Étiquette : Matériels

  • Modernisation de l’atelier de maintenance de Caen

    Le chantier est lancé. Le président de la région Basse-Normandie, Laurent Beauvais, et le directeur régional SNCF, Roland Bonnepart, ont posé, le 25 août, la première pierre du chantier de modernisation de l’atelier de maintenance de Caen. L’objectif est de pouvoir y accueillir des matériels d’une plus grande capacité et ainsi répondre à l’accroissement du trafic TER bas-normand, qui a augmenté de 42 % entre 2003 et 2008. En 2009 et 2010, la région et la SNCF investiront 4,5 millions d’euros sur ce site. La mise en service des nouvelles installations est prévue pour juin 2010.

  • Tognum fournit les moteurs diesel des BB 475000 et 476000 pour Fret SNCF

    Le 9 juillet, le motoriste allemand Tognum a rendu public deux marchés d’équipements de locomotives diesel-électriques pour Fret SNCF. Signés avec Siemens et Bombardier Transport, ces contrats portent sur un total de 113 moteurs diesel MTU 16V 4000 R43 aux normes Euro IIIa. Dans le cadre du premier contrat, en cours depuis juin, Tognum fournit 68 moteurs destinés à être installés dans les BB 475000 produites conjointement par Siemens et Alstom Transport. Dans le cadre du deuxième contrat, qui démarre en décembre prochain, le motoriste équipera 45 locomotives Traxx F 140 DE de Bombardier (alias BB 476000 à la SNCF). Ces locomotives fret seront mises en service par la SNCF sur le trafic transfrontalier franco-allemand en 2010.

  • Le TVR huit ans après : un tram cher, controversé, mais bien pratique

    Les Nancéiens se souviennent bien des débuts de leur tramway. Inauguré entre deux pannes par Bernadette Chirac en décembre 2000, le TVR de Bombardier a été mis en service fin janvier 2001 et… arrêté au bout de quelques semaines pour cause d’incidents à répétition. L’exploitation a finalement démarré pour de bon en mars 2002. Mais il a fallu encore deux ans avant que le niveau de service soit assez satisfaisant pour que Stan puisse restructurer son réseau. Aujourd’hui, le TVR fonctionne convenablement, même si tous les problèmes n’ont pas disparu : disponibilité incertaine des rames, défaillances épisodiques, usure des pneus et du rail de guidage, orniérage… En août 2006, un véhicule a même perdu son moteur.
    Longue de 11 km, l’unique ligne T1 a officiellement coûté 156 millions d’euros. Elle relie le pôle hospitalier universitaire de Brabois, à l’entrée sud-ouest de l’agglomération, sur la commune de Vandœuvre, à Essey, au nord-est, via la gare et l’hypercentre de Nancy.
    Côté matériel, le TVR nancéien est identique à celui de Caen, l’autre ville qui l’a adopté : c’est un véhicule hybride sur pneus qui peut soit être guidé par un rail central – d’où son nom commun de « tram sur pneus » –, soit rouler comme un gros bus sur une banale chaussée. Il est également bimode : il peut fonctionner en traction électrique ou en mode diesel. Mais tandis que le modèle caennais est alimenté par une ligne aérienne type tramway (le positif est capté par pantographe et le retour se fait par le rail de guidage), son cousin lorrain est doté de deux (longues) perches comme un trolleybus. Nancy a en effet récupéré une partie des infrastructures de son réseau de trolleys. Autre différence : alors que celui de Caen est exploité totalement en mode guidé, le TVR nancéien ne l’est qu’en partie. 2,7 km du parcours sont en effet en site banalisé : dans la traversée de Saint-Max, dont le maire avait refusé le site propre, et dans la côte de 13 % menant à Brabois (du coup, il n’est pas accessible aux personnes à mobilité réduite sur ces sections). Dans les deux cas, le véhicule est utilisé en mode diesel pour contourner l’obstacle en cas de problème sur la ligne, ainsi que pour rejoindre le dépôt.
    Le TVR a une longueur de 24,5 m. C’est-à-dire le maximum possible, vu qu’il est considéré comme un véhicule routier. Sa vitesse commerciale dépasse légèrement les 15 km/h à Nancy (quand les concepteurs du projet annonçaient 20 km/h !), le temps de parcours pouvant varier suivant le temps d’attente aux feux – il n’a pas la priorité partout – et l’intensité de la circulation là où il n’est pas en site propre. La fréquence de passage est théoriquement de cinq minutes dans la journée en semaine, descendant jusqu’à quatre minutes en pointe. Un chiffre théorique car les passages sont souvent assez irréguliers. Cela dit, et malgré ses imperfections – on pourrait rajouter le bruit et un confort souvent jugé précaire –, le tramway plaît. Et il répond à une vraie demande. Il transporte environ 46 000 personnes par jour (fraude comprise), ce qui est toujours moins que les prévisions initiales, mais qui suffisent à sa saturation aux heures de pointe. Comme l’écrivait L’Est républicain il y a quelques mois pour son huitième anniversaire, entre les Nancéiens et leur tram, c’est « je t’aime, moi non plus ».
     

    François ENVER

  • Achat de 8 nouvelles rames pour l’Eurostar

    Comme nous l’avions annoncé dès mars – information alors démentie par l’opérateur franco-britannique – un plan de renouvellement de la flotte Eurostar est bien à l’étude. Eurostar souhaiterait ainsi acquérir huit rames de 400 m sans que les modalités de financement soient arrêtées, dans l’attente de la création de la nouvelle structure. Cet achat serait suivi d’une reprise par la SNCF de huit des rames actuelles Eurostar. Cela permettrait de compléter le parc de rames du type Transmanche assurant des dessertes TGV entre Paris et le nord de la France. Ce dernier parc passerait ainsi de trois à onze rames. La part actuelle de la SNCF dans le parc Eurostar est de 13 rames sur un total de 28.

  • Le métro automatique parisien de la ligne 1 affiche la couleur

    Le MP 05 était sur son 31 le 12 juin pour sa présentation à la presse avant de poursuivre ses essais. Tous les objectifs étaient braqués sur le design intérieur frais et flashy et les systèmes d’information voyageurs multimédias qu’affiche le futur matériel qui circulera sur la ligne 1 du métro parisien lorsqu’elle sera automatisée. En attendant, le chantier bat son plein et les conducteurs sont en voie de reconversion.

  • Le dépôt du tram d’Angers sera alimenté par des éoliennes

    Dans la famille écolo, Angers Loire Métropole veut se placer tout en haut. Pour alimenter les besoins en électricité du centre de maintenance commun aux bus et aux deux futures lignes de tramway (inauguration de la ligne 1 prévue en 2011), la communauté d’agglomération prévoit un large recours aux énergies renouvelables. Pour ce centre de 7 ha situé sur l’ancien site d’un aérodrome au nord-est d’Angers, dans une zone très peu urbanisée, seront plantées deux éoliennes de 4 kW. L’hiver, le centre de maintenance sera chauffé grâce à une chaudière au bois, et le PCC par une pompe à chaleur de 200 kW. Ce bâtiment sera isolé par 300 m2 de toiture végétalisée. 500 m2 de panneaux photovoltaïques (350 sur le PCC et au niveau de la sous-station électrique) viendront compléter le dispositif. Par ailleurs, la couverture du parking des bus par 6 000 m2 de panneaux photovoltaïques est à l’étude. Cette opération serait déléguée à un partenaire qui apporterait les fonds et prendrait ensuite en charge l’exploitation.

  • Un centre de maintenance en Italie pour les AGV de NTV

    C’est dans le sud de l’Italie, sur les emprises de la plateforme multimodale Interporto Campano à Nola (Campanie), que le « nouvel entrant » NTV fera construire le centre de maintenance pour son futur parc de 25 rames AGV. Dans le cadre d’un contrat signé le 19 juin par NTV et Interporto Campano, quelque 90 millions d’euros seront investis par NTV pour ce centre de 150 000 m2 (dont 42 000 m2 pour le bâtiment principal et 55 000 m2 pour le garage couvert) comportant 11 voies. Pour son ouverture, en 2011, le centre de maintenance de NTV devrait créer 300 emplois sur 1 000 attendus à plein régime.

  • La nouvelle rame de métro MP05 est une tête connue

    Ce sont 49 rames de métro sur pneus MP05 (plus 10 en option) que la RATP a commandées à Alstom en octobre 2005. Ces rames de six voitures sont fonctionnellement identiques aux rames MP89 équipant la ligne 1 depuis 1997 et transportant en heure de pointe jusqu’à 1 000 voyageurs. Du point de vue dimensionnel, la compatibilité est totale entre les deux matériels, qui occupent la totalité des quais de 90 m le long desquels 18 portes à deux vantaux sont disposées. Par son absence de cabine de conduite, le MP05 est techniquement équivalent à la version automatique du MP89 qui équipe la ligne 14.
    Les principales différences visibles seront dans les choix de couleurs vives et l’installation d’une information voyageurs de type multimédia embarquée ; pour la configuration des places assises, les habitués ne seront pas dépaysés. Moins visibles sont les changements liés à l’évolution des équipements de communication sol-train.
    Les études du MP05 sont d’ores et déjà terminées, et sa fabrication, en cours. Outre la rame arrivée à Paris, les premiers trains automatiques sont en essais au CEF de Valenciennes, où tout leur environnement a été reconstitué, y compris une voie (escamotable) pour roulement sur pneus et le PCC.
     

    Patrick?LAVAL

  • Métros légers, bus hybrides et prix cassés

    Plus de 2 200 délégués de 80 nationalités, dont de nombreux Asiatiques, ont visité l’exposition « Mobilité et transport urbain » organisée, comme à l’accoutumée, en marge du congrès UITP. Quelque 350 exposants en provenance d’une quarantaine de pays avaient investi 26 000 m2 de la « Messe Wien », à deux pas du Prater et de sa grande roue… Au fil du temps, l’expo est devenue le baromètre « tendances » des acteurs de l’innovation. Le cru 2009 ? Métros automatiques et autobus hybrides. Siemens et Ansaldo Breda dévoilaient chacun un nouveau produit : pour le premier, le Cityval/Airval sur pneumatiques, avec système de guidage Lohr Industrie dérivé du Translohr ; et pour le second, un véhicule plus conventionnel, à roulement « fer », destiné à Brescia. Economie d’énergie oblige, tous les constructeurs d’autobus (ou presque) présentaient un modèle hybride à moteur thermique. Première mondiale, le Citaro hybride avec pile à combustible faisait son apparition sur le stand Mercedes. Seul tram, le Stadler pour Munich. Bombardier montrait la maquette du futur Flexity 2, annonçant son intention de concourir à Rennes avec le Skytrain. Le premier bus du turc Temsa était là. Signe des temps, les anciens pays de l’Est (et, pour la première fois, la Chine !) étaient venus casser les prix. Belkommunash proposait son trolley en 12 m à… 200 000 euros ! De quoi s’amuser au congrès de Vienne : nous y revenons dans un tout prochain numéro.
     

    Philippe HÉRISSÉ

  • Présentation de la première rame automatisée de la ligne 1 du métro

    Pour l’automatisation de la ligne 1 du métro parisien, le chantier est en cours : la première rame sans conducteur sera présentée, en avant-première, dans la nuit du 12 au 13 juin à Paris. Dans les stations, les portes palières commencent à faire leur apparition sur les quais. Bérault est équipée, Pont de Neuilly le sera début juillet. Ce modèle, le groupe RATP, précurseur, compte bien le réussir et ensuite l’exporter. Les pistes sont multiples : Bruxelles, Amsterdam, Barcelone, Madrid, les principales villes américaines… Car si le métro automatique a aujourd’hui fait ses preuves, le nouveau défi, c’est de réussir à automatiser sans arrêter l’exploitation d’une ligne existante. L’introduction dans le trafic du premier train automatique est prévue entre octobre et la fin 2010, la ligne 1 devant être entièrement équipée avant l’été 2012.