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  • Z 2N : déjà 40 ans

    Z 2N : déjà 40 ans

    Les Z 5600, premières rames automotrices à deux niveaux, se lancent sur les lignes de la banlieue parisienne en 1983. De par leur capacité, les Z 2N séries 5600, 8800, 20500, 92050 et 20900 vont s’imposer sur le réseau francilien durant quatre décennies. Leur relève progressive commencera dès cette année avec l’arrivée dans un premier temps des RER NG sur la ligne D.

     

    Le 21 novembre 1983, les Z 5600, premières rames automotrices à deux niveaux, effectuent leur première course commerciale sur l’axe Paris – Combs-la-Ville – Melun dans la banlieue sud-est de Paris. C’est un événement majeur pour le matériel ferroviaire. Même en banlieue parisienne où la fréquentation est importante, c’est le règne des rames automotrices ou de rames tractées à un niveau. Seule la Compagnie de l’État confrontée à un fort trafic dans l’Ouest fait construire en 1933-1934 50 voitures à étage qui circuleront jusqu’en 1983. Il faudra attendre 1974 pour la livraison des 589 voitures à deux niveaux VB 2N qui seront présentes en rames tractées sur une bonne partie du réseau banlieue. À l’époque, la SNCF pense que la version deux niveaux du fait de la capacité offerte est l’avenir en Île-de- France. Mais pour se libérer de la contrainte d’un parc de locomotives important et spécialisé nécessaire aux rames tractées, la SNCF étudie la version automotrice. Avec les constructeurs, il faut résoudre la problématique du logement de l’appareillage sans dépasser le tonnage à l’essieu tout en préservant les espaces voyageurs. Cette réflexion débouche en 1983 sur la rame Z 5600.

  • Île-de-France : peut-être une nouvelle ligne S

    Île-de-France : peut-être une nouvelle ligne S

    Pour améliorer la qualité de service de la ligne D du RER, une étude préconise la création d’une ligne S, indépendante de la D, avec des trains directs Juvisy – Paris depuis Malesherbes ou Melun.

     

    L’idée s’est précisée fin 2022 avec la remise d’un rapport d’études d’un cabinet indépendant financé par cinq communes de l’Essonne (Soisy-sur-Seine, Étiolles, Ris-Orangis, Corbeil-Essonnes et Ballancourt) et Malesherbes dans le Loiret. Depuis le service horaire 2019, pour améliorer la qualité du service, trois branches du sud de la ligne D ont été « débranchées » au niveau de Corbeil-Essonnes : le littoral vers Melun, la vallée par Ris-Orangis et Malesherbes. Environ 15 000 voyageurs quotidiens doivent désormais prendre une correspondance à Corbeil, Viry- Châtillon ou Juvisy pour gagner Paris. Avec un allongement des temps de parcours non négligeable car ces correspondances annoncées rapides et quai à quai ont de réelles difficultés à être réalisées en qualité. Le point positif est l’introduction de rames neuves Regio 2N. Quant à la régularité de la ligne D (près de 700 000 voyageurs par jour), même si elle a progressé, elle n’était que de 88 % en 2021.

    Les élus, associations et voyageurs demandent le retour de trains sans changement pour Paris pour ces trois axes. Dans leur cahier des charges, le terminus à Paris-Lyon convient de même que l’absence de connexion au Grand Paris en gare du Vert-de-Maisons. Jusqu’à présent, l’exploitant a plutôt soutenu une impossibilité technique d’insertion de ces trains.

    Le cabinet SMA démontre dans une étude sérieuse que les trains directs Juvisy – Paris depuis Malesherbes ou Melun via la vallée sont réalisables. Avec un temps de parcours d’environ 31 min entre Corbeil- Essonnes et Paris. Indépendante de la ligne D, cette ligne baptisée S s’inspire de la ligne R avec des trains directs de Melun à Paris. La gare parisienne choisie est la gare de Paris-Lyon surface. Le Regio 2N est incompatible avec les quais de 92 cm de la gare souterraine et des gares intermédiaires depuis Juvisy.

  • Île-de-France : bilan annuel 2022-2023

    Île-de-France : bilan annuel 2022-2023

    Le dynamisme de la région capitale se confirme en matière de transport public, en particulier dans le domaine du matériel roulant qui poursuit sa mue. Nous vous proposons ici un bilan de la modernisation en cours qui accompagne l’arrivée de matériels nouveaux ou rénovés sur le réseau francilien.

     

    La ligne A

    Sur la ligne A du RER, nous sommes toujours en attente de la sortie de rénovation des rames MI 2N type 1500 en cours depuis de nombreuses années à l’usine CAF de Bagnères-de-Bigorre. Les 43 rames du parc sont à rénover selon le processus mi-vie à la fois technique et confort. L’objectif est notamment de les rapprocher du standard des 140 rames MI 09. Les premières rames devaient être livrées fin 2019 début 2020. Lors d’une visite de mai 2021, selon Île-de-France Mobilités (IdFM), deux rames étaient annoncées pour début 2022 puis deux par mois ensuite. Six rames sont actuellement immobilisées pour ce chantier. À ce jour, aucune date n’est reprise. Au mieux parle-t-on d’un prototype pour l’été 2023.

     

    La ligne B

    Sur la ligne B, le parc SNCF passe de 51 à 50 rames après la radiation fin 2021 de la rame 8141/42 accidentée lors du glissement de terrain de Courcelle-sur-Yvette en juin 2018. La motrice 8215 accidentée à Denfert-Rochereau en juin 2020 est en attente de réparation à Saint-Pierre-des-Corps pour fin 2023. En attendant, la rame restante a reçu la motrice RATP 8115. La prochaine étape est l’arrivée à partir de 2025 des nouvelles rames MI 20.

     

    ? Cet article est tiré du dernier numéro de Rail Passion (n°303) 

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