Étiquette : Histoire

  • Les photos coup de cœur de nos collaborateurs

    Les photos coup de cœur de nos collaborateurs

    Un jour, un train, une photo… Ou, à défaut, une envie de photo… Qui n’a pas déjà éprouvé, ne serait-ce qu’une fois dans sa vie de ferroviphile, le sentiment d’être l’heureux témoin oculaire d’un instant de la scène ferroviaire qu’il aurait aimé voir immortalisé ?

    L’étrange alchimie qui va sublimer le simple instantané d’un paysage soudain traversé par un train en une ambiance absolument unique, obéit sans doute aux lois du hasard. Pourtant, le photographe ferroviaire passionné et confirmé ne laisse généralement rien à ce dernier. Il a préalablement repéré les bons « spots », leur meilleure période d’éclairement, et il a bien sûr récupéré les horaires de passage des circulations qu’il espère pouvoir « shooter ». Souvent, dès son arrivée sur les lieux – qui a pu d’ailleurs nécessiter un peu de crapahutage –, sa journée commence par l’exécution du même rituel: armé d’un sécateur, il va élaguer, autour de son périmètre, les herbes et branchages qui pourraient entraver son action. Puis commence pour lui la longue et silencieuse attente… Mais, parfois, les choses peuvent aussi se précipiter. En cabine, il nous arrive de temps à autre d’observer des photographes qui veulent traquer un même train à plusieurs endroits, sautant dans leur voiture dès le cliché « dans la boîte » pour rattraper ledit train et le devancer de quelques instants à l’endroit suivant. C’est ainsi qu’au détour d’une courbe, de bon matin, on découvre une première fois l’un d’eux, perché sur un grand escabeau.

    Une dizaine de kilomètres plus loin, après passage sous un petit pont, revoilà le même photographe, toujours perché sur le même escabeau. Dans un tel paysage et sous cette incroyable lumière matinale, sa photo a dû être magnifique… Encore une dizaine de kilomètres plus loin, et nous le surprenons à nouveau, cette fois dans une verte prairie, en bordure de la voie ferrée. Mais là, il court éperdument à notre rencontre, entravé par le trop lourd escabeau qu’il doit porter. Trop tard pour tranquillement se poser, cadrer, et déclencher! La vie de photographe ferroviaire n’est pas toujours de tout repos…

    C’est pourquoi, dans ce numéro 300, Rail Passion a voulu mettre à l’honneur ses collaborateurs qui prennent des photos. En leur demandant de choisir l’une des leurs qui leur tiendrait particulièrement à cœur. Ce n’est pas forcément la plus belle de leur collection, mais l’une de celles qui leur parlent le plus. Et ils nous disent pour quelle raison…

  • Le Shinkansen fête ses 50 ans

    Le Shinkansen fête ses 50 ans

    Le Shinkansen est le système de train à grande vitesse en service au Japon, dont le nom  nouvelle grande ligne  désigne aussi bien les trains que l’infrastructure. En 1964, à l’occasion des jeux olympiques de Tokyo, le Japon inaugure sa première ligne à grande vitesse. Avec des pointes à 210 km/h, le Shinkansen reliait Tokyo à Osaka en 4 heures. Aujourd’hui les 515 km qui séparent les deux mégapoles, sont réalisés en 2 heures et 25 minutes, la vitesse des trains pouvant atteindre les 320 km/h.
    « Ce train à grande vitesse a contribué au développement économique, culturel et social du Japon avec le meilleur transport ferroviaire rapide au monde », s’est félicité Koei Tsuge, président de JR Tokai, compagnie aujourd’hui privée qui exploite la partie centrale du réseau ferroviaire national, entre Tokyo et Osaka, première ligne créée.
    Plus de  200 rames circulent quotidiennement  entre Tokyo et Osaka, un véritable métro rapide dont le retard annuel moyen n’excède pas 30 secondes.
    424.000 passagers empruntent chaque jour le Shinkansen sur ce trajet, contre  60.000 la première année. En un demi-siècle, le Shinkansen n’a connu ni accident, ni collision. Tout juste une rame est-elle sortie des voies à l’arrêt lors d’un fort séisme à Niigata en 2004.
    D’ici 2027, JR Tokai envisage de mettre en service une ligne de train à sustentation magnétique qui permettra de relier Tokyo et Nagoya en 40 minutes, avec des trains circulant à une vitesse maximale de 500 km/h.