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Étiquette : Métro
Nexans câblera les métros de Bombay
Nexans a remporté auprès du constructeur chinois Nanjing SR Puzhen Rail Transport (NPRT) un contrat de fournisseur exclusif pour l’ensemble des câbles embarqués d’énergie, de contrôle-commande et de données (signalisation, information voyageurs…) destinés à un parc de 16 rames de 4 voitures en cours de construction pour la première phase du nouveau réseau de métro de Bombay. Nexans fournira 932 km de câbles fabriqués en Chine selon la norme internationale NFF.
Modernisation cahin-caha à Sofia
« L’hémorragie est contenue et nous gagnons à nouveau des passagers. » L’optimisme est revenu chez Anton Despotov, directeur de l’exploitation du nouveau centre de mobilité urbaine de Sofia. Comme dans la plupart des villes d’Europe de l’Est, la fréquentation des transports publics s’était effondrée après la chute du communisme, victime notamment de l’envolée de la motorisation des habitants. « En 2007, au moment de l’entrée de la Bulgarie dans l’Union européenne, il fallait faire la queue pendant trois jours pour enregistrer sa voiture, il y avait plus de 700 cartes grises émises tous les jours sur la seule commune de Sofia ! » Mais les graves difficultés de circulation, les problèmes de stationnement et, plus récemment, la crise ont calmé les ardeurs des automobilistes sofiotes. Résultat : la fréquentation des transports en commun est remontée à 470 millions de voyages l’an dernier, contre 450 millions deux ans plus tôt et… plus de 700 millions au début des années 1990. La modernisation du réseau a pris plus de temps à Sofia qu’ailleurs, mais elle semble enfin bien engagée. Même si, au quotidien, le paysage reste très « soviétique ». La grande affaire de cette petite capitale de 1,2 million d’habitants, c’est le métro. Pour l’instant, il y a deux morceaux de la ligne 1 de part et d’autre du centre-ville : le premier a été ouvert par étapes entre 1998 et 2003 vers le nord-ouest, et le second mène dans les quartiers sud-est depuis mai dernier. Au milieu, la jonction est annoncée pour septembre. Une deuxième ligne, d’orientation nord-sud, est en construction, qui passera notamment par la gare. Mais M. Despotov préfère ne pas avancer de date précise pour son ouverture : « Cela dépendra du déroulement des travaux et des financements, 2012 ou 2013. » D’autres extensions sont ensuite prévues, notamment vers l’aéroport. Et à plus long terme, une ligne 3, est-ouest, pourrait être constituée à partir de deux lignes de trams refaites à neuf et reliées entre elles par un souterrain dans le centre. Pour l’heure, les tramways restent le principal moyen de transport à Sofia. Ils ne devraient pas disparaître du paysage : « Il y aura bien sûr une réorganisation du réseau avec le développement du métro, prévoit Anton Despotov. Mais pas de suppression majeure ! » Reste qu’ils sont bien vieillots. Et leur vitesse moyenne n’a cessé de baisser ces dernières années, à environ 13 km/h. Sofia a bien l’intention de moderniser ses deux réseaux de tram – 180 km au très exotique écartement de 1 009 mm et 35 km à voie normale – et compte bien acheter de nouveaux véhicules… et aussi quelques trolleybus. Mais les financements ne suivent pas : « Nous sommes éligibles pour des financements européens, mais pour l’instant seul le métro y a eu droit, regrette le responsable. Le dossier est prêt, mais il est resté bloqué au niveau national. » Les choses s’arrangeront-elles maintenant que le maire de Sofia, qui était le chef de l’opposition, vient de remporter les législatives bulgares ? En attendant, le centre de mobilité urbaine ouvre des lignes de bus à la concurrence – le nouvel exploitant devant apporter du matériel neuf –, installe une nouvelle billettique, financée par la coopération néerlandaise, et contrôle la marche de ses trams, trolleys et bus grâce à un système de navigation GPS embarqué sur tous les véhicules. Une centaine de poteaux indiquent maintenant l’heure de passage du prochain tramway. Un progrès, même si aucun plan du réseau à jour n’est disponible !
François ENVER
Un métro à la mesure du Hadj
Le défi du métro de La Mecque est sans précédent. Le pèlerinage du Hadj se traduit par l’arrivée de près de 5 millions de fidèles en six jours. Le métro automatique se composera de rames d’une longueur inédite : 320 mètres (4 fois le métro parisien), capables d’emporter 3 000 pèlerins chacune, le système pouvant acheminer 72 000 personnes par heure et par sens.
Le métro de Toulouse parle aussi occitan
Conquête symbolique de la communauté occitane toulousaine : à compter du 21 septembre, date de l’ouverture du festival Occitània, et jusqu’à nouvel ordre, les annonces sonores du métro de Toulouse seront dites en français et en occitan. Une initiative réclamée par les défenseurs de cette langue. Le nouveau président de Tisséo, le Vert Stéphane Coppey, a dit banco.
Une station de métro de New York rebaptisée « Michael Jackson » ?
C’est l’idée de Letitia James, conseillère municipale de New York, qui propose d’accoler le nom de la star disparue à celui de la station Hoyt-Schermerhorn, où le clip de Bad avait été tourné en 1987. A défaut, elle souhaite qu’une plaque commémorative y soit apposée. Mais le porte-parole de l’Autorité des transports (MTA), Kevin Ortiz, a déjà précisé que le règlement interne du métro new-yorkais prohibait l’installation de plaques. L’élue envisage donc de lancer une pétition !
A Paris, cest Elodie qui creusera le prolongement de la ligne 12
En hommage à l’une des conductrices du métro sur la ligne 12 prénommée Elodie et qui en sera la marraine, ce tunnelier devait être baptisé le 7 septembre. Semblable à ceux qui avaient creusé sous la Manche ou encore la ligne 14 du métro parisien (Météor), le tunnelier Elodie creusera le prolongement entre la porte de la Chapelle et la mairie d’Aubervilliers, soit 3,640 km de tunnel y compris l’arrière gare, à la vitesse de 12 mètres par jour. Début des travaux ces jours-ci. Objectif 2012 avec la mise en service prévue de la 1re phase : une station située à 1,80 km de l’actuel terminus et provisoirement nommée « Proudhon-Cardinoux ».
Le métro de Dubaï toujours pionnier
L’ennui d’une date bien choisie, c’est qu’il faut s’y tenir. Les Chinois avaient décidé que les Jeux olympiques de Pékin commenceraient le 08/08/08. Pas moyen d’échapper à une obligation contractée envers le CIO devant la planète entière. Pari tenu. Dubaï n’avait aucune obligation. L’émirat s’est lié les mains tout seul, en affirmant très vite que son métro automatique ouvrirait ses portes le 09/09/09. Nom de code : 999. Nous y voici. Or, entre la décision et la date butoir, l’inattendu s’est produit : l’effondrement de la finance mondiale, mettant Dubaï à genoux. Adieu les tours, adieu les îles ? Peut-être pas, mais l’émirat doit se résoudre à attendre des jours meilleurs. La tour Burj Dubai, la plus haute du monde, sera finie à la fin de l’année. On y verra l’achèvement d’un cycle plus qu’un tremplin pour un nouvel élan.
Et le métro ? Il ne s’en sort pas si mal. Il aura un peu de retard, mais cela n’a pas grand-chose à voir avec la crise mondiale. Au terme d’un accord intervenu au printemps entre l’autorité de transport de l’émirat (Roads & Transport Authority, RTA) et le constructeur (Dubai Rail Link Consortium, groupement japonais emmené par Mitsubishi Heavy Industries), dix stations seront ouvertes ce 9 septembre, sur un total de 29 que comporte la ligne rouge. Mais les automatismes fonctionnent, et les stations ouvertes desservent quasiment l’ensemble de la ligne, depuis le terminus de Rashidiya, à l’est, pour s’arrêter, à l’ouest, quelques stations avant le terminus de Jebel Ali. Après tout, ce n’est pas le seul projet qui aura connu quelques décalages.
Au fait, pourquoi le retard ? Pas facile de le savoir. L’émirat étant très sourcilleux sur sa réputation (et ayant été sérieusement épinglé sur les conditions de travail des ouvriers immigrés qui ont fait le métro), les fournisseurs et prestataires sont priés de ne parler que s’ils en ont reçu la formelle autorisation. Il semble que le programme ait pas mal bougé au cours du temps. Les stations du projet initial ne sont plus toutes au même endroit. De plus, leur concept a changé. Comme on est à Dubaï et que les décisions ont été prises avant la crise, on est allé dans le sens du luxe. Exemple : les 25 stations sur Cheikh Zayed Road sont desservies, comme prévu, par des viaducs enjambant cette immense autoroute urbaine mais, désormais, les passerelles sont équipées de tapis roulants : plus lourdes, plus coûteuses, plus complexes à installer. Le design initial des stations, plutôt sobre, a été revu sur une proposition plus clinquante du constructeur, et les stations du métro sont désormais surmontées de dômes plus dorés que nacrés mais imitant, paraît-il, les perles dont la pêche était, avec la piraterie, l’activité principale des habitants de l’émirat. Autre difficulté, technique celle-ci : la climatisation. Le système définitif n’est pas prêt, et le froid sera fourni par des dispositifs mobiles provisoires.
Mais ce ne sont que les classiques aléas d’un projet. Le chantier s’est plutôt bien déroulé. Pas si simple de le réaliser dans des délais assez contraints. Les Japonais se sont donné les moyens, allant jusqu’à employer 30 000 ouvriers. Quelques entreprises françaises aussi ont participé au chantier. Pas trop. En partie faute de candidats. Car si la bataille pour le métro a été sanglante entre Alstom, Siemens et les japonais qui l’ont contre toute attente emporté, tout le monde ne se précipite pas pour aller à Dubaï. Un français très présent au Qatar nous confie avoir toujours refusé d’aller dans cet émirat à risque. Il se dit d’ailleurs que les génie-civilistes japonais auraient perdu des millions de dollars dans le contrat du métro. Parmi les français, on trouve VSL (groupe Bouygues), entreprise mandataire sur un contrat de 110 millions d’euros, qui a réalisé, en joint-venture avec Freyssinet International (groupe Vinci) et l’italien Rizzani de Eccher, la préfabrication et la pose des 13 000 voussoirs du viaduc en U – grande fierté de Systra. Un observateur le confirme : poser tant de kilomètres de viaduc, et jusqu’à cinq en un seul mois, cela ne se fait pas si facilement. Quant au percement de la partie de la ligne en tunnel, il s’est aussi déroulé sans encombre. Pour le système de transport lui-même, les japonais ont eu recours au savoir-faire européen : Thales, qui a repris le contrat de 250 millions d’euros qu’Alcatel avait décroché, a été chargé des automatismes des lignes rouge et verte, savoir-faire que le consortium japonais n’avait pas en portefeuille.
Au bout du compte, c’est au premier trimestre 2010 que la ligne rouge sera ouverte tout du long. La ligne verte, qui devait l’être aussi à cette date, le sera fin 2010. Dubaï sera donc à même d’honorer un rendez-vous important avec le monde professionnel des transports : le 59e congrès de l’Union internationale des transports publics, qui doit se tenir en 2011 dans l’émirat. Quant aux deux lignes suivantes, la bleue et la pourpre, elles ont été repoussées sine die, à mesure que l’émirat renonçait à ses gigantesques programmes d’urbanisation et que les deux grands aménageurs, Emaar et Nakheel, s’enfonçaient dans le marasme. Car si la crise financière a épargné les « coups partis » – en grande partie grâce à l’aide d’Abou Dhabi –, l’heure, on l’a dit, n’est plus au lancement des grands programmes. Reste que Dubaï table toujours sur une croissance de sa population de 1 à 4 millions d’habitants dans les quinze ans à venir. Que les encombrements, moins présents avec la crise, menaceront de plus belle. Et que l’émirat a ouvert la voie dans la région du Golfe en se convertissant au transport public. C’est toute la portée de l’inauguration du 9 septembre. Fastueuse, pas tout à fait finie, la ligne rouge de Dubaï s’impose comme le premier métro automatique du Moyen-Orient. Et pas le dernier.
François DUMONT
Six candidats présélectionnés pour létude du métro panaméen
Six consortiums ont été sélectionnés pour l’attribution de l’étude du projet d’un métro dans la capitale du Panamá. La Banque interaméricaine de développement (Bid) et la Corporation andine de développement (Caf), qui cofinancent le projet avec le gouvernement panaméen, ont sélectionné parmi 48 candidats les américains de URS Holdings Inc. et Parsons-Brinkerhoff, les espagnols de Metro de Madrid et Metro de Barcelona, le français Coteba et le mexicano-suisse Poyry/Cal y Mayor y Asociados, a précisé le secrétaire exécutif de Metro de Panama, Roberto Roy. Selon l’AFP, le choix devrait être connu dans un délai d’un mois environ.
Baptême au Creusot du tunnelier NFM pour le métro de Kazan
NFM Technologies a baptisé le tunnelier destiné au métro de Kazan (Russie) le vendredi 17 juillet dans ses ateliers du Creusot en présence notamment de M. Burganov, chef du comité exécutif de la ville de Kazan – de M. Rakhimov, directeur de Kazmetrostroy, autorité chargée de la construction du métro. La machine, longue de 82 mètres, pesant 611 tonnes, et baptisée du prénom d’une femme tatare signifiant « Belle comme la Lune », quittera Le Creusot début août pour arriver sur site fin septembre. Ce tunnelier à pression de terre de 5,89 m de diamètre a été conçu pour l’extension vers l’ouest de la ligne 1 du métro de Kazan, troisième ville de la fédération de Russie et capitale du Tatarstan. Ces travaux doivent être achevés pour les Universiades 2013. NFM Technologie avait fourni une première machine pour la ligne 1 du métro en 2005.
Le métro de Lyon plonge sous le Rhône
Un coup de pelle suivi de plusieurs autres : le premier pour casser l’enrobé, les suivants pour évacuer la terre. Visiblement, Gérard Collomb, le président du Grand Lyon, s’est beaucoup amusé aux commandes de la machine. Une série de pelletées qui donne le coup d’envoi à un projet d’extension de ligne métro de 1,7 km pour un investissement de 222 millions d’euros, dont 108 millions pour le génie civil. Au tarif du kilomètre, il n’y avait effectivement pas de quoi bouder son plaisir. A Lyon, au cours des vingt dernières années, le débat sur les transports en commun a longtemps été animé par le fait de se positionner pour ou contre le métro. Et donc pour ou contre le tramway. Ainsi, l’extension récente depuis la station terminale du métro Perrache jusqu’au nouveau quartier du Confluent a été réalisée en tramway. Au final, depuis 2000, le tramway affiche une victoire écrasante sur le métro, avec deux avantages de poids : son coût, moins élevé, et sa capacité à embellir les quartiers qu’il traverse. Comme l’ont souligné les élus du « premier coup de pelle », l’extension de la ligne B est l’unique chantier de métro dans le plan de mandat 2008-2014. « Chantier exceptionnel » pour Bernard Rivalta, président du Sytral : l’extension de la ligne de Gerland à Oullins va mobiliser à elle seule la moitié des investissements dans les projets prévus par le Sytral. Bien que d’un coût élevé, le choix du métro s’est imposé en raison des difficultés à traverser le Rhône et à contourner des ouvrages existants. Cela malgré l’opposition de l’association Darly et de la Fnaut, qui militaient pour une solution aérienne en viaduc. « Dès le départ, nous avons été partisans d’une solution de franchissement sous-fluvial », commente François-Noël Buffet, sénateur-maire d’Oullins (UMP). Pour lui comme pour les responsables du projet, il était très problématique d’envisager un ouvrage d’art par-dessus le fleuve et l’autoroute A7. En outre, la présence d’une route départementale du côté d’Oullins empêchait la construction d’un accès au viaduc. Son insertion dans le tissu urbain aurait nécessité des acquisitions foncières et des destructions d’immeubles habités coûteuses. Pour franchir le Rhône, les techniciens ont retenu la technique du monotube à double voie, préférée à la bitube. Les entreprises candidates consultées pour définir la meilleure technique de creusement s’étaient d’ailleurs prononcées pour le tunnelier monotube. Chantiers modernes Rhône-Alpes, filiale de Vinci, a été retenu et pilotera le groupement des neuf entreprises intervenant sur l’extension de la ligne.
Pour l’heure, le tunnelier reste à construire par son fabricant allemand. Les pièces seront acheminées sur le site de Gerland, près du stade de l’Olympique lyonnais, et assemblées à l’été 2010. Bernard Rivalta a indiqué s’être assuré le soutien du président de l’OL, qui lui aurait affirmé que le bruit généré par le chantier n’aurait aucune incidence sur les résultats du club ! Car, outre l’assemblage du tunnelier, il y aura aussi ceux réalisés pour la tranchée couverte de 400 m qui reliera la galerie du tunnelier à la station Gerland. Le trépan et sa suite seront descendus en septembre 2010 par un puits de 70 m et ressortiront un an plus tard, à l’automne 2011, par un autre, square de la Résistance, à Oullins. Au final, le chantier de génie civil sera rendu à l’été 2012. Après, il faudra compter encore un an de travaux pour l’installation des équipements de ventilation, des voies ferrées… et la construction de la station d’Oullins. Celle-ci sera implantée sur le site de la Saulaie (13 ha), longtemps occupé par des ateliers SNCF et aujourd’hui destiné à une opération d’urbanisme. La station viendra se connecter sur la gare TER pour constituer un pôle multimodal occupant 1,5 ha environ, complété par une gare routière (4 500 m2) et deux parcs-relais de 450 places. La station terminale Oullins-Gare comme la ligne B prolongée seront ouvertes au public fin 2013. Mais déjà tout le monde souhaite que la station soit le terminus le plus éphémère possible. Car l’objectif est de prolonger la ligne B vers Saint-Genis-Laval et le pôle santé Lyon-Sud. Une extension inscrite dans les études du Sytral…
Claude FERRERO