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Grande-Bretagne : le gouvernement approuve le projet de LGV HS2
Le 10 janvier, Justine Greening, secrétaire d’Etat britannique aux Transports, a annoncé que le gouvernement a approuvé le projet de deuxième ligne à grande vitesse britannique (HS2, pour High Speed 2), destinée à relier Londres et Birmingham, Leeds et Manchester, dans le nord-ouest de l’Angleterre et à se connecter avec le réseau classique plus au nord. Cette ligne nouvelle autorisée à 250 mph maximum (400 km/h) doit être construite en deux phases, en commençant par une section de 225 km qui doit être terminée en 2026. Outre une relation entre Londres et Birmingham (170 km) en 45 minutes (contre 1 heure 24 actuellement), cette première étape verrait l’établissement d’un raccordement entre la HS2 et la HS1, qui relie déjà Londres au tunnel sous la Manche. Puis, lors de la deuxième étape, qui devrait être achevée d’ici 2033, la HS2 devrait être prolongée au nord vers Manchester et Leeds, alors qu’au sud une branche serait ouverte vers l’aéroport de Heathrow. Tout ceci à condition que le projet soit approuvé par le Parlement, fin 2013. La consultation officielle pourrait alors débuter début 2014, le tracé final devant être fixé fin 2014.
Ce projet ne fait toutefois pas l’unanimité, en particulier chez les 172 000 personnes habitant à proximité du tracé ou de la part des défenseurs de l’environnement. Pour informer les résidents, le ministère britannique des Transports (DfT) a organisé une campagne sur le terrain. Et en réponse aux écologistes il a été annoncé que 36 km au total seraient en tunnel, contre 23 km prévus auparavant,
au nord-est de Londres. Quelques réserves ont été émises par des acteurs de la vie économique britannique, qui tiquent devant un total de quelque 32,7 milliards de livres (40 milliards d’euros) pour une rentabilité incertaine (en particulier la desserte de Heathrow). Mais la plupart des décideurs d’outre-Manche accueillent favorablement un investissement qui fournira du travail et modernisera un réseau d’infrastructures qui devrait être saturé en 2025. Appelée à capter 4,5 millions de voyages annuels par avion et 9 millions de voyages par la route, en plus des voyages par le rail en constante augmentation depuis quinze ans, la HS2 est également le seul grand projet épargné par les mesures d’austérité du gouvernement Cameron…
LGV SEA : Tata Steel fournira les rails
Tata Steel (anciennement Corus) a remporté la commande de fourniture de 84 000 t de rails destinés à la future LGV Sud Europe Atlantique (Tours – Bordeaux, 302 km). L’acier sera produit sur le site de Scunthorpe (Royaume-Uni), avant d’être laminé à l’usine Tata Steel Rail France de Hayange (Lorraine) sous forme de rails de 108 m livrables dès 2014. L’entreprise fournira également les aiguillages et passages à niveau au consortium de construction Cosea, pour un contrat d’un montant d’environ 80 millions d’euros.
La RATP rachète le tramway de Manchester
RATP Dev, a acquis, le 1er août la société en charge de l’exploitation du tramway de Manchester (réseau Metrolink) auprès de Stagecoach pour un montant non communiqué. « Le réseau Metrolink est un des réseaux de tramway majeurs au Royaume-Uni, et nous sommes heureux de pouvoir apporter notre expertise et nos savoir-faire au service de son développement », a commenté Jean-Marc Janaillac, président du directoire de RATP Dev. Le réseau compte 4 lignes (40 km), transporte environ 21 millions de personnes par an et Transport for Greater Manchester envisage de le développer à court terme. Après la reprise des bus de London United, Bournemouth Transport Limited et Bath Bus Company en mars dernier, le Groupe RATP compte désormais plus de 3 000 collaborateurs au Royaume-Uni, où il totalise un chiffre d’affaires de 220 millions d’euros.
Le maire de Londres s’oppose au projet HS2
Le maire de Londres, Boris Johnson, ne soutiendra pas le projet de liaison ferroviaire à grande vitesse entre la capitale et Birmingham, à 170 km au nord, baptisée HS2 (High Speed 2), à moins que la section de Londres ne soit entièrement souterraine, selon une lettre publiée le 3 juillet par le Sunday Telegraph. Mais cela augmenterait les délais et surtout les coûts de construction alors qu’il est le seul programme d’infrastructure majeur (une vingtaine de milliards d’euros) sauvé des coupes budgétaires du gouvernement. Lancée le mois dernier, la consultation publique a permis de prendre la mesure de la mobilisation des opposants au projet. Le gouvernement estime pourtant avoir fait preuve de prudence, visant un début des travaux en 2017 pour une inauguration en 2026. Birmingham serait alors à 50 min de Londres, contre 1h30 actuellement. L’objectif est, à plus long terme, de prolonger la ligne jusqu’à l’Ecosse via deux branches, l’une passant par Manchester et l’autre par Leeds.
Le métro de Londres équipé en WiFi pour les JO 2012
A l’occasion des prochains Jeux Olympiques, le maire de la ville Boris Johnson, souhaite faire de Londres la ville de référence en matière de couverture WiFi. Transport for London (Tfl) a donc lancé le 30 mars un appel d’offres pour équiper 120 (des 270) stations de métro du WiFi avant 2012. Le service, qui s’inscrit aussi dans le cadre de sa politique de rénovation du métro, sera payant, mais pourrait devenir gratuit pour les clients de British Telecom possédant l’option « Openzone ». Un test est actuellement en cours à la station Charing Cross. Mais les Londoniens ne seraient pas particulièrement intéressés : selon un sondage du site MyVoucherCodes.co.uk, 55 % d’entre eux ne souhaiteraient pas surfer dans le Tube. Principales raisons invoquées : la crainte que les autres voyageurs ne voient leurs codes secrets (48 %) et le vol du portable (31 %).
Eurostar change sa signature
Pour accompagner son changement de statut, et symboliser son ambition de dépasser les frontières de ses marchés actuels, Eurostar a décidé de changer son logo à partir du 5 avril. De coentreprise gérée par la SNCF, LCR et la SNCB, elle est, depuis 2010, entreprise ferroviaire à part entière ayant pour actionnaire majoritaire la SNCF (55 %). Cette nouvelle identité visuelle apparaîtra aussi dans les uniformes du personnel et dans la signalétique en gare.
Le gouvernement britannique défend la ligne à grande vitesse vers le nord
Le gouvernement britannique a réaffirmé le 10 mars sa volonté de mener à bien la construction d’une ligne à grande vitesse reliant Londres au nord du pays. Il répondait à une lettre ouverte publiée le même jour dans le Daily Telegraph, dans laquelle des dirigeants d’entreprise réclament l’abandon pur et simple de ce projet « démesuré » selon eux, estimé à plus de 35 milliards d’euros. Ils demandent à la place une action rapide pour décongestionner les transports existants autour de Londres. Une consultation publique vient de démarrer sur la première phase de ce projet baptisé HS2 (High Speed 2) de 170 km entre Londres et Birmingham. Ce premier tronçon, qui ne devrait pas être achevé avant 2026, permettrait de réduire le trajet de 30 à 50 minutes entre les deux villes. La ligne devrait ensuite être prolongée jusqu’à l’Ecosse via deux branches, l’une passant par Manchester et l’autre par Leeds.
Projet de téléphonie mobile pour le métro londonien en 2012
En vue des Jeux olympiques de 2012, le maire de Londres, Boris Johnson, voulait doter le métro de la capitale britannique d’un réseau de téléphonie mobile élargi. Selon le Financial Times, c’est le chinois Huawei qui serait pressenti pour fournir les équipements, et Thales pour les installer et assurer la maintenance du service. Le projet, évalué à plus de 118 millions d’euros, ne devrait avoir « aucun impact sur les coûts des transports ou les contribuables », selon Transport for London (TfL), puisque ce sont principalement les opérateurs mobiles et le groupe Huawei qui devraient le financer. L’équipementier chinois, qui souhaite se développer à l’international, braderait ses équipements dans l’optique d’accéder au marché britannique. Un accord devrait être conclu d’ici début avril, et les travaux devraient ensuite commencer à l’été prochain. La mise en service est prévue pour mars 2012.
Eurostar : les administrateurs SNCF sont de retour
Barbara Dalibard et Dominique Thillaud avaient démissionné avec fracas, le 3 décembre 2010, pour ne pas cautionner la signature du contrat d’achat des rames Siemens par Eurostar. D’après nos sources, les deux représentants de la SNCF au conseil d’administration de l’opérateur transmanche ont discrètement réintégré, début janvier, le board d’Eurostar. Dans cette affaire, la France a réalisé que, bien que la SNCF soit propriétaire à hauteur de 55 % d’Eurostar, elle ne pouvait infléchir une décision du conseil d’administration d’une entreprise britannique de droit privé. La commande de dix trains à grande vitesse au groupe allemand Siemens pour quelque 600 millions d’euros suit donc son cours, qui doit la mener à une livraison des rames en 2014. Une étape importante est toutefois attendue, le jugement, suite à la plainte d’Alstom, de la Haute Cour de Londres sur le déroulement de cet appel d’offres, qui est attendu à la fin de 2011. La France n’a pas pour autant complètement levé les obstacles placés sur la route des rames allemandes. Les composantes française et britannique de la CIG (commission intergouvernementale) n’ont toujours pas réussi à s’accorder sur l’autorisation des rames à motorisation répartie dans le tunnel sous la Manche. La partie française demande des études plus poussées, les Britanniques estiment que cela n’est pas nécessaire. Les deux parties de la CIG ont porté leur désaccord devant l’Agence ferroviaire européenne, à laquelle il a été demandé un avis technique indépendant sur ce sujet.

Plus de 7,2 millions de voyageurs à grande vitesse en un an entre Londres et le Kent
Un an après sa mise en service, le train régional reliant Londres au Kent via la ligne à grande vitesse HS1 a transporté plus de 7,2 millions de voyageurs (ce qui peut se comparer, en France, aux près de 8 millions de voyageurs par an du TGV Nord). C’est ce qu’a annoncé l’exploitant Southeastern, filiale commune du britannique Go-Ahead et de Keolis, précisant que 16 % des voyages à bord des trains régionaux à grande vitesse ont été effectués par des voyageurs qui ne prenaient pas le train auparavant. Ceci alors que deux tiers des usagers du rail voyagent maintenant à grande vitesse entre Londres et Canterbury, Ashford, Folkestone ou Douvres, contre 41 à 55 % sur les autres relations. Et selon une étude indépendante menée par l’association des usagers Passenger Focus, 95 % des voyageurs jugent « bon » ou « très bon » le service à bord des rames Hitachi Class 395.