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Étiquette : Rhône-alpes

DE TUNNEL EN TUNNEL en Auvergne-Rhône-Alpes (1re partie)
Après avoir retracé l’histoire des tunnels et galeries couvertes, nous en dressons ici un inventaire pour la région Auvergne-Rhône-Alpes, la mieux pourvue à l’échelle nationale en ouvrages d’art de ce type. Cette première partie de notre dossier est essentiellement consacrée à l’ancienne région Auvergne.
Avec ses 12 départements, la région Auvergne- Rhône-Alpes à dominante montagneuse se hisse, et de loin, en tête du podium national des ouvrages souterrains sur les axes ferroviaires contrôlés par les régions SNCF de Clermont-Ferrand, Lyon et Chambéry. En ajoutant les voies métriques rescapées, on aboutit à quelque 500 ouvrages.
Leur répartition géographique est inégale puisque le secteur Rhône-Alpes recouvrait environ 60 % des tunnels dans ses huit départements (Ain, Rhône, Loire, Haute-Savoie, Savoie, Isère, Drôme et Ardèche) et l’Auvergne 40 % dans ses quatre départements (Allier, Cantal, Puy-de-Dôme et Haute-Loire). C’est la Haute-Loire qui s’affiche très nettement en tête au niveau national avec 100 tunnels, alors que l’Allier s’inscrit en bas du tableau avec seulement neuf tunnels.
Les lignes championnes au point de vue densité des ouvrages sont incontestablement celles d’Eygurande à Miécaze en partie dans la vallée de la Maronne, malheureusement abandonnée, et de Langeac à Langogne dans celle de l’Allier. Elles sont concurrencées par lignes Coni – Vintimille et Nice – Breil dans les Alpes-Maritimes comme nous l’avons vu dans Rail Passion hors-série « Le rail en Provence-Alpes- Côte d’Azur » n° 2.
La géographie très tourmentée de l’Auvergne recouvre le rebord oriental du Massif central avec les Combrailles, les monts du Livradois, les monts Dore, du Forez, la chaîne des Puys, du Velay, du Cantal, du Cézallier, de la Margeride, du Gévaudan, le territoire rhônalpin s’arc-boutant autour du couloir central Saône-Rhône sans relief, elle se déploie :
• à l’ouest avec les monts de la Madeleine, du Mâconnais, du Lyonnais, les massifs du Pilat et du Mézenc, le Vivarais, les monts d’Ardèche et le piémont cévenol ;
• à l’est avec les derniers chaînons méridionaux du Jura, le Chablais, le Faucigny, la chaîne des Aravis, du Mont-Blanc, des Bornes, des Bauges, les Préalpes savoyardes et dauphinoises, la Tarentaise, la Maurienne, les massifs de la Chartreuse, de Belledonne, du Vercors, du Trièves et du Diois.
Lyon lance son enquête déplacements sur l’aire métropolitaine
Les bassins de déplacements ne cessent de grossir, l’aire sur laquelle les enquêtes ménages déplacements (EMD) sont réalisées doit suivre. Ce sera le cas pour la métropole lyonnaise qui donne le coup d’envoi à son enquête le 7 octobre. La photographie réalisée donnera donc une vue de la mobilité des 2,3 millions d’habitants de 569 communes (contre 460 lors de la précédente EMD en 2006). La méthode de recueil des données évolue donc : les 27 000 personnes tirées au sort pour répondre à l’EMD auront un entretien en face à face à leur domicile pour les habitants de Lyon, Vienne et Bourgoin-Jallieu, les résidents du reste du territoire répondant par téléphone. Coût de l’enquête pour le Sytral : 2,5 millions d’euros HT. La phase de recueil doit durer six mois et les premiers résultats devraient être connus en fin 2015.
Transports gratuits aussi à Bordeaux, au Mans, à Grenoble, à Reims et à Rouen
Après Paris et Caen, d’autres villes de France adoptent la même règle de gratuité des transports en commun, le 14 mars, alors que plus de trente départements ont été touchés, la veille, par des alertes maximales à la pollution aux particules.
Parmi elle, Grenoble, où la gratuité sera testé le 14 mars et reconduite les jours suivants en fonction des conditions météorologiques. La décision sera prise dans l’après-midi du 14 mars.
Au Mans, c’est une première, Jean-Claude Boulard, le président de l’agglomération Le Mans Métropole a accepté la proposition de Jean-François Soulard, président de la Setram, de rendre les transports et les parkings relais, gratuits les 14 et 15 mars, jusqu’à la fin du service (1 heure du matin).
Même mesure à Reims. L’ensemble des bus et trams de l’agglomération rémoise seront gratuits de l’ouverture du réseau, le 14 mars à 5 heures, jusqu’à la fermeture du réseau le soir même. Et là encore, cette gratuité pourrait être reconduite en fonction de la météo.
A Bordeaux, bus, tramways, les navettes fluviales BatCub, les parcs-relais et les vélos en libre-service, Vcub sont gratuits jusqu’au dimanche 16 inclus.

Le T1 de Lyon mis en service jusqu’à Debourg
Depuis le 19 février, le tramway T1 de Lyon est prolongé jusqu’à la station Debourg . Le prolongement de 2,3 km, relie désormais le quartier Confluence à celui de Gerland en empruntant le nouveau pont Raymond Barre. Le pont réservé au tramway et ouvert aux modes doux.
Le prolongement entre Montrochet et Debourg a nécessité la création de 4 nouvelles stations : Musée des Confluences, Halle Tony Garnier, ENS Lyon et Debourg ( terminus).
Le tramway T1 de Lyon, qui s’étire sur 11,7km, compte désormais 27 stations, et accueille 94000 voyageurs par jour .

La SNCF et RFF font circuler le plus long train d’Europe
L’après-midi du 18 janvier, dans le cadre du projet européen Marathon regroupant 16 partenaires, la SNCF et RFF ont fait circuler un train de 1 476 m et 3 489 tonnes entre le triage de Sibelin (au sud de Lyon) et Nîmes.
Pour cet essai, deux locomotives BB 37000 ont été mises en oeuvre, à la tête de chacun des deux trains de transport combiné qui ont été jumelés pour former le convoi record. Innovation technique : la locomotive qui se trouvait en milieu de ce double train était radiocommandée par la machine de tête en toute sécurité grâce à deux liaisons radio redondantes.
Au delà de cet essai, l’objectif est de passer à une exploitation commerciale de doubles trains de 1 050 m courant 2016. Outre l’économie de sillons, la circulation de trains plus longs doit permettre des gains de productivité et accroître ainsi l’attractivité du rail pour le fret.
Lyon met en service le chaînon manquant entre les lignes T1 et T4
Faire une ligne de tramway de 16 km avec une nouvelle construction de 2,3 km seulement, telle est l’opération réalisée – sans magie – par le Sytral qui a mis en service, le 2 septembre, un « chaînon manquant »entre les deux lignes de tramway T1 et T4. Ce nouveau trait d’union entre les stations Jet-d’Eau-Mendès-France et Part-Dieu permet ainsi de relier Feyzin-Vénissieux à Villeurbanne – le sud au nord de l’agglomération – en passant par le plus gros pôle multimodal régional. Il permet aussi de connecter les deux pôles universitaires La Doua et l’ex-Manufacture des Tabacs.
Ce prolongement de la ligne T4 vers T1 a nécessité la construction de six ouvrages d’art sur 700 mètres à l’approche de la gare de la Part-Dieu, dont un passage en souterrain sous un bâtiment Art déco et deux ponts-cadre. Avec un coût au kilomètre (78 millions d’euros pour 2,3 km) nettement supérieur à celui du T4 (185 millions pour 9,5 km en 2009). Selon les destinations, les voyageurs gagneront entre 5 et 15 minutes sur les trajets. 6 500 voyageurs sont attendus sur T4 prolongé, en plus des 32 000 qui empruntent T4 chaque jour.Ligne à grande vitesse Lyon – Turin : des travaux d’accès à l’ouvrage déclarés d’utilité publique
Un décret publié au Journal officiel le 25 août a déclaré « d’utilité publique et urgents » des travaux destinés à créer un itinéraire d’accès côté français au chantier de la future ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon – Turin.
Les travaux d’accès à l’ouvrage interviendront entre Colombier-Saugnieu (Rhône) et Chambéry (Savoie). Des aménagements localisés dans les communes savoyardes de Montmélian et Francin, et entre Avressieux et Saint-Jean-de-Maurienne seront également réalisés, précise le décret.
Par conséquent, dans ces zones, les expropriations nécessaires devront être réalisées dans un délai de quinze ans maximum. « Le maître d’ouvrage devra, s’il y a lieu, remédier aux dommages causés aux exploitations agricoles », est-il précisé.
Par ailleurs, les documents d’urbanisme d’un certain nombre de communes du Rhône, d’Isère et de Savoie ont été mis « en compatibilité » avec ce projet d’utilité publique, détaille le décret. Les maires de ces communes devront donc procéder « aux mesures de publicité prévues ».
Cette publication a aussitôt été dénoncée par les opposants au projet, notamment par la Coordination des opposants au Lyon – Turin, qui estime dans un communiqué que ce décret est « un mauvais coup porté à la démocratie et aux finances publiques, au moment où l’on sait que ce projet est inutile, que rien ne le justifie, que le déficit public est toujours plus important, comme les efforts demandés aux contribuables ». Rappelons que la ligne à grande vitesse Lyon – Turin doit permettre de raccourcir le trajet Paris – Milan à un peu plus de 4 heures, contre 7 actuellement, grâce notamment au percement d’un tunnel sous les Alpes.Lyon – Turin : des opposants portent plainte pour préjudice à l’intérêt public
Des opposants au projet de TGV Lyon – Turin ont porté plainte contre X auprès du parquet de Paris après la divulgation dans les médias italiens de l’estimation du montant du creusement d’une partie du tunnel transfrontalier avant même l’appel d’offres. Selon eux, deux articles dans des médias italiens, publiés en avril 2012 lors d’une présentation de la galerie de reconnaissance au ministère des Infrastructures italien, font mention d’un ouvrage dont le montant est estimé à 450 millions d’euros. Huit mois plus tard, le 22 décembre 2012, est publié l’appel d’offres de cette descenderie dite de Saint-Martin-la-Porte, qui évalue les travaux entre 250 et 500 millions d’euros.
Cette révélation « empêche le libre fonctionnement de la concurrence et fait obstacle à ce que les offres financières proposées par les candidats soient tirées vers le bas », estiment les auteurs de la plainte.Eurostar : nouvelle relation entre Londres, Lyon et Aix-en-Provence en mai-juin
Du 4 mai au 29 juin prochains, Eurostar effectuera chaque samedi, à titre d’essai, une desserte entre Londres-Saint Pancras, Lyon-Part-Dieu, Avignon-TGV et Aix-en-Provence-TGV. Des relations dont les billets seront mis en vente dès le 11 décembre. Ouvertes tant aux clients britanniques que français, ces liaisons ne se substituent pas aux relations estivales Londres-Saint Pancras – Avignon-Centre, assurées depuis 2002 et reconduites l’été prochain du 6 juillet au 7 septembre. C’est « en vue d’affiner une offre éventuelle pour 2015 » qu’Eurostar souhaite tester de nouvelles liaisons en mai-juin. Le temps de parcours sera de 6h17 dans le sens Londres – Avignon et de 7h42 dans l’autre sens, un arrêt de 90 minutes étant alors nécessaire à Lille pour les contrôles.

Lyon : inauguration de la ligne de tram T 5
Le 17 novembre, Bernard Rivalta, président du Syndicat des transports de l’agglomération lyonnaise (Sytral), Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon et Hubert Peugeot, vice-président commercial d’Alstom Transport France, ont inauguré la ligne T 5 du tramway de l’agglomération de Lyon, qui relie la station de métro Grange-Blanche au parc des expositions Eurexpo, à Bron. Pour cette nouvelle relation comptant 11 arrêts, une branche de 3,8 km desservant quatre stations a été réalisée pour un coût de 59,3 millions d’euros. Cette branche, qui quitte la ligne T 2 après la station Les Alizés, doit être prolongée en 2014 de 1,7 km entre Eurexpo et Chassieu-René-Cassin. A l’occasion, une des rames inaugurales a reçu une livrée extérieure spécifique, développée par le designer Vincent Leroy, qui reprend le concept de la « rame miroir » déjà vu en 2006 pour l’inauguration de la ligne T 3. Mais cette année, le concept a été modernisé avec notamment l’ajout d’ellipses chromes « qui expriment le mouvement, la rapidité et la fluidité ». L’inauguration de la ligne T 5 a également donné l’occasion de présenter les nouveaux trams de grande capacité, longs de 43 m, qui circuleront sur la ligne T 3 à partir de décembre. Lorsque ces 12 trams longs se seront ajoutés aux rames actuelles de 32 m, l’agglomération lyonnaise disposera de 85 Citadis, soit le troisième parc en France.