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Étiquette : Franche-comté
Une association pour promouvoir la branche sud de la LGV Rhin-Rhône
Les responsables politiques des départements du Doubs, du Jura et de l’Ain ont créé le 21 novembre une association pour l’aménagement de l’axe Nord-Sud de la LGV Rhin-Rhône. Elle se donne la mission « d’être un interlocuteur réel des pouvoirs publics pour une réalisation prioritaire de la branche Sud et pour favoriser l’intégration de cette ligne dans les territoires traversés ». Objectif : « porter les convictions des territoires français et suisses desservis par le TGV Rhin- Rhône » et soutenir la desserte des territoires « via et par les branches Est, Sud et Ouest de la LGV Rhin-Rhône ». Ouverte aux parlementaires et membres des collectivités territoriales françaises et suisses, l’association est co-présidée par Jacques Pélissard, maire UMP de Lons-le-Saunier, le socialiste Jean-François Debat, maire de Bourg-en-Bresse, et Jean-Louis Fousseret, maire PS de Besançon et président du Grand Besançon, initiateur du projet.
Le tracé du tramway de Besançon recalé par le préfet de Franche-Comté
Le tracé du futur tramway de Besançon a été refusé par le préfet de Franche-Comté, Jacques Barthélemy, le 2 octobre. Cheval de bataille du second mandat du maire (PS) de la capitale franc-comtoise Jean-Louis Fousseret, également président de la communauté d’agglomération du Grand Besançon, le projet de tramway développé par la municipalité devait traverser la ville dans un axe est – ouest, depuis le nouveau pôle médical autour du CHU Jean-Minjoz jusqu’aux Marnières, à l’extrême est de l’agglomération. En dépit de l’opposition de l’UMP, du Modem et de la mobilisation de plus de deux cents chefs d’entreprise contre la hausse de 38 % des taxes de transport à venir, le projet avait été plutôt bien accueilli par les habitants. Ce projet de tramway sur rails était initialement prévu pour une mise en service avant 2014, c’est-à-dire avant l’élection municipale à laquelle Jean-Louis Fousseret doit se présenter en vue d’un troisième mandat. L’enquête d’utilité publique avait commencé le 15 novembre, avec d’emblée les réserves émises par le directeur national de l’architecture et du patrimoine. Une ligne électrique était prévue dans la Boucle, le centre-ville, nichée au cœur d’un méandre du Doubs, dont certaines rues, telle la rue de la Préfecture, sont classées. C’est un véritable coup dur pour la municipalité, car le projet devra donc être à nouveau validé par l’Etat et les travaux se dérouler en pleine campagne électorale. Quant aux 220 millions d’euros de budget que Jean-Louis Fousseret avait juré de ne pas dépasser, ils risquent d’être insuffisants et de déchaîner l’opposition. Le conseiller municipal et communautaire Philippe Gonon a sur ce point réclamé l’organisation d’un référendum. L’autre variante de tracé, abandonnée très tôt, concernait un passage par les quais du Doubs. Elle nécessitait d’abattre tous les arbres sur plusieurs kilomètres, une option pas vraiment dans l’air du temps. Si le tracé est difficilement modifiable en raison notamment du manque de rues larges en centre-ville, l’alimentation du tram, elle, pourrait se passer de la solution aérienne. Un dispositif d’alimentation par le sol existe chez Alstom et la possibilité de recourir à des batteries embarquées est également à l’étude. Mais quel que soit le mode d’alimentation retenu, le financement sera évidemment au centre du débat. La fin d’année sera sans doute très animée pour la municipalité, en proie aux critiques sur le plan de circulation. La part des déplacements individuels a augmenté de 3 % malgré une très bonne fréquentation du réseau de bus. En matière de transports collectifs, la priorité s’est portée sur l’aménagement de la gare Viotte et la réfection de la ligne qui servira aux navettes vers la nouvelle gare Besançon TGV Franche-Comté, sur la LGV Rhin-Rhône, située à 15 km au nord de Besançon. Une priorité qui ne fait pas l’unanimité auprès des habitants, qui devront attendre pour voir les conditions de circulation dans la ville s’améliorer.
Philippe BOISSON
Consultation pour la branche Sud de la LGV Rhin-Rhône
Le 8 octobre, le préfet de la région Franche-Comté, Jacques Barthélémy, a lancé à Besançon la phase de consultation de la branche sud de la LGV Rhin-Rhône qui reliera la branche est Mulhouse – Dijon à l’agglomération lyonnaise. « Cette branche se fera bien, tout simplement parce qu’elle est inscrite dans la loi », a-t-il précisé. Longue de 150 km, cette branche sud sera mise en service entre 2020 et 2025, avec un début des travaux prévu pour 2015. Coût de l’opération : environ 3 milliards d’euros. Sept variantes de tracés sont proposées à la consultation. Il faut aujourd’hui 4h45 pour relier Strasbourg à Lyon, en décembre 2011, avec la première tranche de la branche est (de Villers-les-Pots à Petit-Croix), il faudra 3h25, et à l’achèvement de la branche sud, la durée du trajet passera à 2h18.
Collaboration interrégionale dans les transports
La Lorraine et la Franche-Comté ont signé le 18 septembre dernier une charte de collaboration dans plusieurs domaines, dont celui des transports, qui a fait l’objet d’engagements communs sur différents points. La Lorraine soutient la réalisation de la branche sud de la LGV Rhin-Rhône (Dijon – Lyon), en appui de la réalisation de la branche est (Dijon – Mulhouse). De son côté, la Franche-Comté s’engage à associer la Lorraine aux prochains comités de pilotage de la LGV Rhin-Rhône. Les deux régions souhaitent par ailleurs associer leurs réflexions sur l’électrification et le temps de parcours sur la ligne Epinal – Belfort. Il est d’ailleurs question que la ligne soit raccordée à la LGV Rhin-Rhône. Enfin, en matière de transports collectifs, les deux régions souhaitent mettre en place des navettes pour réduire les nuisances des véhicules. Cette navette, jusqu’alors expérimentale, a rencontré un grand succès cet été. Il s’agira donc d’étendre son réseau et de pérenniser le système.
Franche-Comté : un club pour préparer l’arrivée du TGV Rhin-Rhône
Le « Club TGV Rhin-Rhône » a été inauguré le jeudi 27 août au conseil régional de Franche-Comté. Ce « club » n’est cependant pas une première car le « Club 320 » l’a précédé concernant le TGV Est. Fort de cette expérience, ce nouveau club permettra de s’organiser autant au niveau économique, touristique, culturel, qu’universitaire pour se préparer à l’arrivée du TGV Rhin-Rhône. Toutes les bonnes volontés sont donc les bienvenues car l’accès au club est libre pour les acteurs des villes de Montbéliard/Belfort, Besançon, Vesoul, Dole et Dijon. Cette inauguration étayée de témoignages d’acteurs du Club 320, a mis en évidence la nécessité d’agir vite avant la date de circulation du TGV Rhin-Rhône fixée en décembre 2011, mais aussi après. La région Franche-Comté a affirmé sa volonté de renforcer le réseau local par bus, par TER mais aussi des trains grandes lignes, pour qu’autour de l’axe Rhin-Rhône soit prévu un maximum de liaisons avec les agglomérations voisines. Plusieurs réunions de travail sont prévues pour se préparer au mieux à cet événement qui, selon Pierre Messulam, directeur de la mission TGV Rhin-Rhône à la SNCF, « changera inévitablement la vie des Francs-Comtois ».
LGV Rhin-Rhône branche est : ce que les élus attendent de la grande vitesse
L’échéance du 11 décembre 2011, date de mise en circulation de la branche est de la LGV Rhin-Rhône, approche à grands pas. Située au coeur de cette charnière stratégique entre la vallée du Rhône et son débouché sur la Méditerranée et le nord de l’Europe, la région de Franche-Comté voit en ce projet une occasion à ne pas rater. Comment la Franche-Comté, la Bourgogne et l’Alsace peuvent-elles tirer parti de cette ligne qui s’annonce comme une opportunité que leur envient bien d’autres régions? Rappelons que ce chantier bénéficie d’un budget de 2,5 milliards d’euros, ce qui en fait le plus grand en France. Si les élus sont unanimes sur la nécessité de penser «région» plutôt que «département», la spécificité de chaque département est bien réelle. La mise en place d’une politique commune de transport demande beaucoup de temps. Celui-ci passe vite car en matière de transport décembre 2011, c’est demain. Et les sujets sont aussi complexes que nombreux. Comme le précisait Yves Krattinger, sénateur et président du conseil général de Haute-Saône lors d’un colloque, «la ligne LGV et sa gare peuvent être autant un ventilateur qu’un aspirateur de population» . La prise de conscience est là, mais personne n’est en mesure d’apporter la moindre garantie quant à la venue d’entreprises nouvelles sur les 100 000 mde zone d’activité commerciale et industrielle prévue autour de la future gare Besançon-Franche-Comté TGV Vincent Fuster, vice- président du conseil général du Doubs, estime pour son compte que l’on a mis l’accent sur le développement économique alors que le tourisme n’a pas assez été pris en compte. Au vu de la conjoncture économique, cette remarque n’est pas anodine. Du côté des futurs usagers, notamment les utilisateurs des TGV actuels, les questions concernent le prix des billets sur la future ligne et celui des parkings. Là encore, ces questions ne sont pas accessoires, car la fréquentation des TGV pourrait fortement pâtir d’une tarification trop élevée qui pénaliserait les TGV face à la route ou aux TER. La directrice générale déléguée SNCF Voyages, Mireille Faugère, répond sans ambages que la grande vitesse coûte extrêmement cher, et qu’il faudra probablement s’attendre à des prix revus à la hausse. Christian Proust, conseiller général dans le Territoire-de-Belfort, estime que la LGV tombe mal en ces temps de crise économique. Et cette ligne coûte très cher à la région Franche-Comté qui aimerait une aide supplémentaire de l’Etat. Ce qui amène les usagers des TER à dénoncer «une politique ferroviaire à deux vitesses» en Franche-Comté et à craindre une réduction des services de TER.
Rêve de mégapole
L’union fait la force. C’est sur ce principe bien connu qu’Yves Krattinger se prend à rêver d’un rapprochement entre les villes qui jalonnent la branche est. Car au total les huit villes et leurs agglomérations voisines comptent près d’un million de personnes. Il est vrai qu’avec le TGV le temps l’emporte sur les distances (voir encadré ci-contre), mais certaines villes et la plupart des villages se trouvent à plusieurs dizaines de kilomètres des gares. Aux temps de parcours du TGV, doivent donc être ajoutés ceux nécessaires pour rejoindre les gares. Dure réalité de la vie en province. En effet, le choix des gares pour la branche est s’est porté sur Besançon et Montbéliard-Belfort. La future branche ouest permettra un arrêt à Dijon, et la branche sud, dont les premières études de projets ont déjà commencé, desservira Lyon. Des services de bus ou des navettes ferroviaires permettront de faciliter l’accès aux gares. Dans tous les cas, l’idée d’une unité économique et sociale via le TGV à travers les villes sur une distance de plus de 150 km semble de prime abord complexe et onéreuse pour l’usager.
Les ambitions européennes de la LGV Rhin-Rhône
Cet axe qui permet de relier l’Europe de l’Est à celle du Sud n’a jamais cessé d’agiter les esprits avec, durant plusieurs décennies, le projet plus ou moins latent et finalement abandonné du canal à grand gabarit qui devait emprunter la vallée du Doubs. La LGV Rhin-Rhône vient donc concrétiser une volonté politique placée au rang de priorité nationale. Ainsi, c’est l’axe Francfort – Lyon – Marseille – Barcelone qui est visé à moyen terme, via les branches est et sud de la LGV Rhin-Rhône. La véritable raison d’exister de cette ligne se trouve avant tout ici. Les régions qu’elle traverse doivent alors saisir la balle au bond et faire au mieux pour en profiter. La LGV est une opportunité pour la Franche-Comté, la Bourgogne et l’Alsace, mais encore faut-il savoir comment l’utiliser et à qui elle peut profiter. Dans toutes les villes concernées, ça gamberge dans tous les sens. Il est très difficile d’affirmer dans quelle mesure la nouvelle ligne peut apporter un peu d’espoir au secteur économique, notamment aux PME en difficultés, dans ces régions touchées de plein fouet par la crise. Certes, en facilitant les déplacements sur plusieurs axes, la LGV verra de toute évidence ces rames se remplir de voyageurs, qu’il s’agisse de déplacements à but professionnel, de loisirs ou touristiques. Une chose est certaine, ce type de ligne joue uniquement le jeu des grandes villes de province. En dessous du seuil des 100 000 habitants, il n’y a tout simplement pas de gare. Certaines villes qui disposaient d’un service TGV (comme Dole, dans le Jura) le perdront en 2011. De quoi isoler un peu plus les départements ruraux comme le Jura ou une bonne partie de la Haute-Saône.
Les temps de parcours (estimation pour 2012)
– Dijon – Strasbourg : 2h 10
– Dijon – Francfort : 4h 05
– Besançon – Paris : 1h 40
– Besançon – Marseille : 3h 35
– Besançon – Zurich : 2h 10
– Belfort-Montbéliard – Paris : 2h 20
– Belfort-Montbéliard – Dijon : 0h 50
– Mulhouse – Lyon : 2h 25
Deux colloques pour en parler
La reflexion sur les villes et l’arrivée de la desserte à grande vitesse ont fait l’objet de deux colloques qui se sont tenus les 7 et 14 mai à Vesoul (Haute-Saône) et Besançon (Doubs). Deux thèmes avaient été choisis: «Transports et mobilité durable» et les «2Rencontres de la grande vitesse». Ces deux colloques faisaient appel à des «grands témoins» parmi lesquels: Mireille Faugère, directrice générale déléguée SNCF Voyages, Alain Bonnafous, professeur de sciences économiques à l’IEP de Lyon, ou encore Patrice Noisette, docteur en urbanisme, chercheur associé au CNRS.30 millions d’euros validés pour les études de la LGV Rhin-Rhône
Le comité de pilotage de la LGV Rhin-Rhône a validé, le 12 juillet, un premier financement de 30 millions d’euros pour la réalisation des études de projet et des acquisitions foncières de la seconde phase de la branche est. Le budget de ces opérations est estimé à 66 millions d’euros. Cette première enveloppe – 10 millions Etat, 10 millions RFF et 10 millions collectivités locales –, débloquée dès cette année, sera suivie d’une seconde, en 2010, de 36 millions. « L’inquiétude, c’est que la déclaration d’utilité publique se termine le 25 janvier 2012 et que nous n’avons pas de convention globale de financement dès le départ, a souligné Marie-Guite Dufay, présidente du conseil régional de Franche-Comté. Le temps est extrêmement serré si on ne veut pas perdre le bénéfice de cette déclaration. » La deuxième phase comprend environ 15 km à l’est de Dijon et 35 km entre Belfort et Mulhouse, pour un montant de 820 millions d’euros.
Systra retenu pour le tramway de Besançon
L’agglomération de Besançon a choisi Systra pour la mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage technique, en vue de la réalisation de sa première ligne de tramway. Ce contrat de 2,7 millions d’euros prévoit que la société d’ingénierie assistera la collectivité, des études préliminaires jusqu’aux essais du matériel roulant. La ligne de 14 km traversera la ville d’est en ouest, en passant par le centre-ville et en desservant la gare Viotte (29 stations).
Belfort-Montbéliard : la desserte TER est envisagée
Les croquis de la gare provisoirement dénommée Belfort-Montbéliard-TGV ont été présentés par la SNCF il y a un peu plus d’un an. L’appel d’offres pour sa construction doit être lancé à la fin de l’été prochain. Le chantier doit démarrer à l’automne 2009. La gare, d’environ 300 m2, pourra accueillir elle aussi 1,1 million de voyageurs annuels. Elle ouvrira en 2011. Coût estimé : 15 millions d’euros, comme sa consœur. Située à Méroux (territoire de Belfort), elle assurera la desserte de Belfort et de Montbéliard. Une réunion devait avoir lieu en préfecture fin octobre pour évoquer la possibilité de rouvrir au trafic voyageurs la ligne existante Belfort – Delle, en partie utilisée pour du transport de fret. Ce qui permettrait des correspondances à condition de créer un raccordement. Mais les travaux ne sont pas complètement prévus dans le budget. Seules les études préliminaires sont financées dans le cadre du contrat Etat-région.
Besançon-TGV : la desserte TER est prévue
On connaît l’allure qu’aura Besançon-TGV depuis environ un an et demi. L’appel d’offres pour la construction de la gare est en train d’être dépouillé. Le démarrage du chantier est prévu en mars 2009. La gare, de 300 m2, est prévue pour 1,1 million de voyageurs annuels. Elle ouvrira en 2011. Coût estimé : 15 millions d’euros. Située à Auxon (Doubs), elle permettra de desservir Besançon par une liaison ferroviaire, actuellement dédiée au fret, qui sera réhabilitée. Il faudra construire 2 km de plus pour la relier au nouveau site. L’investissement est inscrit dans le budget du projet. Une quarantaine de navettes quotidiennes sont prévues.