Étiquette : Grande vitesse

  • Saipem construira la LGV Treviglio – Brescia

    L’ingénieriste italien Saipem (filiale du géant pétrolier ENI) va construire une ligne ferroviaire à grande vitesse et à grande capacité entre Treviglio et Brescia, en Lombardie. Ce marché de plus de 700 millions d’euros a été attribué par le gestionnaire du réseau Rete Ferroviaria Italiana (groupe FS) au consortium Cepav Due, détenu par Saipem à 52 % et qui rassemble également les constructeurs italiens Pizzarotti, Condotte et Maltauro. Il prévoit la réalisation de 39 km de LGV et de 12 km d’interconnexion avec la ligne existante. Saipem, dont l’activité principale est l’exploration et l’ingénierie pétrolière, a déjà réalisé, à travers le consortium Cepav Uno, la LGV Milan – Bologne, en service depuis décembre 2008.

  • LGV Basque : nouvelle étude

    Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre de l’Écologie, a annoncé le 6 juin un prochain rapport sur l’opportunité du projet de LGV traversant le Pays Basque. Fin avril, des élus des communes concernées par cette traversée avaient réaffirmé leur hostilité à ce projet « dévastateur ».

  • Grande vitesse : un débat à l’automne pour le doublement de la ligne Paris – Lyon

    Le débat public sur le projet de ligne à grande vitesse Paris – Orléans – Clermont-Ferrand – Lyon devrait avoir lieu entre octobre 2011 et la fin janvier 2012. L’un des objectifs de cette liaison est d’assurer à terme un temps de parcours inférieur à deux heures entre Paris et Clermont-Ferrand.
     

  • Obama redistribue les subventions du TGV de Floride

    Obama redistribue les subventions du TGV de Floride

    L’administration Obama n’en démord pas. Malgré les coups de boutoirs des républicains, désormais majoritaires à la Chambre des représentants, elle a réaffirmé sa « vision » d’un réseau national de trains à grande vitesse desservant 80 % de la population américaine dans vingt-cinq ans. Le secrétaire aux Transports, Ray LaHood, a triomphalement annoncé le 9 mai qu’il distribuait 2,02 milliards de dollars pour la modernisation des chemins de fer. Cette somme vient des 2,4 milliards que le même LaHood avait donnés pour la grande vitesse en Floride et que le gouverneur de l’Etat Rick Scott lui a rendus quand il a enterré le projet en février… avant que le Congrès ne récupère 400 millions au passage début avril pour faire des économies (de même qu’il a supprimé les crédits supplémentaires prévus pour 2011).
    La manne fédérale est répartie entre 22 projets concernant 15 Etats. C’est le « Corridor nord-est » (Washington – Philadelphie – New York – Boston), notoirement surchargé, qui en récupère la plus grande part, avec 795 millions de dollars. Ceux-ci seront surtout consacrés à des renforcements de capacité à New York et à l’aménagement d’une quarantaine de kilomètres parcourables à 260 km/h. Dans le Midwest, 404 millions doivent permettre d’améliorer les liaisons Chicago – Detroit et Chicago – Saint Louis. La Californie recevra 300 millions de plus afin de porter à 220 km la longueur du premier tronçon de ligne à grande vitesse construit dans la Central Valley, tandis que le Texas aura 15 millions pour étudier un TGV entre Dallas et Houston. Enfin, 336 millions sont destinés à l’achat de matériel roulant « high-tech », destiné à la Californie et au Midwest. Il devra être produit aux Etats-Unis.    

     

    F. E.

  • Chine : deux chantiers de lignes à grande vitesse arrêtés

    Le ministère chinois de l’Environnement a ordonné l’arrêt de la construction de la ligne à grande vitesse de 261 km de long devant relier, à la vitesse de 350 km/h, les villes de Tianjin et Qinhuangdao, dans le Hebei. Cet ordre exceptionnel serait motivé par le fait que le chantier avait subi des modifications importantes sans que le ministère de l’Environnement soit consulté et donne son avis. Ledit ministère avait déjà, fin avril, exigé l’arrêt d’un autre chantier, visant la conversion de la ligne conventionnelle Qingdao – Jinan, dans la province du Shandong, en une ligne à grande vitesse (250 km/h) qui n’avait pas passé les tests d’impact sur l’environnement. On ne sait pas encore exactement si ces ordres sont définitifs ou temporaires. Adressés aux entreprises en charge des chantiers, et non directement au ministère des Chemins de fer (MOR), ils évitent de faire perdre la face à ce dernier, qui n’en est pas moins incontestablement le destinataire final. L’avenir dira si ces injonctions constituent les premiers éléments d’une véritable stratégie pour geler ou freiner le programme à grande vitesse chinois, passablement critiqué dans le pays depuis la mise à pied pour corruption de l’ancien patron du MOR, Liu Zhijun.

  • Chine : la grande vitesse en question

    Chine : la grande vitesse en question

    A partir du mois de juillet, les trains à grande vitesse chinois seront limités à 300 km/h, alors qu’ils atteignent parfois 350 km/h, a déclaré le 14 avril le nouveau ministre des Chemins de fer, Sheng Guangzu, dans une interview au Quotidien du peuple. « Il y aura des trains directs, d’autres marqueront des arrêts dans chaque région, et il y aura le choix entre deux prix pour satisfaire les besoins de tous les usagers », a proclamé le ministre. Les travailleurs migrants ont du mal à s’offrir des TGV de plus en plus chers et sont obligés de se rabattre sur des trains lents de plus en plus rares. Cette mesure doit permettre aussi de renforcer la sécurité des trains. La Chine possède le premier réseau de lignes à grande et très grande vitesse au monde, long de 8 358 km. Le réseau doit être étendu à 13 000 km en 2012 et à 16 000 km en 2020. La ligne Pékin – Shanghaï, 1 300 km, qui doit ouvrir en juin, devait être circulée à 350 km/h, comme sur celle déjà ouverte entre Wuhan et Canton. Au total, la Chine va investir entre 2011 et 2015 quelque 2 800 milliards de yuans (296 milliards d’euros) pour construire environ 30 000 km de lignes de chemin de fer, selon le ministre.
        

    (D’après AFP)

  • Le successeur sud-coréen du TGV a des ennuis

    Une rame du train à grande vitesse sud-coréen KTX-II a été rappelée le 11 mai par son constructeur Hyundai Rotem, à la demande de l’exploitant Korail. Deux fissures importantes ont été découvertes dans les structures qui soutiennent les dispositifs – 500 kg situés sous le corps du train – de ralentissement. « Le décrochement de ces dispositifs sur les rails aurait eu pour conséquence le déraillement du train », s’alarme un expert cité par l’agence de presse Yonhap.
    Au lendemain de ce rappel, Korail a annoncé une réduction du nombre de voitures et de la fréquence des services à grande vitesse, afin de mener des inspections approfondies de l’ensemble de son matériel roulant. 46 rames du KTX-1 (le TGV Réseau vendu par Alstom en 1994) et 19 rames de son successeur construit localement, le KTX-II, sont en circulation. C’est la première fois qu’un KTX-II est rappelé depuis sa mise en service, en mars 2010. L’incident est le dernier d’une série de défaillances techniques rencontrées par le KTX-II. En février, l’un d’entre eux a déraillé dans un tunnel à Séoul. Ces problèmes fragilisent les ambitions exportatrices de Hyundai Rotem, qui convoite d’importants contrats à l’étranger, notamment au Brésil et en Californie.
    Les déboires ferroviaires sud-coréens font aussi irruption dans la rubrique des faits divers : le 4 mai, un passager complètement saoul a forcé l’ouverture d’une porte d’un KTX-1 alors que celui-ci roulait à 300 km/h. Pendant 10 minutes, les violents courants d’air ainsi créés ont provoqué la panique à bord. Arrêté par la police, le passager a déclaré : « Je manquais d’air, alors j’ai ouvert la porte. »
    Frédéric OJARDIAS

  • Russie : les RZD veulent privilégier la grande vitesse

    Deux lignes ferroviaires à grande vitesse, Moscou – Saint-Pétersbourg et Moscou – Nijni Novgorod – Kazan, pourraient être mises en place à l’occasion de la Coupe du monde de football 2018 qui se déroulera en Russie, a écrit dans son blog le PDG des Chemins de fer russes (RZD), Vladimir Iakounine. « Je ne peux pas révéler tous les détails de ce projet : sa conception bat son plein et la version définitive doit être prête d’ici la mi-mai », y indique-t-il. Le patron des RZD précise toutefois qu’il s’agit de « construire deux lignes ferroviaires permettant de circuler à des vitesses allant de 300 à 400 km/h » et que l’entreprise ferroviaire s’applique actuellement à trouver une formule optimale pour le transport de passagers entre les villes qui accueilleront le Mondial 2018. Il conclut que « l’accent sera mis sur les grandes vitesses ».

  • Japon : la ligne du Tohoku Shinkansen en service

    La ligne de train à grande vitesse reliant Tokyo à Sendai, principale ville du nord-est du Japon, a repris le 25 avril, près de six semaines après le violent séisme et le tsunami qui ont dévasté cette région. Selon le groupe East Japan Railway (JR East), la ligne du Tohoku Shinkansen devrait être opérationnelle à compter du 29 avril.

  • Interconnexion Sud : le barreau manquant en Ile-de-France

    A l’heure où les projets de TGV foisonnent, laissant planer le doute sur leur réalisation, un projet sort du lot aux yeux de Réseau ferré de France : la ligne à grande vitesse d’interconnexion au sud de l’Ile-de-France. Depuis décembre, il fait l’objet d’un débat d’utilité publique, qui doit s’achever le 20 mai.
    Si à l’est de l’Ile-de-France une ligne de contournement a déjà été réalisée pour permettre aux trains à grande vitesse de faire des parcours de province à province sans passer par Paris, au sud, une ligne classique, la grande ceinture entre Massy et Valenton, est utilisée par tous types de trafic. Le projet d’interconnexion Sud consiste à créer une nouvelle ligne dédiée aux TGV qui relient la LGV Atlantique aux autres LGV desservant le sud-est, l’est et le nord de la France. Ce qui permettrait notamment de redonner de la capacité à la ligne classique pour le RER C et de désaturer les gares parisiennes. Trois scénarios sont examinés, allant de 1,4 milliard d’euros pour une ligne de 16 km à 3,3 milliards pour une liaison de 31 km largement souterraine et comprenant deux gares nouvelles.