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Étiquette : Grande vitesse
Report de la réunion de financement de la LGV Est
La réunion de signature du plan de financement de la seconde phase du TGV Est (Baudrecourt – Strasbourg) a été reportée pour la troisième fois. Le bouclage est attendu pour le 1er septembre. Si les collectivités alsaciennes ont trouvé un accord sur la clé de répartition et si celles de Champagne-Ardenne ont obtenu les garanties qu’elles souhaitaient, en Lorraine, la polémique perdure autour de la réalisation d’une nouvelle gare d’interconnexion à Vandières. Le coût de cette phase est estimé à 2,1 milliards d’euros. Le blocage concerne 80 millions d’euros, « soit 3,8 % du coût total prévisionnel. 6500 emplois sont concernés », rappelle de son côté la FNTP qui demande à l’État de ne plus différer le lancement de la procé ;dure d’appel d’offres de travaux. Car il s’agit de l’une des 4 lignes à grande vitesse du plan de relance, et le risque de reporter le lancement du chantier, programmé pour mi-2010, grandit.
Dans lattente des subventions TGV, les industriels américains se positionnent
Les États candidats à des subventions fédérales, dans le cadre du programme américain à grande vitesse, avaient jusqu’au lundi 24 août pour remettre leur dossier de candidature. Les premières annonces de financement devraient intervenir fin septembre, début octobre, a indiqué à l’AFP un porte-parole du ministère américain des transports. Plus d’un milliard de dollars par an devrait être attribué sur une période de 5 ans. Après le couple Alstom/SNCF et les industriels espagnols, les Allemands et les Canadiens ont manifesté cet été leur intérêt pour la grande vitesse américaine. Selon l’hebdomadaire le Spiegel, Siemens et la DB proposeront leur expérience de constructeur et d’opérateur de l’ICE 3 et Bombardier, en voisin, fait valoir sa bonne connaissance des règles en vigueur aux États-Unis et son implantation industrielle locale, selon l’agence de presse La Presse Canadienne.
LGV Pékin Shanghai pour 2012
Zhang Shuguang, directeur des transports du Ministère chinois des chemins de fer (MOR) vient d’annoncer, dans une interview au China Daily, que la ligne à grande vitesse Pékin – Shanghai, 1318 km de long, dont la construction a débuté en avril 2008, sera achevée en 2011 et que la mise en service aura lieu en 2012. Le MOR a par ailleurs indiqué que deux nouvelles lignes à grande vitesse seront prochainement mises en chantier : Pékin – Zhangjiakou en août 2009, et Pékin – Tangshan en octobre.
LGV : appel doffres pour Le Mans Rennes
Le protocole de financement de la LGV Bretagne – Pays de la Loire a été signé le 29 juillet au ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer. Conformément au protocole d’intention du 29 juillet 2008, la ligne de 182 km, estimée à 3,4 milliards d’euros, sera financée par l’Etat (environ 1 milliard), les collectivités territoriales (900 millions pour la Bretagne, 100 millions pour les Pays-de-la-Loire) et RFF (1,4 milliard). Environ un tiers du financement (la part de l’État) sera avancé par le partenaire du PPP. Fort de ce protocole, RFF lance ce 30 juillet l’appel d’offres auprès des candidats retenus : Bouygues, Eiffage, Vinci. Les offres seront remises avant la fin 2009, et, à l’issue des négociations, RFF devrait proposer un contrat de partenariat au groupement retenu après l’été 2010. RFF doit d’autre part lancer vendredi le deuxième tour de consultations pour le projet Sud Europe Atlantique auprès des mêmes entreprises.
LGV Limoges Poitiers : études et opposition progressent
Un an après le début des études – « qui pour la première fois se déroulent simultanément à la concertation », se félicite RFF, le comité des financeurs a approuvé d’une part les zones de passage préférentielles (ZPP) à l’intérieur desquelles sera recherché le tracé, d’autre part le calendrier des études jusqu’à l’enquête publique, prévue fin 2011. Ces études seront d’ordre socio-économique (fréquentation attendue, coûts d’investissement…) et devront déterminer, théoriquement à l’automne, les points de raccordement aux lignes existantes. De quoi susciter des débats passionnés. En effet, le choix de ne pas construire de gare spécifique pour la LGV implique de la raccorder sur une ligne classique, au plus près des gares existantes, afin de ne pas allonger le temps de parcours. Ce qui provoque l’inquiétude des habitants des communes pressenties qui, depuis quelques semaines, viennent grossir les rangs des opposants au projet. Un collectif s’est même constitué en Limousin afin de mettre en exergue certains aspects du dossier. Selon lui, le barreau Limoges – Poitiers néglige une partie du territoire régional (Creuse, Haute-Corrèze), est trop onéreux – 1,3 million d’euros estimé en 2005 « mais plus probablement 2 » –, sans intérêt environnemental puisqu’excluant le fret, et critiquable techniquement car ce barreau à voie unique serait totalement paralysé à la moindre panne. Enfin, le gain de temps offert par la LGV serait très relatif puisque seules deux rames pourront quotidiennement aller de Limoges à Paris en deux heures, les autres – qui devront être raccordées aux rames venant de La Rochelle – n’effectuant le trajet qu’en 2 heures 15. Soit à peine 15 minutes de moins que par l’axe historique Paris – Orléans – Limoges – Toulouse, dont le coût de modernisation était estimé en 2005 à 500 millions d’euros.
Olivier JACQUINOT
Le bouclage du financement de la LGV Est de nouveau reporté
Après l’échec de la rencontre du 25 juin au ministère des Transports, la nouvelle réunion sur le financement de la seconde phase du TGV Est, initialement prévue le 9 juillet, a été reportée au 21 juillet. Motif officiel : l’absence de Jean-Louis Borloo, qui accompagnait Nicolas Sarkozy au G8 en Italie. Ce report tombe à point nommé, alors que des discussions très serrées sont encore en cours, que les collectivités de Champagne-Ardenne et de Lorraine posent des conditions, et que les Verts lorrains s’opposent à cette seconde phase du TGV Est.
La grande vitesse ira bien jusquau Havre
«Paris – Rouen – Le Havre, une seule ville dont la Seine est la grande rue. » C’est en citant Napoléon que, le 16 juillet, Nicolas Sarkozy a confirmé au Havre sa volonté de construire une LGV reliant la cité maritime à Paris, afin de faire de l’agglomération normande le port du Grand Paris. Il en avait été question le 29 avril, lors de la présentation du projet de Christian Blanc. Le projet se précise davantage. Le TGV mettrait une heure et quart entre la capitale et Le Havre – contre deux heures aujourd’hui – et passerait par Mantes-la-Jolie et Rouen, la capitale haut-normande se retrouvant ainsi à 50 min de Paris. « Nous devons faire du Grand Paris une véritable métropole maritime. (…) c’est pour moi plus qu’un grand projet, c’est non négociable, c’est capital, au sens propre comme au sens figuré, pour la France », a déclaré le président de la République. « Il convient d’imaginer un transport rapide, un TGV, qui reliera Paris au Havre par Mantes et Rouen en une heure et quart et qui profitera également aux deux régions Normandes. » Voilà un peu de quoi rassurer les élus haut-normands. Les premières hypothèses faisaient passer le futur TGV par Cergy et contourner Rouen par le nord. Un tracé qui avait l’avantage d’être moins coûteux, puisqu’il faisait l’économie d’un tunnel sous la Seine, mais qui ne satisfaisait pas les Normands. « L’hypothèse excluant Caen et Rouen, oubliant des millions d’habitants, porterait en elle les germes de l’échec », avait prévenu Alain Le Vern, président du conseil régional de Haute-Normandie. Une revendication relayée par le président de la communauté d’agglomération rouennaise, Laurent Fabius, qui avait écrit au chef de l’Etat pour insister sur le bien-fondé technique et économique d’un tracé sud et exigé que la LGV « prenne pleinement en compte l’agglomération de Rouen ».
Initialement favorable au tracé plus direct, le maire UMP du Havre, Antoine Rufenacht, semble avoir mis un peu d’eau dans son vin. Dans une interview à L’Express du 15 juillet, il affirme que « le débat ne fait que s’amorcer. Le Président a fixé la stratégie, aux experts de plancher, maintenant ! ». Une chose est sûre, l’actuelle gare de Rouen, rive droite, est saturée, avec 25 trains par heure au maximum. Or les besoins à l’horizon 2030 seraient, selon les estimations, de 50 à 80 trains par heure. Depuis 2003, les élus planchent donc sur un projet de nouvelle gare. Espérée pour 2020, elle serait située rive gauche, à Saint-Sever, et reliée à la ligne existante par un tunnel de 6 km. Reste que le Président n’a évoqué aucun calendrier pour le projet de LGV. Il a en revanche précisé qu’il serait ajouté au programme d’investissement ferroviaire du Grenelle de l’environnement lancé à l’automne 2007. La Normandie, oubliée de la grande vitesse et dont les trains souffrent de fréquents retards en raison de la saturation en Ile-de-France, voit un premier avantage au projet élyséen. Le passage d’une ligne nouvelle à Mantes permettra de différencier le trafic banlieue de celui des grandes lignes. Enfin, la Basse-Normandie ne veut pas être oubliée. Au nom d’une égalité de traitement avec Le Havre, elle souhaite un barreau à grande vitesse vers Caen…
Cécile NANGERONI
Une heure de moins entre Amsterdam et Bruxelles grâce à Fyra
Dans un an, le nouveau train à grande vitesse belgo-néerlandais, baptisé Fyra lors d’une présentation officielle qui s’est tenue le 7 juillet au dépôt d’Amsterdam Watergraafsmeer, s’élancera à 250 km/h, empruntant la ligne nouvelle néerlandaise HSL Zuid et son prolongement belge LGV 4. Un an de tests est prévu sur les réseaux concernés : un vrai challenge pour le constructeur italien AnsaldoBreda, qui doit homologuer la série sous trois systèmes d’alimentation électrique (1,5 kV et 3 kV continu et 25 kV 50 Hz) et avec trois systèmes de sécurité et de signalisation (TBL sur les lignes classiques belges, ATB sur le réseau néerlandais et ERTMS niveaux 1 et 2 sur la nouvelle ligne à grande vitesse). Fyra signifie « quatre » en suédois et incarne ici les villes majeures qui seront desservies par le nouveau train : Amsterdam, Rotterdam, Anvers et Bruxelles. 16 allers-retours internationaux seront opérés par six des 19 rames commandées. Les 13 restantes sont dévolues au trafic intérieur néerlandais.
Notons que seize automotrices sont financées par NS Financial Services pour le compte de NS Hispeed, et que les trois dernières sont acquises par les chemins de fer belges SNCB. Il s’agit d’un contrat commun d’achat, où chacune des compagnies met à disposition des quality managers chargés de vérifier la qualité technique du matériel chez le constructeur.
Laurent CHARLIER
Accord sur le financement du TGV Est repoussé à la fin août
Nicolas Sarkozy, s’est engagé à ce que le chantier de la seconde phase du TGV Est (110 km de LGV entre la Moselle et le Bas-Rhin) soit lancé en 2010. Reste à réunir 2,01 milliards d’euros. Or, le bouclage du plan de financement, qui était prévu le 21 juillet, est repoussé à la fin du mois d’août. Après le 25 juin et le 9 juillet, c’est le troisième report de signature de la convention de financement. Seules les collectivités alsaciennes sont prêtes à signer. Les collectivités de Champagne-Ardenne ont exigé des engagements fermes de l’Etat en échange de leur participation au financement de la seconde phase du TGV Est, notamment l’électrification de la ligne Paris – Bâle. En Lorraine, ça coince aussi. La région conditionne sa participation entre autres à « la reconnaissance officielle de la gare de Vandières par le gouvernement et à une participation financière de 30 millions d’euros à la construction de la gare ».
LGV Paca : études du tracé Métropoles du Sud pour Paca
Faisant suite à la décision de Jean-Louis Borloo du 29 juin concernant le choix du scénario « Métropoles du Sud » pour la LGV Paca, RFF a décidé de poursuivre les études pour préciser le tracé du corridor, évaluer les impacts techniques et financiers et préparer l’enquête préalable à la déclaration d’utilité publique. Cette ligne desservira les agglomérations d’Aix-en-Provence/Marseille, de Toulon et de Nice et s’intégrera dans l’arc méditerranéen Barcelone – Marseille – Gênes.