Étiquette : Poitou-charentes

  • LGV Tours – Bordeaux : Ségolène Royal propose un prêt à l’Etat

    La région Poitou-Charentes, présidée par la socialiste Ségolène Royal, a indiqué le 18 février qu’elle « refusait de subventionner l’Etat » dans le cadre du chantier de la ligne à grande vitesse (LGV) Tours – Bordeaux. Elle a proposé à la place de lui octroyer un prêt de 95 millions d’euros sous forme d’avances remboursables. Pour cette infrastructure d’un coût de 7 milliards d’euros, et qui est concédée au groupe Vinci, l’Etat « sollicite la contribution des collectivités locales alors que cet ouvrage relève de (sa) stricte compétence », explique la région dans un communiqué. « Il n’est pas acceptable que les bénéfices soient privatisés et que les pertes ou les investissements relèvent de la collectivité », estime la région. L’intergroupe d’opposition (UMP, NC, MPF, CPNT et Parti chrétien-Démocrate) a aussitôt déploré que « madame Royal a décidé contrairement à ses engagements de ne pas participer au financement (…) de la ligne LGV Tours – Bordeaux ».

  • L’Araf émet un avis favorable sur les tarifs de la LGV Sud Europe Atlantique

    L’Autorité de régulation des activités ferroviaires (Araf) a émis le mercredi 8 décembre un avis favorable sur les règles de tarification applicables aux services nationaux et internationaux de voyageurs qui utiliseront la LGV Sud Europe Atlantique. Comme le rappelle l’Araf dans un communiqué, « Réseau ferré de France a décidé de confier au groupement Lisea conduit par Vinci la construction et l’exploitation de la ligne nouvelle à grande vitesse entre Tours et Bordeaux jusqu’en 2060, dans le cadre d’une délégation de service public. RFF a saisi l’Araf d’une demande d’avis sur les dispositions tarifaires prévues par le projet de contrat ». Cet avis, qui porte sur la durée de la concession, apporte des éléments de sécurité juridique nécessaires à la signature du contrat. Le groupement n’est en effet plus tenu à obtenir l’avis conforme que l’Autorité aurait dû donner chaque année sur les redevances de la ligne nouvelle.

  • Le port de La Rochelle lance une entreprise ferroviaire avec la Deutsche Bahn

    Coup de théâtre à La Rochelle : la SNCF devait créer avec le port le premier opérateur ferroviaire portuaire (OFP) au nom de NaviRail Atlantique. Finalement, un premier train a commencé son service le 8 octobre, mais lancé par un autre OFP, baptisé La Rochelle – Maritime Rail Services. Une société détenue à 75,1 % par le port et à 24,9 % par ECR, la filiale de la principale concurrente de la SNCF, la Deutsche Bahn. Le port l’explique par le désengagement de la SNCF, tandis que cette dernière avance d’autres explications : le port demandait que l’OFP maîtrise les flux commerciaux. Dont ceux du Fret SNCF. En outre, selon Pierre Blayau, l’OFP assurera des dessertes qui iront bien au-delà de son hinterland. Ce qui revient, estime-t-il, à créer une nouvelle entreprise ferroviaire concurrente de Fret SNCF. « Dans ces conditions, il n’était plus question de suivre », souligne le directeur général de SNCF Geodis.

  • Le tracé de la LGV Limoges – Poitiers arrêté

    Le tracé du futur tronçon de la ligne à grande vitesse (LGV) Sud-Ouest – Atlantique, reliant Limoges à Poitiers sur 115 km, a été validé le 30 août à Limoges par le Comité des financeurs de la ligne ferroviaire (Cofi). La ligne, qui doit desservir les deux capitales régionales à l’horizon 2017, traversera 32 communes des départements de la Haute-Vienne et de la Vienne. Son tracé définitif devrait être validé par le ministre des Transports à la fin de l’année, puis soumis à enquête publique au cours du second semestre 2011, pour un début de travaux en 2013 et une mise en service en 2017. Le coût de cette LGV, qui doit mettre Limoges et Brive respectivement à deux et trois heures de Paris et permettre au Limousin l’accès au réseau à grande vitesse, est estimé à 1,6 milliard d’euros. A l’horizon 2020, RFF évalue le trafic de cette ligne à 2,5 millions de passagers par an.

  • Le premier TER équipé de panneaux photos photovoltaïques testé en Poitou-Charentes

    Le 6 juillet 2010, la SNCF a présenté au centre de maintenance de Saintes le premier TER équipé de panneaux photovoltaïques. Il fera l’objet d’une expérimentation sur trois ans dans la région Poitou-Charentes. Cité par l’AFP, Claude Solard, directeur TER à la SNCF, déclare : « Cela permet d’avoir une autonomie énergétique sur tout ce qui est éclairage et ambiance lumineuse, et aussi de recharger les batteries pendant les arrêts, apportant une autonomie nouvelle qui évitera un certain nombre de pannes. » Le gain possible en termes de rejet de CO2 est d’environ 10 à 15 t par an pour un train de six voitures, selon Stéphane Poughon, responsable de l’activité photovoltaïque de la société Disatech. Pour optimiser l’utilisation des panneaux photovoltaïques, ce TER sera équipé de diodes peu gourmandes en énergie pour l’éclairage, et de films sur les vitres améliorant l’isolation. La région est déjà à l’origine des premiers TER roulant à l’agrocarburant.

  • Un sondage favorable à la LGV Poitiers – Limoges à 80 %

    Selon un sondage Ifop commandé par RFF, 80 % des habitants des huit départements concernés par le tracé de la future LGV Poitiers – Limoges sont favorables à cette réalisation. Plus précisément, 20 % des 1 006 personnes interrogées mi-janvier se déclarent très favorables et 60 % plutôt favorables. Un résultat qui n’a pas été divulgué avant le scrutin régional et qui déplaira sans doute aux détracteurs du projet. Paradoxalement, les sondés estiment aussi à 71 % que l’utilité de cette ligne est faible pour leurs déplacements personnels. Une contradiction sans doute due au degré d’information actuel du public et à la large zone géographique d’étude, « RFF ayant voulu un état des lieux à l’échelle de l’aire d’influence du projet », précise-t-on au service communication. L’objet de l’enquête était avant tout de faire le point sur la communication nécessaire autour de ce projet controversé, alors que les études préliminaires se poursuivent, en même temps que la concertation.

  • Angoulême enterre son tramway

    Trop cher, des rues trop étroites. En Charente, la Communauté d’agglomération du Grand Angoulême (Comaga) a définitivement abandonné l’idée de construire un tramway. Cette piste faisait partie d’un appel d’offres lancé l’année dernière. Il concernait le choix d’un mode de transport en commun en site propre sur une ligne de quelque 5 km. L’alternative au tramway était le busway. Ce dernier est toujours dans la course. Les élus qui souhaitent avancer rapidement sur ce dossier ont lancé une nouvelle étude afin de retenir le moyen de transport le plus adapté et de déterminer la zone la plus à même de recevoir ce site propre. Il y a un an, les édiles avaient donné leur préférence pour l’axe Sillac – centre-ville d’Angoulême – gare SNCF et le quartier de Soyaux. Ce choix permettrait de désenclaver six lignes de bus actuellement bondées aux heures de pointe. Le tracé retenu sera dévoilé avant l’été prochain.

  • LGV Limoges – Poitiers : études et opposition progressent

    Un an après le début des études – « qui pour la première fois se déroulent simultanément à la concertation », se félicite RFF, le comité des financeurs a approuvé d’une part les zones de passage préférentielles (ZPP) à l’intérieur desquelles sera recherché le tracé, d’autre part le calendrier des études jusqu’à l’enquête publique, prévue fin 2011. Ces études seront d’ordre socio-économique (fréquentation attendue, coûts d’investissement…) et devront déterminer, théoriquement à l’automne, les points de raccordement aux lignes existantes. De quoi susciter des débats passionnés. En effet, le choix de ne pas construire de gare spécifique pour la LGV implique de la raccorder sur une ligne classique, au plus près des gares existantes, afin de ne pas allonger le temps de parcours. Ce qui provoque l’inquiétude des habitants des communes pressenties qui, depuis quelques semaines, viennent grossir les rangs des opposants au projet. Un collectif s’est même constitué en Limousin afin de mettre en exergue certains aspects du dossier. Selon lui, le barreau Limoges – Poitiers néglige une partie du territoire régional (Creuse, Haute-Corrèze), est trop onéreux – 1,3 million d’euros estimé en 2005 « mais plus probablement 2 » –, sans intérêt environnemental puisqu’excluant le fret, et critiquable techniquement car ce barreau à voie unique serait totalement paralysé à la moindre panne. Enfin, le gain de temps offert par la LGV serait très relatif puisque seules deux rames pourront quotidiennement aller de Limoges à Paris en deux heures, les autres – qui devront être raccordées aux rames venant de La Rochelle – n’effectuant le trajet qu’en 2 heures 15. Soit à peine 15 minutes de moins que par l’axe historique Paris – Orléans – Limoges – Toulouse, dont le coût de modernisation était estimé en 2005 à 500 millions d’euros.
     

    Olivier JACQUINOT

  • Tours – Angoulême déclarée d’utilité publique

    La réalisation du tronçon Tours – Angoulême de la ligne à grande vitesse Sud-Europe-Atlantique (LGV SEA) a été déclarée d’utilité publique le 12 juin. Cette section permettra de réduire de 50 minutes le temps de parcours entre Paris et Bordeaux. Rappelons que la LGV SEA est composée d’un tronçon central Tours – Bordeaux et des trois branches Bordeaux – Toulouse, Bordeaux – Espagne et Poitiers – Limoges. Elle est inscrite dans le programme de 2 000 km de lignes nouvelles à grande vitesse devant être lancées avant 2020. RFF se dit « prêt à engager la phase finale de sélection des candidats à la concession Tours – Bordeaux dès la conclusion des discussions conduites par l’Etat avec les collectivités territoriales pour boucler le plan de financement du projet ».

  • Une base travaux LGV à Clérac

    RFF a acheté un terrain de 25 hectares à Clérac (Charente-Maritime), commune desservie, depuis Saint-Mariens, par une ligne seulement exploitée pour le fret de l’entreprise AGS implantée à Clérac et qui extrait de l’argile très fin. Le terrain acheté par RFF, au sud-ouest de la commune, doit accueillir, de 2010 à 2014, la seule base travaux qui servira à approvisionner le chantier de la LGV Tours – Bordeaux. 250 personnes devraient y travailler. À l’issue de la construction, RFF rétrocédera le terrain à la collectivité et ne gardera que 3 hectares pour la maintenance de la ligne. En compensation des inconvénients liés à la présence de la base travaux, Dominique Bussereau espère obtenir une desserte TER de la commune, qui s’ajouterait à la remise à neuf de la ligne fret Saint-Mariens – Clérac.