Étiquette : Réseaux

  • Tramway : à Nice, la ligne 2 sera conforme au projet

    Las des recours de tous bords, des opposants qui parlent de référendum ou de BHNS, le 12 mars, le maire (UMP) de Nice a mis les choses au point. Christian Estrosi confirme que la ligne est – ouest de tramway, reliant l’aéroport au centre administratif et au centre-ville, puis au port en phase 2, soit 11,3 km et 650 millions d’euros, se fera conformément à la DUP. Il réaffirme aussi l’intérêt des deux stations souterraines, permettant un gain de temps de 15 minutes et un moindre « péril pour le tissu économique local qui se remet à peine de cinq années de travaux ». Le maire assure enfin que ce projet, qui doit transporter 80 000 voyageurs dès 2017, est financé (150 millions d’euros de subventions, 500 millions d’euros de prêts).

  • Les usagers deviennent correspondants qualité à Toulouse

    Les usagers deviennent correspondants qualité à Toulouse

    Tisséo, l’opérateur public des transports en commun de l’agglomération toulousaine, vient de lancer une nouvelle forme de mesure de la qualité, à partir de retours réguliers d’usagers, dans le cadre du projet européen Enerqi. C’est pour l’instant le seul français, aux côtés des réseaux européens partenaires de Lisbonne, Athènes, Lancashire, Plovdiv, Graz, Alba Iulia et Breda. Tisséo a commencé à recruter début février 300 correspondants qualité parmi les voyageurs de ses lignes (métro, tram et 20 lignes de bus). Le recrutement s’est fait par la presse, le site et les réseaux sociaux, avant d’aller chercher, si nécessaire, des usagers sur les lignes avec le moins de correspondants. Chaque usager volontaire répondra chaque mois sur Internet à un questionnaire sur une ligne spécifique.
    Tisséo espère recueillir au minimum 10 observations par ligne et par mois pour avoir une première tendance. Certaines questions seront communes à tous les réseaux pour permettre un comparatif. « Ce sont des questions entre la démarche qualité et l’enquête satisfaction, explique Marie Fourcade, chargée des enquêtes à Tisséo. Des critères objectifs comme la ponctualité, l’information, la propreté ou l’accessibilité, et des impressions plus qualitatives sur le déroulement du trajet et les améliorations à apporter. » La base de données européenne avec des dizaines de milliers d’observations permettra toute sorte d’analyses et surtout d’intervenir en temps réel pour améliorer le service. L’expérimentation durera jusqu’en mars 2013 et sera étendue à d’autres réseaux en cas de succès. Avec une interrogation : les correspondants, non rémunérés mais gratifiés ponctuellement de bons-cadeaux, seront-ils suffisamment assidus sur la durée ?
        

    Catherine Sanson-Stern

  • Dijon prépare l’arrivée du tram dans un an

    Divia, l’exploitant dijonnais, a présenté son offre 2012 aux élus du Grand Dijon (22 communes) le 13 octobre. Le réseau tram + bus sera constitué de 2 lignes de tram (la première entant en service en septembre, la seconde en décembre), 5 lianes, des lignes de bus à forte fréquence (de 5 à 10 minutes aux heures de pointe) et 12 lignes urbaines dont les fréquences iront de 10 à 25 minutes. Il comprendra aussi deux pôles de correspondance (Darcy et place de la République). Parallèlement, une rue du centre-ville sera piétonnisée et la navette gratuite Divia City sera maintenue. Le réseau de bus ayant déjà été remanié en 2010, il n’y aura pas de gros bouleversements pour les Dijonnais. Si ce n’est l’arrivée de la billettique sur carte sans contact et clé USB, prévue dès mai 2012.
     

  • Stif : le cadencement, mission impossible pour 2012

    Stif : le cadencement, mission impossible pour 2012

    Que certains parlent du cadencement ou d’autres, plus modestement, de l’important changement de service annoncé pour la fin de l’année, les responsables du Syndicat des transports d’Île-de-France n’ont, depuis des mois, pas changé d’avis : le mieux serait de reporter à 2013 et de reconduire pour l’an prochain le service actuel. C’est ce qu’a demandé, à l’unanimité, le Conseil du Stif. La raison de fond ? « L’objectif premier, c’est de permettre à des circulations nationales de passer, notamment celles du Rhin-Rhône. Le projet de cadencement dit généralisé, piloté par RFF, inquiète. RFF, avec une approche extrêmement nationale, a défini une trame globale qui s’est imposée face aux trames locales », précise Thierry Guimbaud, directeur d’exploitation du Stif, en charge de l’offre Transports. « Alors que l’on parle toujours de l’importance des trains du quotidien, il ne faut pas les considérer comme la variable d’ajustement. Il n’est pas question d’opposer le TGV aux trains du quotidien, simplement de veiller à ce que les capacités soient réparties équitablement. Si l’on pose d’abord les sillons TGV, les autres trains ne peuvent que s’ajuster. » Au Stif, on affirme avoir longtemps demandé une solution dans laquelle chacun ferait des efforts, éventuellement provisoires. Sans réussir. Il y a également divergence forte sur la façon de piloter le projet. « Avant les précédentes réorganisations, nous avons toujours beaucoup discuté, avec des comités de ligne en amont, donné des informations sur les perspectives, recherché les aspects gagnant-gagnant sur ces sujets toujours difficiles à faire passer. Depuis un an, nous disions à RFF : lancez des concertations… » En vain.
    Dans ce contexte, le Stif redoute une dégradation du service pour certains voyageurs, sans améliorations tangibles pour d’autres. Pour se placer dans les sillons à venir du Rhin-Rhône, certaines régions SNCF ont décalé leurs horaires. Mais pas toutes, Saint-Lazare notamment, qui n’a pas été mise au diapason. Et pour les trains qui passent d’une région à l’autre, comme Saint-Quentin – La Défense, il faut accélérer ou ralentir les trains pour les faire passer dans la cadence. Soit six minutes supplémentaires. La C verra, également, un allongement de 4 minutes sur certains parcours.
    « C’est comme en faisant tourner une roue de bicyclette et en bloquant l’autre, ça ne peut pas marcher », note Thierry Guimbaud. « Cela illustre bien le caractère inachevé du projet. Lorsque des points ne sont pas aboutis, techniquement, il faut se concerter, s’associer, éventuellement réinjecter de l’offre pour compenser les aspects négatifs et garantir une meilleure régularité. Face au refus de concertation, il était impossible de mettre “du plus” et de bâtir un projet autour de discussions. » Reporter s’impose d’autant plus que 2010 a constitué l’une des pires années pour le Transilien, en termes de régularité. « L’urgence, c’est de stabiliser, de recapitaliser après une année très difficile », souligne Thierry Guimbaud. « Nous ne pouvons pas nous concerter sur des projets que l’on ne partage pas. » Cela, alors même que la Région commence à travailler à une nouvelle étape du cadencement.
    Le cadencement, la région connaît bien. Elle l’a mis en place, en décembre 2008, sur trois lignes. Dans un contexte marqué alors par un fort développement de l’offre de transport, de commande de nouveau matériel, d’investissements… Cela a permis davantage de lisibilité à l’offre, de compléter les trous de dessertes, le soir, en périodes de vacances, en flanc de pointe… « De tout cela, nous avons tiré l’opportunité pour cadencer, sans vouloir une remise à plat complète. C’était pour répondre à une vraie demande. » Et non pas à une contrainte, celle de faire passer en fin d’année des TGV Rhin-Rhône, dès la première année placés dans leurs bons sillons.

     


    Pascal GRASSART

  • LGV Nîmes – Montpellier : l’attributaire pressenti désigné d’ici la fin de l’année

    Le secrétaire d’Etat aux Transports Thierry Mariani a indiqué le 29 mars que son objectif est de désigner « l’attributaire pressenti » pour la ligne à grande vitesse (LGV) Nîmes – Montpellier « d’ici la fin de l’année 2011 ». Réseau ferré de France a engagé début février la phase de dialogue compétitif approfondi avec les trois candidats Bouygues, Eiffage et Vinci. Le groupe retenu se verra confier le financement, les études, la construction et la maintenance de la ligne nouvelle à grande vitesse mixte (voyageurs, fret) du contournement ferroviaire de Nîmes et de Montpellier, en contrepartie de financements publics et de loyers versés par RFF. Cette nouvelle ligne, longue de 80 km (60 km de LGV et 20 km de raccordements), s’inscrit dans le prolongement de la LGV Méditerranée et de la concession franco-espagnole Perpignan – Figueras assurée par Eiffage.

  • Un débat public à l’automne pour la LGV Paris – Clermont – Lyon

    Dans six mois, les Auvergnats ainsi que les habitants des quatre régions traversées (Ile-de-France, Centre, Bourgogne et Rhône-Alpes) auront à se prononcer sur le projet de LGV Paris – Orléans – Clermont – Lyon (POCL). On s’en doutait un peu s’agissant d’une liaison dite d’aménagement du territoire visant à anticiper la saturation de l’actuelle LGV Paris – Lyon, mais l’annonce officielle a été faîte le 2 mars par la Commission nationale du débat public (CNDP). Le débat public devrait avoir lieu entre fin septembre et fin janvier 2012. Une commission particulière vient d’être désignée sous la présidence de Michel Gaillard, ancien cadre d’EDF qui a récemment présidé la commission particulière du débat public sur le projet francilien de prolongement d’Eole à l’ouest. Le coût du projet qui fait partie des LGV est dans la loi de programmation du Grenelle de l’environnement estimé entre 12,2 et 14 millions d’euros.

  • Mise en service de la section nord du Shinkansen de l’île de Kyushu

    La section nord du Shinkansen de l’île méridionale de Kyushu, dont le réseau est exploité par JR Kyushu, va être mise en service le 12 mars prochain. Longue de 130 km, elle reliera les villes de Fukuoka, en gare de Hakata, et Shin-Yatsushiro, complétant la section sud, inaugurée en 2004, qui court de Kagoshima à Shin-Yatsushiro sur une distance de 127 km. Ce faisant, le Shinkansen de Kyushu pourra s’interconnecter en gare de Hakata au Sanyo Shinkansen en provenance d’Osaka, sur l’île principale de Honshu, exploité lui par JR West. Le trajet entre Osaka et Kagoshima sera réduit en conséquence : 5 heures 10 actuellement et 3 heures 55 après l’ouverture du segment septentrional du Shinkansen Kyushu. Pour information, un autre axe Shinkansen est en cours de construction depuis 2008 sur Kyushu, visant à relier Shin-Tosu à Isahaya – 45,7 km –,  axe qui devrait être prolongé à plus longue échéance jusqu’à Nagasaki (20 km supplémentaires).

  • Ansaldo remporte la rénovation de Turin – Padoue

    Un consortium emmené par Ansaldo a remporté le contrat de signalisation de la ligne classique Turin – Padoue. Un contrat de 486  millions d’euros (part d’Ansaldo : 200 millions d’euros). La ligne Turin – Padoue est une part du corridor D, Lisbonne – Kiev, du réseau transeuropéen, qui requiert l’ERTMS niveau 2. Le contrat comprend la fourniture de deux postes de contrôle commande.

  • Le tunnel AVE sous Madrid totalement foré

    Le vendredi 11 février, a été donné sous Madrid le dernier coup de pioche : le gros œuvre du tunnel de 6,8 km entre les gares de Chamartin au nord et d’Atocha au sud est ainsi terminé. Longue de 7,3 km, la liaison aux standards européens (écartement, courant monophasé, signalisation) permettra de relier à 45 m sous terre les réseaux à grande vitesse du Sud (Séville), du Levant (Valence) et de Catalogne avec ceux du nord et du nord-ouest du pays (de San Sebastián à La Corogne). Les trains pourront passer ainsi directement sous la capitale, qui deviendra de la sorte également le point névralgique du nouveau maillage ibérique à grande vitesse. Un investissement de 206 millions d’euros (pour l’aménagement, la plate-forme et les voies) a été engagé sur ce projet.

  • TGV Rhin-Rhône, le prêt à porter du cadencement

    TGV Rhin-Rhône, le prêt à porter du cadencement

    La future desserte du Rhin-Rhône prend forme. La SNCF a présenté le 6 janvier les horaires de ce TGV qui doit relier à partir du 11 décembre prochain Dijon à Mulhouse. Il pourra rouler à 320 km/h sur cette ligne de 140 km entre Villers-les-Pots, côté Dijon, et Petit-Croix au nord de Belfort. Ils permettront aussi d’accélérer et d’augmenter l’offre notamment entre Strasbourg et Marseille, faisant de cette relation la plus importante offre TGV province – province avec des gains de 25 minutes à plus de 1h30.

    La grille horaire s’inscrit dans la trame présentée il y a un an, après concertation avec l’État, RFF et les régions Alsace, Franche-Comté, Bourgogne et Rhône-Alpes. Sa publication doit permettre aux autorités organisatrices des transports, c’est-à-dire aux régions pour les TER, aux départements pour les autocars et aux agglomérations pour les bus d’adapter les horaires pour favoriser des correspondances optimales.

    Pour la première fois, les horaires d’un nouveau TGV ne sont pas créés sur mesure mais choisis au sein d’un catalogue « prêt-à-porter » proposé par RFF dans le cadre du cadencement de l’ensemble du réseau qui sera mis en place le 11 décembre 2011, au moment du lancement du Rhin-Rhône, explique la SNCF. Et elle ajoute : « Ce projet de refonte globale des horaires TGV explique les modifications apportées aux horaires des trains sur les lignes existantes Paris – Dijon – Chalon-sur-Saône, Paris – Dijon – Lausanne/Berne et Metz – Dijon – Lyon – Méditerranée qui n’empruntent pas le nouveau tronçon à grande vitesse. »

    Pourtant, en regardant de près les grilles, le cadencement ne saute pas aux yeux. « L’offre est différente de ce qui se passe sur certaines relations qui proposent des départs à la même minute toutes les heures, voire toutes les demi-heures ou les quarts d’heure avec les mêmes dessertes intermédiaires. Le Rhin-Rhône, ce n’est pas un seul type de train mais plusieurs types de trains qui desservent des gares intermédiaires différentes. C’est une grande diversité de l’offre », explique Isabelle Rochais, chargée d’études dessertes et horaires à la direction SNCF TGV Rhin-Rhône. « Un client qui partira de Paris-Lyon pour aller à Zurich pourra prendre un train partant toujours à la même minute à des horaires répétitifs. Même chose pour la relation Mulhouse – Paris par exemple. En revanche, sur une gare intermédiaire comme Dijon, le cadencement est peu visible. »

    L’effet augmentation de l’offre devrait en revanche être marqué. Les relations Dijon – Mulhouse (qui n’existent pas en direct actuellement) ne proposeront pas moins de 11 liaisons quotidiennes. Autre exemple, « Paris – Zurich qui passe par le TGV Est va être basculé sur le Rhin-Rhône au départ de Paris-Lyon. La liaison a démarré avec trois allers-retours quotidiens, puis est passée à cinq. On va en ajouter un sixième », précise un porte-parole de la SNCF. Conséquence, Dijon devient un carrefour grâce à ses relations supplémentaires vers Paris, le Midi et l’Alsace, voire au-delà. Une extension vers Francfort est en discussion avec la Deutsche Bahn.

    Ailleurs, dans certains cas, des Corails seront remplacés par des TGV. Exemple : la relation Paris – Mulhouse, sept allers-retours quotidiens de TGV actuellement, est complétée par 4 Corail. Ces Corails seront transformés en TGV. « Ce qui ne veut pas dire qu’ils disparaîtront. Ils deviendront des trains d’équilibre du territoire et c’est l’État qui décidera de leur sort », ajoute la SNCF. Pas sûr toutefois que l’État, qui a participé au financement du TGV, maintienne aussi ces trains souvent déficitaires.

    Les tarifs seront présentés aux collectivités locales en juin, puis les réservations ouvertes le 11 octobre. Deux mois avant l’ouverture.