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Étiquette : OFP
Avis de naissance d’une nouvelle entreprise ferroviaire régionale
« Une vraie entreprise ferroviaire régionale est en train d’essayer d’émerger », annonce-t-on du côté de RFF Toulouse. Baptisée Agenia, elle devrait déposer d’ici au début du printemps son dossier de demande de licence ferroviaire et de certificat de sécurité pour transporter du fret ferroviaire. Cet opérateur ferroviaire de proximité (OFP) a de grandes ambitions puisqu’il souhaiterait lancer ses premiers trains en octobre à la fois sur de courtes distances mais aussi sur des liaisons plus longues en Midi-Pyrénées, Aquitaine, Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte-d’Azur. Selon RFF, depuis que Fret SNCF s’est retiré de tout le quart nord-est de la région Midi-Pyrénées, il y a une vraie demande de la part des entreprises pour disposer d’acheminements ferroviaires sur cette zone.

Naissance de Ferovergne à Clermont-Ferrand
L’acte de naissance de l’opérateur ferroviaire de proximité « SAS Ferovergne » a été paraphé le 30 septembre à Clermont-Ferrand par Brice Hortefeux, le ministre de l’Intérieur, Dominique Bussereau, secrétaire d’État aux Transports, Pierre Blayau, directeur général de SNCF Geodis et la chambre régionale de commerce et d’industrie à l’origine du projet. La société, majoritairement portée par des transporteurs routiers et des logisticiens à hauteur de 64 %, est aussi soutenue par des chargeurs (10 %) et SNCF Geodis (15 %). Elle devrait lancer son premier train en novembre, pour le compte de Granulats Bourgogne Auvergne. « Un trafic qui passait par la route », précise François Spalinger, directeur général de Ferovergne.
Le plan de transport prévoit l’achat de deux locomotives et la location d’une soixantaine de wagons. « Nos machines seront amenées à rouler 300 km chaque jour, au nord de Clermont-Ferrand », précise-t-il. Les marchandises seront collectées par train dans la mesure du possible, par camion si ça n’est pas possible. « Il y a des portions de lignes suspendues d’exploitation. Nous sommes en négociations avec RFF. Dès que nous aurons fait nos preuves, RFF devrait engager un programme de rénovation », poursuit-il. Les marchandises seront conduites sur des plateformes d’échanges où seront assemblés des trains confiés à des entreprises ferroviaires nationales.
Ferovergne va démarrer avec du personnel de conduite détaché de la SNCF. Mais la société s’est engagée à obtenir sa licence et son certificat de sécurité (ce devrait être l’an prochain) puis à engager ses propres personnels. Elle table sur un report modal de 330 000 t la première année, soit l’équivalent de 13 200 trajets en camion, puis l’année suivante sur 500 000 t, soit 20 000 trajets de camion.
Le port de La Rochelle lance une entreprise ferroviaire avec la Deutsche Bahn
Coup de théâtre à La Rochelle : la SNCF devait créer avec le port le premier opérateur ferroviaire portuaire (OFP) au nom de NaviRail Atlantique. Finalement, un premier train a commencé son service le 8 octobre, mais lancé par un autre OFP, baptisé La Rochelle – Maritime Rail Services. Une société détenue à 75,1 % par le port et à 24,9 % par ECR, la filiale de la principale concurrente de la SNCF, la Deutsche Bahn. Le port l’explique par le désengagement de la SNCF, tandis que cette dernière avance d’autres explications : le port demandait que l’OFP maîtrise les flux commerciaux. Dont ceux du Fret SNCF. En outre, selon Pierre Blayau, l’OFP assurera des dessertes qui iront bien au-delà de son hinterland. Ce qui revient, estime-t-il, à créer une nouvelle entreprise ferroviaire concurrente de Fret SNCF. « Dans ces conditions, il n’était plus question de suivre », souligne le directeur général de SNCF Geodis.
Naissance dun opérateur de proximité en Auvergne
Un nouvel opérateur ferroviaire de proximité est né en Auvergne : SAS Ferovergne est majoritairement porté par des transporteurs routiers et des logisticiens à hauteur de 64 %, mais aussi soutenu par des chargeurs (10 %) et SNCF Geodis (15 %). La société devrait lancer son premier train en novembre pour le compte de Granulats Bourgogne-Auvergne.
Dans un premier temps, Ferovergne va démarrer son exploitation avec du personnel détaché de la SNCF pour conduire ses trains. Mais la société s’est engagée à obtenir sa licence ferroviaire et son certificat de sécurité (ce qui devrait être le cas l’année prochaine), puis à engager ses propres personnels. Elle table sur un report modal de 330 000 t la première année, soit l’équivalent de 13 200 trajets en camion en moins sur les routes, puis l’année suivante sur 500 000 t, soit 20 000 trajets de camion économisés.