Étiquette : Métro

  • La station Argentine prend ses nouvelles couleurs

    La station Argentine prend ses nouvelles couleurs

    Seule station du métro parisien à porter un nom de pays, Argentine affiche de nouvelles couleurs et se modernise. Inaugurée le 15 juin, elle bénéficie d’une nouvelle scénographie à vocation culturelle. Le but : jouer sur l’ambiance globale des espaces et offrir aux voyageurs de multiples contenus historiques, ludiques, pédagogiques. Remarquables, huit panneaux équipés de boîtes à lumière dévoilent les photographies des somptueux paysages des chutes d’Iguazú, du grand glacier Perito Moreno, de la Quebrada de Humahuaca… autant de sites naturels et culturels argentins classés au patrimoine mondial de l’Unesco. Parallèlement, six panneaux illustrent l’art et la culture de l’Argentine, pour mettre en valeur le tango, le monde du gaucho, les personnalités marquantes de la société argentine, les dernières tendances artistiques dans le design, le cinéma et le théâtre, le vin et la gastronomie, les traditions agricoles… Quant aux sièges de la station, ils sont bleus, la couleur emblématique de ce pays.
    Original, l’aménagement de cette station est le fruit d’une collaboration, entamée en 2007, entre les ministères du Tourisme, des Relations extérieures, du Commerce international et du culte argentins, et la RATP. Pour le transporteur, qui profite du réaménagement des stations de la ligne 1 à l’occasion de son automatisation, cela contribue à « forger des ambiances, créer des surprises positives avec cet aménagement spécifique, comme un film documentaire qui se prolonge en explications détaillées. » Ils doivent pouvoir être appréciés, un instant ou quelques minutes, tant par le voyageur sur le quai que par celui qui est dans la rame ou sur le quai d’en face. Chargé d’affaire des projets culturels, Olivier Coudert précise que ce cas reste – presque – unique, avec les stations Arts-et-Métiers, avec son sous-marin géant, et Louvre-Rivoli, avec ses statues dans les murs, et n’a pas vocation à se généraliser. Toutefois, des projets parallèles sont évoqués pour Javel-André-Citroën. Avec la même volonté d’y tisser un lien fort entre « le dessus et le dessous ». Plus discrètement, dans près de la moitié des stations de métro, des objets historiques sont disséminés. Comme autant de facteurs « d’émotions positives », modestement distillées, « histoire de ne pas inonder le réseau. »   

     P. G.

  • Knorr Bremse fournira le freinage de 512 voitures du métro de Pékin

    Knorr Bremse a annoncé avoir remporté « sa plus grosse commande pour un métro en Asie » : 64 rames de 8 voitures construites par son partenaire CNR Changchun Railway Vehicles (CRC) pour la ligne 6 du métro de Pékin. Chiffrée à 25 millions d’euros, cette commande qui sera produite en Chine dans l’usine du freiniste allemand à Suzhou comprend la commande (EP2000), les compresseurs (VV120) et la timonerie de frein pour les 512 voitures en question. La ligne 6 de Pékin, qui comptera à terme 27 stations sur un tracé de près de 43 km, doit ouvrir en deux étapes entre 2012 et 2015. Au total, Knorr Bremse a remporté quatre contrats pour le freinage des rames de sept lignes du métro de Pékin.
     

  • Corée du Sud : le métro transformé en supermarché virtuel

    Faire du temps d’attente un temps de shopping. C’était le but de la société britannique Tesco, à travers sa filiale sud-coréenne Home Plus, quand elle a proposé, il y a quelques semaines, aux usagers du métro de faire leurs courses depuis les quais. Le temps d’une campagne de communication, un supermarché virtuel a été rendu accessible à certaines stations. Des photos de produits étaient affichées sur les murs avec un résultat visuel semblable à des rayons de magasins classiques. Pour acheter, il suffisait de scanner les QR Code, ces codes-barres nouvelle génération déjà présents en France, à l’aide d’un smartphone. Le temps de payer en ligne puis de sauter dans sa rame et le client était livré à son arrivée à son domicile. La campagne a obtenu le grand prix Médias la semaine dernière, aux Lions de Cannes, les oscars de la publicité ; la vidéo de présentation a ensuite fait le buzz sur Internet. La firme y explique que ce système lui a permis de devenir numéro un du commerce en ligne. Si cette innovation est possible en Corée du Sud, c’est aussi que le taux d’équipement des habitants en smartphones y est très important. En France, la technologie du paiement sans contact, à l’aide de smartphones bien entendu, n’en est qu’à ses balbutiements. Mais cette campagne préfigurait peut-être les magasins du futur.     

     

    J. S.

    http://www.huffingtonpost.com/2011/06/27/south-korea-virtual-supermarket_n_885150.html
     

  • Nouvelle-Zélande : le projet de métro d’Auckland compromis par un mythe

    Le projet de métro de la ville d’Auckland, en Nouvelle-Zélande, est fortement compromis par un monstre maori : le Taniwha. Cette créature mythique vivrait sous la ville, et revêt une importance particulière pour ceux qui y croient ; ces derniers affirment ne pas avoir été consultés par la ville, lors de la conception du projet. Suite aux protestations des associations de défense culturelle de ce peuple, la mairie a arrêté les travaux. Et ce, malgré le milliard de dollars néo-zélandais (plus de 550 millions d’euros) déjà investis. Les Maoris ont bien prévenu : « Le monstre est là pour protéger la ville, mais si on le dérange, il peut mordre. »

  • Le marché du métro 4 de Milan attribué

    Un consortium italien emmené par les constructeurs Impregilo et Astaldi a remporté un marché estimé à 1,7 milliard d’euros pour construire puis gérer la ligne 4 du métro de Milan. Cette nouvelle ligne, qui sera entièrement automatique et sans conducteur, s’étendra sur 15,2 km entre Linate (un des aéroports milanais) et Lorenteggio. Le projet prévoit la construction de deux galeries, une par sens de marche, ainsi que de 21 stations et d’un dépôt. Outre Impregilo et Astaldi, le consortium vainqueur comprend le gestionnaire du réseau de transports milanais ATM, le spécialiste des systèmes de signalisation ferroviaire Ansaldo STS et le constructeur AnsaldoBreda (deux filiales du groupe Finmeccanica) ainsi que le spécialiste des câbles Sirti.

  • Les stations marseillaises sont-elles polluées ?

    Les stations marseillaises sont-elles polluées ?

    Selon les chiffres partiels révélés par le quotidien La Provence, une étude dans le métro de Marseille effectuée par Atmo Paca, organisme de surveillance de la qualité de l’air, a mis en évidence jusqu’à 285 microgrammes par m³ d’air (285 μg/m³) de particules en suspension inférieures à 10 ou 2,5 microns. Selon le décret du ministère de l’Ecologie du 21 octobre 2010, la valeur limite pour ces particules est de 50 μg/m³ « en moyenne journalière à ne pas dépasser plus de trente-cinq fois par année civile ». Ce qui fait dire à Dominique Robin, directeur d’Atmo Paca, qu’il n’y aurait pas de concentration alarmante de ces particules et qu’elle serait, sur une année civile, inférieure aux normes.
    Des études similaires ont été menées dans les métros de Rennes, Lille, Toulouse, Lyon et Paris, où des « pointes » de pollution auraient été relevées. Le moins pollué serait celui de Rennes, Marseille étant deuxième. A Marseille, l’étude, qui sera prochainement publiée, a été réalisée dans les deux stations les plus fréquentées du métro, Castellane (sur les quais des lignes 1 et 2) et Saint-Charles, en deux phases, entre le 18 janvier et le 15 février 2010 et entre le 27 mai et le 7 juillet 2010. Elle a porté sur les particules dans l’air et sur les émissions de gaz.
        

    José SOTO
     

  • Enquête publique en 2012 pour la ligne B du métro à Rennes

    Enquête publique en 2012 pour la ligne B du métro à Rennes

    L’installation le 6 juin du groupement de maîtrise d’œuvre pour la ligne B du métro dans ces nouveaux locaux à Rennes a été qualifiée de « moment fort » par Daniel Delaveau, président de Rennes métropole « car la ligne B est attendue avec impatience ». En effet, « Rennes a le taux de croissance le plus fort des aires urbaines françaises, après Toulouse, et prévoit d’accueillir 200 000 habitants de plus dans les trente ans à venir ; c’est un véritable défi à relever tant pour le logement que pour les transports ».
    Le groupement constitué d’Egis Rail, d’Arcadis ESG, d’Iosis Centre-Ouest et du cabinet L’Heudé et L’Heudé a été choisi par les élus fin 2010. Il est chargé de la maîtrise d’œuvre déléguée pour le génie civil et l’équipement du métro pour le compte de la société d’économie mixte Semtcar. Il va piloter le chantier, dont les premières études ont démarré il y a déjà dix ans. « L’effectif sur ce projet est de quarante personnes, dont douze basées à Rennes », précise Jean-Marc Dufer, chef de projet d’Egis. La phase d’avant-projet a débuté en janvier dernier et s’achèvera en mars 2012. Le premier avant-projet concernant le tracé exact de la ligne a été présenté le 5 mai au maître d’ouvrage. « L’implantation des stations ne change pas, mais le tracé prend en compte les contraintes de réseaux et de sols. Le plan fonctionnel des stations (circulation des piétons, etc.) a également été communiqué. » Suite au concours lancé pour répondre à l’appel d’offres, sept équipes d’architectes travaillent sur les stations depuis début 2011 en interface avec le groupement. Une première version de l’avant-projet partiel sera livrée début septembre. L’enquête publique est prévue pour 2012.
    Pour mémoire, le matériel roulant (Cityval de Siemens) a été choisi fin 2010 et côté financement, l’Etat prévoit d’attribuer une subvention de 90,6 millions d’euros sur un coût global d’un peu plus d’un milliard. D’une longueur de 14 km, la ligne B doit être mise en service vers 2018. 
     

  • Colombie : le projet de métro gelé jusqu’à nouvel ordre

    Maria Fernanda Campo, qui a remplacé le maire de Bogotá, Samuel Moreno, dont le mandat a été suspendu par le procureur général de la nation, a décidé de suspendre le processus en cours en vue d’attribuer le contrat d’ingénierie de base de la 1re ligne du métro de Bogotá. Les offres étaient examinées depuis plusieurs mois par la Banque mondiale qui, du coup, a annoncé qu’elle ne financera pas ce contrat tant que les autorités responsables du financement du projet dans son ensemble (gouvernement colombien et municipalité de Bogotá) n’auront pas clarifié leur position. Le point d’achoppement réside officiellement dans le tracé. La nouvelle maire de Bogotá, comme plusieurs responsables de la municipalité et des experts universitaires, estime que le tracé défini par l’étude préliminaire réalisée par un consortium espagnol (Sener et métro de Barcelone) n’est pas adapté à la demande de transport dans la capitale colombienne. Une étude de trafic, qui a été commandée il y a quelques mois au consultant Steer Davies Gleave, devrait être disponible en juin. Il semble de plus en plus certain qu’aucune décision majeure ne sera prise avant les élections municipales d’octobre et l’entrée en fonction du prochain maire, le 1er janvier 2012. Le problème de fond réside dans le fait que le métro ne fait pas l’unanimité parmi les candidats potentiels à la mairie et que de puissants intérêts liés au monde du transport par autobus essaient toujours de torpiller le projet.
     

  • Algérie : bientôt des études pour le métro d’Oran

    Suite à l’appel d’offres lancé en septembre dernier, l’Entreprise du métro d’Alger (Ema) a annoncé le 23 mai avoir attribué les études de conception de la première ligne du métro d’Oran à l’espagnol Sener Ingeniería y Sistemas SA pour près de 13 millions d’euros. Ce bureau d’études aura 30 mois pour rendre sa copie, à compter de la signature du contrat qui interviendra après l’accord de la Commission nationale des marchés publics (CNMP). Le projet de première ligne compte 22 kilomètres. L’Ema compte ensuite lancer l’appel d’offres pour la réalisation du projet clés en main et le groupe public Cosider, qui a réalisé plusieurs tronçons du métro d’Alger, serait intéressé selon le site Tout sur l’Algérie. La deuxième ville du pays a également une ligne de tramway qui est en cours de réalisation par la filiale espagnole d’Alstom.
     

  • Irak : Systra chargé des études du métro souterrain de Bagdad

    Une délégation de la mairie de Bagdad vient de signer avec Systra, au siège du groupe à Paris, le contrat pour les études d’avant-projet sommaire du métro souterrain de Bagdad et la préparation des documents d’appels d’offres, en vue de sélectionner l’entreprise qui sera chargée de la conception et de la construction. Selon le communiqué publié le 18 mai par Systra, le réseau de métro souterrain de Bagdad comportera deux lignes, l’une d’environ 22 km, l’autre de 18 km, avec un intervalle entre stations d’un kilomètre environ. Ce projet de métro souterrain constituera l’ossature des futurs projets de transport de la capitale irakienne. Une vingtaine de personnes seront mobilisées sur ce projet et travailleront depuis Paris. Les prestations doivent commencer incessamment et dureront 18 mois. Rappelons que lors de la présentation des vœux pour l’année 2011, Pierre Mongin, président de Systra, avait annoncé la prochaine finalisation de ce contrat.