Étiquette : Maintenance matériel roulant

  • Bischeim rénovera seize rames TGV de plus

    Patrick Devedjian, le ministre de la Mise en œuvre du plan de relance de l’économie, s’est rendu le 20 février au Technicentre de Bischheim, puisque l’établissement sera l’un des bénéficiaires de ce plan de relance mis en place par le gouvernement. Pendant plus d’une heure, le ministre a visité les ateliers d’entretien du matériel TGV, guidé par Guillaume Pepy. Sur un total de 700 millions d’euros fournis à la SNCF dans le cadre du plan de relance, 61 millions seront investis au Technicentre. Ainsi, les près de mille agents qui travaillent à Bischheim vont rénover 16 rames de plus qu’initialement prévu. Pour cela, quarante embauches sont prévues, auxquelles s’ajoutera le recours à des entreprises sous-traitantes, une trentaine annoncée. Le Technicentre rénove des rames, fabriquées par Alstom, mais qui « appartiennent à la SNCF » a rappelé Guillaume Pepy au ministre. « C’est un choix stratégique que de faire exécuter la maintenance par des agents et non par le constructeur. Et ce grâce à des gains de productivité. » Des objectifs de 8 à 10 % de progression dénoncés par les organisations syndicales du site qui y voient un lien avec le fort taux d’accidents du travail et d’absentéisme. « Il s’agit de rendre Bischheim compétitif par rapport à aux entreprises extérieures à la SNCF », explique Philippe Deschamps, le directeur du Technicentre. Sans les 16 rames du plan de relance, le niveau d’activité du site risquait de baisser.
     

  • Le nouvel atelier TER sera construit à Longueau

    Le futur atelier TER Picardie sera bien construit à Longueau. Dans les cartons depuis plusieurs années, ce projet a subi un coup d’accélérateur le 19 décembre dernier, lors d’une rencontre à Paris entre le président de la SNCF, Guillaume Pepy, et Claude Gewerc, président socialiste de la région Picardie, qui était accompagné de Daniel Beurdeley, premier vice-président (PC) en charge des transports. Avant cette date, la direction du matériel à la SNCF envisageait prioritairement cette implantation, soit à Lille, soit au Landy. L’investissement dans un nouvel atelier à la périphérie de l’EMT d’Amiens-Longueau lui paraissait à la fois disproportionné et difficile à rentabiliser. Une prévention que la région Picardie est finalement parvenue à lever : « Nous avons rappelé au président de la SNCF les efforts consentis par la région pour le renouvellement du matériel TER, indique Daniel Beurdeley. Notre collectivité a prévu d’investir un milliard d’euros sur trente ans. Plus de 500 millions ont d’ores et déjà été dépensés et la région consacre chaque année 250 millions d’euros au fonctionnement du TER, qui représente d’ailleurs aujourd’hui le poste le plus important du budget… Je pense qu’il est logique que la SNCF tienne compte de cet engagement… ». C’est donc bien Longueau qui héritera de ce nouvel équipement. Sur place, la nouvelle a été d’autant mieux accueillie que c’est l’option haute qui a finalement été retenue, avec un atelier de 110 mètres de long équipé de fosses de visite sur toute sa longueur, et capable d’accueillir les futurs porteurs polyvalents. Le schéma retenu autorise une éventuelle extension avec un atelier susceptible d’accueillir, dans une seconde phase, le futur porteur haute densité. Ce projet ambitieux a finalement été préféré à une option basse, moins coûteuse, mais qui aurait très vite trouvé ses limites. Or, plusieurs régions limitrophes ont manifesté leur intérêt pour une localisation en Picardie ; c’est le cas de Champagne-Ardenne et de la Haute-Normandie dont les nouvelles rames TER pourraient être entretenues à Longueau. La première phase, telle qu’elle a été retenue, représente un investissement de 42 ME, dont 10 à la charge de la SNCF.
     

  • Un futur atelier à Rennes pour le matériel TER régional récent

    Ce nouvel atelier, dont la mise en service est prévue à l’automne 2009, sera accolé à l’actuel atelier de maintenance du matériel, construit en 2004 pour les premières rames ZTER. Ce nouvel atelier est destiné à l’entretien du nouveau matériel régional : ZGC et AGC. Plus long, il tiendra compte de la longueur de rames longues insécables, quadricaisses. Doté de deux voies plus longues, – 110 mètres de long au lieu d’un peu plus de 96 m pour les trois de l’actuel – et mieux équipées, puisqu’électrifiées et en fosse, le futur atelier sera équipé d’un pont roulant ainsi que de passerelles fixes et mobiles. Une attention particulière sera portée à l’environnement avec un récupérateur d’eau pluviale pour le lavage des pièces, un chauffe-eau solaire pour les vestiaires et les bureaux, et une isolation plus grande du bâtiment.
    Si la SNCF avait financé l’actuel atelier (12 ME), elle a, cette fois, fait appel aux collectivités. Conseil régional, général et communauté d’agglomération de Rennes ont apporté chacun 2 ME, soit 6 ME des 13,3 ME nécessaires à la construction, le solde venant de la SNCF. En échange, les 780 emplois du site rennais seront pérennisés jusqu’en 2015.
     

    Yann GOUBIN

  • Une révision systématique des essieux d’ICE

    Depuis le 24 octobre, la Deutsche Bahn a retiré du service un grand nombre de trains à grande vitesse, en raison de doutes sur la sécurité.?Elle procède à des vérifications techniques portant en particulier sur les essieux des ICE dont elle détient 71 exemplaires. Ces trains, construits par Siemens, Alstom et Bombardier en consortium, circulent sur des axes très fréquentés comme Berlin – Hambourg, Francfort – Vienne en Autriche, lignes qui subissent donc d’importantes perturbations.