Étiquette : Pays de la loire

  • Bouygues favori pour remporter le marché sur Le Mans-Rennes

    Selon le quotidien La Tribune du 13 octobre, le groupe de BTP Bouygues est donné favori face à Eiffage et Vinci pour le marché de la future LGV Le Mans-Rennes. Le groupe Eiffage feraient figure de challenger et Vinci a déjà remporté en mars la concession de la future ligne Tours-Bordeaux. « Certains intervenants sur le marché avancent que les jeux sont faits », affirme le journal, alors que les trois groupes remettaient leurs offres finales à RFF le jour même. Argument : Vinci ne pourrait mener de front deux projets aussi importants. Ce à quoi le groupe rétorque que « s’il remet une offre, c’est qu’il est en capacité de l’assumer ». Ce tronçon de 182 km et 32 km de raccordements est estimé à 3,4 milliards d’euros et doit mettre Rennes à 1 h 26 de Paris d’ici à 2015, au lieu de 2 h 03 aujourd’hui. Il s’agit d’un partenariat et non d’une concession, le constructeur retenu recevant des loyers de RFF.

  • Rénovation de la ligne 2 du tramway de Nantes

    Du 5 juillet au 22 août, la ligne 2 du tramway nantais sera fermée pour cause de travaux de rénovation et de sécurité. Le gros du chantier résidera dans le renouvellement des rails. « Les rails ont été posés il y a dix-sept ans. L’usure est là. Nous avons donc décidé de changer complètement les voies sur 520 m », commente Stéphane Bis, directeur du développement et des infrastructures de la Semitan, cité par Ouest France. D’après le quotidien régional, la principale innovation de ces travaux résidera dans le remplacement des petits jets d’eau qui permettaient de limiter le crissement au passage du tramway par un « graisseur » qui sera installé entre les nouveaux rails. Il sera en mesure de détecter le passage du tramway et permettra ainsi de limiter l’usure du rail. Les autres travaux auront pour objectif d’améliorer la sécurité et la signalisation. Le coût de ces travaux est estimé à 4,5 millions d’euros et sera financé par la collectivité Nantes Métropole.

  • Transamo choisi pour l’extension du réseau du Mans

    La commission d’appel d’offres du Mans Métropole a choisi Transamo, filiale de Transdev pour être mandataire de maîtrise d’ouvrage de l’extension de son réseau de TCSP, en groupement avec la SEM du Mans. L’investissement est de 100 M€ pour un peu plus de 3 km de tramway et 4 km de BHNS. Ce devrait être le 1er appel d’offres mixte tram/BHNS.

  • Avec le tram d’Angers, la télébillettique

    Avec l’arrivée du tram en juin 2011, les Angevins bénéficieront de la télébillettique : une carte ou une clé USB sans contact au lieu des tickets carton. Ces titres, pour les abonnés ou les voyageurs occasionnels, seront rechargeables dans les 45 bornes des stations du tram et sur le site Internet de la Cotra (réseau Keolis, 27 millions de voyages par an). Parkeon a été chargé de la mise en œuvre du système, voulu évolutif et prêt pour les technologies à venir. Angers Loire Métropole va aussi mettre en place une nouvelle carte de vie quotidienne sans contact, véritable sésame pour accéder à diverses activités (notamment les parkings-relais) de la commune. Le contrat de près de 5 millions d’euros signé en mai dernier comprend un serveur central, 350 valideurs dans les bus et 170 dans les trams, ainsi que les distributeurs automatiques de titres, les terminaux points de vente, 70 000 cartes sans contact, 5 000 clés USB NFC, 3 millions de tickets sans contact… Après Reims et Lille, Angers est la troisième ville française à se doter de cette offre billettique globale développée par Parkeon.

  • Angers parle déjà de sa ligne 2 de tramway

    Alors que les travaux de la première ligne de tramway se terminent, l’agglomération angevine commence déjà à évoquer une seconde ligne reliant le bourg de Beaucouzé au Parc des expositions à Saint-Sylvain-d’Anjou, via Belle-Beille et Montplaisir à l’horizon 2020. Cette nouvelle ligne dont les études ont été lancées en 2008, mais dont le tracé doit encore être débattu, ferait 16,3 km de long, avec 32 stations desservies et un objectif capacitaire fixé à 42 000 usagers par jour. La connexion à la ligne A se ferait en gare d’Angers.

  • Le Mans prépare sa ligne 2

    Le Mans Métropole va lancer un appel d’offres pour le choix du « mandataire » qui pilotera les études de faisabilité de la 2e ligne de tram (Espal – Bellevue). D’après Ouest France, si le conseil municipal disait « oui au tram » à la rentrée 2011, les travaux sur les réseaux souterrains (eau, gaz, électricité, etc.) commenceraient dès décembre 2011, et ceux du tramway en lui-même à la mi-2012. Au mieux, la mise en service aurait lieu en 2014.

  • Le tram « arc-en-ciel » d’Angers prend forme

    C’est une étape symboliquement forte qu’a franchie le futur tramway d’Angers, le 31 mars, avec la mise en suspension du pont franchissant la Maine. Un ouvrage qui à lui seul représente près de 10 % du montant total investi par la communauté d’agglomération Angers Loire Métropole, soit 287 millions d’euros hors taxes, pour la construction d’une première ligne de 12 km desservant 25 arrêts. Au total, 60 000 habitants et 21 000 emplois se trouvent à moins de 400 m de ces arrêts, ce qui laisse espérer une fréquentation de l’ordre de 36 000 voyageurs par jour dès l’ouverture, prévue pour la mi-2011, sans doute en juin.
    La communauté d’agglomération Angers Loire Métropole, qui regroupe 31 communes totalisant 280 000 habitants et 30 000 étudiants, ne compte pas s’arrêter à cette première ligne, dont la voie est actuellement en cours de pose sur la plus grande partie du parcours. Avec 856 000 déplacements effectués par jour dans toute l’agglomération, il y aurait de quoi remplir une deuxième ligne de tram, mais à condition de modifier radicalement l’évolution des choix modaux constatée ces dernières décennies. En effet, une enquête réalisée dans le cadre du premier plan de déplacement urbain, adopté en 2000, montrait qu’entre 1989 et 1998 la part des déplacements assurés par transport public était tombée à 9 %, soit moins que la marche à pied (24 %, en légère baisse) et surtout que l’automobile (montée à 60 %).
    Pour remédier à cette situation de plus en plus défavorable aux transports publics, l’agglomération a décidé un saut qualitatif par la mise en place d’un transport en commun en site propre. Diverses solutions sont envisagées, sur pneus comme le TVR alors adopté par Nancy et Caen, ou le Busway, ou sur rail avec un tram « fer ».
    En 2001, est créée la mission tramway, et en 2002-2003, se déroule l’étude de faisabilité du réseau et de la première ligne : plusieurs tracés nord-sud ont été étudiés, avec des parkings-relais aux points stratégiques. Le parcours retenu relie la commune d’Avrillé, deuxième de l’agglomération avec 13 000 habitants, à Angers (156 000 habitants), en passant par des quartiers denses, de grands équipements (CHU, universités), le centre-ville, la gare SNCF (Saint-Laud, 11 000 voyageurs par jour) et la gare routière. En 2004, le tram « fer » électrique, mode qui a déjà existé à Angers de 1896 à 1949, est retenu. Pour exploiter la première ligne, 17 tramways sont commandés à Alstom pour 50 millions d’euros, suite à un appel d’offres sur performances. Le Citadis choisi sera le deuxième après Bordeaux à opter pour l’APS (alimentation par le sol d’Alstom).
    Parallèlement au processus qui aboutira à la déclaration d’utilité publique en janvier 2007, Transamo (groupe Transdev) est mandaté par Angers Loire Métropole pour la partie technique de la maîtrise d’ouvrage sur l’ensemble du projet, dans le cadre du groupement TSP, maître d’ouvrage délégué regroupant également Sara (Société d’aménagement de la région d’Angers) et IMP (Ingénierie Management Projet). Les marchés attribués par ce groupement l’ont été sur la base du mieux-disant, le prix entrant en compte pour 40 % et la technique pour 60 %. Et globalement le budget a été respecté (il est même 5 % en dessous). Pourtant, le pont, « élément qui a connu le plus d’aléas », comme l’explique Patrick Waltzer, directeur de projet chez TSP, a connu un dépassement de 15 %. Chiffré à 27 millions d’euros, ce dernier a également été le plus gros poste sur un montant total de 287 millions d’euros, majoritairement financé par la communauté d’agglomération. Toutefois, le projet bénéficie également de 53,3 millions d’euros de subventions en provenance de l’Etat (37,5 millions), de la région Pays de la Loire (13,3 millions) et de l’Europe (Feder, 2,5 millions).
    Les travaux une fois lancés, restait à convaincre les plus sceptiques, mais aussi à coordonner l’information destinée aux riverains et usagers de la future ligne : c’est pourquoi la Maison du tram a été ouverte fin 2007 en plein centre-ville, dans un ancien hôtel particulier successivement occupé par Le Courrier de l’Ouest et le Nouveau Théâtre d’Angers. Plus de deux ans plus tard, 45 000 visiteurs sont passés par cette maison, au rythme de 100 à 150 par jour, où ils apprécient particulièrement la maquette échelle 1/1 du tram… en attendant le vrai, qui doit effectuer ses marches à blanc début 2011 et accueillir ses premiers voyageurs dans un peu plus d’un an.
     

    Patrick LAVAL

  • Le deuxième Citadis à alimentation par le sol à Angers

    Techniquement parlant, le point le plus caractéristique est l’alimentation, aussi bien par le sol (APS) que par la ligne aérienne de contact, de ce véhicule de 4 x 120 kW pouvant atteindre les 70 km/h. Le choix s’est porté sur une largeur de caisse de 2,40 m, avec une longueur de 32,42 m, soit cinq modules sur trois essieux (du moins actuellement, car les quais des arrêts sont prêts pour des rames de 40 m). Dans cette configuration, chaque face présente quatre portes doubles (1,30 m d’ouverture) et deux portes simples (0,80 m d’ouverture aux deux extrémités), la rame pouvant accueillir 203 personnes au total, avec 48 places assises et 16 sièges relevables à miséricorde.
    La personnalisation du tram angevin a été assurée par Défi 22 (Aytré), qui a réalisé son bout avant « confluence » en forme de V et présentant un léger « sourire »… ainsi que deux fois deux feux avant « parce ce que c’était dans le dossier ! » Mais l’élément qui distingue le plus ce tram, et qui orne toute la documentation qui lui est relative ainsi qu’aux autres transports de l’agglomération, est l’arc-en-ciel signé RCP Total Design (Tours). Cette agence a également dessiné les silhouettes florales qui apportent au plafond du tram une touche de couleur ; pour le reste, l’aménagement intérieur est dominé par le blanc des parois et le vert des sièges. S’y détachent les écrans d’information voyageurs, de deux modèles : affichage par écran TFT et LED.
    Tous ces éléments de design sont déjà visibles sur la maquette à l’échelle 1, qui a aussi servi d’outil de travail pour affiner le projet, par exemple en ce qui concerne l’accessibilité. Deux espaces sont ainsi prévus en milieu de rame pour les personnes à mobilité réduite et un bouton marqué du logo à fauteuil roulant a été ajouté pour demander un arrêt prolongé, pour un handicapé ou pour un groupe… Enfin, afin d’éviter les « embouteillages » aux extrémités des rames, les abris de quai ont été implantés au niveau des portes intermédiaires où l’on souhaite voir les gens entrer.
     

    Patrick LAVAL

  • LGV : offres remises pour Tours – Bordeaux et Le Mans – Rennes

    Les candidats à la construction des LGV Tours – Bordeaux et Le Mans – Rennes, qui prolongent le TGV A, ont remis leurs offres mi-décembre. Des groupements menés par Bouygues, Eiffage et Vinci sont en lice. RFF entend choisir le concessionnaire de Tours – Bordeaux d’ici à fin mars 2010 et signer le contrat à l’été. Pour Le Mans – Rennes, la signature est attendue d’ici fin 2010.

  • Nantes aménage ses futures gares de connexion

    Une « prudence » qui se chiffre à 55 millions d’euros. Lors de son dernier conseil communautaire, Nantes Métropole a décidé d’aménager ses gares de connexion au futur tram-train Nantes-Châteaubriant et de ne seulement esquisser que deux « grands projets » : le raccordement de ses lignes 1 et 2 de tramway et la desserte « lourde » du nord-est de l’agglomération. « Comme tout le monde, nous sommes dans le flou le plus complet sur nos ressources après 2011 », se justifie Jean-François Retière, le vice-président aux transports de Nantes Métropole. La ville entamera donc prochainement la construction de pôles d’échange autour de deux futures gares de tram-train. L’un, Haluchère, sera complètement déménagé. Le tramway et la ligne de chemin de fer s’y côtoieront, pour des échanges en quai à quai. Ce pôle formera par ailleurs le point de ralliement des bus du centre-ville d’un côté et de l’autre celui des cars et des bus vers l’est de Nantes. La seconde gare servira de point de contact du tram-train dans un premier temps avec des bus, en direction notamment du campus universitaire et à terme, le tramway y viendra. Ce sera la ligne de raccordement entre les lignes 1 et 2 de tramway, un projet déjà ancien, mais qui coûte un peu trop cher (160 millions d’euros) pour le moment. Nantes Métropole a décidé d’entamer ce raccordement sur quelques centaines de mètres. Une dépense de 10 millions d’euros qui permet de rappeler un autre projet ancien : de cette station du Ranzay, partira une ligne de bus à haute fréquence (Chronobus) vers le nord-est, première étape, en principe, vers la construction d’un transport en site propre.
     

    Hubert HEULOT