Étiquette : Languedoc-roussillon

  • Extension du « tram bus » à Nîmes

    La ligne de bus à haut niveau de services dite « tram’bus » qui relie à Nîmes sur un axe sud-nord les quartiers de commerces de la banlieue sud, au centre de la ville sera poursuivie en boucle autour de l’écusson, la cité médiévale, ont annoncé Yvan Lachaud, président de Nîmes Métropole et Jean-Paul Fournier, maire. Coût de ce prolongement en site propre  sur 2,2 km et six stations nouvelles: 28 millions d’euros. Mise en service prévue en 2016. L’objectif est de passer des 7 000 voyages quotidiens enregistrés sur les 4,4 kilomètres exploités, à 12 000 voyages sur les futurs 6,6 km cumulés de cette ligne baptisée T1. Notons qu’un axe est-ouest est prévu ultérieurement, en mode tramway, qui croisera le « tram’bus » à Feuchères-Esplanade.

    MGL

     

  • Montpellier : la ligne 4 du tramway entre dans sa dernière phase

    Montpellier : la ligne 4 du tramway entre dans sa dernière phase

    Au premier trimestre 2016, la ligne 4, appelée aussi le « Ring » (anneau en anglais) sera mise en service et il sera désormais possible de faire le tour complet du centre-ville en 35 minutes.
    La ligne 4 de Montpellier aura coûté 40 millions d’euros.
     

  • Montpellier lance ses tramways haute-couture

    Montpellier lance ses tramways haute-couture

    L’agglomération présente sa nouvelle collection printemps 2012 ! Pendant le week-end pascal, pas un arrêt de tram n’a échappé à cette campagne annonçant aux Montpelliérains le lancement des lignes 3 et 4 du tramway, le 7 avril. Après les hirondelles et les fleurs de Garouste et Bonetti, les nouvelles rames Citadis d’Alstom sont en effet habillées par Christian Lacroix, sur le thème de l’eau pour la ligne 3, du feu symbolisé par le soleil méditerranéen pour la ligne 4. Une première pour le créateur, qui a remercié la ville de lui avoir permis « de devenir le designer que j’aurais toujours voulu être ». Après deux ans et demi de travaux (1,5 million d’heures) effectués par 271 entreprises et 2 500 ouvriers, « le tram trace de nouvelles perspectives pour notre territoire », a expliqué Jean-Pierre Moure, président de Montpellier Agglomération, fier d’inaugurer deux lignes simultanément devant la foule amassée place de l’Observatoire. « Il s’agit de cultiver un art de vivre avec des grandes possibilités de déplacements », a-t-il insisté. Le tram est en effet bien connecté aux 31 lignes de bus, services de VLS (50 stations Vélomagg’) et d’autopartage (25 stations Modulauto).
    Originalité du projet, qui a coûté 530 millions d’euros : la ligne circulaire qui ceinture le cœur de ville en utilisant en grande partie les infrastructures des autres lignes, offrant ainsi 10 correspondances. Avec 4 lignes de tramway, 83 stations et 56 km de rails, dont 23 tout neufs, le nouveau réseau devrait voir 282 000 voyageurs par jour – dont 130 000 sur la ligne 1. Il dessert 8 communes, soit 45 % des emplois, et 50 % de la population, et les lignes 5 et 6 sont déjà dans les cartons. Palavas-les-Flots, la plage la plus proche, n’est pas desservie, contrairement au vœu de l’ancien maire, qui avait toujours affirmé vouloir aller jusqu’à la mer en tramway. Les communes concernées – Palavas, Mauguio-Carnon et La Grande-Motte – ne font pas partie de l’agglo, et ça les arrange bien, peu ravies qu’elles sont à l’idée d’accueillir la clientèle du tram. En attendant, un service de navette par bus permet de rejoindre la plage du Petit-Travers depuis Lattes.
    Le réseau se distingue aussi par une autre première : les quatre lignes se croisent devant la gare Saint-Roch, où plus de cent rames circulent en heure de pointe. L’agglo et l’exploitant ont donc investi dans un simulateur de conduite high-tech. Il présente 80 scénarios d’entraînement à la conduite à vue à 10 km/h dans cette zone complexe. Malgré cela, deux rames de la ligne 1 ont bien failli gâcher la fête en se percutant le matin de l’inauguration…  

     

    Cécile NANGERONI

  • Montpellier inaugure simultanément les lignes 3 et 4 de son tramway

    Montpellier inaugure simultanément les lignes 3 et 4 de son tramway

    A la veille de leur mise en service, les lignes 3 et 4 du tramway de Montpellier sont inaugurées aujourd’hui, vendredi 6 avril. Leur arrivée représente 23 kilomètres de voies supplémentaires pour un montant total de 530 millions d’euros. Le réseau de tram qui a été totalement repensé pour accueillir ces nouvelles lignes permettra notamment de desservir les premières villes à proximité des plages. Les quatre lignes convergent toutes vers la gare Saint-Roch où un incident a d’ailleurs eu lieu ce matin deux rames s’étant accrochées suite à une erreur d’aiguillage. « Avoir un incident dans cette zone-là, qui est particulièrement complexe, était inévitable. La bonne nouvelle est que la marche à vue a permis d’éviter que ce soit grave », a indiqué Vincent Cordonnier, directeur général de Transamo.
    Au total le tramway – qui pour ces deux nouvelles lignes arbore un habillage « haute couture » réalisé par Christian Lacroix – desservira désormais 7 communes en plus de Montpellier. Il sera connecté à 31 lignes de bus, 50 stations Vélomagg’, 25 stations d’autopartage Modulauto et plus de 23 km de pistes cyclables.

  • LGV Nîmes – Montpellier : l’attributaire pressenti désigné d’ici la fin de l’année

    Le secrétaire d’Etat aux Transports Thierry Mariani a indiqué le 29 mars que son objectif est de désigner « l’attributaire pressenti » pour la ligne à grande vitesse (LGV) Nîmes – Montpellier « d’ici la fin de l’année 2011 ». Réseau ferré de France a engagé début février la phase de dialogue compétitif approfondi avec les trois candidats Bouygues, Eiffage et Vinci. Le groupe retenu se verra confier le financement, les études, la construction et la maintenance de la ligne nouvelle à grande vitesse mixte (voyageurs, fret) du contournement ferroviaire de Nîmes et de Montpellier, en contrepartie de financements publics et de loyers versés par RFF. Cette nouvelle ligne, longue de 80 km (60 km de LGV et 20 km de raccordements), s’inscrit dans le prolongement de la LGV Méditerranée et de la concession franco-espagnole Perpignan – Figueras assurée par Eiffage.

  • Montpellier dévoile le design de sa 4e ligne de tram

    Montpellier dévoile le design de sa 4e ligne de tram

    Tout comme la ligne 3, la « circulade », 4e ligne de tram de l’agglomération montpelliéraine, qui fera le tour de la ville, sera lookée par le couturier Christian Lacroix. Le 29 mars, Montpellier Agglomération a dévoilé un design très baroque inspiré par l’or, le soleil et le feu. « Je souhaitais garder une parenté avec la robe de la ligne 3, son spectre de couleurs, son ornementation de gravures et de broderies. J’ai donc pensé tout d’abord à l’or, comme une rame de métal, reflétant le soleil languedocien, sur fond de lamé brodé rehaussé de rocailles et bijoux, comme la ligne 3 était rebrodée de motifs marins enluminés de pierreries », a expliqué Christian Lacroix. Le couturier a également pensé que le feu pouvait être le symbole des nouvelles rames, après que les oiseaux de la ligne 1 ont représenté l’air, les fleurs de la ligne 2, la terre, le thème marin de la ligne 3, l’eau. La ligne sera mise en service au printemps 2012, en même temps que la 3. Avec 17 stations, dont 10 en correspondance, et une rame toutes les 8 minutes, on y attend 14 000 voyageurs par jour.

  • Trois scénarios étudiés pour la LGV Toulouse – Narbonne

    Nouvelle étape pour le projet de LGV Toulouse – Narbonne, attendu à l’horizon 2025 : le comité de pilotage du 13 décembre a validé la seconde phase d’études visant à établir tous les scénarios possibles. Trois options principales se dégageraient : la création de 120 ou 140 km de LGV (gain de temps de 30 minutes environ), ou bien l’aménagement de la ligne existante de façon à atteindre 220 km/h sur certaines portions (et gagner 10 minutes), ou encore une solution mixte permettant de grappiller au moins 15 minutes sur le trajet. Les études RFF au premier semestre 2011 devraient permettre d’évaluer les coûts et trafics potentiels pour chaque scénario.

  • Novatrans se développe à Perpignan

    Les travaux de doublement de la capacité du terminal combiné de Perpignan venant de s’achever, Novatrans a lancé le 13 décembre sa nouvelle offre « Roussillon Express ». Grâce à un train de nuit circulant à 140 km/h, l’opérateur de transport combiné achemine, de Perpignan à Paris, des produits frais en plus de marchandises en vrac ou conditionnés transportés jusqu’alors. Novatrans assure ainsi le transport par rail de 25 % des 200 000 tonnes annuelles de fruits et légumes entre Perpignan et Rungis. L’opérateur, filiale de la SNCF, envisage de lancer un train direct de Perpignan à Dourges, dont le terminal doit être relié très prochainement à Anvers et Duisburg. Il développera ainsi autour de Perpignan une nouvelle offre européenne reliant Barcelone et la Catalogne au Benelux, à l’Allemagne et à l’Europe de l’Est.

  • Quatre lignes pour le prix de trois à Montpellier

    Préparé par une série de jonctions multiples à tous les points de rencontre entre les deux lignes existantes et celle en construction, il débouchera sur la création d’une 4e ligne semi-circulaire sans ajout d’un seul kilomètre d’infrastructure. Partie ou totalité des deux boucles centrales des 2e (Rives du Lez – Corum) et 3e ligne (Gare Saint Roch – Port-Marianne) seront affectées à la future ligne 4 tandis que les parcours centraux des lignes 2 et 3 seront rendus plus directs. La ligne 2 sera tracée, entre Gare Saint-Roch et Corum, par la place de la Comédie, en tronc commun avec la 1. La ligne 3 sera tracée, entre Gare Saint-Roch et Port-Marianne, par l’actuel tracé de la ligne 2 (Gare Saint-Roch – Rives du Lez) et une section de la 1 (Rives du Lez – Port-Marianne). Ce projet, « qui avait été conçu dès la DUP de la ligne 2 », explique Robert Subra, élu et président de la TAM, nécessitera la levée d’une seule rame supplémentaire sur les trois en option du marché de la ligne 3. La 4 sera dotée de 8 rames Citadis 302 de 30 m issues de la 2 et des 3 rames de 30 m de la 1 qui jusqu’ici complétaient son parc de 29 rames de 40 m (Citadis 401). La 2 verra son parc réduit de 23 à 19 rames dont, nouveauté, deux rames de 40 m. La 3 nouvelle version verra son parc réduit de 23 à 18 rames, les 5 rames économisées allant sur la 2 et la 1, qui reste à 32 rames mais désormais toutes de 40 m. La 4e ligne partira de Saint-Denis, sur la future ligne 3, où elle aura un terminus en boucle grâce à la dissociation des voies montante et descendante à cet endroit. Son autre extrémité sera fixée à Albert 1er, sur la ligne 1, où une voie en tiroir devra être posée. Sur 8,2 km les rames de la 4, aussi baptisée « Ring », desserviront 17 stations dont six en propre. Le trafic escompté reste modeste : 14 000 voyages par jour, soit 1 700 voyageurs/j/km contre 135 000 voyages par jour et 9 000 voyageurs/j/km sur la ligne 1. Mais, même si une partie de ses voyageurs sera issus des sections des autres lignes, « 14 000 voyageurs par jour pour un investissement de cinq millions d’euros, c’est fantastique », se félicite Robert Subra. Les 5 millions se répartissent pour moitié dans l’achat de la nouvelle rame et pour moitié dans deux jonctions et une voie en tiroir. La « boucle du Lez » de la 2 avait suscité des critiques lors de sa conception, « mais nous avons eu des responsables visionnaires », ajoute-t-il. La TAM devra gérer le passage de trois lignes (1, 3, 4), dont une aux 4 minutes, sur la section Rives du Lez-Moularès (500 m), à Gare Saint-Roch et à Corum. Cette gestion devra s’accommoder d’une simplification de la signalisation, le doublage des feux de direction d’aiguille par des carrés (feux « T » ) devant être supprimé au bénéfice de la marche à vue, « principe de fonctionnement du tramway », indique un ingénieur. La création du « Ring » permettra aux usagers venus de la branche sud de la 3 (Pérols, Lattes) et des branches est et ouest de la 2 d’avoir un accès direct au centre historique sans avoir à subir un long détour ou une marche à pied. La 4 réalisera une liaison interquartiers sud, une zone aux résidences populaires souvent enclavées, tout en desservant la gare Saint-Roch et le nœud de correspondance du Corum avec des fréquences et une capacité adaptée. Elle préparera la réalisation d’un « Ring » totalement circulaire à la mise en service de la future ligne Lavérune-Clapier, dont la numérotation passe de 4 à 5, et qui tangentera le nord de l’hypercentre par le nord, d’ici la fin de la décennie.
     

    Michel-Gabriel LEON

  • Christian Lacroix plonge le tram 20 000 lieues sous les mers

    Christian Lacroix a bien sûr gardé les grandes lignes du projet qui lui avaient fait gagner le concours en novembre 2006 face à quatre autres candidats, dont Mattia Bonetti, coauteur avec Elisabeth Garouste des hirondelles blanches sur fond bleu de la ligne 1, puis des fleurs psychédéliques de la ligne 2.
    Dévoilé le 9 juillet, le troisième tramway montpelliérain ne dérogera pas à la règle devenue habituelle dans l’agglo : originalité absolue ! « Montpellier est la seule ville qui expose un design pour chaque ligne. Ailleurs, elles sont toutes semblables. On a bien fait. Les deux premières lignes sont belles. La troisième sera fabuleuse ! », prédisait ainsi en toute modestie son président, Georges Frêche, début 2007.
    Comme dans ses créations de haute couture, Christian Lacroix ose les couleurs chatoyantes, les surimpressions, dans un style baroque inimitable. La rame décline « toutes les couleurs du spectre, du chaud au froid, comme du Nord au Sud, du jour à la nuit », décrit le créateur. Visiblement inspiré par le thème marin imposé par le cahier des charges, il avait évoqué dès le départ que ce tram vers les plages était pour lui « un aimable reptile », un « gentil monstre
    marin ».
    En plus de la robe, Christian Lacroix a imaginé le nez et l’intérieur des 43 rames du Citadis d’Alstom. Résultat, une interprétation personnelle de 20 000 Lieues sous les mers, où étoiles des mers, poissons et pieuvres se côtoient, s’entremêlent. Le tram portera un habit « de gravures anciennes, entre Moyen Age et Jules Verne, afin d’exprimer sa connaissance, en les enluminant de paillettes, broderies et pierreries en trompe-l’œil », raconte le couturier dans son carnet de voyage. Il a même poussé le bouchon jusqu’à scanner de véritables broderies de fils et de pierres pour venir « rehausser ces motifs de clous et strass rutilants ». Le tram, nouvelle fashion victim ?
     

    Cécile NANGERONI