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Étiquette : Gares

Esbly – Crécy change de tram
En juillet 2011, les rames Avanto de Siemens U 25500 quittent leur terrain naturel, la ligne T 4 ouverte fin 2006, pour la courte ligne champêtre de 10 km reliant en voie unique Esbly à Crécy-la-Chapelle. Elles évincent les RIB/RIO et BB 16500 en améliorant la qualité de service. Le temps de parcours est réduit à 11 ou 12 min avec trois arrêts intermédiaires. La desserte est à l’heure. Et même à la demi-heure dans le sens de la pointe (Crécy – Esbly le matin, Esbly – Crécy le soir) grâce à la circulation de deux trains directs en 8 min en contrepointe. L’absence d’évitement intermédiaire ne permet pas de faire mieux et une seule rame assure donc à longueur de journée la navette. Cela permet quand même à l’époque de supprimer les liaisons routières qui assurent le renfort en heures de pointe.
Ainsi une correspondance est assurée en gare d’Esbly avec un train sur deux de la ligne Paris – Meaux toute la journée. La fréquence de ces trains, tous assurés en rames du Francilien, est au quart d’heure en pointe et à la demi-heure le reste de la journée.
La stratégie d’Île-de-France Mobilités est de n’avoir qu’un seul type de tram-train, à savoir le Citadis Dualis d’Alstom, sur l’ensemble des lignes concernées. Elles sont quatre à ce jour : les lignes T 4 et T 11 déjà en exploitation, la ligne T 13 qui s’achève avec une ouverture programmée en juillet la ligne T 12 toujours en travaux.
Il est donc acté que les 15 rames Avanto seraient remplacées par des rames Dualis dont 11 exemplaires sont commandés. Leur livraison doit intervenir d’ici fin 2023. Il faut donc aussi remplacer la rame affectée à la ligne Esbly – Crécy.
Le choix se porte sur une rame U 53600 du T 11 pour deux raisons : le roulement actuel du T 11 permet de disponibiliser une rame et ces rames sont équipées de roues normales pour le RFN. Les rames U 53700 du T 4 ont des roues mixtes pour circuler aussi sur voie urbaine qui nécessitent une adaptation de certaines infrastructures du RFN (par exemple les contre-rails des aiguillages).
Un test a lieu le 12 février 2022 pour vérifier le comportement en ligne, la tenue des temps de parcours, les arrêts en gare et la captation du 25 kV sur le fil trolley simple. Les bons résultats de cette journée permettent d’introduire le Dualis dès le 8 mars.
Cette arrivée permet d’améliorer la fiabilité de l’exploitation, la ponctualité et le confort.

Horizon 2024 pour Paris-Nord
SNCF Gares & Connexions a présenté le projet Horizon 2024 de rénovation de Paris-Nord, mené avec sa filiale Arep, en vue de plusieurs événements sportifs (Coupe du monde de rugby en 2023 et Jeux olympiques en 2024). Ce projet comprend plusieurs opérations.
En premier lieu, le parvis de la gare, sous maîtrise d’ouvrage de la Ville de Paris, va être entièrement libéré des voitures. La dépose des taxis sera donc décalée dans la cour des taxis, à l’endroit même où ils embarquent actuellement leurs passagers. Ce dernier sera quant à lui reporté dans le parking souterrain géré par Effia, en cours de rénovation.
Deuxième opération du projet: le terminal Transmanche. Il sera complètement réaménagé afin d’être plus spacieux et que les opérations du flux Transmanche s’enchaînent de manière fluide et confortable pour les voyageurs.

Les CFF ferment 128 gares marchandises
Les CFF suisses vont fermer 128 gares de marchandises et supprimer 200 postes d’ici la fin de l’année, en raison des difficultés de CFF Cargo. Cette filiale, qui compte 500 gares de fret, devait en fermer 155, mais a revu ce chiffre à la baisse. L’an dernier, elle a ramené sa perte à 38,2 millions d’euros, contre 53,3 millions en 2010.

Le tram pour requalifier le quartier de la gare de Tours
Pour assurer l’entrée en gare, en septembre 2012, du tram et offrir une desserte quai à quai avec le train, Tours va devoir raser un ensemble de logements et de commerces. A la place, un ensemble immobilier avec 5 500 m2 de bureaux, ainsi qu’une tour haute de 54 m abritant commerces, résidence hôtelière et appartements. Bouygues Immobilier, associé à l’architecte tourangeau Alain Gourdon, a été retenu pour ce projet de 50 millions d’euros. Projet permettant de dégager une vaste esplanade devant la gare, qui deviendra une « vitrine de l’intermodalité » avec le train, la station tram, la gare routière et une station-vélos. L’entrée en gare par le tram se fera aussi par une porte dessinée par Daniel Buren.
Pour la Fnaut, une gare TGV n’a pas sa place à Allan
Une gare TGV à Allan, commune de la périphérie de Montélimar, est-il un projet viable ? Les maires de Montélimar, Allan et Malataverne ont posé la question à leurs administrés via une consultation publique, ouverte jusqu’au 23 février 2012. Si le projet est soutenu par FranckâReynier, maire de Montélimar et député, et Didier Guillaume, président du conseil général de la Drôme, pour la Fédération nationale des associations d’usagers des transports, c’est une « fausse bonne idée et un caprice d’élus en mal de projet ». Pour la Fnaut, la gare ne s’insère dans aucune vision globale d’aménagement du territoire. Elle implique des travaux routiers importants et un gaspillage d’espace dans une zone à forte valeur agricole. La gare d’Allan n’accueillerait qu’un petit nombre de TGV et ne serait pas reliée aux transports locaux de manière efficace. Elle affecterait aussi les gares alentour, en réduisant leur trafic et donc leur importance.
Une nouvelle gare pour les trains à grande vitesse à Rome
Le président de la République italienne, Giorgio Napolitano, a inauguré le 28 novembre à Rome une nouvelle gare à l’est de la capitale. La gare de la Tiburtina doit devenir le premier « hub » international pour les trains à grande vitesse. Ses capacités s’ajoutent à celles de la station Termini, la principale gare ferroviaire du centre-ville. La nouvelle gare, reliée par le métro et des bus au centre de la ville et à l’aéroport de Fiumicio, s’inscrit aussi dans un projet urbanistique avec un pont de verre qui relie deux quartiers populaires de la capitale, Nomentano et Pietralata, jusqu’ici séparés par les rails. D’un coût d’environ 170 millions d’euros, elle sera complètement opérationnelle dans un délai d’un an et pourra accueillir chaque jour près de 470 trains et 140 000 passagers.
Maroc : coopération renforcée entre l’ONCF et l’Adif espagnole
Réunis le 14 septembre au Centre des technologies ferroviaires de Málaga, les responsables de l’Office national des chemins de fer marocains et ceux de l’Adif (le RFF ibérique) ont donné deux axes à la coopération relancée en juillet dernier à Rabat entre Mohamed Rabie Khlie (ONCF) et Antonio González Marin (Adif). D’abord, l’Adif conseillera le Maroc pour la valorisation des gares (commerces, intermodalité, intégration urbaine). A commencer par celles de Casablanca, Rabat-Agdal, Kenitra, Tanger et Oujda. Ensuite, va s’intensifier l’implantation du système de régulation du trafic Da Vinci, conçu par la société espagnole Indra et l’Adif et utilisé sur les lignes AVE hispaniques. Ce projet d’un montant de 3 millions d’euros concerne le réseau conventionnel ainsi que la section à grande vitesse en chantier entre Kenitra et Tanger.

Le renouveau des gares en Aquitaine
En Aquitaine, on assiste à un véritable renouveau des gares TER. Les interventions visent à améliorer l’accessibilité, le stationnement, l’accueil, le confort, sans oublier l’insertion urbaine et la perception de la gare dans la ville. L’état du bâtiment, une certaine équité territoriale font partie des critères, au même titre que la forte implication d’Emmanuel Espanol, conseiller régional en charge de ce dossier. Deux des plus importantes opérations concernent des gares de Dordogne, Bergerac et Le Buisson, situées sur la ligne Bordeaux – Sarlat. À Bergerac, où la rénovation extérieure du bâtiment et des abords a été réalisée en 2009, les travaux intérieurs ont débuté, obligeant les voyageurs à contourner celui-ci. Une véritable restructuration qui va permettre l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite (PMR) et comprend l’aménagement de quatre guichets de vente, la mise en place d’écrans diffusant des informations en temps réel, la pose de mobilier et de signalétique. À cela s’ajoute la rénovation et l’éclairage de la façade ainsi que la réfection de la marquise côté cour. Un projet de 687 600 euros hors taxes, financé à 75 % par la région et 25 % par la SNCF, laquelle assure la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre. Au Buisson, où passent également les trains de la ligne Agen – Périgueux, on comptabilise une moyenne de 1 600 montées et descentes par semaine. La mise en chantier fin mai résulte d’une convention signée par la région, la communauté des communes du Cadouin, la ville du Buisson et la SNCF. Un avenant est en cours de validation afin de prendre en compte l’augmentation du coût du programme sous maîtrise d’ouvrage de la communauté de communes. La rénovation du bâtiment voyageurs va s’effectuer dans sa totalité : aménagement de la zone d’attente, du hall et de la zone de vente, nouvelle façade avec guichet adapté aux PMR. Le nettoyage et l’éclairage des façades, le remplacement des menuiseries, l’équipement des quais, l’aménagement du stationnement font partie des agencements prévus. La région prendra en charge 73 % de la dépense qui s’élève à 376 500 euros. La gare du Buisson devrait bénéficier ultérieurement d’une reconfiguration des voies et de l’utilisation des quais ainsi que d’une modernisation de la signalisation, opérations qui font l’objet d’études. Ces deux gares représentatives offriront ainsi un nouveau visage, en adéquation avec le devenir de cette ligne qui fait l’objet d’importants travaux de voie en quatre phases, étalées de 2008 à 2013.
François-Xavier POINT

Bordeaux Saint-Jean : lifting avant l’arrivée de la LGV
Depuis le 17 mars, la gare de Bordeaux-Saint-Jean offre un visage résolument moderne. Malgré une restructuration à la fin des années 1980 pour accueillir les premiers TGV, l’organisation intérieure des déplacements n’était plus satisfaisante. Quatre ans de travaux sont sur le point de se terminer avec en ligne de mire la grande vitesse. Au total 4 400 m2 sont réaménagés. « L’objectif était d’élaborer une organisation spatiale et une valorisation du bâtiment compatibles avec l’aménagement du parvis », note Jacques Spigelstein, architecte, chef de projet. La requalification du hall d’arrivée comprend aussi la création d’un sol en pierre, la modification de l’éclairage, de la sonorisation, du mobilier, de la signalétique.
L’ouverture de la première partie de la galerie de liaison côté sud est effective. Cette colonne vertébrale s’avérait indispensable pour fluidifier les déplacements évitant ainsi l’encombrement du quai n° 1. « Cette galerie traverse le bâtiment en mettant en valeur la façade sur les quais, par la restauration des menuiseries historiques en bois et fonte et le nettoyage de la pierre des trumeaux », précise l’architecte.
Multimodalité, détente et services sont les maîtres mots de cette transformation qui s’étend des portes 44 à 56. L’espace multimodal, largement vitré, accessible depuis le parvis ou le quai n° 1, a pour vocation d’être connecté à la palette des moyens de transport. Guichets SNCF, TBC (trams et bus de la communauté urbaine), cars interurbains, voisinent avec un espace info-ventes dédié au TER, à l’office du tourisme. La circulation des trains, mais aussi des tramways et des bus, est affichée.
Le salon d’honneur – à l’emplacement des ex-portes 45 et 46 – est devenu une vaste salle d’attente aux équipements modernes dans un lieu de prestige. On y pénètre depuis le parvis ou la salle multimodale. Il est équipé de grands écrans plats mais le parquet, les boiseries et la cheminée ont été conservés ; les luminaires et les plafonds moulurés, remis en valeur ; les peintures murales d’origine, restaurées.
A l’extrémité sud, la conciergerie assure l’accueil et la prise en charge des personnes handicapées et réunit consignes, objets trouvés, toilettes et un point-vente d’articles de dépannage.
Le coût des travaux s’élève à 22,1 millions d’euros, dont 16,1 financés par la SNCF. Cent treize ans après sa construction, la gare Saint-Jean retrouve une unité architecturale et fonctionnelle en rapport avec l’évolution des déplacements et les besoins des usagers.
François-Xavier POINT
D’autres aménagements à venir
En juin, un nouvel espace de vente de 800 m2 et équipé de 15 guichets remplacera le bureau Informations et Réservations. Escalator, escaliers, vaste ascenseur panoramique permettront de rejoindre quais et souterrains.
2011 verra s’achever le déploiement de 231 écrans dans la gare, sur les quais, dans les souterrains avec la mise en service d’une nouvelle sonorisation, la gare ayant longtemps souffert d’annonces inaudibles. Quant à la signalétique, elle va être entièrement revue, avec des visuels et des codes couleurs utilisés pour la première fois en France.
Les aménagements seront adaptés à tout type de handicap, avec chemins podotactiles de guidage, balises audio, bornes d’appel, information en braille, boucles à induction.
Enfin l’ouverture de 1 000 m2 de commerces répartis principalement à la place des actuels guichets de vente au niveau -1 marquera la dernière étape de cet imposant chantier.
F.-X.P.
Eole à l’ouest : les gares de la porte Maillot et sous le Cnit plébiscitées
Le débat public sur le prolongement d’Eole à l’ouest, qui s’est déroulé du 1er octobre au 19 décembre 2010, s’est à peine terminé que la Commission nationale du débat public en a publié le bilan, le 7 février. Sans surprise, l’option d’un tunnel passant par la porte Maillot, avec une gare, a recueilli un très large assentiment, ainsi que l’emplacement de la gare de La Défense sous le Cnit. La gare de La Folie, à Nanterre a été plus discutée, la ville se souciant de l’aménagement d’un autre site, le « Petit Nanterre ». Plus à l’ouest, sur la partie rénovée de la ligne, l’absence de tout arrêt dans la boucle de Montesson a été critiquée. L’échéance de 2020 « apparaît comme une éternité pour certains », souligne Michel Gaillard, président de la Commission particulière du débat public. Les maîtres d’ouvrage (RFF et Stif) ont trois mois pour dire s’ils poursuivent le projet (ce qui ne fait aucun doute) et comment ils entendent tenir compte des observations apparues durant le débat.