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Étiquette : RATP-Dev
RATP Dev apporte son expertise au métro de Manille
RATP Dev, filiale du groupe RATP, a signé, le jeudi 9 octobre, un contrat avec le consortium Manila LRT 1 pour l’accompagner dans l’exploitation et la maintenance de la ligne 1 du métro de Manille, le tout premier système de métro léger aux Philippines mis en, service en 1984. Desservant la ville selon un axe nord-sud, elle compte aujourd’hui 20 km et 20 stations et transporte plus de 170 millions de personnes par an. La ligne fait actuellement l’objet d’une extension de 10 km, et comprendra 30 km et 29 stations, en 2018. C’est dans la perspective de cette extension que Light Rail Manila Consortium, chargé de l’exploitation de la ligne, a fait appel au savoir-faire du groupe RATP en matière de métro pour apporter son expertise et ses conseils dans le cadre d’un contrat de vingt ans. RATP Dev sera en outre chargée d’assurer la formation du personnel local. C’est le premier opérateur étranger à assurer ce type de prestations aux Philippines.
Algérie : le tram de Constantine inauguré
Officiellement lancé le 4 juillet 2013 par le ministre des Transports algérien, Amar Tou, le tram de Constantine est une nouvelle référence pour RATP Dev qui assurera son exploitation et sa maintenance pendant dix ans, par le biais de la Setram, société commune constituée avec de l’Entreprise du Métro d’Alger et l’Etablissement public de transport urbain et suburbain d’Alger (Etusa). Ce tramway, mis en service commercial le 5 juillet sur 8,1 km et 10 stations devra faciliter les déplacements dans la troisième ville du pays (près de 900 000 habitants). Il circulera de 5h à 23h à une fréquence de 3 min en heure de pointe et 5 min en heure creuse. On y attend environ 70 000 voyageurs par jour. Le Groupe RATP, qui exploite déjà les tramways d’Alger et d’Oran au travers de la Setram, et le métro d’Alger, via RATP El-Djazaïr, exploite désormais plus de 50 km de lignes de transports en commun en Algérie, et y emploie plus de 2 300 personnes.
Brésil : RATP Dev remporte le contrat du tram de Rio
Dans la perspective des JO de 2016, Rio de Janeiro entend développer un réseau de tramway dont la ville vient de confier la construction et l’exploitation au consortium formé de RATP Dev et des brésiliens CCR, OTP, et Invepar. Ce projet consiste à desservir le quartier de « Porto Maravilha », le village de presse Rio 2016, le centre d’affaires, la gare centrale, le terminal maritime et l’aéroport Santos Dumont. Au total, le projet comprend 42 stations pour 28 km de lignes – mise en service du premier tronçon de 14 km prévue fin 2015 – le tout 100 % sans caténaire. Le consortium a retenu Alstom pour la fourniture du matériel roulant et des systèmes. Déjà associée à CCR (Companhia de Concessões Rodoviárias) pour l’exploitation de la ligne 4 du métro de São Paulo depuis mai 2010, la filiale de la RATP estime franchir « une première étape en vue d’une participation aux futurs principaux projets de PPP au Brésil », a déclaré François-Xavier Perin, président du directoire de RATP Dev.

Maroc : RATP Dev signe pour l’exploitation du tramway de Casablanca
En présence de la ministre du Commerce extérieur française Nicole Bricq, le contrat confiant l’exploitation du tramway de Casablanca au groupement franco-marocain Casa-Tram, dont RATP Dev est l’opérateur industriel, a été signé le 13 juillet. « Nous sommes pour la colocalisation et une réciprocité qui définit un partenariat gagnant – gagnant et un partenariat équilibré le plus possible », a précisé à cette occasion la ministre à l’AFP. Une première ligne de ce tram, longue de 30 km, doit être inaugurée le 12 décembre prochain. D’ici là vont s’effectuer le recrutement local et la formation de 670 salariés, puis les essais techniques et la marche à blanc. Ce tram vise à permettre de désengorger la circulation dans cette ville de près de cinq millions d’habitants.
Etats-Unis : RATP Dev va lancer le tram à Washington
RATP Dev, avec le soutien de sa filiale McDonald Transit Associates, a remporté l’appel d’offres pour l’exploitation et la maintenance de la première ligne de tramway de Washington DC, capitale fédérale des Etats-Unis. Comme l’a annoncé le groupe le 12 juillet, il a remporté l’appel d’offres lancé par DDOT, District of Columbia Department of Transportation. Cela permet à RATP Dev, déjà présent dans quinze Etats sur des activités de bus aux Etats-Unis, d’y renforcer ses positions tout en diversifiant ses activités. L’exploitation et la maintenance de la ligne seront assurées par une filiale spécialement créée, RDMT (RATP Dev McDonald Transit).
Cette première ligne du tramway de Washington qui devrait être mise en service avant la fin 2013 est courte, 3,25 km et sept stations pour desservir le nord-est de la ville. Toutefois, elle constitue la première ligne d’un réseau appelé à se développer très fortement dans les prochaines années. Il doit, selon ses promoteurs du DDOT, devenir un maillon essentiel des transports urbains à Washington. Mathieu Dunant, directeur général de RATP Dev America, souligne que « c’est l’une des premières fois qu’une autorité organisatrice américaine décide de confier à un opérateur privé l’exploitation de son tramway. Cela constitue une très grande marque de confiance pour RATP Dev ».â

RATP Dev va lancer le tram à Washington
RATP Dev, avec le soutien de sa filiale McDonald Transit Associates, a remporté l’appel d’offres pour l’exploitation et la maintenance de la première ligne de tramway de Washington DC, capitale fédérale des Etats-Unis. Comme l’a annoncé le groupe le 12 juillet, il a remporté l’appel d’offres lancé par DDOT, District of Columbia Department of Transportation. Cela permet à RATP Dev, déjà présent dans quinze Etats sur des activités de bus aux Etats-Unis, d’y renforcer ses positions tout en diversifiant ses activités. L’exploitation et la maintenance de la ligne seront assurées par une filiale spécialement créée, RDMT (RATP Dev McDonald Transit).
Cette première ligne du tramway de Washington qui devrait être mise en service avant la fin 2013 est courte, 3,25 km et sept stations pour desservir le nord-est de la ville. Toutefois, elle constitue la première ligne d’un réseau appelé à se développer très fortement dans les prochaines années. Il doit, selon ses promoteurs du DDOT, devenir un maillon essentiel des transports urbains à Washington. Mathieu Dunant, directeur général de RATP Dev America, souligne que « c’est l’une des premières fois qu’une autorité organisatrice américaine décide de confier à un opérateur privé l’exploitation de son tramway. Cela constitue une très grande marque de confiance pour RATP Dev ».
Tramway : RATP Dev débarque à Casablanca
Le groupement mené par RATP Dev aurait remporté l’exploitation de la première ligne du tramway de Casablanca. Casa Transports, autorité organisatrice des transports de Casablanca, devrait en confier l’exploitation et la maintenance, pour cinq ans, à ce groupement constitué de la Caisse de dépôt et de gestion du Maroc, RATP Dev et Transinvest. La mise en service est prévue fin 2012. Longue de 30,5 km, la ligne reliera les quartiers est (Sidi Moumen, Moulay Rachid) à ceux du sud-ouest de la métropole (Hay Hassani et les quartiers des facultés) en passant par le centre-ville. Elle desservira les universités, la gare de l’Office national des chemins de fer marocains, le centre historique et les quartiers d’affaires. La ligne comptera 48 stations et le service sera assuré de 5h30 à 22h30 avec 37 rames Alstom Citadis. Ce succès, s’il est confirmé, vient dans la lignée de ceux obtenus par RATP Dev en Algérie concernant le tram d’Alger et les futurs réseaux de tramways algériens et confirme le savoir-faire particulier du groupe RATP dans ce domaine.
P. G.
RATP Dev exploitera les tramways algériens
Après avoir mis en service le métro d’Alger en novembre 2011, RATP Dev, via sa filiale RATP El Djazaïr, se renforce en Algérie. La filiale assurera l’exploitation et la maintenance des lignes de tramway algérien existantes ou en projet, par le biais d’une société commune détenue à 49 % par RATP El Djazaïr, 30 % par l’EMA (Entreprise du métro d’Alger) et 21 % par l’Etusa (Etablissement public de transport urbain et suburbain d’Alger). La joint-venture assurera l’exploitation de la ligne Est du tram d’Alger, qui compte 14 stations et 7 km, en service depuis mai 2011, et d’un second tronçon, de 16 stations sur 9 km, qui sera mis en service le 15 juin. Un troisième tronçon de 7 km est prévu en 2013. A terme, cette ligne pourra transporter jusqu’à 185 000 passagers par jour.
Parallèlement, la joint-venture sera également chargée de l’exploitation et de la maintenance des tramways d’Oran et de Constantine. Ils devraient être mis en service en 2013 et compteront, respectivement, près de 19 km pour 32 stations et 8 km pour 10 stations.La RATP rachète le tramway de Manchester
RATP Dev, a acquis, le 1er août la société en charge de l’exploitation du tramway de Manchester (réseau Metrolink) auprès de Stagecoach pour un montant non communiqué. « Le réseau Metrolink est un des réseaux de tramway majeurs au Royaume-Uni, et nous sommes heureux de pouvoir apporter notre expertise et nos savoir-faire au service de son développement », a commenté Jean-Marc Janaillac, président du directoire de RATP Dev. Le réseau compte 4 lignes (40 km), transporte environ 21 millions de personnes par an et Transport for Greater Manchester envisage de le développer à court terme. Après la reprise des bus de London United, Bournemouth Transport Limited et Bath Bus Company en mars dernier, le Groupe RATP compte désormais plus de 3 000 collaborateurs au Royaume-Uni, où il totalise un chiffre d’affaires de 220 millions d’euros.

Les méandres du tramway florentin
N ouveauté pour qui arrive en train à Florence : depuis le 14 février, un tramway tout neuf l’attend à deux pas des quais, à droite de la gare en sortant. Un tramway exploité par la RATP ! Le touriste moyen est cependant peu concerné. Le tram ne conduit que vers la banlieue de Scandicci, peu attrayante. Pour gagner le centre-ville et la célèbre Piazza del Duomo, la célébrissime place de la cathédrale, il faudra encore attendre très, très longtemps, ne serait-ce que le temps que les Florentins se décident : le maire ne veut pas entendre parler du tracé de la ligne 2, adopté par son prédécesseur, qui devait y passer. De toute façon, le Duomo n’est qu’à dix minutes à pied…
Appelée T1, la ligne de tram fait 7,4 km de long et comprend 14 stations. Elle part vers le sud-ouest depuis la gare centrale de Florence (Santa Maria Novella), pour aboutir dans une zone encore assez rurale, à Scandicci, où un parking-relais est en construction au débouché d’une future sortie de l’autoroute Rome – Milan. Entièrement en site propre, le tracé comporte notamment un passage au beau milieu d’un parc, un nouveau pont sur l’Arno et un viaduc surplombant un rond-point. Pour le matériel roulant, dix-sept rames Sirio made in Italy, fournies par AnsaldoBreda. Le tout a officiellement coûté la bagatelle de 226 millions d’euros, plus de 30 millions du kilomètre.
« Avant les vacances, nous en étions arrivés à 25 000 passagers par jour, se félicite Jean-Luc Laugaa, cadre de la RATP et désormais patron de la société d’exploitation Gest. C’est bien ! » RATP Dev, la filiale regroupant les activités non franciliennes de la RATP, détient en effet 51 % de Gest (acronyme de Gestore del Servizio Tramviario di Firenze, gestionnaire du service de tramway de Florence). Les 49 % restants sont aux mains de l’Ataf, la société intercommunale des transports en commun locaux.
Mais si elle a récupéré les clefs à l’ouverture de la ligne T1, la RATP n’a pas participé à sa conception. D’où quelques surprises… La plus sympathique, c’est peut-être ce poste de commande centralisé (PCC) du dépôt de Scandicci, qui offre un idyllique panorama sur les collines de la campagne toscane mais d’où on ne voit passer aucun tram. Dès qu’il y a un rayon de soleil, il faut baisser les stores ! « C’est sympa, c’est joli, mais ça n’est pas pratique », constate M. Laugaa. Plus embêtant : la machine à laver les tramways est conçue pour un passage des voitures à 1 km/h. Or, le Sirio ne peut descendre sous les 3 km/h au ralenti… « Il va falloir trouver une solution, car on va finir par avoir des véhicules sales, et la mairie va nous le reprocher », soupire le patron de Gest. Sur le parcours du tram, la partie engazonnée a été recouverte non pas d’une classique pelouse, mais de sedum, une plante tapissante qui accueille volontiers les mauvaises herbes (parfois joliment fleuries)… Ceux qui l’ont planté vantaient son aspect écolo, sans entretien. C’est visiblement raté, et il y en aura pour environ 30 000 euros par an (non prévus).
Autre petit problème : si le tramway florentin dispose théoriquement de la priorité aux feux, le système adopté ne prend pas en compte l’arrivée réelle du véhicule, mais son horaire théorique de passage. Une technique qui a déjà fait la preuve de sa totale inefficacité à Turin… Du coup, le tram s’arrête à tous les feux rouges ou presque. En particulier aux feux installés à l’entrée des stations, qui étaient censés empêcher les piétons de traverser la voie inopportunément. « On y travaille, indique Jean-Luc Laugaa. Mais, c’est sûr, ça casse la vitesse ! » Vendu aux élus pour rouler à 22 km/h de moyenne, le tram ne dépasse actuellement pas les 18 à 19 km/h, dit-il. Ne pouvant pas, dans ces conditions, tenir la fréquence annoncée de 3 minutes en pointe, qui aurait provoqué un bazar général, Gest a donc décidé de cadencer ses tramways toutes les 4 minutes (et toutes les 5 minutes l’été). Un cadencement qui plaît visiblement aux habitants, selon la direction. Malgré ses défauts, la première ligne du tramway de Florence rend en effet un service incomparablement supérieur aux bus, particulièrement irréguliers et englués dans une circulation parfois démente.
« Pour les lignes 2 et 3, RATP Dev sera associé à la construction, nous ferons en sorte de ne pas reproduire les mêmes erreurs », explique M. Laugaa, qui estime que la société française a aussi pour but d’« ouvrir les yeux » aux autorités locales. Reste qu’il ne sait pas très bien quand il construira lesdites lignes T2 et T3, ni où, car leur tracé a été remis en cause ces derniers mois. D’où une confusion certaine…
Le cœur du problème, qui fait du tram florentin un projet mal aimé sur place – hormis les deux ans de retard de la ligne T1 –, c’est la traversée du centre-ville. Et particulièrement le virage que devaient prendre les tramways de la ligne T2 sur la Piazza del Duomo, au ras du célèbre baptistère. De très nombreux habitants, relayés par quelques personnalités, s’en étaient émus. Un référendum avait été organisé en février 2008 qui a vu le projet repoussé par 53,8 % des votants. Mais le maire de l’époque, l’ex-communiste Leonardo Domenici, était passé outre, jugeant la participation (39,35 %) insuffisante. Le tramway devait selon lui permettre d’éliminer 2 300 bus par jour d’un centre-ville menacé d’asphyxie. Le fameux carrefour où il devait tourner était d’ailleurs particulièrement encombré de bus et de cars ; le tram, qui se serait à cet endroit affranchi des lignes aériennes grâce à des batteries embarquées, aurait somme toute été un moindre mal.
Les municipales de juin 2009 ont changé la donne. Florence est restée aux mains du parti démocratique, la principale force d’opposition (centre-gauche) à Silvio Berlusconi, mais la nouvelle équipe, nettement plus centriste, a revendiqué un devoir d’inventaire. Elle ne veut notamment pas entendre parler d’un tramway sur la Piazza del Duomo. Et l’endroit a été piétonnisé en octobre, à la satisfaction générale… exceptée celle des ingénieurs qui se demandent par où passer, les rues étroites du centre historique se prêtant peu à la construction d’un tram moderne.
« Florence a été conçue pour les piétons, les chevaux et les chariots, pas pour les bus et les voitures, explique l’adjoint chargé des transports, Massimo Mattei. Il y a beaucoup d’endroits où les voitures font violence à la ville. C’était le cas de la Piazza del Duomo. Il faut la garder pour les générations futures ! Cela dit, il ne s’agit pas seulement de protéger les monuments. Il faut aussi changer les mentalités, la façon de vivre la ville… Piétonniser nos rues et nos places et développer les transports publics pour que les gens laissent leur voiture au garage. »
Si la nouvelle majorité a montré peu d’enthousiasme à l’ouverture en février de la ligne T1, c’est juré, elle croit au tram : « Le réseau de tramway est le meilleur système de transport en commun pour une ville comme Florence », dont l’agglomération fait environ 600 000 habitants, estime M. Mattei. Mais quand on lui demande comment il voit, concrètement, la suite des événements, les choses se compliquent…
Avec le refus de passer Piazza del Duomo, la ligne T2 a perdu son passage au centre-ville, c’est-à-dire un bon quart du parcours. Pour le moment – sous réserve de régler le problème du terminus commun avec la T1, qui s’annonce encombré –, elle devrait donc relier la gare à l’aéroport, situé au nord-ouest. Et les travaux doivent théoriquement commencer à l’automne. Quant à la ligne T3, censée rejoindre le principal hôpital de l’agglomération (au nord) depuis la gare, son sort est lié aux discussions avec le gouvernement italien sur l’emplacement de la future gare de la ligne à grande vitesse Rome – Milan, qui doit traverser Florence en souterrain. Pour éviter le rebroussement de la gare terminus actuelle, celle-ci est en effet prévue un peu plus au nord. Or la nouvelle majorité ne veut pas de ce projet signé par l’architecte Norman Foster. Tant qu’à creuser, plaide-t-elle, autant construire la nouvelle gare le plus près possible du centre-ville et, tant qu’à faire, sous (ou à proximité immédiate de) la gare actuelle, qui est à deux pas du centre… En ce qui concerne le tram T3, le détour prévu pour desservir la gare TGV ne se justifierait évidemment plus si celle-ci devait se rapprocher du centre.
Massimo Mattei évoque également une ligne T4 qui irait vers l’ouest – éventuellement un tram-train – et une ligne T5 qui monterait vers le nord. On aurait donc un éventail de cinq lignes, de T1 à T5, qui convergeraient vers la gare de Santa Maria Novella depuis le sud-ouest, l’ouest, le nord-ouest, le nord et le nord-est. Cinq lignes qui ne passeraient pas dans le centre-ville. Certes, comme le dit l’adjoint, « la gare est dans le centre » (à son entrée à l’ouest, plus précisément). Mais celui-ci n’est pas si petit que ça, et le transvasement des passagers dans des minibus électriques pour finir le trajet ne sera peut-être pas du goût de tous… En outre, de l’autre côté, tous les quartiers situés à l’est et au sud de la ville sont laissés à l’écart. Des prolongements des lignes T2 et T3 devaient y mener, mais ils ont pour le moment disparu des plans de la mairie.
« Le projet n’est pas prêt », indique-t-on pudiquement au service des transports de la ville. Le nouveau maire, Matteo Renzi, a récemment évoqué un tunnel qui passerait sous le centre historique, avec une station située à mi-chemin entre le Duomo et le Palazzo Vecchio. Une perspective qui en fait frémir plus d’un, y compris dans son administration ! « Quand tout sera clarifié, nous travaillerons aussi la nuit », a-t-il promis dans une récente interview à la presse locale. Bien sûr, on ne parle plus trop d’argent. Pour mémoire, le projet précédent des lignes T1 – la partie réalisée –, T2 et T3, dont le plan de financement avait été bouclé, était estimé à 700 millions d’euros pour 20 km.
A la RATP, on compte les points, d’autant que l’importance des opérations de la société française sur place dépendra des décisions des édiles florentins : le groupement qu’elle dirige doit en effet construire les lignes T2 et T3, le contrat d’exploitation courant pendant trente ans à partir de la mise en service de la T2. A Paris, Laurence Le Blanc, la responsable des opérations internationales, se veut confiante. Le succès même de la nouvelle ligne T1 devrait faciliter les choses, estime-t-elle : « Avec l’ouverture du tram, on est passé du jour au lendemain d’un projet mal aimé, qui embêtait, à un vrai service qui plaît. »
François ENVER