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Étiquette : Grande vitesse
Maroc : coopération renforcée entre l’ONCF et l’Adif espagnole
Réunis le 14 septembre au Centre des technologies ferroviaires de Málaga, les responsables de l’Office national des chemins de fer marocains et ceux de l’Adif (le RFF ibérique) ont donné deux axes à la coopération relancée en juillet dernier à Rabat entre Mohamed Rabie Khlie (ONCF) et Antonio González Marin (Adif). D’abord, l’Adif conseillera le Maroc pour la valorisation des gares (commerces, intermodalité, intégration urbaine). A commencer par celles de Casablanca, Rabat-Agdal, Kenitra, Tanger et Oujda. Ensuite, va s’intensifier l’implantation du système de régulation du trafic Da Vinci, conçu par la société espagnole Indra et l’Adif et utilisé sur les lignes AVE hispaniques. Ce projet d’un montant de 3 millions d’euros concerne le réseau conventionnel ainsi que la section à grande vitesse en chantier entre Kenitra et Tanger.
Thalys poursuit son chemin jusqu’à l’aéroport de Bruxelles
A partir du 30 octobre, les passagers au départ de Paris pourront facilement aller prendre l’avion à l’aéroport de Bruxelles. Un aller-retour quotidien en Thalys va être mis en place, permettant de relier Paris à l’aéroport belge, à Zaventem. La société qui relie à grande vitesse Bruxelles, mais aussi Cologne ou Amsterdam, a noué un partenariat avec deux compagnies aériennes, Jet Airways et Brussels Airlines, pour acheminer par train jusqu’à l’aéroport belge leurs passagers aériens venant de Paris. Le voyageur aura en poche un seul billet combiné air-fer et pourra procéder à son préenregistrement dans les gares. Le système informatique mis au point permet à la compagnie aérienne d’aller directement « piocher » le billet de train dans le système de réservation de Thalys. Les prévisions tablent sur une centaine de voyageurs concernés chaque jour.
LGV SEA : Tata Steel fournira les rails
Tata Steel (anciennement Corus) a remporté la commande de fourniture de 84 000 t de rails destinés à la future LGV Sud Europe Atlantique (Tours – Bordeaux, 302 km). L’acier sera produit sur le site de Scunthorpe (Royaume-Uni), avant d’être laminé à l’usine Tata Steel Rail France de Hayange (Lorraine) sous forme de rails de 108 m livrables dès 2014. L’entreprise fournira également les aiguillages et passages à niveau au consortium de construction Cosea, pour un contrat d’un montant d’environ 80 millions d’euros.

Nicolas Sarkozy : « Le TGV, c’est la France »
« Le TGV, c’est la France », a lancé le président de la République en inaugurant la première phase de la LGV Rhin-Rhône, dans la gare nouvelle de Belfort-Montbéliard, le 8 septembre. Et comme cette inauguration a eu lieu, à quelques jours près, trente ans après celle du premier TGV, Nicolas Sarkozy a rappelé l’importance historique du programme TGV, et confirmé la deuxième phase de la branche Est tout juste achevée. Rappelant qu’en 2009 il avait demandé que près de 70 millions soient débloqués pour achever les études et engager les acquisitions foncières inhérentes à la construction de cette 2e phase, il a annoncé, comme le souhaitaient les élus régionaux, « le commencement des travaux au plus tard en 2014 ». Par ailleurs, nouvelle qui intéresse particulièrement la Suisse, la réouverture de la ligne Belfort – Delle est promise à l’horizon de 2015. Au-delà de la LGV Rhin-Rhône, ce sont quatre lignes, a rappelé le chef de l’Etat, qui sont dès aujourd’hui lancées, dont trois sont en travaux (SEA, BPL et 2e phase du TGV Est), tandis que le chantier du contournement de Nîmes et Montpellier devra commencer début 2012.
Le président de la République a aussi rappelé l’effort de renouvellement de voies en cours, qui se traduit par un doublement, avec 1 000 km par an, au lieu des 500 km qui ont été la règle entre 1994 et 2005. Effort indispensable, faute de quoi, si l’on en était resté au rythme précédent, « les experts prédisaient qu’il faudrait fermer à la circulation les deux tiers du réseau français d’ici à 2025 », a-t-il affirmé.
Concernant l’industrie ferroviaire, Nicolas Sarkozy veut aider à l’indispensable restructuration de la filière, afin qu’elle puisse conquérir des parts de marché. 150 millions seront apportés à l’Ademe, dans le cadre d’un appel à manifestation d’intérêt sur le train à grande vitesse du futur. Si le mécanisme précis de cet apport n’est pas connu, on ne cache pas, chez Alstom, qu’il s’agit d’une excellente nouvelle. Récusant toute tentation protectionniste, Nicolas Sarkozy a insisté sur la nécessité d’une concurrence loyale, et déclaré : « J’entends demeurer extrêmement vigilant pour que l’ouverture de notre marché national s’accompagne aussi d’une ouverture réciproque sur les marchés intérieurs de nos principaux concurrents. » De plus, rappelant que le TGV français avait transporté 2 milliards de voyageurs en trente ans sans aucun accident sérieux, il a souligné, pensant évidemment à la Chine, que certains de nos amis n’ont pas eu cette chance, et martelé : « La sécurité fait partie de la loyauté de la concurrence. » Mais une large partie du discours s’adressait directement aux cheminots. Le président de la République a rappelé qu’à ses yeux la réforme de leur régime de retraite s’imposait, ainsi que la mise en œuvre d’un service minimum en cas de grève. Tout à fait conscient que ce discours ne plairait pas à ceux à qui il l’adressait, il a enfoncé le clou, en se plaçant dans la même logique que celle de la réforme générale des retraites ou que le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Autant de dispositions selon lui nécessaires pour limiter les dépenses passives, afin de se consacrer à l’investissement. Nicolas Sarkozy a de fait lancé les assises du ferroviaire, dont la séance plénière d’ouverture va se tenir le 15 septembre. Dans ce cadre, il lui paraît « fondamental que l’Etat puisse indiquer aussi bien à la SNCF qu’à RFF ce que sera la trajectoire de leurs coûts et de leurs recettes au-delà de 2013 et de manière pluriannuelle ». Dans un avenir plus immédiat, Nicolas Sarkozy n’a pas manqué de souligner que la période actuelle de développement et de renouvellement du réseau allait se traduire par une gêne auprès des usagers. Discours que tiennent déjà le gouvernement, la SNCF, RFF, et qui a été répercuté au plus haut niveau de l’Etat.F. D.

Nicolas Sarkozy confirme les ambitions de la France en matière de TGV
Lors de l’inauguration de la branche Est de la LGV Rhin-Rhône, ce jeudi 8 septembre, dans la gare de Belfort-Montbéliard, le président de la République, Nicolas Sarkozy, a confirmé les ambitions françaises en matière de grande vitesse. En pleine période de coupes budgétaires, le Président a soutenu que la France allait « investir comme jamais » dans le domaine ferroviaire. Il a annoncé que la seconde phase des travaux de la branche Est allait commencer au plus tard en 2014. Par ailleurs, 150 millions d’euros devraient être alloués à l’Ademe dans le cadre du développement du programme TGV du futur. Nicolas Sarkozy a enfin indiqué que la concurrence dans le domaine ferroviaire devrait s’exercer de manière loyale.
La traversée souterraine à grande vitesse de Barcelone en cours d’aménagement
Après la jonction des équipes le 26 juillet dernier, le tunnel de 5,8 km permettant à la grande vitesse de passer sous Barcelone va être peu à peu doté de ballast, rails et caténaires. Reliant La Sagrera au nord-est à la station de Sants, il nécessite un réaménagement des quais est de cette gare centrale. 179 millions d’euros ont été consacrés au forage du tunnel, et Adif (le RFF espagnol) compte toujours clore Barcelone – Figuerès pour fin 2012.
Premier tronçon à grande vitesse en Galice
Le 10 décembre prochain, sera mise en service la section à grande vitesse entre Ourense-Santiago et Coruña (La Corogne), avec une année d’avance et après un investissement de 3,3 milliards d’euros. Situé à l’extrême nord-ouest de la péninsule, ce sera le premier tronçon de la grande vitesse entre Madrid et la Galice, prévue pour 2015. Longue de 150 km avec 59 % de son parcours en tunnel ou en viaduc, cette section emprunte une partie de « l’axe atlantique » en (re)construction de La Corogne à la frontière portugaise. Pour cette raison, la partie inaugurée en décembre prochain sera à écartement large, mais électrifiée en courant alternatif. Depuis août, des essais sont en cours entre Ourense et Santiago avec des rames S120 (à écartement variable et bicourant).
La liaison vers l’aéroport de Madrid-Barajas inclura la voie UIC
Afin de permettre l’arrivée des trains à grande vitesse directement sous le terminal 4 de l’aéroport de Madrid-Barajas, la ligne quasi achevée depuis la gare de Chamartin sera dotée d’une voie UIC puis, dans l’enceinte de l’aéroport, d’un troisième rail. Une rallonge de 26 millions d’euros pour une facture totale de 216 millions d’euros.
La LGV Bayonne – frontière renvoyée aux calendes basques
«La construction de la ligne nouvelle sera subordonnée au constat que la ligne actuelle est proche de la saturation. » Cette déclaration, le 2 septembre, du préfet de la région Aquitaine décale d’au moins quinze ans la réalisation d’une LGV qui, depuis Bayonne, ferait la jonction avec l’Espagne. La saturation était évoquée pour 2020, elle l’est aujourd’hui pour 2035, selon le volume de fret échangé avec l’Espagne. Un « observatoire du trafic » (élus, Etat, RFF) est mis en place, et les sondages amorcés sont différés. Pour autant, le tracé va se préciser sur les 35,6 km prévus dont 8,3 en viaducs et 13,5 en souterrain. Chaque kilomètre en Pays basque revient à 55 millions d’euros, contre 12 dans les plates Landes. La ligne serait mixte (fret/voyageurs), parcourable à 220 km/h avec une seule gare à Bayonne, moyennant deux raccordements.
LGV Pays Basque : le ministère des Transports relance les discussions
Le ministre des Transports, Thierry Mariani, a reçu le 2 septembre des élus basques, ainsi que la députée des Pyrénées-Atlantiques Michèle Alliot-Marie, pour relancer les discussions autour de la construction d’une nouvelle ligne à grande vitesse (LGV) au Pays Basque. La députée, comme les maires des communes concernées par le tracé de cette nouvelle ligne, s’oppose à ce projet et plaide en faveur d’une modernisation de la voie existante. Le ministre a rappelé que des études vont être faites pour savoir quand la ligne actuelle sera saturée et qu’un observatoire du trafic sera créé, en association avec les élus locaux, afin de déterminer quand la construction d’une nouvelle ligne sera nécessaire. « À l’issue de l’ensemble de ces procédures et après un constat partagé que les voies existantes sont saturées et ne permettent plus de répondre aux besoins de trafic, la construction d’une ligne nouvelle entre Bayonne et l’Espagne pourra être engagée », conclut le ministère.