Étiquette : Grande vitesse

  • Début de la construction de la LGV Beijing – Shijiazhuang

    La construction d’une ligne ferroviaire reliant Beijing (Pékin) à Shijiazhuang, chef-lieu de la province du Hebei, a commencé le 7 octobre. Cette ligne de 281 km fait partie du tracé de 2 300 km reliant Beijing à Guangzhou (Canton) et à Hongkong. D’un coût estimé à 43,87 milliards de yuans (6,4 milliards de dollars), le tronçon Beijing – Shijiazhuang sera achevé et mis en service d’ici quatre ans. Il est construit sous l’égide du ministère des Chemins de fer et des gouvernements de Beijing et du Hebei. La voie ferrée est étudiée pour une vitesse de 350 km/h mais, dans un premier temps, les trains circuleront à 300 km/h. La nouvelle ligne aura 6 arrêts et raccourcira le temps du trajet entre Beijing et Shijiazhuang à moins de 60 minutes contre 119 actuellement. Pour épargner les terres arables, la voie sera bâtie en viaduc sur 77 % du parcours. Dans le même temps, une ligne de 28,7 km sera construite entre Shijiazhuang et Taiyuan, chef-lieu de la province du Shanxi.

  • Les conservateurs britanniques veulent une LGV vers Birmingham

    S’ils prenaient le pouvoir en 2010, les conservateurs anglais lanceraient la construction d’une LGV vers Birmingham. La ligne serait financée à hauteur de 1,3 milliard de livres par an entre 2015 et 2027, probablement en partenariat public-privé. Dans l’esprit des Tories, gagner 35 minutes entre Birmingham et Londres ou Paris permettrait de ne pas construire une troisième piste d’atterrissage à Heathrow.

  • Grenelle : 16 milliards pour les lignes à grande vitesse

    Le 16 octobre, Dominique Bussereau a rappelé que le gouvernement contribuerait, « à hauteur de 16 milliards », à la réalisation de 2 000 km de LGV d’ici à 2020. Ce programme comprend les lignes Sud Europe – Atlantique, Bretagne – Pays-de-la-Loire, Montpellier – Perpignan et de Provence-Alpes-Côte d’Azur, ainsi que l’interconnexion en Ile-de-France. Il « fera l’objet d’une concertation avec les collectivités territoriales » avant la fin 2009, a annoncé le secrétaire d’Etat aux Transports. Par ailleurs, « la desserte des agglomérations qui resteraient à l’écart du réseau à grande vitesse sera améliorée » grâce à « des aménagements des structures existantes » et à la « construction de compléments d’infrastructure », en particulier en Normandie. Un autre programme de 2 500 km est prévu, qui reste à définir. Il inclut, entre autres, « la ligne Paris – Clermont-Ferrand – Lyon » et « la mise à l’étude de la ligne Paris – Amiens – Calais, ainsi qu’un barreau Est – Ouest ».

  • Français et Espagnols en lice pour la LGV Madrid – Lisbonne

    Des géants du BTP français et espagnols de quatre consortiums ont répondu à l’appel d’offres de l’agence publique du Réseau ferroviaire à grande vitesse (Rave) pour la construction du premier tronçon de la LGV Madrid – Lisbonne, attendue pour 2013. Ont répondu : Vinci en association avec le portugais Mota-Engil (leader du consortium) et la Somague, filiale de l’espagnol Sacyr ; Eiffage allié à l’espagnol FCC ; Ferrovial à la tête d’un consortium de quatre entreprises portugaises ; enfin, Iridium, filiale de ACS, qui a intégré l’offre des portugais Brisa et Soares Costa. Les quatre offres évaluent les investissements nécessaires entre 1,32 et 1,75 milliard d’euros. Ce tronçon de 167 km traversera le Portugal d’ouest en est jusqu’à Caia, à la frontière espagnole. Le vainqueur de l’offre devrait être connu en septembre 2009 et se verra alors attribuer la concession du projet pour quarante ans.

  • Contournement Nîmes – Montpellier : l’appel à candidatures est lancé

    RFF a lancé le 19 septembre l’appel à candidatures pour la réalisation et l’exploitation de la ligne du contournement de Nîmes et Montpellier. Dans le prolongement de la LGV Med, elle s’inscrit aussi dans le cadre du développement du corridor D (Valence-Lyon-Turin-Budapest) pour le fret européen. Son coût est estimé à 1,4 milliard d’euros, l’Etat apportant 685 millions d’euros, les collectivités locales 420 millions, dont 300 pour Languedoc-Roussillon, RFF 130 millions, et l’Europe 65 millions.

  • Eurostar réfléchit à commander des AGV

    Selon le Financial Times, Eurostar songerait à remplacer une partie de son parc actuel par des AGV. Arrivées à mi-vie (15 ans), les rames actuelles font pourtant l’objet d’un appel d’offres de rénovation lancé il y a quelques semaines. Est-ce incompatible avec un appel d’offres pour de nouvelles rames ? « Nous envisageons aujourd’hui toutes les options pour accompagner notre développement », indique-t-on chez Eurostar.

  • Objectif 350 km/h pour Kawasaki

    A la mi-septembre, Kawasaki Heavy Industries a dévoilé son futur train à grande vitesse EfSET (Environmental friendly Super Express Train), destiné à atteindre des vitesses allant jusqu’à 350 km/h. Plus rapide, ce train « écologique » devrait consommer moins d’énergie et être moins bruyant que les modèles actuels. En cours de développement, l’EfSET devrait être prêt début 2010.

  • 200 rames à deux niveaux en Suisse pour rouler à 200, voire à 250 km/h

    Les CFF mettent l’accélérateur sur la grande vitesse. Fin août, le conseil d’administration de l’entreprise a mandaté la direction de préparer l’appel d’offres pour la plus grande commande de nouveau matériel roulant jamais passée par les CFF : 200 rames automotrices à deux niveaux (plus 50 en option) de 200 et 100 m de long, pouvant rouler à 200 km/h. Avec une option pour 250 km/h ! Ce qui implique la mise en œuvre de solutions innovantes en matière de suspension et de bogies. Pour ces nouveaux trains, nécessaires lors de la mise en service du « développement des futures infrastructures ferroviaires (ZEB) », le conseil d’administration a accordé un crédit cadre de 2,262 milliards de francs suisses (1,415 milliard d’euros). L’appel à candidatures devra être ouvert au premier trimestre 2009 pour que les premières rames puissent rouler en 2013. D’autres commandes doivent suivre : d’ici à 2030, les CFF comptent investir 20 milliards de francs (12,5 milliards d’euros), financés par l’entreprise, dans du nouveau matériel roulant.

  • Nouveau record pour le « Train vert » suédois

    Pour la première fois, les 300 km/h sur rail sont dépassés en Suède. En atteignant 303 km/h le 14 septembre, le démonstrateur Gröna Tåget (train vert) a battu son précédent record, établi le 23 juillet dernier à 295 km/h. Comme la fois précédente, la performance a été réalisée en alignement entre Töreboda et Skövde, dans l’ouest du pays, sur la ligne classique Stockholm – Göteborg normalement autorisée à 200 km/h. Cette vitesse est également celle pratiquée en service régulier par les automotrices régionales Bombardier Regina, dont la plateforme a servi de base au démonstrateur Gröna Tåget. Pour sa troisième campagne estivale d’essais, ce « train vert », destiné à augmenter les vitesses maximales sur le réseau ferré suédois, est équipé en particulier de bogies à orientation passive des essieux et d’un moteur à aimants permanents développé par Bombardier. Notons que cette année l’entreprise ferroviaire « historique » SJ AB, un des partenaires dans ce projet de développement du secteur ferroviaire suédois, a assuré la conduite du train.

  • Buenos Aires solde sa dette afin de poursuivre ses projets d’infrastructure

    Alstom peut souffler. Depuis plusieurs mois, son projet de TGV argentin semble profiter d’une nouvelle éclaircie, depuis que Buenos Aires a annoncé son intention de solder sa dette auprès du Club de Paris. En remboursant les 6,7 milliards de dollars qu’elle doit à ses principaux créanciers, l’Argentine s’apprête à desserrer l’étau financier qui pesait sur tous ses grands projets d’infrastructure. Le pays pourra à nouveau bénéficier d’emprunts internationaux à des taux raisonnables. Une excellente nouvelle pour toutes les entreprises étrangères, freinées dans leur développement par la prudence des investisseurs institutionnels. C’est notamment le cas d’Alstom et du consortium Veloxia, dont le projet de TGV entre Buenos Aires et Cordoba (710 km) a été sérieusement affecté par la crise financière. Censé être garanti par une émission de bons du Trésor argentin, le montage financier, auquel Cristina Kirchner, la Présidente argentine, a donné son accord le 28 avril dernier, a été touché de plein fouet par la remontée des taux d’intérêt et le ralentissement de l’économie argentine. Conséquence, la première émission de titres a été reportée, dans l’attente de jours meilleurs. Les annonces du gouvernement argentin changent la donne. « Une partie du financement est basée sur le risque pays ; donc, si ce risque baisse, comme c’est probable [avec le remboursement de la dette, ndlr], le coût du financement baissera aussi », témoigne une source anonyme citée par l’AFP. Outre la LGV Buenos Aires – Cordoba, le gouvernement compte encore dans ses cartons une quinzaine de projets ferroviaires pour lesquels des appels d’offres ont été ou lancés ou annoncés : construction d’une LGV entre Buenos Aires et Mar del Plata au sud (400 km), modernisation de la ligne Buenos Aires – Mendoza à l’ouest (1 000 km), investissements sur le réseau urbain très dégradé de la capitale, rénovation d’une ligne ferroviaire entre l’Argentine et le Chili à travers la cordillère des Andes. Le 3 septembre, ce dernier projet a été déclaré d’utilité publique par Cristina Kirchner. Le chantier s’annonce pharaonique. Il requiert la construction d’un tunnel de 23 km à 2 500 m d’altitude, de huit à dix ans de travaux et pas moins de 3 milliards de dollars d’investissements. L’ouvrage sera confié au secteur privé. L’appel d’offres est annoncé pour 2009.
     

    Guillaume KEMPF (avec AFP)