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Étiquette : Grande vitesse
Consensus sur la LGV interconnexion Sud Ile-de-France
Oui à la ligne à grande vitesse d’interconnexion au sud de l’Ile-de-France. D’après la commission nationale du débat public (CNDP) qui a présenté ses conclusions le 12 juillet, il y a un consensus sur ce projet défendu par RFF pour améliorer le réseau existant en permettant aux TGV d’effectuer des parcours de province à province sans passer par Paris. RFF souhaite aussi renforcer l’intermodalité entre le TGV et l’avion grâce à la création d’une gare à l’aéroport d’Orly, ce qui a fait l’objet d’un consensus durant les débats. Deux tracés ont aussi été retenus, l’un reliant Massy-Orly et Valenton-Limeil-Brévannes grâce à un tunnel de 18 km, avec éventuellement la création d’une gare à Villeuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) pour un coût 3,1 milliards. L’autre desservirait le secteur de Sénart (Seine-et-Marne), avec un tunnel de 31 km et une gare à Lieusaint (3,3 milliards d’euros). RFF devrait faire connaître sa position au cours de son prochain conseil d’administration le 22 septembre.
Le maire de Londres s’oppose au projet HS2
Le maire de Londres, Boris Johnson, ne soutiendra pas le projet de liaison ferroviaire à grande vitesse entre la capitale et Birmingham, à 170 km au nord, baptisée HS2 (High Speed 2), à moins que la section de Londres ne soit entièrement souterraine, selon une lettre publiée le 3 juillet par le Sunday Telegraph. Mais cela augmenterait les délais et surtout les coûts de construction alors qu’il est le seul programme d’infrastructure majeur (une vingtaine de milliards d’euros) sauvé des coupes budgétaires du gouvernement. Lancée le mois dernier, la consultation publique a permis de prendre la mesure de la mobilisation des opposants au projet. Le gouvernement estime pourtant avoir fait preuve de prudence, visant un début des travaux en 2017 pour une inauguration en 2026. Birmingham serait alors à 50 min de Londres, contre 1h30 actuellement. L’objectif est, à plus long terme, de prolonger la ligne jusqu’à l’Ecosse via deux branches, l’une passant par Manchester et l’autre par Leeds.
Lyon – Turin : vers des travaux en deux temps
La commission intergouvernementale (CIG) italo-française a approuvé le phasage des travaux de la liaison Lyon – Turin, lors d’une réunion à Rome le 6 juillet. Cette décision laisse présager une réalisation du chantier en deux temps : primo, la construction du tunnel de base sous les Alpes ainsi que la réalisation de la nouvelle gare de Suse. Secundo, la réalisation de la Ligne Suse – Turin. Entre les deux phases de chantier, l’Italie, qui veut échelonner les investissements, se contenterait de raccorder la ligne sortant du tunnel à une ligne historique jusqu’à Turin. Lors de cette réunion, la CIG a aussi évoqué les négociations entre les deux pays à propos de l’avenant au traité fondateur. Une signature doit avoir lieu rapidement pour ne pas perdre des financements européens.
E. K.

LGV Lyon – Turin : un chantier pris d’assaut au Val de Suse
Au moins 76 policiers et carabiniers et une quinzaine de manifestants ont été blessés lors de l’assaut lancé le 3 juillet par des opposants à un chantier du tunnel de la ligne à grande vitesse Lyon – Turin dans le Val de Suse (nord de l’Italie), selon un bilan des autorités italiennes. Cocktails molotov, pierres, bouteilles remplies d’ammoniaque ont été lancés sur les forces de l’ordre qui ont répliqué. Des échauffourées avaient déjà eu lieu le 27 juin. Rappelons que la France et l’Italie ont signé en 2001 un accord pour la construction de la ligne à grande vitesse Lyon – Turin, jugée stratégique pour le réseau européen. Elle doit raccourcir le trajet entre Paris et Milan à 4 heures contre 7 actuellement, mais elle suscite une forte opposition dans le Val de Suse. Le gouvernement italien a déclaré qu’il ne cédera pas face aux violences et que le chantier sera poursuivi. Son coût total est estimé à plus de 15 milliards d’euros, dont une partie financée par l’Union européenne.
Portugal : le nouveau gouvernement gèle le TGV avec l’Espagne
L’équipe qui vient d’arriver au pouvoir à Lisbonne a rendu public, le 28 juin, le gel de la ligne à grande vitesse entre la capitale portugaise et Madrid. Mettant en avant des considérations financières, le récent vainqueur des élections, Pedro Passos Coelho (Parti social-démocrate, PSD), a présenté devant le Parlement portugais son programme de gouvernement, incluant la suspension du projet de LGV, « le temps de le réévaluer avec des coûts et un calendrier nouveaux ». Côté portugais, la moitié des travaux ont déjà été adjugés, fonds européens à l’appui, tandis qu’en Espagne les chantiers sont déjà très avancés, notamment dans les provinces de Cáceres et Badajoz (Esrémadure).
Bretagne – Pays de la Loire : feu vert de l’Afitf au financement de la LGV
Le conseil d’administration de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf) a approuvé, le 23 juin, sa contribution à la LGV Bretagne – Pays de Loire (BPL), qui lui coûtera 2,15 milliards d’euros d’ici 2036. L’Afitf a donné son feu vert à Dominique Perben, son nouveau président, pour la signature de la convention de financement et de réalisation des 214 km de ligne nouvelle, dont 182 de LGV entre Le Mans et Rennes, ainsi que pour la « virgule » de Sablé-sur-Sarthe. Selon RFF, cette signature devrait intervenir « dans les toutes prochaines semaines ». 950 millions seront affectés aux travaux, le solde allant aux frais financiers du montage du PPP (25 ans et 3,4 milliards d’euros) avec Eiffage et aux loyers à acquitter entre 2016 et la mise en service prévue en 2036. La LGV permettra de gagner 37 minutes entre Paris et Rennes et 22 minutes sur un Paris – Laval. Ce PPP « permet de mobiliser immédiatement un financement privé important, non seulement couvrant la part de l’investissement équilibrée par des recettes futures, mais permettant également un échelonnement dans le temps de la part publique, puisque les paiements de l’Afitf pour le compte de l’Etat s’étendront jusqu’en 2036 », a précisé l’agence.
LGV Bordeaux – Espagne : le tracé se précise
Réuni le 24 juin, le comité de pilotage des grands projets du Sud-Ouest (GPSO) a décidé d’un tracé quasi définitif pour la future LGV entre Bordeaux et l’Espagne et de Bordeaux à Toulouse. L’hypothèse retenue est celle qui avait été proposée par RFF. Depuis septembre dernier, le fuseau de 1 000 m avait été défini, cette fois-ci, il s’agit d’« une hypothèse de tracé sur la quasi-totalité des 410 km du projet, a expliqué le préfet coordonnateur, Patrick Stefanini. Ça n’est pas l’étape finale mais une étape décisive. » Il reste tout de même deux points noirs et quatre hypothèses à creuser dans le Tarn-et-Garonne, le Lot-et-Garonne et au Pays basque. Des études complémentaires d’approfondissement et d’optimisation seront réalisées sur deux sections où il y a des « difficultés géotechniques et environnementales » : à Biriatou et à l’entrée d’Arcangues. L’étape finale est attendue pour la fin de l’année avec le choix du tracé, soumis à l’approbation du Premier ministre, puis l’enquête d’utilité publique à l’automne 2012.
Le gouvernement Obama fait des appels du pied à l’industrie ferroviaire espagnole
Venu en Espagne voir sur pièce « le meilleur système de grande vitesse au monde », le secrétaire d’Etat américain aux Transports, Ray LaHood, a encouragé le 17 juin les industriels ibériques (notamment CAF et Talgo) à s’engager dans la construction du réseau de LGV prévu aux Etats-Unis. Déjà, CAF lui a signifié son intention de répondre aux appels d’offres pour le matériel roulant sur Boston – Washington, Detroit – Chicago et Los Angeles – San Francisco. Le Congrès américain a approuvé une enveloppe budgétaire de 5,6 milliards d’euros pour ces premières lignes et, selon Ray LaHood, trente entreprises étrangères ont déjà montré leur intérêt.
Lyon – Turin : maintenant ou jamais ?
Encore une fois, la LGV Lyon – Turin joue avec le feu. Malgré les menaces de l’Europe, le chantier de la galerie de reconnaissance de la Maddalena (7,5 km, 143 millions d’euros) n’avait toujours pas commencé à l’heure de notre bouclage. Début juin, Siim Kallas, le commissaire européen en charge des transports, a pourtant fait savoir qu’il donnait jusqu’à la fin du mois à la France et l’Italie pour honorer leurs engagements pris en mars. S’ils ne veulent pas perdre 9 millions d’euros de financements européens, les deux pays doivent signer l’avenant au traité fondateur de la partie transfrontalière, approuver le projet préliminaire de la portion italienne de la partie transfrontalière et lancer les premiers travaux dans la Botte, ceux de la galerie de reconnaissance de la Maddalena. Si ces engagements ne sont pas respectés, des fonds seront supprimés « et peut-être tout le projet », s’est alarmé le quotidien turinois La Stampa. Depuis plusieurs semaines, les manifestations d’opposants au projet se sont multipliées sur le site de la Maddalena. Cette mobilisation inquiète, alors qu’en 2005 des manifestations avaient conduit à l’annulation du chantier et à l’élaboration d’un nouveau tracé. A ce problème, s’ajoute le fait que – selon la presse italienne – la Botte réclame désormais une répartition des coûts 50-50 pour la partie transfrontalière (pour l’instant, elle devait être financée à 30 % par l’UE, le reste étant divisé ainsi : 63 % Italie, 37 % France). La signature de l’avenant au traité pourrait donc être retardée par des tractations.
