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Étiquette : Grande vitesse
Etats-Unis : des opposants à la LGV californienne déboutés
Un juge du comté de Sacramento, en Californie, a rejeté le 16 novembre la demande de deux associations d’agriculteurs de suspendre les travaux de la future ligne à grande vitesse avant que leur plainte ne soit jugée. Le juge a estimé que le coût d’une suspension des travaux surpasserait de loin le préjudice que les fermiers et les propriétaires de terrain pourraient subir. Les associations de fermiers accusent la California High-Speed Rail Authority, l’agence qui porte le projet, de n’avoir pas rempli les critères édictés par le California Environmental Quality Act, le texte qui fixe en Californie les normes environnementales. Le juge a également rappelé que la justice devait encore statuer sur trois plaintes avant que les travaux ne puissent débuter.
Lyon – Turin : les élus rhônalpins tentent de sauver leur projet de ligne
Rassemblés autour de Gérard Collomb, le maire de Lyon, des grands élus, essentiellement de Rhône-Alpes, défendent le projet de ligne nouvelle Lyon – Turin, torpillé par la Cour des comptes. Ils ont demandé le 7 novembre au président de la République et au Premier ministre de « lancer concrètement les travaux définitifs du tunnel du mont Cenis, élément central de la liaison ferroviaire ». Le projet est à l’ordre du jour du sommet franco-italien prévu le 3 décembre à Lyon. La Cour a dévoilé le 5 novembre le référé adressé par son président le 1er août dernier au Premier ministre. Le coût prévisionnel du projet est passé de 12 milliards en 2002 à 26,1 milliards, relève la Cour. De plus, les prévisions de trafic ont été surévaluées. Or, « depuis 1995, les trafics de marchandises ont reculé dans les Alpes », notamment du fait du report vers des itinéraires suisses et de la crise.
GPSO : 10 000 manifestants contre la LGV à Bayonne
Le Pays basque continue de manifester son opposition au projet de LGV Bordeaux – Hendaye : plusieurs milliers de manifestants – 10 000 selon les organisateurs – ont défilé à Bayonne, le 27 octobre, à l’appel du Collectif d’associations de défense de l’environnement (Cade). Ouverte par plus de 100 tracteurs suivis d’une quinzaine d’élus porteurs d’une banderole « Non à la nouvelle ligne ferroviaire. Pour la modernisation des voies actuelles », la manifestation est intervenue au lendemain d’une réunion de comité de pilotage du Grand Projet du Sud-Ouest (GPSO). Au cours de cette réunion, le préfet coordonnateur a souligné sa volonté de « veiller au respect du calendrier » – enquête publique à l’été 2013, déclaration d’utilité publique fin 2014 – et estimé que le travail de la commission Snit, chargée de redéfinir les priorités sur les grands projets, ne devait « en aucun cas retarder l’avancement des procédures ».
Italie : NTV change de président
Six mois après avoir lancé le premier train à grande vitesse privé italien, NTV change de tête… « pour [en] éviter la personnalisation excessive ». L’emblématique patron de Ferrari, Luca di Montezemolo, quitte la présidence du « privé » qui exploite les trains Italo du nord au sud de la péninsule depuis le 28 avril. Son remplaçant est Antonello Perricone, auparavant à la tête du groupe de presse italien RCS. Quoique démissionnaire en tant que président, Luca di Montezemolo reste actionnaire de NTV aux côtés, entre autres, de la SNCF (20 % du capital). Son bilan est assez satisfaisant, avec un premier million de voyageurs enregistré à la mi-octobre. Encore loin des 10 millions annuels prévus pour 2015, mais d’ici là les dessertes se seront étoffées au fur et à mesure de la livraison par Alstom de 25 rames AGV rouges. NTV est donc encore loin d’avoir atteint sa vitesse de croisière, et pour son dernier exercice, selon notre confrère Les Echos, « la société a enregistré une perte de 39,3 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 24,7 millions et un endettement bancaire de 157 millions ». A ces résultats, l’exploitant répond que son taux de ponctualité a atteint 97 %… et entraîné une baisse des tarifs de 30 % sur les principales liaisons à grande vitesse.

Dix ans… et toutes ses propres rames pour Lyria
Spectacle son et lumière sur le parvis de la gare de Lyon, ponctué par un concert avec le Suisse Stéphane Eicher et le Français Louis Bertignac. Pour célébrer dignement son 10e anniversaire, le « trait d’union » ferroviaire franco-suisse Lyria a vu les choses en grand. Le 25 septembre, Lyria a surtout dévoilé la première rame pelliculée à ses propres couleurs. Le logo Lyria, apposé sur la motrice et le corps de la rame, reprend l’univers graphique de la marque et permet de singulariser ses trains. Car ce changement de livrée correspond à un changement de stratégie : à la fin de l’année, il y aura 19 rames à ces couleurs, un parc qui va devenir dédié spécifiquement à Lyria. Puis, en avril 2013, ces rames bénéficieront d’un rhabillage intérieur propre à séduire la forte clientèle professionnelle qui représente en moyenne 27 % des voyageurs. De quoi continuer à gagner régulièrement des parts de marché sur l’aérien.
Israël : projet de grande vitesse entre Tel Aviv et Eilat
D’ici fin 2012, le gouvernement israélien doit adjuger la construction d’une ligne à grande vitesse sur 350 km entre Tel Aviv et Eilat, port de la mer Rouge. L’opération fait partie d’un plan ferroviaire adopté en février 2012. D’un montant de 20 milliards d’euros à engager sur cinq ans, il prévoit également la rénovation du métro de Tel Aviv. Auraient montré leur intérêt pour ces chantiers, des entreprises indiennes, turques et espagnoles.
Russie : pas de TGV à Moscou en 2018
La Russie a enterré son projet de construire des lignes de chemin de fer à grande vitesse en vue du Mondial 2018 de football, en raison de contraintes budgétaires, a révélé le quotidien Vedomosti. Le programme d’extension des liaisons ferroviaires n’est pas inclus dans le projet de budget 2013-2015, ont indiqué plusieurs fonctionnaires au journal. La construction de ces lignes à grande vitesse entre Moscou et plusieurs villes qui doivent accueillir des matches du Mondial, un projet grandiose du président Vladimir Poutine qui devait permettre de revitaliser certaines régions russes, aurait pourtant dû débuter dans un an. Un porte-parole du vice-Premier ministre Arkadi Dvorkovitch a toutefois indiqué à l’agence RIA Novosti qu’un groupe de travail interministériel étudierait la question du financement de ce projet à l’automne.
Lyon – Turin : avis positif sous réserve de la commission d’enquête
La commission chargée d’une enquête publique sur le projet contesté de LGV Lyon – Turin a rendu un avis positif, mais avec des réserves, soulignant notamment son impact « important » sur l’agriculture. « Les avantages apportés par le projet l’emportent largement sur les inconvénients (…) », conclut la commission d’enquête dans son rapport du 2 juillet, rendu public par RFF début août. L’enquête publique menée l’hiver dernier par treize commissaires-enquêteurs sur le tronçon français entre Lyon et Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie) avait été initiée en novembre 2011 à la demande du ministère de l’Ecologie.
Dans son avis, la commission d’enquête se dit « convaincue de la nécessité de développer le fret ferroviaire aux échelles nationales et européennes (…). Il offrira un outil majeur de la politique de report du transport de marchandises de la route vers le fer, permettant ainsi une amélioration de la sécurité routière et une réduction sensible de la pollution atmosphérique dans les vallées alpines ». Les commissaires-enquêteurs demandent cependant à RFF de travailler en « concertation étroite avec le monde agricole », afin de « garantir la pérennité des exploitations et de contribuer à la protection des ressources naturelles et de l’environnement ». Une autre réserve concerne les sites de dépôts de remblais impropres et demande au maître d’ouvrage de réétudier la question, en réduisant de 25 % le volume des remblais.

La France pourrait renoncer à des lignes de TGV
Afin de tenir ses engagements de réduction du déficit public, le gouvernement pourrait renoncer à des projets de LGV. Le Grenelle de l’environnement, qui prévoit la construction de 14 lignes sur 2 000 km d’ici à 2020, aurait un coût total de 260 milliards d’euros, dont un tiers à la charge de l’Etat et plus d’un autre, des collectivités locales. Le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, a estimé le 11 juillet qu’il faudrait revoir ces projets. « L’Etat, ceux qui le dirigeaient en son nom, ont prévu une multitude de projets sans avoir le début du commencement du moindre financement. Il y a eu un effet d’affichage, a-t-il dit sur France 2. Il faudra, je crois que la Cour des comptes a raison, élaguer dans les projets qui ont été proposés. (…) Le gouvernement n’aura pas d’autre choix que de renoncer à certaines des options qui ont été privilégiées. » Il a également précisé, à la sortie du Conseil des ministres, qu’aucune ligne TGV ne serait supprimée et que les projets engagés seraient menés à terme (3 des 14 lignes ont déjà été lancées). Selon le rapport de la Cour des comptes, les lignes TGV prévues « ne sont pas budgétairement soutenables » et « ni (leur) rentabilité financière, ni (leur) rentabilité socioéconomique, ni (leur) intérêt environnemental ne sont établis ».

Restauration à bord : Elior crée une joint-venture avec Newrest-Wagons-Lits
Objectif 2014… Sur le délicat marché de la restauration ferroviaire, il faut préparer les plats longtemps à l’avance. Ainsi, pour répondre à l’appel à candidatures concernant la restauration à bord de tous les TGV à partir de 2014, les groupes Newrest-Wagons-Lits et Elior viennent de créer une société commune spécifique pour « unifier leurs forces et compétences. »
Newrest, qui détient 65 % de la joint-venture, va apporter sa connaissance de la restauration à bord des trains, notamment le TGV Est, et des avions. Spécialisée dans le catering aérien, Newrest a racheté à Accor en 2010 la majorité des activités de la Compagnie des Wagons-Lits. Quant à Elior, ce groupe français est très présent dans les gares, les aéroports et sur les aires d’autoroutes. Il exploite, notamment, la restauration de Montparnasse et de la gare de Lyon. Le groupe a conclu des contrats d’exclusivité avec certaines enseignes comme Paul ou encore Exki.
Comme l’a expliqué à l’AFP Olivier Sadran, PDG de Newrest, « ce sont de telles enseignes, adaptées au wagon-bar des TGV, que la joint-venture compte proposer en répondant à ces appels d’offres. » Il le reconnaît volontiers : « Aujourd’hui, nul ne peut être satisfait de la restauration dans les trains. En toute humilité, je ne sais pas si on pourra faire mieux, mais nous avons une volonté d’innovation. » Et la volonté de miser sur l’arrivée de marques, une attente supposée du consommateur.
Basée à Toulouse, Newrest-Wagons-Lits a réalisé en 2011 plus de la moitié (55 %) de son activité dans l’aérien (plateaux-repas ou sandwichs vendus aux passagers des vols low cost), 15 % dans les trains. Enfin, la restauration collective dans certains pays émergents représente 30 % de son chiffre d’affaires.P. G.