Étiquette : Métro

  • Lyon se prépare à l’automatisation totale de son métro

    Alors que l’autre ligne majeure du métro lyonnais, la D, est équipée d’un pilotage automatique, les rames de métro circulent toujours en mode semi-automatique sur les lignes A et B. Sur ces deux axes, dont les premiers tronçons ont été mis en service en 1978, le travail des conducteurs se réduit à l’ouverture et la fermeture des portes et à l’arrêt de la rame en cas d’incident. La question de l’automatisation s’est posée au moment de statuer sur le prolongement de la ligne B à Oullins, prévue pour la fin 2013. Prolonger la ligne impliquait de prolonger le système actuel qui remonte à 1975 et commence à être obsolescent. Pas vraiment l’idéal, alors que le système de métro lyonnais est très proche de la saturation et qu’il faudra commander bientôt du matériel roulant pour renforcer l’offre, puis pour remplacer le matériel existant. On a donc opté pour l’installation d’un nouveau système de pilotage automatique confié à Areva (60 millions d’euros). La ligne B sera d’abord équipée, puis la ligne A. L’objectif est de disposer à l’échéance 2015-2020 d’un pilotage automatique commun aux trois lignes permettant que les nouveaux matériels le soient également. ACC (Ateliers de chaudronnerie clermontois) est en train de câbler une rame prototype pour mener en 2010 une série de tests en vue de rendre compatibles les rames semi-automatiques actuelles avec le nouveau système installé sur les lignes. Les rames seront donc remplacées au fur et à mesure. Dans la période transitoire, le système de pilotage automatique fourni par Areva permettra d’injecter progressivement des rames entièrement automatiques dans le système et de faire rouler des trains avec et sans conducteurs sur la ligne. En échange du choix de la conduite automatique sur la ligne D, les représentants du personnel avaient obtenu la création d’une centaine de postes d’accompagnement des voyageurs sur les quais. Cette logique pourrait servir de base aux discussions préliminaires pour l’automatisation des deux autres lignes. Evidemment, ceux qui veulent bloquer le réseau lyonnais perdront au passage un levier d’action majeur, car le métro automatique n’est jamais du côté des grévistes. « Ce n’est pas l’objectif premier, assure Bernard Simon, directeur général du Sytral. L’idée est de rapprocher les rames et d’augmenter la capacité de transport, d’avoir un fonctionnement plus économe en énergie. Et puis, il y a la souplesse d’utilisation : l’habillage [l’affectation des conducteurs à des matériels, ndlr] disparaît, il suffit d’appuyer sur un bouton et la rame est injectée dans le système. »
     

    Guillaume LEBORGNE

  • Bilbao construit sa troisième ligne de métro

    Le chantier de la troisième ligne du métro de Bilbao a débuté le 10 février. Longue de 5,8 km avec sept stations et d’orientation sud-est/nord, elle reliera sur un ancien tracé d’Euskotren Txurdinaga à Uribarri, avec un passage par Casco Viejo, le centre historique de la ville. A cet endroit, elle croisera les lignes 1 et 2 dans une importante gare de correspondances dessinée par l’architecte Norman Foster. Ce Britannique avait déjà donné la mesure de son talent pour les stations et accès de la ligne 1 (Etxebarri – Plentzia) inaugurée le 11 novembre 1995. L’investissement pour la ligne 3 s’élève à 185 millions d’euros, apportés à parts égales par le gouvernement basque et la province de Biscaye. En 2009, le métro de Bilbao a transporté 87 millions de voyageurs. Il est géré par un consortium qui regroupe collectivités et opérateurs.

  • Marseille passe en mode « action »

    Marseille aime nourrir ses spécificités, et c’est au conseil général des Bouches-du-Rhône que son président, Jean-Noël Guérini, et le président de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM), Eugène Caselli, ont présenté, le 3 février, leur projet de développement des transports collectifs. Car si le département n’a pas de compétences en transports urbains, il finance 150 des quelque 350 millions d’euros du budget global destiné à combler « un gros retard » en la matière, selon Jean-Noël Guérini. L’objectif des deux plans quinquennaux est de doubler le nombre annuel de voyages à l’horizon 2020 (152 millions en 2009) et de limiter le flot des automobiles entrant dans la ville (200 000 chaque jour). Alors que le prolongement de 740 m de la ligne 2 du tramway en direction du port doit être inauguré le 25 mars et que l’extension de 2 350 m de la ligne 1 du métro est attendue avant l’été, cette première enveloppe de 350 millions d’euros, y compris les investissements en matériel et équipements de la Régie des transports de Marseille (RTM), financera, entre autres, la création d’un axe de TCSP avec BHNS entre les quartiers nord, le centre-ville et l’université de Luminy au sud. Une autre ligne de BHNS entre les pôles technologiques et universitaires du nord de la ville sera créée en connexion avec le métro. La ligne 2 du métro sera prolongée de 800 m à partir de son terminus nord, et la construction de la branche du tramway de 1 150 m, entre la Canebière et la place Castellane, est confirmée. En revanche, rien n’est envisagé pour une connexion avec la ligne de tramway que la communauté d’agglomération d’Aubagne veut construire à la limite de Marseille. Le département et la communauté urbaine laissent cet axe aux TER, avec la création de la troisième voie ferrée, et aux autobus interurbains du conseil général. Par ailleurs, douze des principales lignes de bus du réseau de la RTM, soit quelque 200 km, vont être améliorées tant en matériel (une centaine de BHNS commandés) qu’en infrastructures, avec la création de couloirs réservés… « quand cela sera possible », nuance le directeur de la RTM, Pierre Reboud. A cela, il faudra ajouter la création et l’aménagement de pôles d’échanges et de parcs-relais, le renforcement de la vidéosurveillance et le lancement de la billettique sans contact avec la carte « Transpass métropole ». Un deuxième plan, entre 2014 et 2020, prévoit la création d’une ligne de tramway de 3,4 km, une prolongation vers le nord en deux tranches de 4,8 km et 4,6 km, et une vers le sud à partir de la place Castellane de 4,3 km.Mais, outre la poursuite du déploiement des BHNS et des pôles d’échanges, le gros « morceau » est le prolongement de 4,1 km de la ligne 2 du métro, ce qui porterait à 1,2 milliard d’euros (620 millions sans le métro) le budget de ce plan. « Cela suppose une mobilisation très importante de l’Etat, au moment où l’on parle de 35 milliards d’euros pour le Grand Paris », répète Jean-Noël Guérini, qui envisage également de faire appel à la région et à l’Europe. En attendant, 7 millions d’euros seront consacrés aux études de ce plan à long terme. L’objectif pour Eugène Caselli est que « l’ensemble des études soient terminées en 2014 et que les premiers coups de pioche puissent alors être donnés ».
     

    José SOTO

  • Ansaldo STS équipera la ligne 1 du métro de Hangzhou en Chine

    Dans le cadre d’une d’alliance stratégique avec l’entreprise chinoise Insigma, la filiale américaine d’Ansaldo STS a signé un contrat pour la fourniture d’un système de contrôle des trains basé sur la communication en réseau et sur la transmission de données par radio (CBTC) pour la future ligne 1 du métro de Hangzhou. Longue de 53,6 km et desservant 34 stations avec 48 trains, cette ligne doit ouvrir en 2012. La part d’Ansaldo STS USA dans ce contrat est de 16,4 millions de dollars (11,9 millions d’euros). Si la ligne 1 de Hangzhou est la première à mettre en œuvre le système MicroLok® II CPU doté d’une architecture hardware sécurisée du type 2 sur 2, elle est la septième ligne de métro chinoise équipée par Ansaldo STS USA et la cinquième dans le cadre du partenariat avec Insigma.

  • Thales remporte la signalisation de la ligne d’Incheon en Corée

    Le groupe Thales vient de remporter un contrat d’un montant de 40 millions d’euros pour fournir la technologie SelTrac CBTC (Communications-Based Train Control), qui permettra le fonctionnement sans conducteur de la nouvelle ligne du métro d’Incheon, en Corée du Sud. La ligne longue d’une trentaine de km et ses 27 stations seront opérationnelles au début du mois d’août 2014 pour les Jeux olympiques asiatiques. Quarante trains automatisés sans conducteur circuleront à intervalles de 2 minutes. « Après les lignes de Bundang, de Busan-Gimhae et de Sin Bundang, il s’agit de notre quatrième contrat en Corée », souligne Jean-Pierre Forestier, directeur général de l’activité signalisation ferroviaire de Thales.

  • Surenchère du chinois Zelc pour le métro de Montréal

    Nouveau rebondissement dans l’affaire du métro de Montréal, où le différend entre Bombardier et Alstom avait été réglé par l’octroi d’un marché de 342 voitures à un consortium regroupant les deux constructeurs. Le 8 février, l’industriel chinois Zhuzhou Electric Locomotive Company (Zelc) a surenchéri en proposant, avec son associé CPCS Technologies Canada, de créer 750 à 1 000 emplois à Montréal s’il remportait le marché de 3 milliards de dollars canadiens (2 milliards d’euros), montant pour lequel il fournirait en deux ans pas moins de 762 voitures ! Mais à une condition : l’abandon du roulement sur pneus au profit des classiques roues acier, les voies du réseau de Montréal étant également dotées de rails soudés. A cette fin, Zelc souhaite avoir accès aux voies du métro, ce que refuse toutefois la Société de transport de Montréal (STM).

  • Ouverture prochaine de deux nouvelles phases de la Circle Line à Singapour

    La Land Transport Authority de Singapour (LTA) vient d’annoncer que les phases 1 et 2 de la Circle Line (CCL) du métro de la cité-Etat, courant sur 11 km et 11 stations entre Bartley et Dhoby Ghaut, seront mises en service le 27 avril prochain. La phase 3 de cette ligne, 5 stations de Marymount à Bartley, a pour sa part été inaugurée en mai 2009. Les phases ultérieures (4, 5 et extension Marina Bay) devraient être prêtes en 2011 et 2012. Pour rappel, c’est à un consortium international mené par Alstom que la LTA a confié la réalisation de la CCL en 2001, dans le cadre d’un contrat clés en main. L’exploitation en est assurée par l’opérateur local SMRT. Une fois achevée, la CCL sera, avec plus de 33 km, la plus longue ligne entièrement automatisée du monde.

  • Mise en service de l’extension de la ligne 5 du métro de Santiago

    Michelle Bachelet, la Présidente du Chili, a inauguré le 12 janvier à Santiago la première phase du prolongement de la ligne 5 du métro. L’ensemble de ce prolongement, long de 14,2 km jusqu’à Maipú, comprendra 12 nouvelles stations dont neuf souterraines et trois en viaduc. Son ouverture est prévue d’ici la fin de l’année 2010. Quant au prolongement de la ligne 1 vers Los Dominicos (4 km), principalement en tunnel avec trois nouvelles stations, il doit avoir lieu en septembre. Dans un communiqué du 2 février portant sur les lignes 1 et 5, Thales rappelle qu’elle a « installé une solution complète incluant notamment les systèmes d’enclenchement électronique LockTrac PMI, la supervision et la régulation de trafic ».

  • Le métro de Paris expérimente la détection d’explosifs

    Durant deux semaines, le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) mène en partenariat avec la RATP, la SNCF et la préfecture de police de Paris une expérimentation de détection d’explosifs dans les sacs de voyageurs volontaires à la station Bibliothèque-François-Mitterrand du métro parisien. La station, qui voit transiter 87 000 voyageurs chaque jour, a été choisie pour son intermodalité – ligne 14 de la RATP et ligne C du RER SNCF. La détection consiste à frotter un chiffon de test sur un bagage, chiffon ensuite analysé par un appareil en moins d’une minute. La méthode évite donc fouille et palpation. L’expérimentation étant destinée à vérifier la faisabilité opérationnelle et l’acceptabilité par les voyageurs, les volontaires remplissent un questionnaire d’évaluation.

  • Alstom fournira la conduite automatique de la ligne 1 du métro de Santiago

    Metro de Santiago a attribué à Alstom le marché pour la fourniture d’un système de conduite automatique destiné à la ligne 1 du métro de la capitale chilienne (1 million de voyageurs par jour, 27 stations sur 20 km). Chiffré à « près de 50 millions d’euros », ce contrat porte sur la rénovation du système de contrôle des trains, comprenant la conception, la fabrication, l’installation, la mise en service et la maintenance pendant trois ans de la solution Urbalis. Le déploiement de ce système, basé sur la communication en réseau et sur la transmission de données par radio (CBTC), doit démarrer en septembre, sans interruption du service. La réduction d’intervalle attendue sur la ligne 1 devrait permettre d’en augmenter la capacité de 20 %.