec le TGV Lyria. Départ à 16h11 et arrivée à 18h55. Au retour, départ à 8h10 et arrivée à 10h52.

    Où dormir ?
    • Les loges du Coinchet cabanes et gîte. La Pesse
    www.la-loge.info
    • Le gîte des Daines au Petit Châtel près de Saint-Claude. Cervidés dans les prés et grands duplex en bois. www.legitedesdaines.com

    Où se restaurer ?
    • Au Pré Fillet sur la commune sans village des Molunes, à 2 km des Moussières.
    www.hotel-leprefillet.com
    • Le P’tit Mâchon à Saint-Claude.
    www.leptitmachon.fr

    Que rapporter ?
    Des fromages et des vins du Jura.
    • Magasin de la Fromagerie du Haut-Jura, Les Moussières. Outre la visite guidée, la coopérative vend bleu de Gex, comté, morbier de sa production et des vins du Jura, dont le savagnin, parfait avec ces fromages. Vente par correspondance également.
    www.fromagerie-haut-jura.fr

    À lire
    • Topo-guide, Le Jura – Les Sentiers des patrimoines (FFRandonnée).

  • Besançon attribue la deuxième partie du tracé de son tramway

    Besançon attribue la deuxième partie du tracé de son tramway

    Sept kilomètres, dix-huit stations et 50 % du tracé du tramway, pour 53 millions d’euros. C’est le groupement d’entreprises Eurovia (mandataire), Bonnefoy, Eurovia Travaux ferroviaires (ETF), Campenon Bernard, Coteb Codiel qui a remporté ce marché, attribué par la communauté d’agglomération Grand Besançon. Il s’agit de la deuxième partie du projet, la première moitié du tracé ayant été confiée il y a deux semaines à STD, Sacer, Roger Martin, Colas rail et Alstom dont les travaux commenceront en février 2012. Les travaux de la seconde partie devraient commencer quasi simultanément, dès mai 2012. La communauté d’agglomération a toutefois encore plusieurs marchés à attribuer d’ici la fin de l’année. Ils concernent notamment les lignes aériennes de contact, l’énergie de traction, les carrefours à feux et les espaces verts.

    Julien Sartre
     

  • Une appli pour voir progresser les travaux du tram de Besançon

    Désormais disponible sur iPhone et Android, l’application gratuite « Tramway du Grand Besançon » va permettre aux Bisontins de s’informer en temps réel sur l’évolution des travaux de leur futur tram. Six onglets sont consultables, proposant entre autres : des cartes avec la localisation des travaux dans la ville, les stations Vélocité et les parkings-relais ; des infos sur les travaux en cours et à venir ; des photos et des vidéos du projet et des travaux ; ou encore une partie pratique avec le numéro Vert Info’Tram et les coordonnées des médiateurs. L’application est appelée à évoluer dans les semaines à venir afin de la perfectionner.
     

  • Alstom et Colas poseront la voie du tram de Besançon

    Le 28 octobre, la communauté d’agglomération du Grand Besançon a attribué la construction du lot infra 1 de sa première ligne de tramway (7,1 km pour 13 arrêts) au groupement formé par Sacer PNE, Screg Est et Roger Martin pour le génie civil, avec Colas Rail et Alstom Transport pour la pose de la voie (contrat chiffré à « plus de 40 millions d’euros » pour les deux sociétés du groupe Bouygues, dont 7 millions pour Alstom Transport). Les travaux de génie civil démarreront en janvier 2012, Alstom Transport et Colas Rail entameront les travaux de pose de voie au printemps 2012 et la livraison de la ligne est prévue pour fin 2013.

  • Besançon dévoile la maquette de son futur tram

    Besançon dévoile la maquette de son futur tram

    Un tram « autrement ». C’est ainsi que Jean-Louis Fousseret, maire (PS) de Besançon, a présenté le 12 octobre, lors des 23e RNTP de Strasbourg, le futur tram de sa ville, en dévoilant sa maquette à l’échelle 1. Parce qu’une agglo de 180 000 habitants, pas aussi riche qu’une métropole, mérite un tram, l’agglo a conçu son projet à l’économie, tout en réfutant le terme de « tram low cost ». Après avoir fait ses comptes, le maire a ainsi interrogé les industriels : « Peut-on construire une ligne à 15 millions d’euros du kilomètre ? Si oui, alors nous le ferons ! » Des cinq réponses à l’appel d’offres (Staedler, Ansaldo Breda, Alstom, Lohr et CAF), c’est l’espagnol qui a relevé le défi avec un tram compact de 23,60 m (132 places) qu’il commencera à livrer dans deux ans. Avec sa livrée bleu-turquoise choisie par les habitants et son design signé Eric Rhinn, il est « beau, fiable et confortable », s’enorgueillit le maire. La ligne est – ouest de 14,5 km et 31 stations coûtera 228 millions d’euros (valeur 2008), soit 237 millions d’euros réactualisés, et donc un peu plus de 16 millions d’euros du kilomètre. On y attend quelque 50 000 voyageurs/jour au démarrage, en 2015.