Étiquette : Métro

  • Une nouvelle ligne de métro à Istanbul

    Istanbul inaugurera le 21 juin, une nouvelle ligne de métro entre la station Esenler qui dessert la gare routière, et le site proposé par la Turquie pour accueillir les Jeux olympiques de 2020, sur la rive occidentale de la ville. Un nouveau tronçon de voie, prolongeant la ligne M1B, une branche de la M1 partant de la station Otogar, permet de rejoindre Kirazlı, le terminus sud de la ligne M3, terminée en février. Une des stations de ce tronçon, Bagcilar, est en correspondance avec le terminus nord de la ligne de tramway T1.
    Au total, quinze stations seront desservies, chacune peinte d’une couleur différente. Les deux lignes, M1B et M3 pourront transporter 111 000 voyageurs par heure. Les travaux de cette ligne, commencés en 2006, devaient s’achever fin 2011.

  • Belgique : le métro léger de Charleroi met le cap au nord

    Le 21 juin, l’inauguration de la ligne 3 du métro léger de Charleroi marquera la fin d’une série d’ouvertures sur ce réseau. Reliant Gosselies, au nord de l’agglomération, à la boucle ceinturant le centre-ville de Charleroi, cette antenne de 12,3 km desservant 18 stations reprendra en grande partie le tracé d’une ancienne ligne de tram vicinal, mis en site propre. Depuis 1988, ce tracé ne servait plus qu’à relier le dépôt de Jumet au réseau de métro léger. La mise en service de la ligne 3 intervient plus d’un an après l’achèvement, en février 2012, de la boucle centrale et de la ligne 4 vers Soleilmont (à l’est du centre-ville). Avec cette boucle et trois antennes, le réseau carolorégien totalise désormais 33 km et 48 points d’arrêts. Ceci sans compter une quatrième antenne, celle du Centenaire, qui attend encore sa mise en service un quart de siècle après sa construction. On reste loin du projet initial de huit antennes…

  • Qatar : Vinci va construire une partie de la ligne rouge du métro de Doha

    Qatar : Vinci va construire une partie de la ligne rouge du métro de Doha

    Le groupe Vinci a annoncé le 10 juin que le groupement piloté par QDVC, la coentreprise qu’il forme avec Qatari Diar, avait remporté le contrat pour la conception et la réalisation du lot sud de la ligne rouge du métro de Doha, capitale du Qatar. Longue de 13,8 km, la construction de cette ligne bitube mobilisera 3 000 personnes pendant 5 ans pour un montant total qui s’élève à 1,5 milliard d’euros. Elle reliera l’aéroport international de Doha à Msheireb, le centre historique de la ville. A terme, le futur métro du Grand Doha comprendra 4 lignes. Ce projet s’inscrit dans le plan de développement des infrastructures Qatar Rail Development Program, avec à l’horizon, l’organisation de la coupe du monde de football en 2022. Ce plan comprend notamment la construction d’un réseau de grandes lignes, pour le transport de voyageurs et de fret.

     

  • Russie : appel d’offres pour le matériel roulant du métro

    Selon Les Echos, la mairie de Moscou organisera en août un appel d’offres pour le renouvellement du matériel roulant du métro à partir de 2015, ainsi que la maintenance de ce parc de près de 3 500 voitures sur trente ans. Pour la première fois, un tel marché, évalué à quelque cinq milliards d’euros, serait ouvert à des soumissionnaires étrangers, tels Bombardier, Siemens, Stadler ou Alstom. Le fait que ce dernier soit candidat en partenariat avec le constructeur russe TMH (dont il est actionnaire à 25 %) n’est pas pour autant une garantie de remporter une commande à Moscou, comme l’ont montré les récentes attributions des navettes aéroportuaires à Stadler et des tramways à Bombardier.
     

  • A Lille, carte unique et post-paiement en juin

    A Lille, carte unique et post-paiement en juin

    «Il s’agit d’une révolution, le système est unique en France, 30 ans après le VAL, nous pouvons nous réjouir d’être encore à la pointe en matière de service aux usagers. » Martine Aubry n’a pas boudé son plaisir en annonçant le lancement tant attendu de la billettique sans contact pour les transports en commun lillois. A partir du 25 juin, l’ensemble des voyageurs, qu’ils soient abonnés, usagers occasionnels ou touristes de passage, pourront voyager avec une seule carte. Pass Pass sera valable pour l’ensemble des modes de transports : le métro, le bus, le tramway, le TER, les cars Arc en Ciel, les V’Lille et les réseaux d’autopartage. A la différence du pass Navigo parisien, pas aussi multimodal. La bascule est par ailleurs totale, les tickets de métro disparaîtront dès la fin juin. Le service offre une certaine souplesse. Les usagers réguliers et les abonnés disposeront de leur carte personnelle. Une carte non personnalisée a aussi été imaginée, notamment pour les familles ou des gens accueillant des non lillois en déplacement. Pour plus de facilité, les abonnements pourront désormais être glissants, et démarrer n’importe quel jour du mois. La formule « Liberté » permettra à des utilisateurs occasionnels de payer leurs déplacements le mois suivant, le système appliquant la tarification la moins chère. Exemple : au bout de 10 trajets uniques, le tarif du carnet sera appliqué. La carte sera disponible et rechargeable dans le métro, les bus et sur Internet. « Ce sera très simple pour l’utilisateur, mais la complexité technologique est inouïe », a ajouté Eric Quiquet, vice-président aux transports de Lille Métropole. 120 000 personnes se seraient déjà inscrites pour obtenir leur carte. Et pour cause, le service était initialement prévu pour septembre 2012. Un retard expliqué par la difficulté d’intégrer l’ensemble des systèmes informatiques concernés, qui coûtera à Parkeon, le prestataire, 320 000 euros de pénalités. Porté en intégralité par Lille Métropole Communauté urbaine, l’investissement, à l’origine estimé à 27 millions d’euros, a été ramené à 21 millions d’euros.    

    M. R.
     

  • Inde : Thales fournira le service d’information-voyageurs du nouveau métro de Jaipur

    Thales a annoncé le 23 mars avoir signé un contrat avec Delhi Metro Rail Corporation, l’entreprise qui construit actuellement le métro de Jaipur (Rajasthan), pour la fourniture d’un système d’information-voyageurs sur les quais, dans les voitures et aux correspondances. Un système de messages sonores sera également mis en place. Ce service a déjà été déployé par le groupe français dans le métro de Delhi. La première ligne de métro de la « Ville rose » sera longue de 12 km et reliera Mansarovar, une localité du sud-ouest de la ville, à Badi Chaupar, dans les murs du Jaipur historique, et desservira 11 stations, dont 8 aériennes et 3 souterraines. La mise en service est prévue cette année.  
     

  • Appel d’offres géant pour le métro de Moscou

    Le métro de Moscou s’apprête à lancer pour la première fois un appel d’offres géant ouvert aux sociétés étrangères pour la fourniture et l’entretien de rames, a annoncé le maire de la capitale russe, Sergueï Sobianine, dans un entretien au journal Vedomosti. Selon le quotidien russe des affaires, l’appel d’offres doit avoir lieu cette année et pourrait représenter environ 10 milliards d’euros, divisés en trois lots. « Alors que jusqu’a présent nous devons acheter nos rames auprès d’un seul fournisseur, Transmashholding, il s’agira cette fois d’un appel d’offres international, auquel pourront participer tous les principaux constructeurs de trains, a expliqué le maire de Moscou. Nous n’achèterons pas que les rames, mais aussi les services [la maintenance, ndlr] pour toute leur durée de vie. » La durée du contrat est estimée à trente ans. C’est la construction de nouvelles lignes qui permet la mise en service de trains de nouveaux types. Selon Vedomosti, 4 800 wagons sont exploités sur le réseau moscovite, dont la longueur doit passer de 314 km à 450 km d’ici à 2021.

  • La demande de transports à Barcelone a chuté de 4 % en 2012

    L’ensemble des moyens de transport public sur la métropole de Barcelone ont cumulé 626,58 millions de voyageurs en 2012, soit 3,9 % de moins qu’en 2011. Les 26 millions d’usagers manquants ont surtout délaissé le métro et les autobus urbains, mais la voiture particulière régresse de 4,7 %. En conséquence, l’ATM, l’autorité organisatrice, incite à la prudence pour les investissements (dont la ligne de métro automatique 9, partiellement paralysée) et elle voit dans le recul du trafic trois causes : la situation économique et le chômage, les augmentations de tarifs et une chute de 200 000 du nombre de résidents réguliers en deux ans dans la métropole.

     

  • Grand Paris Express : Roissy voient rouge

    La ligne Rouge interrompue au Bourget ? C’est le risque que fait encourir le rapport Auzannet sur le métro du Grand Paris Express. En fait, Pascal Auzannet laisse la ligne en pointillé, dans l’attente des décisions du gouvernement sur Roissy-CDG. Les élus de la zone de Roissy ne l’entendent pas de cette oreille. Pour eux, le métro, qui concerne plus de 500 000 habitants autour de Roissy, est prioritaire. Emmenés par Patrick Renaud, président de la communauté d’agglomération de Roissy, soutenus par les conseils généraux du Val-d’Oise, de Seine-Saint-Denis et de Seine-et-Marne (où se trouvent la commune du Mesnil-Amelot, terminus de cette branche en suspens de la ligne Rouge, ainsi que la moitié du territoire de Roissy-CDG), ils ont, tous ensemble, à l’Assemblée nationale, le 23 janvier, signé une lettre au Premier ministre et lancé une pétition. Ce qu’ils demandent à Jean-Marc Ayrault ? De réaliser, selon l’accord Etat-Région du 26 janvier 2011, la branche nord-est de la ligne Rouge d’ici 2025. De rééquilibrer réellement le développement de la région vers l’est et le nord.
    Ils ont de solides arguments. Le métro doit desservir, selon eux, le premier bassin d’emplois d’Ile-de-France, avant La Défense. Mais ce bassin souffre d’un taux de chômage important. Selon leurs calculs, 165 000 emplois pourraient être créés dans la zone, dont 100 000 sont suspendus au futur métro. Ils déplorent d’avoir travaillé sur trois contrats de développement territorial (Val-de-France Gonesse, Grand Roissy, Le Bourget), prometteurs de développement, mais qui n’ont pas de sens si la ligne et ses gares ne sont pas au rendez-vous. Parmi les signataires, toutes les sensibilités politiques sont confondues, comme c’est la règle dans ces dossiers. Et Yves Albarello, député UMP de Seine-et-Marne, maire de Claye-Souilly, fait part de sa « complicité de vue » avec Jean-Paul Huchon sur le sujet.
    Les élus ne mettent pas en doute l’augmentation de la facture, de 20 à 30 milliards, qui pour eux n’est pas une « dérive » mais le résultat d’adaptations indispensables. Comment s’en sortir ? Pour Jean-Pierre Blazy, maire de Gonesse et député socialiste, il faudra en passer par des adaptations techniques, réaliser la ligne en surface ou en tranchée plutôt qu’en souterrain, afin de réduire les coûts et les délais. Pour Xavier Lemoine, maire de Montfermeil, il faut emprunter sur le long terme pour le Grand Paris, comme on l’a fait pour le métro parisien, payé en 77 ans. Et puisqu’on parle finances, tous se demandent comment revenir devant les administrés, qui ne sont pas les plus riches d’Ile-de-France, et qui déjà payent pour le Grand Paris pour la deuxième année consécutive… s’ils ne voient rien venir ?

     

  • Paris : la ligne 12 traverse le périphérique

    Paris : la ligne 12 traverse le périphérique

    Avec la mise en service de son prolongement de 1,1 km jusqu’à la nouvelle station de métro Front populaire, à Aubervilliers, la ligne 12 représente un beau symbole : il dépasse le périphérique et fait tomber la frontière Paris-banlieue. Front Populaire n’est d’ailleurs qu’une étape d’un prolongement qui va mener, fin  2017, à deux autres nouvelles stations : Aimé Césaire, située au Pont de Stains, et Mairie d’Aubervilliers. La nouvelle station va accueillir chaque jour, selon les prévisions de la RATP, près de 15 000 voyageurs et permettra de joindre Saint-Lazare en 16 minutes, Montparnasse en 28 minutes. D’un montant de 198,5 millions d’euros, ce prolongement jusqu’à Front Populaire a été financé conjointement par la région Ile-de-France (95 millions), l’État (54,5), la RATP (32,3) et le conseil général de Seine-Saint-Denis (16,7).