Votre panier est actuellement vide !
Étiquette : Londres

L’Underground fête ses 150 ans
Le plus vieux métro du monde, celui de Londres, a eu 150 ans en janvier. Et toute l’année 2013 sera consacrée à fêter dignement ce sesquicentenaire qui n’arrête jamais de se renouveler. En commençant par un parcours à vapeur en souterrain, le 13 janvier.
C’est le 9 janvier 1863 que le premier tronçon de chemin de fer souterrain – « Underground » en anglais – a ouvert à Londres, entre Paddington et Farringdon. Cent cinquante ans et quatre jours (pour que ça tombe un dimanche) plus tard, un train spécial remorqué par la locomotive à vapeur n° 1 du Metropolitan Railway a parcouru à nouveau ce premier tronçon. Car oui, le métro de Londres était à vapeur à ses tout débuts ! Et à cette époque, il était même à double écartement : voie normale et voie large « de Brunel », alors en vigueur entre la gare londonienne de Paddington et l’ouest de l’Angleterre.
Sub-Surface
En effet, avant de devenir le premier tronçon du plus ancien réseau de métro au monde, ce chemin de fer souterrain avait été construit pour prolonger vers le cœur de Londres les différents réseaux ferrés au nord du centre-ville, qui butaient sur les gares en cul-de-sac. C’est pourquoi cette première ligne « métropolitaine » a été construite au gabarit « chemin de fer ».
C’est ainsi qu’est né un premier réseau de lignes souterraines à grand gabarit, construites selon des normes proches de celles des chemins de fer britanniques, à ceci près que leur alimentation électrique, installée au début du XXe siècle, est assurée par deux rails : l’un latéral et l’autre entre les rails de roulement. Le gabarit y est par conséquent assez généreux (du moins pour un métro européen) ; de plus, leurs plateformes à deux voies sont établies à quelques mètres sous le niveau de la rue, assez souvent à l’air libre (par exemple au passage des cours entre immeubles). Ce dernier point était très utile du temps de la vapeur ! Ces lignes (Metropolitan, District, Circle, Hammersmith & City) sont aujourd’hui désignées Sub-Surface, c’est-à-dire « sous surface ».
TubeUne autre catégorie de chemin de fer souterrain est apparue à Londres en 1890 : le Tube qui, à la différence des lignes Sub-Surface, a toujours été électrique, ce qui a permis son forage à grande profondeur, dans des couches d’argile stables, sous forme de deux tunnels à voie unique de section circulaire. Le diamètre de ces tunnels (3,66 m) est plutôt étriqué, mais il était encore moindre sur la première ligne souterraine à grande profondeur, aujourd’hui un des itinéraires de la Northern Line, à tel point que les tunnels de 1890 ont été reconstruits en 1924 au même gabarit que pour les autres lignes de Tube réalisées entre-temps. Reste que le gabarit du matériel roulant sur ces lignes est inférieur à celui des rames Sub-Surface, surtout en hauteur. Mais les deux types de matériel partagent le même type d’électrification à troisième et quatrième rail, ce qui a permis de mettre en service des rames de Tube sur les prolongements en banlieue à grand gabarit. Stricto sensu, les lignes de Tube sont Northern, Waterloo & City (qui a longtemps appartenu aux Chemins de fer), Central, Bakerloo, Piccadilly, Victoria et Jubilee. Mais on a pris l’habitude de surnommer « Tube » toutes les lignes du métro de Londres, dont l’appellation correcte reste « Underground ». D’où l’appellation « Deep Tube » parfois utilisée pour distinguer les lignes forées en profondeur.
… et les autres
Ces dernières décennies, Londres s’est enrichi de deux nouvelles catégories de « métros », qui ne font toutefois pas partie du réseau « Underground ».
La première est le métro automatique des Docklands (Docklands Light Railway, DLR), dont les premiers tronçons ont été inaugurés en 1987, et l’Overground (« aérien »), lancé en novembre 2006 et qui fait le tour de Londres depuis décembre dernier. L’infrastructure d’une ancienne ligne de métro, l’East London Line, a été réutilisée par l’Overground pour traverser l’est de Londres et passer sous la Tamise, infrastructure qui était à l’origine un chemin de fer empruntant un ancien tunnel piétonnier. La frontière entre métro et « grand » chemin de fer reste mouvante à Londres !Patrick LAVAL

Un regard sans concession sur la SNCF
Mark Smith est un spécialiste des chemins de fer européens et, en fin connaisseur du réseau français, nous lui avons demandé son avis. Il nous l’a livré sans détour : « J’ai un petit faible pour l’excellent TGV Duplex de la SNCF. Je rentrais avant-hier de Zurich à Paris dans un Euroduplex, ma famille autour d’une table pour quatre à l’étage. On est arrivés deux minutes en avance gare de Lyon, avec tout le temps nécessaire pour aller attraper Eurostar gare du Nord vers Londres. Parfait ! Le réseau TGV est de premier ordre, mais dans un grand pays connu pour sa gastronomie, le service de restauration a besoin de changements radicaux. J’ai surpris des collègues de la Deutsche Bahn s’amusant de l’étonnement des businessmen français sur le nouveau Paris – Frankfurt ICE. On leur servait une cuisine de qualité mise au point par des chefs allemands renommés, dans un vrai plat avec de vrais couverts, au lieu du classique « TGV-Bar » avec son risotto caoutchouteux, réchauffé dans un bol en plastique à avaler avec des couverts en plastique. » Et d’enchaîner sur les difficultés pour le voyageur étranger qui souhaite acheter un billet pour emprunter le réseau français, non sans un humour quelque peu acide : « DB, Renfe ou SBB ont un site unique, accessible dans plusieurs langues, avec une tarification unique. C’est facile à expliquer. Apparemment la SNCF a besoin de 20 sites différents pour remplir un train. Voyages-sncf.com est seulement en français, si vous cliquez pour passer en anglais, vous atterrissez sur TGV-Europe.com. Si vous sélectionnez “États-Unis”, les résultats de la recherche ouvrent sur la version américaine du site, RailEurope.com. Il propose souvent des prix bien plus élevés, avec des coûts cachés qui s’ajoutent en fin de transaction. Par exemple, un lit dans un train couchettes de Paris à Barcelone, fin juillet, coûte 93 euros TTC sur TGV-Europe.com, mais 269 dollars (215 euros) sur Raileurope.com, pour exactement le même train, à la même date. Ce prix est rédhibitoire pour la plupart des voyageurs américains, qui abandonnent et filent vers le site Internet d’EasyJet. Je passe mon temps à conseiller aux Américains de sélectionner “Afghanistan” ou “Antarctique” afin qu’ils puissent rester sur TGV-Europe.com pour acheter un billet en anglais, imprimable ou que l’on peut récupérer en gare, au vrai prix SNCF. Compte tenu du volume de visiteurs américains de seat61, la SNCF devrait ouvrir bientôt sa première boutique à Kaboul… Allez la SNCF ! Faites-nous un site Internet efficace et unique pour les chemins de fer français, accessible aux différentes langues avec les mêmes tarifs pour tout le monde sans distinction ! »