Étiquette : Métro

  • Des défibrillateurs dans le métro et le RER

    La RATP va installer prochainement des défibrillateurs cardiaques sur ses réseaux de métro et RER. Onze sites ont été retenus, notamment en fonction de leur important flux de voyageurs. Cette mise en place doit avoir lieu au début de l’été 2010. Les gares et stations concernées : Gare-du-Nord, République, Montparnasse-Bienvenüe, Saint-Lazare, Nation, Gare-de-Lyon, Châtelet-les-Halles (RER), Auber, Charles-de-Gaulle-Étoile, La Défense-Grande-Arche et Denfert-Rochereau. Les appareils qui vont être mis en place sont des défibrillateurs entièrement automatiques, choisis en raison de leur facilité d’utilisation. Grâce aux messages sonores et visuels qu’ils diffusent, aucune formation préalable n’est requise pour pouvoir les utiliser. Ils ne seront toutefois pas placés en libre accès mais disponibles uniquement auprès d’un agent, par le biais des interphones d’alarme voyageur.

  • Le métro joue les prolongations à Marseille

    A la Blancarde comme à Louis-Armand, à Saint-Barnabé et à la Fourragère – les quatre nouvelles stations de la ligne 1 du métro marseillais –, les portillons sont prêts à laisser passer les premiers voyageurs. Des portillons antifraude qui vont peu à peu remplacer les traditionnels tripodes et qui seront associés aux bornes de billettique sans contact destinées aux cartes disponibles à partir du 12 avril. Mais ce n’est pas la principale nouveauté qui attend les Marseillais. Le 5 mai, l’inauguration des quatre stations et des 2,5 km supplémentaires de ligne 1 devrait précéder de peu la mise en service, dont la date n’est pas encore arrêtée. Les voyageurs découvriront alors quatre stations lumineuses, aérées, aux murs clairs et surtout aux proportions sans commune mesure avec celles qu’ils connaissent. La conception de chacune d’entre elles a été confiée à quatre architectes marseillais différents. « C’est une nouvelle génération de stations. L’entretien sera un peu plus complexe mais nous sommes passés dans un autre monde », constate Pierre Reboud, directeur de la Régie des transports de Marseille (RTM), l’Epic qui exploite le réseau marseillais. Cinq ans de travaux ont été nécessaires pour réaliser le prolongement de la ligne 1. Cette boucle qui part du quartier de la Rose, au nord-est, a été inaugurée en 1977 par Gaston Deferre et achevée en 1978, puis prolongée en 1992 jusqu’à l’hôpital de la Timone. La ligne 2 a quant à elle été inaugurée en 1984 et prolongée à ses deux extrémités en 1986 et 1987. Un projet d’extension de 800 m avant 2014 vers les quartiers nord est en projet. A partir de la Timone, l’actuel terminus de la ligne 1 à l’est, la nouvelle voie suit un axe ouest-est avec un coude plus accentué vers l’est entre les deuxième et troisième nouvelles stations, Louis-Armand et Saint-Barnabé. Elle suit une pente montante de 2,5 % en moyenne et 4,5 % maximum avec des stations situées entre 17 et 21 m de profondeur. Les travaux de génie civil ont débuté en septembre 2005 et la réception a eu lieu au début de cette année, suivie par la remise à l’exploitant. Les marches à blanc vont pouvoir commencer. La complexité géologique du terrain, avec des zones de remblai à éviter, les risques d’effondrement et les différences de niveaux auront été les principales difficultés du chantier qui a mobilisé quelque 500 ouvriers. « Nous avons connu des tassements importants sous un immeuble et le chantier a dû être arrêté pendant plusieurs semaines, confie Jean-Michel Kuntzer, directeur de la mission métro-tramway de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM), l’AOT maître d’ouvrage. Nous avons aussi rencontré des problèmes avec des puits, en particulier avec un qui n’avait pas été identifié. La mousse injectée est ressortie dans une ancienne clinique et il a fallu reboucher ce puits. Mais nous sommes dans les temps. Il n’y a qu’un décalage de quelques mois sur le poste de commandement central dont il reste à valider le fonctionnement des systèmes. » La mise en service avait été initialement annoncée pour la fin de l’année 2009. Mais c’est désormais la validation de ce nouveau PCC situé à la Rose qui conditionne la mise en exploitation commerciale de l’extension de la ligne. L’aspect le plus spectaculaire du chantier mené par GTM a été le percement de 2,2 km de tunnel, entre 2006 et 2008, avec un tunnelier à pression de terre (Earth Pressure Balance). Cette véritable usine souterraine de 74 m de long dotée d’une roue de coupe frontale de 9,75 m de diamètre a pu creuser à une moyenne de 10 m par jour. Tunnel, voies, stations, aménagements de surface et équipements ont coûté 417,5 millions d’euros, dont 377,5 à la charge de MPM. Destinée à désenclaver des quartiers comme Saint-Barnabé, à l’est de la cité phocéenne, cette extension tourne pourtant le dos aux quartiers nord, les plus peuplés. S’il a souvent critiqué les choix faits par ses prédécesseurs en matière de tracés, notamment du tramway, Eugène Caselli, arrivé à la tête de MPM en 2008, se dit néanmoins « satisfait » de cette extension destinée à limiter le flot automobile entant dans Marseille et à desservir un bassin de vie important. Mais le président de la communauté urbaine se montre plus réservé quant à la rentabilité de cette extension : « Il faudra des années pour qu’elle soit rentable car la population l’empruntant est moindre que sur d’autres lignes, mais c’est un service public que nous assumons. » En 2006, les prévisions de fréquentation n’étaient que de 15 000 voyageurs par jour sur le prolongement, sur les 265 000 en moyenne chaque jour de la semaine dans le métro marseillais. Face à ces prévisions, les 417,5 millions investis pèsent donc très lourd et donnent parfois le sentiment que le choix de cette extension n’est ni technique ni commercial, mais « électoral ». Enfin, si l’effectif a été porté de 102 à 115 conducteurs, le service supplémentaire sera effectué à matériel constant. « Le matériel actuel est suffisant, mais il ne faut pas qu’il y ait de pépins », reconnaît Pierre Reboud. La rénovation des 144 voitures s’est terminée en janvier dernier et a coûté 32 millions d’euros. De quoi prolonger leur durée de vie de 10 à 15 ans. Mais la prochaine étape dans le programme d’extension du métro nécessitera de lourds investissements en rames.
     

    José SOTO

  • Turin : les secrets d’un métro disponible à 99,9 %

    Quelques jours avant le démarrage des Jeux olympiques d’hiver 2006 de Turin, un métro automatique – la première ligne de ce type en Italie – était inauguré dans cette ville entre Fermi et XVIII Dicembre, soit un trajet de 7,5 km comportant 11 stations. Engagé dans la construction et l’exploitation de cette infrastructure, le 5 octobre 2007, Gruppo Torinese Trasporti (GTT), le groupe de transport de Turin, ouvrait au public un prolongement de 2,1 km émaillé de 3 stations jusqu’à Porta Nuova, sous la gare centrale des chemins de fer italiens. La mise en service de 3,9 nouveaux kilomètres de ligne, avec 6 stations entre Porta Nuova et Lingotto, est d’ores et déjà programmée pour début 2011. Et d’autres prolongements sont en cours d’études vers Rivoli et Piazza Bengasi. Chaque jour, plus de 85 000 personnes empruntent ce mode de transport constitué d’un parc de 58 VAL (véhicule automatique léger) de technologie Siemens. Les rames longues de 52 m, en fait constituées de deux véhicules unitaires de 26 m couplés, peuvent transporter 440 passagers jusqu’à 80 km/h avec une fréquence de 2 minutes en heure de pointe. Pour que le trafic s’écoule normalement même si un incident est constaté sur une rame, le réseau a été « découpé » en sections indépendantes contrôlées de façon automatique. Cette situation permet de dévier un véhicule incriminé et aux techniciens d’intervenir pour effectuer les réparations. « Notre objectif principal étant de garantir le service aux passagers, résume Davide Sasia, coordinateur de la maintenance chez GTT. Les problématiques quotidiennes rencontrées consistent à respecter en particulier la planification prévue et à gérer les différentes pannes pouvant apparaître. Nous devons remettre les installations en état de fonctionnement le plus rapidement possible afin de ne pas interrompre le service. »
    Sur ce projet, Siemens Transportation Systems a livré un système « clés en mains ». Le client a mis à sa disposition l’ensemble du génie civil, c’est-à-dire le tunnel et les stations. Siemens a fourni le reste : la voie, les équipements en stations comme les portes palières, les installations électriques, les automatismes, le poste de commande et de contrôle (PCC), l’atelier… « Lors de la construction du métro, nous avons choisi de livrer en même temps que les équipements un système de gestion de maintenance déjà chargé, indique Nicolas Chanclou, responsable chez Siemens du département VTS STS Integrated Services et notamment en charge des activités mise en service à Turin. L’élément important, c’est la notion de sécurité et de maintenance sécuritaire. Le VAL étant un système de transport sans conducteur, nous avons développé depuis vingt ans avec la première réalisation à Lille une logique de sécurité intrinsèque. A la différence d’un avion dont l’état de sécurité, c’est de continuer à voler, quand un train présente le moindre défaut, son état de sécurité, c’est l’arrêt. » A partir de ce principe, tous les équipements, de la voie aux automatismes et aux portes, en passant par l’ensemble des éléments rencontrés dans un tel système de transport, ont été conçus pour que la moindre panne entraîne l’arrêt du train et maintienne en permanence la sécurité des passagers. Et avec l’expérience capitalisée depuis Lille, le concept s’est révélé payant : aucun accident n’a été déploré. « Nous avons défini des procédures de maintenance dites de sécurité pour garantir sur certains organes un taux de fiabilité à 10-9. Ces maintenances sont enregistrées à l’intérieur du logiciel Carl comme étant particulières à exécuter sur certains pas de maintenance que l’on s’attache à respecter, des pas de cycles, des pas temporels. Nous sommes sur un système unique partagé par une centaine d’utilisateurs et il constitue un point d’échanges entre nous et GTT. Les exploitants signalent les événements, des techniciens les traitent. »
    Le travail de chargement de la base de données a consisté à aligner l’aspect dossier de maintenance sécurité sur toutes les programmations de maintenance qui se trouvent dans la base, soit des milliers d’opérations à l’échelle du système. Les phases d’implantation, au départ sous forme d’une logique simple de maquette avec des exemples de fonctionnalités utiles au monde des transports, avaient débuté fin 2004. Elles ont été suivies d’une initialisation avec des données et leur chargement. Un an plus tard, après les formations dispensées au personnel de GTT, dont presque 12 mois sur les VAL de Lille et de Rennes pour les opérateurs du PCC turinois, le logiciel entrait en exploitation. Après la construction, pour accompagner GTT dans le démarrage de l’exploitation commerciale, Siemens a fourni un contrat de service d’une durée de sept ans (période 2006-2012) qui concerne l’ensemble du système, les automatismes, la voie, les portes, le PCC, les courants faibles et forts… Cegelec s’occupant pour sa part de la partie électronique. Au début du projet, Siemens exécutait la maintenance niveau 1 et 2, consistant à remplacer purement et simplement les composants en panne. Aujourd’hui, celle-ci est plus limitée et la tendance est à une décroissance progressive des activités terrain. L’actuel niveau 3 qui y fait suite consiste désormais à réparer ces éléments en atelier, puis à les retourner sur site. L’assistance technique menée sur place peut concerner la planification sur le matériel roulant, la voie, les automatismes, mais aussi sur l’organisation même de la gestion de maintenance, en prenant en compte l’outil. Après quatre années d’exploitation, ce dernier a évolué. Au-delà de son utilisation quotidienne d’enregistrement des possibles défauts, une maintenance préventive est réalisée et une évolution a eu lieu par accompagnement continu des fonctions du logiciel Carl. « Nous avons toujours tenu à cette évolution, poursuit Nicolas Chanclou. Quand on définit quelque chose six ans à l’avance, il y a forcément des ajustements à faire, une pratique, des organisations qui changent, des nouvelles normes. Donc, on fait évoluer le logiciel dans le temps, pas sur le plan informatique mais dans sa fonction, dans ses paramètres et dans la planification des procédures. » Tout est donc loin d’être figé. Certaines stratégies de maintenance ont déjà été modifiées en fonction du retour d’expérience des quatre années d’exploitation et des indications fournies par les multiples capteurs installés sur les véhicules ou la ligne qui indiquent aux techniciens comment se dégradent les fonctionnalités. A ce jour, les données prévues dans le projet de départ sont respectées : le taux de disponibilité pour le passager atteint les 99,9 % ! « Le système est extrêmement satisfaisant, très fiable. Les résultats sont au-delà de nos prévisions », se réjouit Piero La Scala, directeur d’exploitation du métro. A tel point que les responsables de GTT songent déjà à le mettre en œuvre pour la future ligne 2 du métro turinois.
     

    Michel BARBERON

  • Un métro léger entre les gares centrale et de l’Est à Pékin

    Les autorités viennent d’annoncer qu’une ligne de métro léger reliera la gare centrale à la future gare de l’Est, à Pékin, dans le district de Tongzhou. La gare de l’Est desservira notamment la Mandchourie. Le tracé exact du métro léger reste encore à définir, la question de savoir s’il y aura ou non des arrêts intermédiaires entre les deux gares n’ayant pas été tranchée.

  • Des métros Kawasaki pour Washington

    C’est le japonais Kawasaki qui fournira les prochaines voitures série 7000 du métro de Washington. Sur la commande totale de 748 voitures pour un montant de 1,48 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros), la première série comprendra 364 voitures pour 765 millions de dollars (560 millions d’euros) à livrer avant mars 2016, dont 64 sont attendues pour le 1er avril 2014. Ces voitures circuleront par rame de quatre, voire huit caisses en heure de pointe.

  • Mise en service de la ligne rouge à Dubaï reportée à octobre

    Après l’inauguration des premières stations, le 9 septembre 2009, et à la suite d’un premier report, la ligne rouge du métro de Dubaï devait être intégralement mise en service le 30 avril. Sept stations seulement ouvriront à cette date, et les 11 stations restantes ne seront desservies qu’en octobre, a annoncé le mardi 13 avril un responsable de Roads and Transport Authority (RTA), l’autorité organisatrice des transports de Dubaï, cité par Arabian Business. Soit plus d’un an après la date prévue.

  • Egis Rail remporte les études de faisabilité du métro léger d’Amman

    Egis Rail a remporté le contrat d’études de faisabilité du métro léger d’Amman, un projet de 1,2 milliard de dollars, selon Meed du 8 avril. Egis Rail va commencer les études de la première ligne, du centre d’Amman (Raghadan) à l’université de Jordan Street, pour laquelle il s’agira déjà de décider du choix d’un tramway ou d’un métro. Le projet doit être réalisé en BOT. Le ministère des Transports a invité les candidats à la concession à remettre leurs offres au troisième trimestre 2010, pour une attribution début 2011. La construction de ce réseau, qui devrait comporter trois lignes dont une pour l’aéroport, doit commencer à la fin de 2011. L’autre projet jordanien, une ligne à double voie entre Amman et Zarqa (28 km), pour un coût de 330 millions de dollars, est selon Meed retardé, le financement n’étant pas bouclé.

  • La ligne de métro n° 5 de Pékin en avance de 22 ans sur le trafic prévu

    A Beijing (Pékin), la ligne de métro n° 5 qui traverse la ville du nord au sud transporte déjà un nombre de passagers proche de celui qui était prévu à l’horizon 2032, indique un rapport du Comité municipal de la Conférence consultative politique du peuple chinois, cité le 11 avril par Chine nouvelle. Près de 800 000 passagers empruntent cette ligne de 27 km ouverte en 2007. Cette fréquentation n’était prévue que dans 22 ans.

  • Le réseau de métro de Shanghaï atteint 420 km

    La onzième ligne de métro de Shanghaï, la ligne 10, a commencé ses essais opérationnels samedi 10 avril, annonce Chine nouvelle. Quinze ans après l’ouverture de sa première ligne de métro, le 10 avril 1995, cette nouvelle ligne fait de Shanghaï la première ville chinoise dont le réseau de métro dépasse 420 km. Longue de 29,6 km, elle dessert les universités Fudan, Jiaotong et Tongji, ainsi que des zones commerciales du centre-ville.?Elle sera officiellement ouverte dans trois mois et devrait être très fréquentée lors de l’Exposition universelle qui va se tenir du 1er mai au 31 octobre.

  • Grand Paris : les travaux du métro devraient commencer par le Val-de-Marne

    Les travaux de la double boucle automatique de métro autour de Paris devraient commencer par le Val-de-Marne, a affirmé mercredi 7 avril au Sénat le secrétaire d’Etat au Développement de la région capitale, Christian Blanc. « C’est sur la partie sud-est du Val-de-Marne que les études sont le plus avancées […] et que très certainement le chantier sera attaqué », a déclaré M. Blanc, cité par l’AFP, lors de l’examen au Sénat du projet de loi sur le Grand Paris. Le secrétaire d’Etat a confirmé que « la mise en chantier du métro automatique va se faire par une dizaine d’engins tunneliers qui vont attaquer le chantier en différents points ». La double boucle de métro automatique du métro autour de Paris sera réalisée « dans 13 ans », selon lui.