Étiquette : Pologne

  • Idom remporte les études de la LGV en Pologne

    Un consortium créé par l’espagnol Ingenieria Idom a remporté l’appel d’offres sur une étude de faisabilité pour la construction de la première ligne de train à grande vitesse en Pologne, a annoncé jeudi 15 avril la compagnie PKP, citée par l’AFP. Une déception pour Systra, qui était bien placé dans la compétition. Cette étude de 49 millions de zlotys (12,7 millions d’euros) porte sur la construction d’une ligne ferroviaire en Y reliant Varsovie à Lodz (centre), puis à c (ouest) et à Wroclaw (sud-ouest), d’une longueur totale d’environ 450 km. La ligne doit permettre aux trains de rouler à 350 km/h. Sa mise en service est prévue en 2020 et son coût, estimé à 26 milliards de zlotys (6,75 milliards d’euros).

  • Poznan commande les premiers tramways Solaris pour l’Euro 2012

    C’est la première commande de tramways remportée par le constructeur polonais Solaris, jusqu’à présent plus connu pour ses bus et ses cars. Le 23 novembre, les transports de Poznan ont signé un contrat de 342 millions de zlotys (83 millions d’euros) pour 40 tramways à mettre en service d’ici le championnat d’Europe de football, dont certains matchs seront joués dans cette ville. Désigné Tramino LF 32, pour plancher bas (intégral) de 32 m, ce tramway unidirectionnel présente une largeur de 2,40 m et pourra prendre 229 voyageurs. Trois des cinq segments de chaque rame reposeront sur un bogie chacun, deux bogies étant motorisés. Outre la livraison des tramways entre juin 2011 et mars 2012, le contrat comprend les équipements de dépôt et les services liés.

  • Le métro de Varsovie prépare un appel d’offres majeur

    Le métro de Varsovie est en train de préparer un appel d’offres portant sur 35 trains. Un contrat évalué à 240 ou 250 millions de livres (280 à 300 millions d’euros). Pour exploiter la majeure partie de la ligne 2, vingt rames sont suffisantes, mais la Société du métro de Varsovie envisage d’en acheter davantage car elle prévoit une forte hausse de fréquentation sur la ligne 1 au moment du lancement de la seconde ligne. Actuellement, les trains qui circulent dans le métro de Varsovie ont été achetés à Alstom et au Russe Vagonmash.

  • La DB tisse sa toile à l’Est

    Malgré la crise, la Deutsche Bahn a sorti son carnet de chèques. Fin janvier, la compagnie allemande s’est offert le premier opérateur de fret ferroviaire privé de Pologne : PCC Logistics. La transaction se monterait à 450 millions d’euros, soit la troisième plus grosse acquisition de l’histoire de la Bahn dans le domaine du fret.
    En ces temps de morosité économique, la DB y voit « un signe pour le futur ». Spécialisé dans le transport de charbon ou de produits chimiques, PCC Logistics fédère plusieurs opérateurs régionaux avec « de puissantes connexions vers tous les centres économiques » du territoire, explique Norbert Bensel, le patron de DB Schenker, la filiale logistique de la Bahn.
    Du coup la DB pénètre un énorme marché. Avec 54 milliards de trains-kilomètres annuels, la Pologne est le deuxième pays de l’UE pour le fret ferroviaire, derrière l’Allemagne et la France. Actuellement, le charbon représente l’essentiel des volumes. Mais pour Thomas Kaspar, expert auprès du cabinet de conseil TransCare, le marché polonais « a de l’avenir ». « D’abord, parce que la libéralisation y est relativement bien avancée », explique-t-il. « Aussi parce que de nouveaux terminaux à conteneurs sont en construction, ouvrant d’importantes perspectives sur ce segment encore peu développé. »
    Pour autant, la partie n’est pas jouée d’avance : pas mois de 21 acteurs se disputent le gâteau. « La compétition est rude, d’autant que certaines compagnies privées se sont livrées à une farouche guerre des prix avec PKP, l’opérateur historique », souligne Joris d’Incà, partenaire et expert logistique du cabinet Oliver Wyman. Avec une part de marché d’au moins 80 %, PKP occupe par ailleurs une place toujours prépondérante. Autre inconnue : l’état du réseau, plutôt mal entretenu. Des travaux sont néanmoins en cours sur les principaux axes. Jusqu’à leur conclusion, le trafic pourrait s’en trouver ralenti avec des conséquences sur les coûts de transport.
    Mais la Pologne est surtout l’un des principaux partenaires commerciaux de l’Allemagne sur le Vieux Continent. De nombreux industriels allemands y ont délocalisé leur production, attirés par le faible coût de la main-d’œuvre. « Les trafics de fret ferroviaire entre les deux pays (notamment en direction des ports de la façade maritime) comptent parmi les quinze plus importants d’Europe », rappelle Joris d’Incà.
    La Pologne est aussi un pays de transit stratégique pour les échanges Est-Ouest. DB Schenker veut ainsi faire de PCC Logistics « la pierre angulaire » de ses activités dans les anciens pays communistes. Après avoir renforcé ses positions à l’ouest de l’Europe (rachat du britannique EWS, prise de contrôle de Transfesa en Espagne ou de NordCargo en Italie), la DB tisse désormais sa toile à l’Est. Fin 2008, elle a mis la main sur le logisticien roumain Romtrans. « La Pologne est une nouvelle étape logique », affirme Joris d’Incà.
    Mais cette fois-ci, la compagnie semble éprouver quelques difficultés à financer ses ambitions. Pour alléger la facture, la Bahn est à la recherche d’un « partenaire stratégique » à qui elle céderait une participation de 49 %. Pressentis dans un premier temps, les RZD n’ont pour l’heure pas encore donné suite.

     

    Antoine HEULARD
     

  • Achèvement de la ligne 1 du métro de Varsovie

    Le 25 octobre, la ligne 1 du métro de Varsovie a été prolongée vers le nord de 3 km et dessert trois stations de plus. Près de 25 ans après le lancement des travaux de construction et 13 ans après l’ouverture de son premier tronçon, cette ligne nord – sud est désormais en service sur l’intégralité du tracé initialement prévu, soit 23 stations sur 23 km. Le coût de cette première ligne s’est élevé à 1,5 milliard d’euros et la Ville de Varsovie a lancé un appel d’offres pour en construire une deuxième, orientée est – ouest.