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  • Portugal : le projet de LGV Lisbonne – Porto a été dévoilé

    Portugal : le projet de LGV Lisbonne – Porto a été dévoilé

    Fin septembre 2022, le gouvernement portugais a détaillé le projet de construction en trois étapes d’une ligne à grande vitesse entre Lisbonne et Porto permettant de réduire après 2030 à 1 heure 15 la durée du trajet entre les deux villes pour les trains directs, ainsi que d’une autre LGV entre Porto et Valença.

     

    La ligne du Nord saturée

    La ligne qui relie actuellement Porto à Lisbonne via Entroncamento, Coimbra, Pampilhosa, et Aveiro, dénommée ligne du Nord (Linha do Norte) d’une longueur de 336 km, est la principale ligne ferroviaire du Portugal. Près de la moitié des trains de voyageurs et 92 % des trains de fret, qui circulent dans le pays, empruntent quotidiennement tout ou partie de la ligne du Nord, qui avec près de 750 circulations quotidiennes est à la limite de la saturation ne permettant pas d’augmenter de manière significative l’offre voyageurs entre Lisbonne et Porto. De plus, après presque trois décennies d’investissements dans la modernisation intégrale de cette ligne, le meilleur temps de trajet possible entre les deux villes est aujourd’hui de 2 heures 48, qui pourra être réduit, au mieux, à 2 heures 35 lorsque les travaux en cours seront terminés. Ainsi, la capacité et le potentiel d’augmentation des vitesses limites de la ligne du Nord étant pratiquement épuisés, la solution la plus adaptée passait par la construction d’une nouvelle ligne connectée à plusieurs endroits au réseau actuel.

  • Lisbonne pratique

    Lisbonne pratique

    Formalités d’entrée au Portugal

    Carte d’identité en cours de validité.

    Y aller

    Train :
    http://www.raildude.com/fr/

    Compagnies aériennes
    – Tap
    http://www.flytap.com/France/fr/PageDAccueil
    Tél. : 0820 319 320

    – Air France
    http://www.airfrance.com/indexCOM.html
    Tél. : 36 54 (0,34 €/minute)

    – EasyJet
    http://www.easyjet.com/fr

    Se déplacer

    La carte Viva Viagem est une bonne solution pour se déplacer dans Lisbonne à moindre coût. Pratique, cette carte de transport est rechargeable. Si vous devez beaucoup utiliser les transports en commun, préférez le forfait à la journée (4,60 euros). La nuit ou pour certains trajets, le taxi est une bonne option (entre 3 et 6 euros la course dans le centre de la ville).

    Se loger

    Si vous êtes plusieurs, la location d’un appartement permet d’amortir les coûts. Sinon, il existe tous types d’hébergements, du plus simple au plus luxueux.
    Parmi ceux-ci, nous pouvons citer le Bairro Alto Hotel (www.bairroaltohotel.com/fr/ – Tél. : (351) 21 340 82 88). À défaut de pouvoir vous y offrir une chambre, n’hésitez pas à aller boire un verre sur la terrasse et profiter de la magnifique vue sur la ville et sur le Tage. L’office du tourisme peut vous fournir de nombreuses adresses dans tous les quartiers de la ville.

    Se restaurer

    Les plaisirs de la table sont partout à Lisbonne. Tout d’abord, les Portugais sont les plus gros consommateurs d’Europe de produits de la mer, notamment avec deux poissons « stars » : la sardine et la bacalhau (morue) dont la légende veut qu’il existe 365 façons de la cuisiner.
    Attention, les portions ici sont imposantes. Souvent une demi-portion vous suffira. En plus des économies réalisées, vous éviterez de laisser la moitié de votre assiette. Parmi les spécialités locales à essayer, l’étonnant porco à alentejana (porc aux palourdes) est un vrai délice. Au rayon sucreries, ne partez surtout pas de la ville sans avoir goûté les fameux pasteis de nata, leg d’un des nombreux monastères de Belém. Ils sont excellents dans cette institution : Pasteis de Belém (Rua de Belém, 84). Passez la queue pour la vente à emporter et trouver une place dans une des grandes salles du restaurant.

    Se renseigner

    Office du tourisme du Portugal
    http://www.visitportugal.com/Cultures/fr-FR/default.html

    Turismo de Portugal, I.P.
    Rua Ivone Silva, Lote 6, 1050-124 Lisbonne
    Tél. : +351 211 140 200 – Fax : +351 217 810 009

    Office du tourisme de Lisbonne
    http://www.visitlisboa.com/Home_FR.aspx?lang=fr-FR

    Turismo de Lisboa
    Visitors & Convention Bureau
    Rua do Arsenal, 23
    1100-038 Lisboa
    Tél. : (351) 210 312 700
    http://www.portugalmania.com/

    Guides touristiques

    • Cheap & Chic – Lisbonne à petits prix. En Voyage Éditions (2012).
    • Lonely Planet – Lisbonne en quelques jours (2009).
    • Guide du Routard – Lisbonne (édition 2013).

    Le fado, la bande originale de Lisbonne

    Le fado est à Lisbonne ce que le tango est à Buenos Aires ou le flamenco à Séville : une musique reflet de l’âme de la ville. Le mot fado est d’étymologie latine (fatum, le destin). À croire que le destin était bien sombre dans les quartiers populaires de Lisbonne où cette musique est née dans la première moitié du XIXe siècle. Le fado est indissociable du concept de saudade, difficilement traduisible, mais qui regroupe la nostalgie, la mélancolie, le manque, mais également une rêverie joyeuse. La complainte du fadista (le chanteur de fado) est accompagnée par deux musiciens à la guitare portugaise à douze cordes. Si vous désirez écouter du fado, rendez-vous dans une casa de fado. Vous pouvez notamment essayer le week-end cette adresse du quartier de Graça : Tasca do Jaime (Rua da Graça, 91). L’écrivain José Saramago affirmait : « Lisbonne n’est qu’un grand silence qui murmure ». Alors ce murmure est un chant de fado.

  • Ascenseur pour Lisbonne

    Ascenseur pour Lisbonne

    Paris a son funiculaire, Valparaiso ses ascenseurs, Rio son tramway, Lisbonne, elle, a tout ça. Et bien plus encore. Très pratiques pour découvrir la capitale la plus à l’ouest du continent européen, ces modes de transport en commun atypiques permettent de s’affranchir du relief de la cité installée sur sept collines. Et d’en découvrir tous les trésors…

    Romains, Suèves, Wisigoths, Maures et chrétiens de la Reconquista, depuis toujours les « visiteurs » investissent le sommet de cette colline où trône aujourd’hui le château de Saint-Georges afin d’embrasser du regard Lisbonne et le Tage. Point culminant de la capitale portugaise, cette place forte permet d’apprécier le relief de la cité. Tour à tour forteresse militaire, demeure royale et prison, le lieu est aujourd’hui une attraction majeure de la ville.
    De son chemin de ronde, on mesure la beauté du paysage à travers les meurtrières et les créneaux du parapet surplombant les remparts. Idéal pour repérer les différents quartiers avant de partir à leur découverte. On songe à l’enfant du pays, Fernando Pessoa, qui écrivait « Et les dômes, les monuments, les vieux châteaux surplombent la masse des maisons, tels les lointains hérauts de ce délicieux séjour, de cette région bénie des dieux. » Lisbonne s’est installée sur sept collines, certains quartiers sont si pentus que les mollets s’en souviennent. Cette ville en étages s’est heureusement équipée de trois funiculaires et d’un ascenseur dès la fin du XIXe siècle et son système de transport public s’est développé au début du XXe siècle en parallèle de l’agglomération. Aujourd’hui, son tramway est d’ailleurs devenu une icône de la ville auprès des voyageurs du monde entier.
    En descendant du château de Saint-Georges, la Mouraria offre ses ruelles en pente, ses petites places pavées, un dédale d’immeubles blancs décatis où le linge des habitants sèche aux fenêtres. Très animé, ce labyrinthe, longtemps oublié des circuits touristiques, doit son nom aux Maures qui y avaient élu domicile, il y a près de neuf siècles. Lors de la Reconquista, les musulmans sont expulsés et les mosquées sont transformées en églises dans toute la cité. Seule la Mouraria conserve une population musulmane jusqu’au XVIe siècle. Quartier multiethnique et très populaire, c’est dans ses venelles qu’est né le fado au XIXe siècle avant de devenir la complainte de toute la ville. Par contre, ne traînez pas trop une fois la nuit tombée. Le quartier reste un lieu où prostitution et trafic de stupéfiants empoisonnent la vie des habitants et où perdurent des problèmes de sécurité récurrents. Si vous désirez découvrir les charmes de la ville lorsqu’elle se décide à faire la fête, vous passerez probablement par le Bairro Alto. Rua São Paulo, en bas d’un immeuble, une petite entrée permet d’accéder au funiculaire du Bica. Inauguré en 1892, il fait entendre les grincements de sa cabine dans les immeubles qui le surplombent et doucement vous transporte jusqu’au Bairro Alto. Ce quartier emblématique des nuits lisboètes présente deux visages. Sa face diurne est un quartier populaire. Sa face nocturne est le paradis du fêtard. Partout, une foule se presse autour du comptoir des bars, parfois minuscules, et souvent le prolonge jusqu’au trottoir. Musique à plein volume, on progresse difficilement tant la foule est compacte jusqu’à une heure avancée de la nuit. Et à Lisbonne la nuit est longue. Le matin, on soigne les conséquences des excès de la veille dans le quartier chic de l’Avenida da Liberdade, l’avenue du shopping chic, où se mêlent enseignes de luxe et boutiques de jeunes créateurs, bordée de larges promenades protégées par de grands arbres. On sirote un duplo (un double café) installé dans l’un des kiosques de l’avenue en hésitant. D’un côté, le funiculaire de Lavra est le plus ancien de la ville. Il relie l’Avenida da Liberdade à la charmante colline de Sant’Ana par une pente abrupte (23 %), la plus importante des trois funiculaires. Le jour de son inauguration en 1884, il est resté en service près de 16 heures, transportant près de 3 000 personnes.
    De l’autre côté, le funiculaire de Gloria. Ouvert au public l’année suivante, il permet de gravir les 276 m de pente qui séparent l’Avenida da Liberdade du quartier de Rossio et il est aujourd’hui le plus utilisé des trois funiculaires. De la place Restauradores, vous pouvez ainsi vous rendre en quelques minutes au Miradouro de São Pedro de Alcântara au-dessus du Bairro Alto, où vous pouvez savourer un point de vue sur le Tage, le château de Saint-Georges, le fameux quartier médiéval de l’Alfama, le plus ancien et le plus visité de la ville. Si vous avez le temps, empruntez les deux funiculaires. Ensuite revenez sur la Praça dos Restauradores pour vous diriger vers le sud et la gare de Rossio. Au nord de la place Dom Pedro IV, ce bâtiment de la fin du XIXe siècle constitue un bel exemple du style néomanuélin. Autrefois connu comme l’Estaçao central, il était la gare la plus importante de la ville. Aujourd’hui, elle permet toujours de se rendre à Sintra, une ville inscrite au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, au nord-ouest de Lisbonne.
    Ensuite, pénétrez dans le quartier Baixa. Rapidement vous verrez se profiler la silhouette imposante de l’Elevador Santa Justa. Conçu par l’ingénieur Raoul Mesnier du Ponsard (voir encadré), ses travaux débutent en 1900 et, en 1902, l’ascenseur est inauguré. D’abord à vapeur, il est électrifié en 1922. Il est devenu le principal monument de ce quartier commerçant, dont il permet de surplomber le quadrillage géométrique dessiné par le marquis de Pombal à la suite du tremblement de terre de 1755 qui a quasiment détruit l’ancienne Lisbonne. La « ville basse » était alors un exemple de modernité, notamment grâce à ses constructions « antisismiques » pour l’époque. L’ascenseur permet de s’affranchir des trente mètres qui séparent Baixa du Chiado et de l’ancienne église gothique de la capitale, l’Igreja do Convento do Carmo qui s’écroula lors du séisme, et ne fut jamais reconstruite. Ses arches sont toujours debout formant une ossature de pierre qui se détache en dentelle sur le ciel mouvant. Vous jouissez d’une vue imprenable sur l’ancien couvent quand vous empruntez la passerelle qui mène à la sortie de l’ascenseur.
    Autre quartier, autre époque, autre Lisbonne : à Belém, on s’attendrait presque à voir la caravelle de Vasco de Gama appareiller pour s’élancer vers l’océan et découvrir la voie maritime vers l’Inde, les voiles gonflées par le vent et le désir de conquête. Le visiteur s’offre une bulle temporelle dans ce Portugal qui domina les mers, donc le monde, pendant plusieurs siècles et dont la culture a essaimé un peu partout sur la planète, du Brésil à Goa, en passant par le Mozambique et Macao. L’âge d’or de Lisbonne s’est construit sur les richesses des mines brésiliennes et des épices indiennes. Le monastère des Jerónimos, dont la construction débutera en 1501 et ne s’achèvera qu’un siècle plus tard, doit sa prospérité et son opulence à cette gloire passée.
    Mais Lisbonne n’est pas une ville prisonnière de son héritage historique. Sur la route de Belém, la LX Factory est une réhabilitation réussie de friches industrielles qui permet de découvrir de jeunes créateurs, des lieux alternatifs. Tous les dimanches s’y tient une brocante très fréquentée par les familles. L’endroit idéal pour se confronter à l’avenir de la ville. Avec l’Exposition universelle de 1998, Lisbonne a définitivement quitté la torpeur du
    siècle qui s’achevait. La partie orientale de la ville, sur les bords du Tage, a été complètement réhabilitée. Le Parc des Nations est né de cette réhabilitation, ainsi que la gare de l’Orient, une gare intermodale dessinée par l’architecte espagnol Santiago Calatrava, à qui l’on doit également la gare de Lyon-Satolas. C’est la gare du retour, celle des trains internationaux. C’est donc avec l’image d’une capitale résolument moderne que nous quittons Lisbonne en récitant cette sentence de Fernando Pessoa, dont le chapeau et la paire de lunettes vous suivent ici partout : « Nous vivons tous, ici-bas, à bord d’un navire parti d’un port que nous ne connaissons pas, et voguant vers un autre port que nous ignorons ; nous devons avoir les uns envers les autres l’amabilité de passagers embarqués pour un même voyage… » Une certitude s’impose : heureux le voyageur qui choisit Lisbonne comme escale et le Lisboète comme compagnon de voyage.

    Samuel Delziani

  • Portugal : la LGV Lisbonne – Madrid enterrée

    Le Portugal, actuellement sous assistance financière, va « définitivement suspendre » le projet de construction de la LGV qui devait relier Lisbonne à Madrid en moins de trois heures, a indiqué le ministère de l’Economie. Cette LGV, initialement prévue pour 2013, devait permettre de relier les deux capitales ibériques et raccorder le Portugal au réseau européen à grande vitesse. Le gouvernement de centre-droit confirme ainsi sa décision de juin dernier, lors de sa prise de fonction, de suspendre le projet phare du précédent gouvernement socialiste, au nom de la réduction de l’endettement public. Cette annonce intervient de plus après que la Cour des comptes a estimé que le contrat accordé au consortium Elos, en mai 2010, pour la construction du premier tronçon de LGV, qui devait traverser le Portugal d’ouest en est sur une distance de 167 kilomètres de Poceirão à Caia (à la frontière espagnole), ne respectait pas le cahier des charges.
     

  • Lisbonne donne la priorité au fret

    Après avoir annoncé la « suspension » de sa participation au projet de LGV Lisbonne – Madrid, le gouvernement portugais a indiqué qu’il comptait donner la priorité à la construction d’une liaison dédiée au fret ferroviaire entre le port de Sines et la frontière espagnole, rapporte WK-Transport-Logistique du 30 août. Selon le journal, les pouvoirs publics estiment qu’en l’absence de cette liaison les exportations portugaises subissent un surcoût de l’ordre de 20 %.

  • Portugal : le nouveau gouvernement gèle le TGV avec l’Espagne

    L’équipe qui vient d’arriver au pouvoir à Lisbonne a rendu public, le 28 juin, le gel de la ligne à grande vitesse entre la capitale portugaise et Madrid. Mettant en avant des considérations financières, le récent vainqueur des élections, Pedro Passos Coelho (Parti social-démocrate, PSD), a présenté devant le Parlement portugais son programme de gouvernement, incluant la suspension du projet de LGV, « le temps de le réévaluer avec des coûts et un calendrier nouveaux ». Côté portugais, la moitié des travaux ont déjà été adjugés, fonds européens à l’appui, tandis qu’en Espagne les chantiers sont déjà très avancés, notamment dans les provinces de Cáceres et Badajoz (Esrémadure).

  • L’appel d’offres d’un tronçon du TGV Lisbonne-Madrid annulé

    Le gouvernement portugais a annulé l’appel d’offres pour la construction d’un tronçon du TGV Lisbonne-Madrid, en raison de la dégradation de la conjoncture économique et de la hausse des coûts de financement, a annoncé le 17 septembre le ministère des Transports. L’agence publique du réseau ferroviaire de grande vitesse (Rave) devra lancer un nouvel appel d’offres dans les six mois, selon une porte-parole du ministère interrogée par l’AFP, qui n’a pas précisé quelles seront les conséquences sur le calendrier du projet qui devait être achevé en 2013. Trois consortiums avaient présenté en septembre 2009 leur offre pour la construction de ce tronçon de 34 km entre Lisbonne et Poceirão. Face à ses difficultés budgétaires, le gouvernement avait déjà annoncé en mai dernier l’annulation de l’appel d’offres pour la construction d’un pont ferroviaire sur le Tage à Lisbonne, compris dans ce tronçon.

  • Premier contrat pour le TGV Lisbonne – Madrid

    Le gouvernement portugais devait signer le 15 mai le contrat pour la construction du premier tronçon du TGV Lisbonne – Madrid. Cette signature met fin à « de longs mois de procédures » depuis l’adjudication en décembre de l’appel d’offres, rappelle-t-on à Lisbonne. Elle intervient alors que plusieurs hauts responsables du pays, notamment le chef de l’Etat, Anibal Cavaco Silva, mais aussi le gouverneur de la Banque du Portugal, Vitor Constancio, ont appelé à un réexamen du dossier en raison de la crise budgétaire. Le TGV Lisbonne – Madrid doit mettre en 2013 les deux capitales ibériques à moins de trois heures l’une de l’autre et relier le Portugal au réseau ferroviaire à grande vitesse européen. L’appel d’offres a été attribué au consortium Elos, emmené par les portugais Brisa et Soares da Costa, qui intègre notamment l’espagnol ACS et l’américain Babcock Ltd et dont Systra est le consultant général.

  • La grande vitesse portugaise menacée par la crise financière

    L’incertitude plane sur le sort du projet de train à grande vitesse, qui avait été vigoureusement défendu par le gouvernement sortant de José Socrates lors de la campagne électorale pour les élections législatives du 27 septembre 2009. On en saura plus lorsque le gouvernement présentera à la fin du mois de février son programme économique d’austérité destiné à réduire le déficit public.
    Il est vrai que le projet, dont le coût pour le Portugal est estimé à près de 9 milliards d’euros, est très ambitieux. La première étape comprend la ligne Madrid – Lisbonne (640 km dont 203 km en territoire portugais) qui réduira la durée du trajet entre les deux capitales à 2 heures 45 minutes. La deuxième étape prévoit une ligne entre Lisbonne et Porto. Le projet sera complété par deux autres connexions vers l’Espagne : Porto – Vigo et Aveiro – Salamanque. Les deux gouvernements se sont mis d’accord sur une inauguration en 2013 de la ligne Madrid – Lisbonne.
    Cet objectif est désormais hors de portée en raison de l’état d’avancement du projet. Du côté espagnol, les travaux sont en cours de réalisation sur le tronçon Cáceres – Badajoz. Lors d’une réunion à Lisbonne, le 23 novembre dernier, avec António Mendonça, ministre portugais des Travaux publics et des Transports, José Blanco, ministre espagnol de l’Equipement, a annoncé qu’il allait donner « une nouvelle impulsion » au projet et que les travaux seraient « en cours » sur tous les tronçons de la partie espagnole en 2012. En décembre 2009, l’Adif, équivalent espagnol de RFF, a lancé les appels d’offres de génie civil pour quatre lots du tronçon Talayuela – Cáceres. Mais les adjudications restantes pourraient être retardées en raison de la nécessité de réduire le déficit public espagnol (plus de 11 % du PIB en 2009).
    Du côté portugais, la première adjudication s’est produite le 12 décembre. Il s’agit du tronçon Poceirão – Caia (frontière avec l’Espagne), d’une longueur de 165 km, qui sera réalisé dans le cadre d’un contrat de concession (hors matériel roulant) sur 40 ans pour un coût de 1,36 milliard d’euros. Le bénéficiaire est le consortium Elos, piloté par Brisa et Soares da Costa : les travaux doivent démarrer dans le courant de l’année.
    Le deuxième tronçon, Lisbonne – Poceirão, qui comprend la construction d’un troisième pont sur le Tage, suscite une forte polémique avant même d’être adjugé. A l’ouverture des plis, l’offre du consortium Tave Tejo, piloté par le constructeur espagnol FCC (1,87 milliard d’euros), s’est avérée moins chère de près de 300 millions d’euros par rapport à celle de son suivant immédiat, le consortium Altavia Tejo (près de 2,17 milliards d’euros), piloté par le leader du BTP portugais Mota-Engil, associé à Vinci. Le président de ce consortium, Duarte Vieira, conteste vigoureusement le classement effectué par le jury ainsi que la qualité de l’offre de FCC : il se dit prêt, si nécessaire, à aller devant la justice portugaise pour obtenir gain de cause.
    La polémique pourrait retarder le démarrage des travaux. Les opérateurs attendent les décisions du gouvernement portugais en ce qui concerne le lancement des futurs appels d’offres, dont celui du matériel roulant, qui intéresse Alstom. Dans ces conditions, et même si la LGV Madrid – Lisbonne finira par se réaliser, la fixation d’une date d’ouverture de la ligne dépend aujourd’hui davantage de la conjoncture financière que du bon vouloir des deux gouvernements.
     

    Daniel SOLANO

  • La grande vitesse portugaise ajustée aux ressources disponibles

    Le ministre des Finances portugais, Fernando Teixeira dos Santos, vient d’annoncer que les investissements prévus pour la construction de plusieurs lignes de TGV au Portugal devront être ajustés aux ressources budgétaires disponibles. « Nous avons un cadre budgétaire qui définit le niveau de ressources disponibles. Il faut ajuster l’effort de l’investissement à cette réalité et non le contraire. C’est ce principe que nous devons avoir à l’esprit dans la conduite de notre politique d’investissements », a déclaré le ministre portugais. Le Portugal prévoit de construire plusieurs LGV parmi lesquelles Lisbonne – Madrid, dont les travaux doivent débuter fin 2010 en vue d’une ouverture de la ligne en 2013 et permettre de joindre en moins de trois heures les deux capitales, mais aussi Lisbonne – Porto et Porto – Vigo.