Étiquette : Grands projets

  • Malawi : le brésilien Vale débute un chantier de 1,1 milliard de dollars

    Le groupe minier brésilien Vale a officiellement lancé le 6 décembre la partie malawite du chantier de son corridor de fret lourd qui doit relier sa mine de charbon de Moatize, dans la province mozambicaine de Tete, au nouveau port en eaux profondes de Nacala, dans la province mozambicaine de Nampula. Cette ligne doit traverser le Malawi, dont le territoire sépare les deux provinces. Une bonne opération pour ce pays enclavé dont le développement économique dépend de la réduction des coûts du transport. La partie malawite du chantier consiste en la construction d’une ligne de 139 km, ainsi que la réhabilitation de 99 km de ligne existante pour un montant estimé à 1,1 milliard de dollars (845 millions d’euros). Le projet devrait créer plus de 3 000 emplois dans le pays. Le chantier doit s’achever en 2014.    
     

  • Lyon – Turin : les élus rhônalpins tentent de sauver leur projet de ligne

    Rassemblés autour de Gérard Collomb, le maire de Lyon, des grands élus, essentiellement de Rhône-Alpes, défendent le projet de ligne nouvelle Lyon – Turin, torpillé par la Cour des comptes. Ils ont demandé le 7 novembre au président de la République et au Premier ministre de « lancer concrètement les travaux définitifs du tunnel du mont Cenis, élément central de la liaison ferroviaire ». Le projet est à l’ordre du jour du sommet franco-italien prévu le 3 décembre à Lyon. La Cour a dévoilé le 5 novembre le référé adressé par son président le 1er août dernier au Premier ministre. Le coût prévisionnel du projet est passé de 12 milliards en 2002 à 26,1 milliards, relève la Cour. De plus, les prévisions de trafic ont été surévaluées. Or, « depuis 1995, les trafics de marchandises ont reculé dans les Alpes », notamment du fait du report vers des itinéraires suisses et de la crise.
     

  • L’Aftes veut une capitale en 3D

    L’Aftes veut une capitale en 3D

    Le métro au-dessus ou le métro au-dessous ? Alors que les architectes de l’Atelier international du Grand Paris (AIGP) ont misé, dans leur synthèse des grands projets pour la région capitale, sur la réutilisation de l’existant et sur les circulations à l’air libre, voire en viaduc, les partisans du souterrain n’ont pas tardé à répliquer. Le 13 décembre, l’Aftes (Association française des tunnels et de l’espace souterrain) a fait valoir les avantages du souterrain. Alors que les élus, selon Alain Balan, président de l’Aftes, « expriment la plus forte demande d’enfouissement », l’association veut apporter « une intelligence de l’utilisation du sous-sol ». Elle regrette que l’AIGP considère les métros souterrains comme simple infrastructure et non comme éléments structurants de la ville. Propos de l’association : montrer que l’espace souterrain est « l’espace d’intensification et de réorganisation dont la ville a besoin » pour freiner l’étalement urbain.

    De plus, pour l’Aftes, la conquête du souterrain n’est plus une aventure d’un point de vue économique. L’hypothèse économique avancée à l’appui du passage à l’air libre, 20 à 30 % de moins en coût de construction en estacade qu’en tunnel, leur semble seulement valide en terrain vierge, et certainement pas au-dessus d’une infrastructure existante comme l’A86. Et du fait de la faiblesse de la maintenance en sous-sol, le coût de possession d’une infrastructure souterraine leur semble au bout du compte se rapprocher de celui d’une infrastructure aérienne.

    Reste à donner une existence sensible à ces lieux techniques, plutôt ingrats, entre le sol et le niveau où circulent des millions de personnes par jour. Faire émerger la ville en 3D. Vaste programme.

  • 89 % des habitants du Sud-Ouest favorables aux LGV vers l’Espagne et Toulouse

    Selon un sondage Ifop commandé par RFF publié le 1er décembre, une grande majorité des habitants du Sud-Ouest sont favorables aux LGV prévues entre Bordeaux et l’Espagne et Bordeaux et Toulouse. Le grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) recueille 41 % d’avis très favorables, 48 % de plutôt favorables, tandis que les opposants sont minoritaires avec 11 % dont 5 % de très défavorables. Les raisons d’adhésion spontanément citées sont l’amélioration et la modernisation du réseau ferroviaire (34 %) ainsi que le gain de temps (30 %), tandis que l’impact sur les zones habitées (9 %) et sur les paysages (6 %) est plus critiqué. « La très large adhésion au projet ne doit pas masquer la nécessité de lever les inquiétudes restantes dans certaines communes traversées », commente toutefois RFF. Soutenu par les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées, le GPSO se heurte à de fortes oppositions locales, notamment dans la vallée de la Garonne et au Pays basque, principalement à cause des nuisances environnementales.