Étiquette : Ile-de-france

  • Première soudure pour la ligne de tramway Villejuif – Athis-Mons

    Fin juin doit avoir lieu la première soudure symbolique sur la ligne T7 du tramway francilien. Les travaux préliminaires de cet équipement, qui reliera en 2013 Villejuif à Athis-Mons, ont commencé voilà deux ans déjà. Avec un budget de 361,3 millions d’euros, ce tramway est censé transporter 9,7 millions de voyageurs par an, sur un parcours de 11,2 km, jalonné de 18 stations. Cette fréquentation importante s’explique par la densité de population dans le bassin sud-parisien et la proximité d’Orly et de Rungis. La RATP et le Stif mettent en avant le fait qu’il s’agit d’un tramway à roulement sur fer, à l’instar du T3 dans le nord de Paris. Censées être relativement silencieuses, les 19 rames du T7 ont également vocation à faire de cette région un « espace plus vert, et agrémenté de plus de repères visuels ».

  • Gare : nouvel accès pour Nanterre-Préfecture

    Gare : nouvel accès pour Nanterre-Préfecture

    Inauguré le 16 mai, le nouvel accès « Préfecture » pour la gare Nanterre-Préfecture de la ligne A du RER est entré en service le lendemain. Située au pied de l’immeuble Axa, cette seconde entrée doit accueillir 60 % des 20 000 passagers quotidiens et leur offrir un gain de temps appréciable. A proximité de la préfecture, du palais de justice, du conseil général, de la chambre de commerce, du tribunal des Prud’hommes, dans un secteur en plein développement avec logements, bureaux, commerces, on y attend 25 000 voyageurs par jour dans les années à venir. Cette inauguration, étape importante, s’inscrit dans le cadre d’une vaste rénovation de la gare et d’une amélioration de son accessibilité qui vont être menées jusqu’en juin 2012. La durée des travaux s’explique, avant tout, par la complexité urbaine du secteur, avec l’autoroute A14, les délicats sous-sols d’immeubles… et par la nécessité de maintenir la gare ouverte pendant les travaux. Coût de l’ensemble des travaux de Nanterre-Préfecture : 31 millions d’euros, financés par la Région à hauteur de 21,75 millions, 5,5 millions pour la RATP, 3,5 millions pour l’EPA Seine-Arche.

  • Grand Paris Express : pas de ligne 14 jusqu’à Roissy

    Grand Paris Express : pas de ligne 14 jusqu’à Roissy

    Pierre Mongin, patron de la RATP, a tenté jusqu’au bout d’obtenir un prolongement de la ligne 14 jusqu’à Roissy. En vain. Le 10 mai, à l’issue de la réunion du comité de suivi du Grand Paris Express, le ministre de la Ville, Maurice Leroy, et le président de la région, Jean-Paul Huchon ont confirmé la limitation du prolongement à Saint-Denis-Pleyel. Manifestement, ils craignent, malgré les arguments de la RATP, une saturation de la ligne 14 en cas de prolongement jusqu’à Roissy. Et veulent bénéficier des capacités de la ligne 14 pour désaturer la ligne 13 grâce au prolongement jusqu’à Mairie de Saint-Ouen.

  • Ile-de-France : cure de jouvence pour la ligne D du RER

    Avec ses 450 trains et 555 000 voyageurs au quotidien, c’est la ligne ferroviaire la plus fréquentée de France. Avec plus de 40 % de voyageurs supplémentaires en dix ans, la ligne D illustre à elle seule les difficultés d’un réseau ferroviaire vieillissant, alors que le trafic y est en forte et régulière hausse. Elle illustre aussi la volonté de relancer d’indispensables « grands chantiers. » Depuis trois ans, Réseau ferré de France prépare un chantier permettant de renouveler intégralement 27 km de voies entre Juvisy-sur-Orge et Corbeil-Essonnes et entre La Ferté-Alais et Malesherbes. Elles avaient été mises en place voici 38 ans au nord de Corbeil, 50 ans au sud, avec tous les risques inhérents en termes d’incidents jouant sur la régularité des circulations. Depuis le 4 avril, le renouvellement total a débuté. Il devrait s’achever à la mi-juin. Le coût pour RFF pour cette opération dont la réalisation est confiée à la SNCF : 31 millions d’euros.
     

  • RER D : une usine roulante pour changer 54 km de rail à toute vitesse

    RER D : une usine roulante pour changer 54 km de rail à toute vitesse

    Avec ses 450 trains et 555 000 voyageurs au quotidien, c’est la ligne ferroviaire la plus fréquentée de France. Or elle emprunte des voies dont certains composants ont plus de cinquante ans et une usure particulière liée à l’intensité des circulations… Avec plus de 40 % de voyageurs supplémentaires en dix ans, la ligne D illustre à elle seule les difficultés d’un réseau ferroviaire vieillissant, alors que le trafic y est en forte et régulière hausse. C’est l’une des douze lignes identifiées comme malades, ou sensibles, par la SNCF. Elle illustre, aussi, la volonté de relancer d’indispensables « grands chantiers ». Depuis trois ans, Réseau ferré de France prépare un chantier permettant de renouveler intégralement 27 km de voies, entre Juvisy-sur-Orge et Corbeil-Essonnes et entre La Ferté-Alais et Malesherbes. Elles avaient été mises en place voici 38 ans au nord de Corbeil, 50 ans au sud. Depuis le 4 avril, le renouvellement total a débuté. Il devrait s’achever à la mi-juin. Le coût pour RFF, pour cette opération dont la réalisation est confiée à la SNCF : 31 millions d’euros. Considérable, car pour poser les 54 kilomètres de rails neufs, avec 45 000 traverses et 46 000 tonnes de ballast, les grands moyens sont déployés. En particulier une « suite rapide », véritable usine roulante, qui mobilise plus de 400 ouvriers, techniciens et ingénieurs. En France, deux « suites rapides » sont utilisées. Cette succession de trains de travaux mécanisés, avec un convoi sur une dizaine de kilomètres, enlève l’ancienne voie et remplace, en moyenne, 800 mètres de voie par nuit contre 200 m avec des moyens « classiques ».
    Ces travaux, qui impliquent une interruption totale de la circulation, sont en effet exclusivement réalisés la nuit, de 21h à 5h du matin, du lundi soir au samedi matin, afin de perturber au minimum le trafic sur la ligne D du RER. Ce qui ne signifie pas l’absence d’impact. Pour des raisons de sécurité, la vitesse des trains doit être réduite (40 ou 60 km/h au lieu de 140 km/h) dans les zones en travaux, tant que la nouvelle voie n’est pas totalement stabilisée. Et en soirées, à partir de 21h dans les gares concernées par les travaux en cours, des bus de substitution remplacent des trains, des passages à niveau sont temporairement fermés… Pas de quoi, toutefois, perturber notablement les usagers de cette ligne qui, au quotidien, en ont connu d’autres…
    Contrepartie de cette relative discrétion, relevée par Alain Krakovitch, directeur du RER D : « Les voyageurs ne se rendent même pas compte des efforts fournis pour améliorer leur quotidien. » D’où l’opération « portes ouvertes » lancée sur le chantier par RFF et la SNCF le 28 avril. « Pour montrer aux voyageurs qu’il y a de réels investissements sur cette ligne afin d’améliorer la régularité des trains. Lorsque l’on investit sur le renouvellement, on s’améliore en termes de régularité. »
    L’enjeu est facilement perceptible : il s’agit à terme, pour la SNCF et RFF, de réduire de 30 % les causes d’irrégularité des trains liées aux infrastructures. Sur la ligne D, en 2010, le taux de ponctualité s’est établi à 90,7 %. Soit, en moyenne, près d’un train sur dix en retard. De quoi inciter à sortir l’artillerie lourde. Et à le faire savoir…

     

    Pascal GRASSART

    Un milliard d’euros pour moderniser
    Ce chantier s’insère dans le programme de modernisation du réseau ferroviaire d’Île-de-France, établi par RFF en partenariat avec la SNCF et le Stif. Son montant : près d’un milliard d’euros d’investissements engagés entre 2009 et 2012 pour moderniser les infrastructures existantes. C’est 50 % de plus que pendant la période précédente, entre 2005 et 2008.

    Quatre chantiers, dont deux en Île-de-France
    Les travaux de régénération effectués sur 27 km de la ligne D en Île-de-France s’inscrivent dans un programme plus global, portant sur 35 km de voies de la région Paris Sud-Est. Outre les deux chantiers entre Juvisy et Malesherbes, deux autres sont menés sur la ligne de Moret à Lyon, entre Nemours et Souppes et entre Montargis et Giens.

    Qui fait quoi ?
    • RFF, propriétaire des infrastructures, est le maître d’œuvre et le financeur des travaux.
    • SNCF Infrastructure, avec 200 agents SNCF, est mandaté par RFF pour assurer la conception du chantier, le conduire et contrôler les travaux.
    • Le groupement d’entreprises Colas Rail/TSO réalise, avec 200 personnes, les travaux.

     En quoi consistent ces travaux ?
    Ce renouvellement consiste à remplacer tous les éléments constitutifs de la voie ancienne : le ballast, les traverses, les rails, les dispositifs de fixation des rails sur les traverses. Pour cela, les travaux suivent plusieurs phases. Le dégarnissage de la voie, avec enlèvement du vieux ballast, son chargement dans des wagons, le déchargement et la pose du ballast neuf. Puis la mise en place de la nouvelle voie, avec la mise à l’extérieur des vieux rails, le remplacement des traverses anciennes par des neuves, la pose des rails neufs, leur soudure, le ramassage des vieux rails. Enfin, il y a le relevage, autrement dit la mise à bonne hauteur de la nouvelle voie et la stabilisation de l’ensemble.

    D’où vient le matériel ?
    • 54 km de rail proviennent de Voestalpine, en Autriche.
    • 46 000 tonnes de ballast sont issues d’une carrière située près d’Argentan, dans l’Orne.
    • Le train de dégarnissage est constitué à Villeneuve-Triage, le train de substitution à Gien, dans le Loiret.
    • Les engins spécialisés (bourreuses, régaleuses, stabilisateurs) nécessaires au nivellement précis de la voie après chaque phase de travail, sont garés à Corbeil, La Ferté-Alais et Malesherbes.

  • Interconnexion Sud : le barreau manquant en Ile-de-France

    A l’heure où les projets de TGV foisonnent, laissant planer le doute sur leur réalisation, un projet sort du lot aux yeux de Réseau ferré de France : la ligne à grande vitesse d’interconnexion au sud de l’Ile-de-France. Depuis décembre, il fait l’objet d’un débat d’utilité publique, qui doit s’achever le 20 mai.
    Si à l’est de l’Ile-de-France une ligne de contournement a déjà été réalisée pour permettre aux trains à grande vitesse de faire des parcours de province à province sans passer par Paris, au sud, une ligne classique, la grande ceinture entre Massy et Valenton, est utilisée par tous types de trafic. Le projet d’interconnexion Sud consiste à créer une nouvelle ligne dédiée aux TGV qui relient la LGV Atlantique aux autres LGV desservant le sud-est, l’est et le nord de la France. Ce qui permettrait notamment de redonner de la capacité à la ligne classique pour le RER C et de désaturer les gares parisiennes. Trois scénarios sont examinés, allant de 1,4 milliard d’euros pour une ligne de 16 km à 3,3 milliards pour une liaison de 31 km largement souterraine et comprenant deux gares nouvelles.
     

  • La ligne C du RER s’offre un nouveau poste d’aiguillage informatisé

    La ligne C du RER s’offre un nouveau poste d’aiguillage informatisé

    Faute du moindre « bug » au programme, l’événement serait presque passé inaperçu : le 23 mars, la gestion de l’ensemble des circulations de trains sur la partie centrale de la ligne C du RER a « basculé » sur le nouveau poste d’aiguillage informatisé de Paris-Invalides. Cela doit permettre d’assurer un service plus performant et régulier aux 500 000 voyageurs de la ligne C. C’est pour s’adapter aux évolutions technologiques, aux normes d’exploitation que RFF a choisi de remplacer l’ancienne installation, datant de 1978, par un système d’exploitation informatisé. C’est également pour anticiper son obsolescence et prendre les devants. Pas négligeable, lorsque l’on sait que la croissance du trafic attendue sur la ligne C, portée notamment par le développement économique et urbain des secteurs desservis, devrait être de 30 % d’ici 2020.

  • Enquête publique pour le prolongement d’Eole en 2012

    L’enquête d’utilité publique pour le prolongement vers l’ouest de la ligne du RER E aura lieu en 2012, pour une mise en service en 2020. Le débat public, mené entre le 1er octobre et le 16 décembre 2010, a en effet confirmé le bien-fondé du projet et de ses principaux objectifs et fonctionnalités. Au regard de ces conclusions, le conseil d’administration de Réseau ferré de France du 17 mars 2011 a décidé de poursuivre les études et la concertation. Les études de schéma de principe et d’impact seront donc lancées ces jours-ci. Ce projet de prolongement d’Eole à l’ouest consiste à aménager la ligne existante entre Mantes-la-Jolie et La Défense, et à percer un nouveau tunnel entre La Défense et Haussmann-Saint-Lazare, terminus actuel du RER E.

  • Contrat renouvelé à Paris avec Ansaldo STS

    La RATP a renouvelé le contrat d’Ansaldo STS pour la maintenance préventive et corrective des systèmes et services de signalisation du métro parisien – à l’exception des lignes 1, 4, 5, 13 et 14 – et des trois lignes de tramway qu’elle exploite. Chiffré à 17,8 millions d’euros, ce contrat de trois ans peut être prorogé de deux années en option, pour 11 millions d’euros de plus.

  • Un débat public à l’automne pour la LGV Paris – Clermont – Lyon

    Dans six mois, les Auvergnats ainsi que les habitants des quatre régions traversées (Ile-de-France, Centre, Bourgogne et Rhône-Alpes) auront à se prononcer sur le projet de LGV Paris – Orléans – Clermont – Lyon (POCL). On s’en doutait un peu s’agissant d’une liaison dite d’aménagement du territoire visant à anticiper la saturation de l’actuelle LGV Paris – Lyon, mais l’annonce officielle a été faîte le 2 mars par la Commission nationale du débat public (CNDP). Le débat public devrait avoir lieu entre fin septembre et fin janvier 2012. Une commission particulière vient d’être désignée sous la présidence de Michel Gaillard, ancien cadre d’EDF qui a récemment présidé la commission particulière du débat public sur le projet francilien de prolongement d’Eole à l’ouest. Le coût du projet qui fait partie des LGV est dans la loi de programmation du Grenelle de l’environnement estimé entre 12,2 et 14 millions d’euros.