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Étiquette : réseau

Bordeaux étend son réseau de tramway
Désormais, le tramway circule jusqu’aux portes du Haillan et dessert 5 nouvelles stations : Pin Galant, Hôtel de Ville de Mérignac, Frères Robinson, Les Pins et Le Haillan Rostand.La ligne C, la seconde ligne, quant à elle, se prolonge vers le nord jusqu’au Parc des Expositions. 4 nouvelles stations jalonnent ce nouveau tronçon : Berges du Lac, Quarante Journaux (centre commercial Bordeaux Lac), Palais des Congrès et Parc des expositions.TBC, Tram et Bus de la Cub estime à 67 millions le nombre de voyages par le tramway en 2014. Au printemps, l’extension vers l’hôpital Haut-Lévêque sera également ouverte sur la ligne B.
Montpellier : la ligne 4 du tramway entre dans sa dernière phase
Au premier trimestre 2016, la ligne 4, appelée aussi le « Ring » (anneau en anglais) sera mise en service et il sera désormais possible de faire le tour complet du centre-ville en 35 minutes.
La ligne 4 de Montpellier aura coûté 40 millions d’euros.

Le tramway d’Alger s’étend vers l’est
Le prolongement qui s’étend sur 4,6 km, dessert 6 nouvelles stations : Mouhous, Ben Mrabet, Ben Mrad, Sidi Driss, Benzerga, carrefour Café-Chergui.
7 rames Citadis supplémentaires sont mises en circulation sur la ligne et se succèdent toutes les 7 à 8 minutes.
La troisième extension du tramway d’Alger reliant Bordj El Kiffan à Dergana, sur une distance de 7 km, sera mise en service en juin prochain. Fin 2014, la ligne du tramway d’Alger s’étendra sur 23 km.
Suède : le réseau du métro de Stockholm va s’enrichir de 19 km
Pour la première fois depuis les années 1970, le métro de Stockholm va connaître un grand programme de prolongements. Le gouvernement suédois, la ville de Stockholm, le conseil du département de Stockholm, ainsi que les communes de Solna, Nacka et Järfälla ont décidé d’établir 19 km de nouveaux tronçons desservant neuf stations. L’investissement, matériel roulant compris, atteint à 25,7 milliards de couronnes (2,9 milliards d’euros), dont 35 % seront financés par le péage urbain. La « ligne bleue », qui relie actuellement le centre-ville à la banlieue nord-ouest, doit être prolongée de cinq stations au sud-est vers le centre commercial Nacka Forum, via la ville nouvelle de Hammarby Sjöstad, et au sud-ouest sur la branche de Hagsätra, qui sera débranchée de la « ligne verte ». Dans le nord-ouest, la « ligne bleue » serait prolongée de deux stations entre Akalla et Barkarby (correspondance avec le RER et nouvel ensemble de logements). Enfin, sur la « ligne verte », une nouvelle antenne de deux stations doit être construite entre Odenplan et Arenastaden, dans la proche banlieue nord-ouest. Les travaux devraient débuter en 2016, avec les premières ouvertures en 2020. Parallèlement 78 000 logements doivent être construits le long des nouveaux tronçons.

Rénovation du réseau. Le nouveau plan d’action de RFF
Sept ans de réfections. Et après ? Engagé dans une ambitieuse rénovation du réseau depuis que le rapport de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) de 2005 a mis en évidence son état d’obsolescence, RFF s’apprête à s’appuyer sur le nouveau rapport de l’EPFL qu’il a commandé à Yves Putallaz et Panos Tzieropoulos pour analyser ce qu’il faudrait encore faire. Un rapport bien moins sévère que celui de la Cour des comptes, qui soulignait récemment la tendance à réaliser les travaux là où c’est le moins compliqué, c’est-à-dire sur les lignes les moins chargées. « La Cour des comptes a une vision sur la gouvernance tandis que l’EPFL a une vision plus technique », explique Alain Quinet, directeur général délégué de RFF.
Pour Yves Putallaz, le doublement de l’effort d’investissement mis en œuvre par RFF est « remarquable ». Il est passé à 1,7 milliard d’euros annuels entre 2006 et 2011. Il propose toutefois un bilan socio-économique sur les différentes parties du réseau, qui sont toutes maintenues sans distinction, même les moins fréquentées, « ce qui consomme des ressources d’entretien ». Cela permettrait à l’État de faire des arbitrages.
La référence, c’est toujours la Suisse, où les 2/3 des investissements vont au renouvellement du réseau et 1/3 à l’entretien. En 2003, c’était l’inverse en France. Aujourd’hui, la répartition des sommes se fait à égalité. « Faut-il faire plus ? La réponse que nous avons envie de donner est : non. Car nous n’avons pas plus d’argent et nous sommes arrivés à la limite de l’acceptabilité des travaux avec 1 000 grands chantiers par an. Donc, il s’agit de prolonger l’effort dans le temps. Nous allons vers une logique d’optimisation du réseau existant », explique Alain Quinet.
D’abord, en augmentant sa capacité. « Nous allons consulter les autorités organisatrices des transports sur leurs attentes puis mettre en cohérence les programmes lancés », précise-t-il. RFF souhaite aussi réaliser « de petits investissements stratégiques peu visibles avec de grands résultats », par exemple les IPCS (installations permanentes de contresens), des voies d’évitement pour les trains de fret longs ou des sauts-de-mouton. Il compte aussi sur des gains de productivité grâce à la commande centralisée. Au lieu de 1 500 postes d’aiguillage, il ne devrait plus y avoir que 16 grands centres de régulation du trafic, permettant de gagner en efficacité, notamment en zone dense où les exigences de robustesse et de régularité sont élevées.
« Avec l’ERTMS, on pourra aussi augmenter le nombre de sillons sur certaines lignes TGV saturées. Par exemple sur Paris – Lyon, limitée à 13 sillons par heure, on pourrait en gagner deux, voire trois », précise-t-il. « Nous avons 5 à 10 ans de visibilité. Le ministre nous a donné 2 milliards par an jusqu’à 2020-2022. Nous allons réévaluer les projets en cours. Dans cinq ou six mois, nous connaîtrons le tableau des entrées et des sorties de ces 2 milliards. » C’est à ce moment que RFF doit présenter son nouveau plan au ministre des Transports.
Auparavant, RFF devrait signer un nouveau contrat de performance avec l’État. Peut-être sous forme d’avenant au contrat actuel qui s’achève fin 2012, en attendant d’en savoir plus sur la réforme ferroviaire.Marie-Hélène Poingt
La caténaire : un sujet de préoccupation
Selon le nouveau rapport de l’EPFL, les caténaires pourraient « constituer le prochain point critique : les travaux prévisibles sont importants, consommateurs de plages de travaux sur des axes structurants chargés ». Ses auteurs estiment que 5 000 km de caténaires atteignent leur durée limite. « Soit la technologie ne correspond plus aux exigences d’interopérabilité et nécessite de l’entretien coûteux, soit l’âge des supports laisse présager un état moyen peu rassurant », écrivent-ils. Surtout sur les lignes en 1,5 kV continu, dont les supports ont pour l’essentiel 60 à 90 ans. On devrait connaître dans quelques mois la stratégie retenue par RFF et SNCF Infra. Mais leur rénovation nécessitera des moyens accrus à moyen terme. Les rapporteurs suggèrent d’associer les industriels qui travaillent sur des « innovations susceptibles de réduire les coûts de renouvellement ainsi que les impacts capacitaires (plages travaux) ».M.-H. P. et P. L.