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TGV Paris-Lille : Le Nord-Pas de Calais débouté par le Conseil d’Etat
Le Conseil d’Etat a rejeté, le 10 octobre, la demande d’annulation des tarifs voyageurs sur la liaison TGV Nord Lille-Paris entrés en vigueur en janvier, déposée par le conseil régional du Nord-Pas-de-Calais qui les jugeait trop élevés. Il critiquait notamment la différence entre le prix au kilomètre payé par les usagers de la liaison Paris-Lille et le prix au kilomètre, inférieur, payé par les usagers de la SNCF sur d’autres liaisons ferroviaires à grande vitesse.« Les prix fixés par la SNCF ne méconnaissaient pas le principe d’égalité », a estimé le Conseil d’Etat dans sa décision. Le cahier des charges de la SNCF autorise celle-ci à instituer sur certaines liaisons ferroviaires un « tarif particulier » notamment lorsque la liaison présente pour les usagers « des avantages particuliers de rapidité et de confort », a rappelé le Conseil d’Etat. C’est le cas, selon l’institution, pour la liaison TGV Nord-Lille-Paris, « compte tenu notamment de la vitesse et des conditions de confort proposées aux voyageurs ».Tramway : Valenciennes inaugure sa deuxième ligne
Sept ans après la mise en service de sa première ligne de tramway, l’agglomération valenciennoise doit inaugurer le 13 décembre sa ligne 2. 15 km entre Valenciennes et Vieux-Condé (21 stations) relient désormais sept communes. Particularité de la ligne, qui a coûté 124,5 millions d’euros : l’exploitation en voie unique bidirectionnelle, une première en France sur une telle distance grâce à des zones d’évitement réparties en stations et sur le parcours. Les fréquences prévues sont de 10 minutes. On y attend 16 000 voyageurs par jour. Plus de 60 000 habitants de l’agglomération seront connectés au tramway une fois la mise en service commercial effective, a priori fin février 2014.
Billettique : le sans-contact en rodage à Lille
La billettique est arrivée le 25 juin à Lille de manière presque optionnelle. Plutôt que de risquer un bug géant, Lille métropole a choisi de conserver ses anciens tickets de métro jusqu’au 30 septembre. Sur les quais, deux types de valideurs cohabitent, en attendant que les fonctionnalités de la nouvelle carte sans contact soient mises en services, notamment le très attendu forfait « liberté » en postpaiement. « C’était très tendu. Jusqu’à 48 heures avant, je ne savais pas si on allait pouvoir lancer la billettique. C’est une montée en puissance lente et régulière », reconnaît Eric Quiquet, vice-président de LMCU en charge des transports.

A Lille, carte unique et post-paiement en juin
«Il s’agit d’une révolution, le système est unique en France, 30 ans après le VAL, nous pouvons nous réjouir d’être encore à la pointe en matière de service aux usagers. » Martine Aubry n’a pas boudé son plaisir en annonçant le lancement tant attendu de la billettique sans contact pour les transports en commun lillois. A partir du 25 juin, l’ensemble des voyageurs, qu’ils soient abonnés, usagers occasionnels ou touristes de passage, pourront voyager avec une seule carte. Pass Pass sera valable pour l’ensemble des modes de transports : le métro, le bus, le tramway, le TER, les cars Arc en Ciel, les V’Lille et les réseaux d’autopartage. A la différence du pass Navigo parisien, pas aussi multimodal. La bascule est par ailleurs totale, les tickets de métro disparaîtront dès la fin juin. Le service offre une certaine souplesse. Les usagers réguliers et les abonnés disposeront de leur carte personnelle. Une carte non personnalisée a aussi été imaginée, notamment pour les familles ou des gens accueillant des non lillois en déplacement. Pour plus de facilité, les abonnements pourront désormais être glissants, et démarrer n’importe quel jour du mois. La formule « Liberté » permettra à des utilisateurs occasionnels de payer leurs déplacements le mois suivant, le système appliquant la tarification la moins chère. Exemple : au bout de 10 trajets uniques, le tarif du carnet sera appliqué. La carte sera disponible et rechargeable dans le métro, les bus et sur Internet. « Ce sera très simple pour l’utilisateur, mais la complexité technologique est inouïe », a ajouté Eric Quiquet, vice-président aux transports de Lille Métropole. 120 000 personnes se seraient déjà inscrites pour obtenir leur carte. Et pour cause, le service était initialement prévu pour septembre 2012. Un retard expliqué par la difficulté d’intégrer l’ensemble des systèmes informatiques concernés, qui coûtera à Parkeon, le prestataire, 320 000 euros de pénalités. Porté en intégralité par Lille Métropole Communauté urbaine, l’investissement, à l’origine estimé à 27 millions d’euros, a été ramené à 21 millions d’euros.
M. R.
TCSP : Douai demande à APTS de rembourser trois millions d’euros
Trop c’est trop, la guerre est déclarée. Lassé de l’incapacité du constructeur APTS à proposer une technique de radioguidage de son tramway Eveole, le SMTD lui avait laissé jusqu’au 30 mars pour trouver l’origine des pannes, réparer les rames et proposer une solution fiable. Après avoir constaté l’absence d’approbation de la procédure par l’expert sécurité Certifer, le syndicat mixte demande désormais à APTS de lui rembourser la somme de trois millions d’euros, qui était subordonnée à cette étape pour poursuivre les recherches. En parallèle, il a officiellement mis en demeure le constructeur de remplir ses obligations contractuelles, avant d’engager des poursuites.

Combiné : un nouveau système de transbordement révolutionnaire
La société allemande de transport combiné rail-route CargoBeamer a présenté le 26 octobre à Calais (Pas-de-Calais) un système permettant de transborder des semi-remorques sur des trains en 15 minutes et destiné à « révolutionner » le ferroutage en Europe. Le terminal « CargoBeamer Gate » devrait voir le jour en 2014 à Calais, avec une capacité de transfert de plus de 800 semi-remorques par jour, de la route au rail. La technologie consiste en un transbordement latéral et automatisé pour tous les semi-remorques existant sur le marché, alors qu’aujourd’hui « seulement 15 % du transport de marchandises sur route peuvent être transférés vers le rail, en raison de contraintes techniques », affirme la société.
« Le trafic de marchandises sur les routes européennes devrait croître de 75 % d’ici à 2025, menaçant les infrastructures routières du continent d’une congestion du trafic », estime Hans-Juergen Weidemann, PDG de CargoBeamer. « CargoBeamer anticipe cette évolution et va permettre de remédier à cette situation en transférant le trafic de marchandises de la route vers le rail de manière efficace et écologique », ajoute-t-il.
Le système sera installé au cœur d’un futur parc logistique de plus de 200 000 mètres carrés, « Calais Premier », qui est présenté comme le plus grand au nord de Paris, entre le port et le Tunnel sous la Manche, et qui veut devenir l’une des toutes premières portes d’entrée du trafic de marchandises entre le Royaume-Uni et l’Europe continentale. La naissance de ce terminal à Calais est la première étape de la construction d’un réseau sur les principales voies de marchandises en Europe. D’autres sont prévus à Hagen (Allemagne), Legnica (Pologne) et Mockava (Lituanie), a indiqué la société.M.-H. P.
A Valenciennes les antitram ne désarment pas
Les opposants au chantier du tramway comptent bien se faire entendre. Ils sont près de 500 à constituer l’association Action Tram, née il y a deux ans, pour dénoncer le tracé et l’implantation de l’infrastructure. « Nous ne sommes pas contre le tramway, c’est bien entendu une bonne chose pour l’écologie », indique Stéphanie Bartholomé, secrétaire de l’association, avant d’ajouter regretter que les tracés proposés par Action Tram n’aient « même pas été étudiés ». « La ville va être vidée de ses visiteurs et les commerces de leurs clients. Sans compter la perte liée aux travaux. Nous sommes déjà à 30 % de perte de chiffre d’affaires, certaines entreprises ne tiendront pas pendant un an. » Décidés à peser sur le projet, pourtant bien engagé, les opposant comptent sur l’enquête publique pour faire valoir leurs positions.

Hénin/Lens/Liévin : le réseau de bus se transforme pour accueillir le tramway
Il s’agit de la première des trois étapes de transformation qui précède l’arrivée du TCSP. « Nous sommes actuellement en phase d’échanges avec les communes de son territoire sur la refonte du réseau », explique-t-on au syndicat.
De son nom de code Réseau N, ce projet correspond à la restructuration du réseau Tadao actuel, en particulier sur les territoires de la communauté d’agglomération de Béthune-Bruay (Artois Comm.) et de la communauté de communes de Nœux-et-Environs (CCNE). Mis en service à la rentrée scolaire de septembre 2011, il perdurera jusqu’à la mise en service du tramway. Il aura pour objectif d’harmoniser les tarifs, au sein du PTU (115 communes), entre le réseau TER et le réseau Tadao. Ainsi, les titres Tadao seront valables sur les lignes TER internes au PTU et ce à partir des 27 gares du territoire. Le réseau sera hiérarchisé, à coût constant, selon trois niveaux de lignes de bus préconisés dans le PDU. Les lignes de niveau 1 et 2 devront être cadencées au moins aux 30 minutes et ne pas posséder d’antennes.
L’offre de transport devra être proposée du lundi au samedi et de septembre à juin, mais sera allégée le dimanche et en juillet-août. Elle intégrera les services Allobus et Proxibus. Pendant la période des travaux du tramway qui devait débuter en janvier, mais dont le calendrier a été repoussé, une nouvelle version du réseau, appelée Réseau N’ sera présentée. Elle intégrera les déviations d’itinéraires dues aux réfections de chaussée et autres travaux liés à l’arrivée du tramway. Enfin, la dernière modification du réseau s’adaptera au lancement du tramway, initialement prévu pour 2014.
Sept Citadis de plus pour Valenciennes
Pour sa deuxième ligne de tramway, le Syndicat intercommunal des transports urbains de la région de Valenciennes (Siturv) a passé à Alstom une commande ferme de 7 tramways Citadis de 32 m, du même design que les 21 rames du parc actuel mais avec des éléments de confort (climatisation, information voyageurs) et de sécurité (vidéosurveillance) améliorés. Une option à ce contrat d’environ 17 millions d’euros doit être levée d’ici fin novembre et portera sur une ou deux rames. La ligne qui recevra les nouvelles rames à partir de mars 2012, pour une mise en service en août suivant, reliera Valenciennes à Vieux-Condé d’une part et à Crespin / Quiévrechain d’autre part. Ces trams Citadis sont conçus et assemblés dans les sites Alstom de Valenciennes Petite-Forêt (gestion du projet et essais), La Rochelle (assemblage des rames), Ornans (moteurs), Le Creusot (bogies) et Villeurbanne (électronique embarquée).
GHH-Valdunes inaugure son centre de maintenance pour essieux montés
En inaugurant le 30 juin à Trith-Saint-Léger (Nord) son « European Wheelset Centre », le concepteur et constructeur d’essieux GHH-Valdunes diversifie ses services en proposant la maintenance des essieux montés de wagons de fret. C’est en vue de répondre aux besoins des nouveaux entrants du fret ferroviaire que GHH-Valdunes a lancé cette activité complémentaire dans laquelle 2 millions d’euros ont été investis. Concurrent des ateliers des opérateurs historiques européens (SNCF, DB…) sur un marché évalué à « près de 18 milliards d’euros » par son promoteur, l’European Wheelset Centre devrait atteindre d’ici quatre ans une capacité de maintenance de 4 000 essieux par an. Capable de traiter « plus de 100 types » d’essieux différents, ce centre a pour ambition de garantir une opération de maintenance en 15 jours ouvrés (transport compris), contre une moyenne de 4 mois en période de pointe dans les ateliers actuels. Avec son nouveau centre, GHH-Valdunes espère quintupler son chiffre d’affaires « services » d’ici quatre ans.