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Étiquette : Grandes lignes
Egis remporte les études de la LGV Poitiers – Limoges
RFF vient de confier à Egis les études techniques, environnementales et ferroviaires du projet de LGV Poitiers – Limoges : études préliminaires, avant-projet sommaire (APS) et assistance à la concertation pour ce tronçon de 100 km qui mettra Limoges à 2 heures de Paris. Egis Structures & Environnement définira les mesures permettant d’intégrer l’infrastructure à un environnement complexe avec des abords de centres urbains, un habitat rural diffus, des cours d’eau et vallées à l’intérêt écologique reconnu. Les études techniques et ferroviaires confiées à Egis Rail sur moins de trois ans seront innovantes, puisqu’il s’agit pour la première fois en France de réaliser une LGV à tronçons de voie unique. Une tranche optionnelle prévoit les études d’aménagement des gares existantes et la constitution du dossier d’enquête publique prévue en 2011. Enfin, Egis Rail et Egis Mobilité ont remporté les études de trafic et socio-économiques du projet.
Les élus locaux étudient le meilleur tracé pour mettre Clermont à deux heures de la capitale
Les élus auvergnats sont impatients. A peine le projet de connecter Clermont-Ferrand au réseau à grande vitesse était-il évoqué qu’ils commanditaient une étude sur le doublement par le centre de la LGV Paris – Lyon, parallèlement aux études menées par RFF et la SNCF. En novembre 2007, Clermont Communauté et le conseil régional d’Auvergne ont missionné l’agence d’urbanisme Clermont Métropole dans le cadre de sa mission Accessibilité pour explorer les différentes hypothèses de tracés et leurs conséquences socio-économiques pour la capitale régionale. Les résultats ont été présentés dans la foulée du vote du Grenelle de l’environnement. A partir du système d’information géographique de l’agence d’urbanisme, trois tracés ont été élaborés, tenant compte du relief, des réseaux routiers et ferrés existants, des zones urbanisées et des rayons de courbure des LGV supérieurs à 6 000 m. « A ce stade des réflexions, les problématiques d’insertion environnementales n’ont pas pu être prises en compte », précise toutefois ce document.
Trois scénarios, « cohérents avec ceux de RFF et de la SNCF », précise-t-on, ont été retenus pour rejoindre Lyon depuis Paris : le premier passant par Gien, Nevers et Mâcon, soit un linéaire de 460 km ; le deuxième via Orléans, Bourges, Moulins et Mâcon, représente 500 km de LGV ; enfin, le troisième fuseau, 490 km de ligne, traverserait Orléans et Bourges, tangenterait Moulins et Vichy et desservirait Roanne. Avec les deux premières hypothèses, une inconnue : le passage par Mâcon pose la question de la capacité de la LGV existante à absorber des flux supplémentaires entre Mâcon et le nord de Lyon.
Concernant la desserte de Clermont à proprement parler, chacune des hypothèses engendre un décrochage pour rejoindre la ligne actuelle qui serait modernisée afin que les TGV y atteignent les 200 km/h. Dans le premier cas, avec un décrochage au niveau de Nevers, c’est le tracé le plus direct, permettant de raccourcir de 35 km le linéaire Paris – Clermont (385 km au lieu de 420) et le trajet serait alors effectué à 60 % sur LGV. Dans les deux autres hypothèses, le TGV rejoindrait la ligne classique soit au nord de Moulins (415 km, 70 % du trajet en LGV), soit à partir de Moulins sud (405 km, 75 % en LGV). Les temps de parcours retenus correspondent à des liaisons sans changement et avec des trains circulant à 320 km/h, voire… 360 km/h, ce qui permet d’affirmer que Clermont serait dans tous les cas à un maximum de deux heures de TGV de la capitale. Concernant la liaison avec Lyon, une seule hypothèse apparaît pertinente, celle du scénario 3 via Roanne, pour se rapprocher de l’objectif d’une heure de train (1h10 au lieu de 2h18 aujourd’hui). Conclusion : aux yeux des élus auvergnats, c’est le seul tracé compatible avec tous les objectifs régionaux : il permet de rapprocher l’Auvergne de Rhône-Alpes, d’associer Roanne et Saint-Étienne… Une réflexion commune doit d’ailleurs maintenant s’engager avec ces agglomérations en vue de préparer la rencontre avec le préfet coordonnateur du projet, Dominique Schmitt, nommé fin septembre. Un seul petit hic à tous ces projets, le doublement par le centre a un concurrent : le TGV Rhin-Rhône qui pourrait lui aussi doubler Paris – Lyon, mais par l’est car avec sa branche sud entre Dijon et Lyon, la capitale se retrouve à 500 km de TGV. Et là, aucun bénéfice pour Clermont…
Cécile NANGERONI
Hubert Falco commande d’autres études pour la LGV en Paca
Nouveau rebondissement dans la bataille qui oppose depuis plusieurs mois les tenants des tracés de la future LGV qui doit relier Paris à Nice en moins de 4 heures à l’horizon 2020. Après avoir assuré le 24 octobre qu’il n’y avait « pas de tracé défini », le secrétaire d’Etat à l’Aménagement du territoire, par ailleurs maire de Toulon, a fait une déclaration qui devrait pouvoir apaiser les esprits. Selon Nice-Matin, le 28 octobre, il a révélé aux membres de la commission des finances (qui examinait le budget de l’aménagement du territoire) qu’il venait de « commander des études d’impact sur les deux autres tracés, reliant directement Aix à Nice, respectivement par le sud et par le nord, qui offriraient la desserte la plus rapide de la métropole niçoise ».
Pour mémoire, le coût du tracé dit des métropoles du Sud, desservant Marseille et Toulon, a été évalué autour de 12 milliards d’euros. Beaucoup moins cher et plus direct, le tracé longeant l’A8 dans le Var, qui aurait la préférence de RFF et de l’Etat, déclenche régulièrement des manifestations. Et, depuis juillet, la réunion de présentation des études a été trois fois reportée. Cette fois, Hubert Falco s’est engagé : « Il n’est pas normal qu’une métropole aussi importante que Nice ne soit pas desservie. Avant la fin de l’année, une réunion aura lieu à la préfecture de région pour arrêter un choix définitif. » Un nouvel espoir pour ce projet qui s’enlisait dans les querelles politiques…
Cécile NANGERONI
Manifestations à Marseille contre la LGV Paca
« Touche pas à mon vin ! » « Cézanne, réveille-toi, ils sont devenus fous ! » C’est avec ces slogans que plusieurs centaines de manifestants, dont des élus et des viticulteurs, ont exprimé leur inquiétude, le 1er septembre, à Marseille. En ligne de mire : l’un des projets de tracé de la ligne à grande vitesse entre Aix-en-Provence et Nice qui pourrait passer dans l’arrière-pays provençal. Deux tracés sont en effet en lice pour le TGV Paca : celui “des métropoles”, qui passe par Aix, Marseille, Toulon et Nice, et celui dit “Côte d’Azur”, plus direct, évitant Marseille et Toulon. RFF devait présenter 14 variantes possibles pour les deux tracés, le ministre des Transports devant trancher dans le courant du second semestre 2008. Ce tracé restera à affiner dans les cinq prochaines années, pour que les travaux soient engagés d’ici à 2020.