Étiquette : Grande-Bretagne

  • London Underground teste le Wifi

    Le métro londonien a lancé le 1er novembre une expérience de six mois d’accès sans fil à Internet dans l’une des stations les plus fréquentées, Charing Cross, dans le centre de la capitale britannique. Le test est mené en partenariat avec BT Openzone, branche spécialiste du Wifi chez l’opérateur historique, qui fournira un accès gratuit à ses clients équipés d’un smartphone ou d’un ordinateur portable. Les clients des opérateurs mobiles disposant d’un crédit Wifi avec leur abonnement pourront aussi utiliser le service. Ce programme s’inscrit dans le projet Wifi du maire de Londres, Boris Johnson, qui souhaite transformer la ville en hotspot géant d’ici aux JO de 2012. Des bornes seront installées sur les lampadaires et les arrêts de bus notamment.

  • Les économies sur Crossrail pourraient retarder d’un an le projet

    Quoique « prioritaire » pour le DfT (ministère des Transports britannique), le projet londonien Crossrail n’échappe pas aux mesures d’austérité prises outre-Manche. Chiffré à 16 milliards de livres (18 milliards d’euros), ce projet de RER est – ouest, dont les travaux doivent commencer l’an prochain dans le centre de Londres, a récemment fait l’objet de modifications visant à en réduire le coût global. Déjà, l’étude portant sur la gare de Whitechapel a été entièrement refaite et la gare de Canary Wharf sera moins importante que prévu à l’origine. Mais il est en outre demandé aux ingénieurs où d’autres économies importantes seraient possibles. Autant de nouvelles études qui devraient reculer d’un an la date d’achèvement du projet, craint-on en interne. Actuellement, l’ouverture de Crossrail est prévue pour 2017.

  • Les offres pour HS1 seront remises avant le 29 octobre en Grande-Bretagne

    Les candidats à l’exploitation de la ligne ferroviaire à grande vitesse reliant Londres au tunnel sous la Manche, High Speed One (HS1), devront soumettre des offres fermes d’ici au 29 octobre, a annoncé l’agence Reuters, le 8 septembre. Le gouvernement britannique espère que la privatisation de cette ligne lui rapportera 1,5 milliard de livres, soit 1,2 milliard d’euros. Les investisseurs qui ont présenté des offres préliminaires pour cette concession de 30 ans ont été informés des résultats du premier tour. Trois consortiums seraient qualifiés pour le prochain tour d’enchères : GB Speedrail, qui regroupe Eurotunnel, Goldman Sachs Infrastructure Partners, Infracapital, le fonds de pension britannique Universities Superannuation Scheme et la filiale spécialisée dans les infrastructures de la Caisse des dépôts ; Morgan Stanley Infrastructure, 3i Infrastructure et le fonds souverain Abu Dhabi Investment Authority ; et Borealis Infrastructure, allié à deux fonds de pension canadiens de l’Ontario.

  • Un ICE à Londres le 17 octobre ?

    Un ICE empruntant le tunnel sous la Manche : la DB en rêve depuis longtemps. Ce pourrait être une réalité dans la nuit du 16 au 17 octobre prochain, date d’un trajet test qu’elle mènera jusqu’à Londres, si la Commission intergouvernementale de sécurité (CIG) donne son accord. Une première étape vers son but ultime : assurer un service régulier « dès 2012 ». Rüdiger Grube, qui évalue à 1,1 million le potentiel de passagers sur la ligne Francfort Londres, s’est déclaré le 1er septembre « très optimiste » sur ses chances d’obtenir une autorisation définitive, projet pour lequel il assure bénéficier du soutien de la SNCF. Le même jour, Nicolas Petrovic, le directeur général d’Eurostar, a dit vouloir profiter du nouveau statut de sa société, devenue une entreprise à part entière, pour proposer de nouvelles dessertes sur le continent.

  • La clim fait son apparition dans le métro de Londres

    Le 4 août, le métro de Londres a accueilli sa première rame climatisée, sur la ligne Metropolitan, dont une partie est à l’air libre. La clim est très attendue par les Londoniens car la température dans le métro peut devenir insupportable l’été à cause de sa profondeur et du manque de ventilation. En 2006, elle a atteint 47° à l’intérieur des rames ! Transport for London a indiqué que les rames climatisées devraient circuler à terme sur 40 % du réseau. Cependant, les lignes Northern, Bakerloo et Piccadilly, profondément enterrées, n’y auront pas droit, pour cause de manque d’espace pour les systèmes de climatisation. Des solutions sont tout de même à l’étude.

  • Eurostar fermé plusieurs heures jeudi

    Le trafic ferroviaire de l’Eurostar a été arrêté pendant plusieurs heures jeudi après la fermeture d’un tunnel en Grande-Bretagne pour raisons de sécurité, a annoncé la compagnie dans la nuit de jeudi à vendredi. Un porte-parole a déclaré à l’AFP que de la fumée avait été détectée dans un tunnel passant sous la Tamise à Londres et que le gestionnaire du réseau ferroviaire britannique avait décidé de suspendre le trafic. « Il y a eu des informations dans la soirée faisant état de fumée dans le tunnel. Pour de pures raisons de sécurité, le gestionnaire d’infrastructure Network Rail a pris la décision de suspendre le service sur cette ligne », a indiqué le porte-parole. Aucune fumée n’a par contre été enregistrée dans le tunnel passant sous la Manche, a-t-il ajouté. Les trafics ont repris vendredi matin.

  • Vinci remporte la moitié du contrat de rénovation de la station Victoria à Londres

    Le groupe français de BTP Vinci a remporté la moitié du contrat de rénovation de la station de métro Victoria à Londres. Le groupement Vinci Bam Nuttall, composé à 50-50 de Taylor Woodrow (filiale de Vinci Construction UK) et du groupe britannique Bam Nuttall, s’est en effet vu confié ce contrat de rénovation par Transport for London (TfL) pour un montant non communiqué. Le but est de moderniser et d’améliorer l’accès à la station, l’une des plus fréquentées et saturées de Londres, avec 80 millions de passagers par an. Le projet sera réalisé en deux phases avec d’abord la construction d’une nouvelle entrée et d’un nouvel espace de vente de billets (de 2011 à 2016), et ensuite l’installation d’ascenseurs et d’escaliers mécaniques (2018), dans l’espace actuel de vente de billets, dont la surface sera multipliée par deux.

  • La Commission donne son feu vert au « Nouvel Eurostar »

    La Commission européenne a approuvé vendredi 18 juin sous conditions le projet de création de l’entreprise commune « Nouvel Eurostar » par la SNCF et London Continental Railways (LCR). Nouvel Eurostar deviendra une entreprise commune autonome et indépendante, contrôlée par la SNCF et LCR, opérant le service Eurostar en France, au Royaume-Uni et en Belgique, précise l’AFP. Eurostar est pour l’instant une coopération entre la SNCF, EUKL (une filiale de LCR, ndlr) et la SNCB.
    SNCF, LCR et SNCB ont proposé une série d’engagements visant à assurer à de nouveaux entrants un accès aux services dans les gares internationales, ainsi que l’accès à des services de maintenance légère dans les dépôts. Les parties se sont par ailleurs engagées à céder un certain nombre de sillons au bénéfice de nouveaux entrants si ces derniers ne peuvent les obtenir dans les conditions normales d’allocation par les autorités gestionnaires d’infrastructures. La Commission a estimé que la nouvelle entité « n’entraverait pas de manière significative une concurrence » en Europe. Concurrence qui devrait rapidement venir de la DB.

  • Une autoroute de la mer entre la Grande-Bretagne et Espagne, deux fois moins cher que la route

    Le groupe Brittany Ferries met en place une autoroute de la mer entre la Grande-Bretagne et l’Espagne : soit cinq rotations hebdomadaires entre Portsmouth et Santander. Chaque ferry transporte 110 poids lourds. Grâce cette liaison, la compagnie maritime ambitionne de mettre à terme 40 000 camions par an sur ses navires, au lieu de 11 000 en 2009. Ainsi, la tonne-kilomètre (0,9 centimes d’euro par voie maritime) entre Londres et Madrid reviendrait-elle deux fois moins cher que par la route. Selon Christophe Mathieu, directeur de la stratégie du groupe Brittany Ferries, qui s’est exprimé dans un entretien à notre confrère La Tribune, le trafic annuel Madrid – Londres, estimé à 40 000 camions (à 25 tonnes l’unité), coûterait 59,2 millions d’euros, contre seulement 28,9 millions par la mer.

  • Le gouvernement britannique en faveur d’une deuxième LGV entre Londres et l’Ecosse

    C’est un discours historique que Lord Adonis, ministre des Transports britannique, a prononcé le 11 mars, annonçant la stratégie du gouvernement britannique en matière de grande vitesse ferroviaire « entre Londres et les grandes villes des Midlands, du Nord et de l’Ecosse », basée sur le rapport remis en décembre dernier. A terme, la deuxième ligne nouvelle, soit en anglais High Speed 2 ou HS2, formerait un « réseau en Y » totalisant 335 miles (540 km), permettant aux trains de relier Londres aux grandes villes du nord-ouest de l’Angleterre « à 250 mph maximum » (400 km/h), et de poursuivre vers le nord de l’Angleterre et le sud de l’Ecosse.
    Pour Lord Adonis, « six raisons principales » justifient le lancement de ce projet d’envergure : la capacité de l’actuelle ligne de la Côte ouest (West Coast Main Line), qui devrait atteindre ses limites en dépit des milliards de livres investis pour sa modernisation, les gains de temps, qui devraient dépasser la demi-heure, la possibilité « historique » d’interconnecter le réseau ferré britannique, qui n’a toujours pas surmonté les divisions entre les compagnies concurrentes du XIXe siècle, l’établissement d’une gare de correspondance entre HS2 et le projet de « RER londonien » Crossrail, qui permettrait de gagner l’aéroport de Heathrow en un seul changement, le développement durable et, enfin, un rendement de « deux livres pour chaque livre investie ».
    Pour commencer, le tronc commun de 120 miles (190 km) entre Londres et Birmingham, chiffré entre 15,8 et 17,4 milliards de livres (17,4 à 19,2 milliards d’euros au cours actuel), devrait être terminé à l’horizon 2026. Son itinéraire quitterait la gare londonienne d’Euston, qui devra être restructurée, pour gagner la gare de correspondance avec Crossrail, à l’ouest de la gare de Paddington et poursuivre vers l’ouest sans effectuer de détour par l’aéroport de Heathrow.
    Etablie parallèlement à la ligne partagée par les métros vers Amersham et les trains vers Aylesbury, la ligne nouvelle quitterait l’agglomération londonienne par le tracé du Great Central, chemin de fer abandonné depuis plus de quarante ans, avant d’obliquer vers l’agglomération de Birmingham. Une gare devrait être établie à proximité de l’aéroport international de cette ville (déjà desservi par la ligne classique) et de l’important centre d’exposition voisin. A l’ouest du centre de Birmingham, la ligne nouvelle se ramifierait entre une antenne vers la gare de Curzon Street et une branche finissant par se raccorder à la ligne classique au niveau de Lichfield, dans le nord de l’agglomération.
    Pour relier Londres à Birmingham en 49 minutes environ, le gouvernement britannique envisage des trains autorisés à 360 km/h minimum, au gabarit européen, longs de 400 mètres (comme une unité double de TGV) et comptant jusqu’à 1 100 places assises. Mais la ligne nouvelle, qui devrait présenter une capacité initiale de 14 trains par heure, devrait également voir passer des trains au gabarit britannique pour les dessertes au-delà de Birmingham.
    Les fournisseurs de ces futurs trains ont (presque) tout leur temps devant eux, vu que l’inauguration de la HS2 devrait attendre une bonne quinzaine d’années, si tout se passe comme prévu. En effet, sa réalisation impliquera certainement des démolitions par centaines et un important financement public. Enfin, l’annonce d’un tel projet, assez consensuel et pouvant créer « jusqu’à 10 000 emplois », n’est certainement pas innocente en cette période préélectorale. L’opposition conservatrice n’a d’ailleurs pas manqué de critiquer le fait que la ligne nouvelle ne desserve par l’aéroport de Heathrow, même si Lord Adonis ne ferme pas la porte à cette possibilité, tout en estimant que ce détour reviendrait très cher par rapport à son intérêt. D’autant plus que les terminaux de Heathrow, déjà desservis par le rail, sont éclatés autour de trois sites distincts.
     

    Patrick LAVAL