Étiquette : fret

  • Malawi : le brésilien Vale débute un chantier de 1,1 milliard de dollars

    Le groupe minier brésilien Vale a officiellement lancé le 6 décembre la partie malawite du chantier de son corridor de fret lourd qui doit relier sa mine de charbon de Moatize, dans la province mozambicaine de Tete, au nouveau port en eaux profondes de Nacala, dans la province mozambicaine de Nampula. Cette ligne doit traverser le Malawi, dont le territoire sépare les deux provinces. Une bonne opération pour ce pays enclavé dont le développement économique dépend de la réduction des coûts du transport. La partie malawite du chantier consiste en la construction d’une ligne de 139 km, ainsi que la réhabilitation de 99 km de ligne existante pour un montant estimé à 1,1 milliard de dollars (845 millions d’euros). Le projet devrait créer plus de 3 000 emplois dans le pays. Le chantier doit s’achever en 2014.    
     

  • Gefco vendu aux chemins de fer russes

    PSA Peugeot Citroën a officialisé le 20 septembre la cession prochaine de 75 % de sa filiale de logistique Gefco aux chemins de fer russes RZD, marquant une nouvelle étape du plan qui doit permettre au constructeur automobile en difficulté d’améliorer ses finances. Cette vente doit lui rapporter 800 millions d’euros. L’opération devra auparavant être approuvée par les autorités de la concurrence dans les pays concernés.
    Gefco, qui emploie environ 9 400 employés dont près la moitié sont en France, devrait conserver son patron actuel, Luc Nadal (ancien directeur général de Fret SNCF). « Le siège social resterait en France », précise un communiqué de PSA.
    Les camions, wagons ou navires affrétés par Gefco transportent chaque année plus de 3 millions de voitures des usines aux points de vente, en passant par les parkings de stockage et des ateliers de postproduction où sont ajoutées les dernières options du véhicule. Tirée par l’internationalisation de la production et des ventes automobiles, notamment vers l’Europe de l’Est depuis le début des années 2000, Gefco veut dépasser le cap des 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires dès 2015, en s’attaquant aux zones à forte croissance (Amérique latine, Asie, Moyen-Orient…).

     

  • Fret : un train combiné relie l’Europe au marché turc

    Fret : un train combiné relie l’Europe au marché turc

    CFL Cargo et CFL Multimodal, deux sociétés luxembourgeoises, ont annoncé le 14 septembre la mise en service d’une navette de trains combinés entre Bettembourg au Luxembourg, et Trieste en Italie, d’où les marchandises arriveront en provenance des ports turcs d’Istanbul, d’Izmir et de Mersin. Les deux sociétés ont mis en place cette nouvelle navette en partenariat avec Mars Logistics, un acteur majeur du fret en Turquie. Le service repose sur une fréquence de trois allers-retours par semaine. À partir du terminal multimodal de Bettembourg, les marchandises continuent leur trajet en train vers de nombreuses destinations au Luxembourg, en Belgique, en France, aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne et en Allemagne. Selon les prévisions des promoteurs du projet, cette liaison permettra une réduction de 13 000 tonnes de CO2, soit 75 % d’émissions de CO2 en moins par rapport au transport routier. À noter que ce train combiné a été en partie réalisé grâce à des financements européens via le programme communautaire Marco Polo.

     

  • Fret. Gefco passe à la vitesse supérieure avec General Motors

    Fret. Gefco passe à la vitesse supérieure avec General Motors

    En signant le 28 juin un contrat de sept ans avec General Motors pour devenir « l’architecte » de l’organisation logistique du constructeur automobile américain, Gefco estime qu’il en sera transformé. D’une part du fait de l’importance du contrat : il se traduira par une hausse de 20 % de son chiffre d’affaires dès 2013, année de son application. L’année dernière, le chiffre d’affaires avait atteint 3,78 milliards d’euros, en progression de 13 % par rapport à 2010.
    D’autre part par son contenu : GM, client de longue date du logisticien, transfère la totalité de la logistique à Gefco pour l’ensemble des pays européens (auxquels s’ajoutent la Russie et la Turquie). Ces marchés ont représenté 1,2 million de véhicules l’an dernier. « Nous espérons que ce chiffre va considérablement augmenter », souligne Antoine Redier, le directeur du programme GM chez Gefco. Selon lui, Gefco devient avec ce contrat le leader de la logistique automobile.
    Pour Christian Zbylut, le directeur du développement international, l’implantation internationale de Gefco, non seulement en Europe mais aussi sur les zones Eurasie ou encore en Asie orientale et en Inde, a permis la signature du contrat. Le logisticien français est présent dans 33 pays mais assure des prestations dans 130 pays grâce à son réseau de partenaires. 100 à 150 personnes vont être mobilisées sur le projet avec GM. Les effectifs supplémentaires proviendront notamment de salariés de GM. « C’est une belle course contre la montre qui est engagée », note Luc Nadal, le nouveau directeur général de Gefco. L’ancien directeur général de Fret SNCF se félicite de pouvoir ainsi « diversifier son portefeuille de clientèle ». Selon lui, des synergies vont pouvoir être mises en œuvre, essentiellement dans les plans de transports et les équilibrages de flux. « C’est la reconnaissance de notre savoir-faire », commente aussi Luc Nadal, qui espère signer à l’avenir d’autres contrats du même type. Ce contrat ne remet pas en question la procédure d’ouverture de capital de Gefco souhaitée par l’actionnaire à 100 % PSA Peugeot Citroën. Le choix de l’investisseur devrait être connu cet automne. Seule la perspective de l’arrivée d’un groupe européen de logistique terrestre aurait pu assombrir l’avenir, selon le directeur général, mais cette éventualité n’est pas d’actualité. Dans le viseur, notamment, SNCF Geodis, mais celui-ci n’est pas intéressé.

    Marie-Hélène Poingt
  • Coupes sévères dans les organismes ferroviaires en Espagne

    En plus de la restructuration de Renfe et de la libéralisation du marché ferroviaire pour 2013, le gouvernement espagnol a entamé un programme de suppressions d’organismes pour faire des économies de structures. Ainsi au 1er janvier 2013 Feve et ses voies métriques seront intégrées dans Renfe et Adif, les filiales spécialisées dans le fret créées en 2011 seront dissoutes, Contren (multimodal) étant fusionnée avec Pecovasa (véhicules). Enfin, les diverses sociétés de maintenance montées avec les constructeurs sont vouées au même sort, par exemple Tarvia partagée avec Talgo ou Irvia avec Alstom.

  • Europorte remporte l’appel d’offres lancé par Bordeaux Port Atlantique

    Le Grand Port Maritime de Bordeaux (GPMB) a choisi Europorte (Socorail), filiale de fret ferroviaire d’Eurotunnel, pour assurer la gestion, l’exploitation et la maintenance de son réseau ferré pour une durée de 8 ans.


    Le port de Bordeaux, situé sur le plus vaste estuaire d’Europe, bénéficie d’une situation privilégiée, au coeur de la façade Atlantique. Acteur du développement et de l’aménagement du territoire, le port dispose de 7 terminaux portuaires, dont deux comprenant des infrastructures ferroviaires : Bassens et le Verdon. Le site de Bassens comprend 10,24 km de voies ferrées, et 25 appareils de voie. Le site du Verdon, quant à lui, comprend 11 km de voies ferrées, et 14 appareils de voie, soit au total plus de 20 km de voies. Le Grand Port Maritime de Bordeaux bénéficiera d’une équipe dédiée. Ce partenariat lui permettra de connaître en temps réel les informations sur l’utilisation de ses voies et sur l’état de son réseau. Europorte a déjà remporté l’appel d’offres lancé par le Port de Dunkerque, celui du Grand Port Maritime de Nantes Saint-Nazaire ainsi que ceux des Grands Ports Maritimes du Havre et de Rouen et celui des Ports de Paris.

  • La Bulgarie lance la privatisation du fret ferroviaire

    Le
    gouvernement bulgare a lancé le 12 juin un appel d’offres pour l’achat
    de l’unité de transport de marchandises de la Compagnie des chemins de
    fer (BDJ). La privatisation doit permettre notamment d’assurer le
    financement de l’unité de transport de passagers et de rénover les
    trains en exploitation.

  • Ferovergne démarre avec le port du Havre

    Ferovergne démarre avec le port du Havre

    Janvier 2002, Louis Gallois, alors président de la SNCF, prédit : « Pour alimenter Port 2000, la part modale du fer au Havre passera dans 10 ans de 11 à 25 % ». L’an dernier, elle est tombée sous les 5 %. Pour autant, certains y croient encore. Dont Ferovergne, opérateur ferroviaire de proximité (OFP) appuyé sur le puissant groupe de transport auvergnat Combronde qui, après deux ans d’existence, n’était pas parvenu à faire circuler le moindre train régional. Le 9 juillet, une navette bihebdomadaire de 27 wagons tractés par Fret SNCF (après mise en concurrence) reliera l’ex-terminal CNC de Gerzat, près de Clermont-Ferrand, aux terminaux portuaires havrais. Ferovergne table sur une capacité initiale de 600 EVP/mois qui retirerait 9 000 camions des routes sur cet axe dès la première année. Dans un rayon de 120 km autour de Clermont, les clients-chargeurs potentiels ne manquent pas. Ils seraient déjà une quarantaine, dont des poids lourds tels Danone (Volvic), Michelin, Eramet et Adisseo (ex-branche nourriture animale de Rhône-Poulenc) à l’export, ou Babou à l’import. Face à cette initiative, la communauté portuaire havraise est partagée. Président du conseil de développement du Grand port maritime du Havre (GPMH) et du puissant Syndicat des transitaires havrais (STH), Jean-Louis Le Yondre s’enthousiame d’abord : « C’est le genre de services dont notre port a besoin pour l’alimenter à partir du centre de la France ». Puis module : « les conteneurs maritimes nécessitent une fiabilité totale que le mode ferroviaire nous a rarement apportée par le passé. Pas question pour une boîte de louper l’escale d’un bateau ». PDG du groupe éponyme, François Combronde se veut rassurant : « si des mouvements sociaux perturbaient le service, nous disposons de suffisamment de tracteurs routiers pour garantir sa ponctualité ».

    Richard Goasguen

    © Christophe Recoura – Photorail – SNCF
  • Ferrovie dello Stato multiplie son bénéfice par plus de deux

     Ferrovie dello Stato a multiplié son bénéfice par plus de deux en 2011, à 285 millions d’euros. Le groupe public ferroviaire italien l’explique par les performances du fret et de l’international. Le plan stratégique présenté en 2011 prévoit une croissance du chiffre d’affaires à 10 milliards d’euros en 2015 et une modernisation de la flotte.

  • Les CFF ferment 128 gares marchandises

    Les CFF ferment 128 gares marchandises

    Les CFF suisses vont fermer 128 gares de marchandises et supprimer 200 postes d’ici la fin de l’année, en raison des difficultés de CFF Cargo. Cette filiale, qui compte 500 gares de fret, devait en fermer 155, mais a revu ce chiffre à la baisse. L’an dernier, elle a ramené sa perte à 38,2 millions d’euros, contre 53,3 millions en 2010.