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  • Trainworld, le futur musée national des Chemins de fer belges

    Trainworld, le futur musée national des Chemins de fer belges

    « L’idée est de consacrer un lieu au monde ferroviaire dans ses dimensions patrimoniales et historiques, mais aussi dans son rôle présent avec ses enjeux : sécurité, technologie, rôle des gares, environnement… » résume François Schuiten. Il y aura bien entendu des machines anciennes, « mais j’espère aussi avoir un nez d’AGV, les derniers engins de Bombardier et de Siemens, voire des prototypes, même virtuellement présentables ». Pour le dessinateur, qui a également été scénographe à l’opéra, au théâtre ou pour les expositions universelles, « ce sera plutôt un opéra ferroviaire plus qu’un musée statique : il y aura du son, des effets spéciaux, des projections, car l’idée est de rendre toute la dimension spectaculaire et attractive au ferroviaire. » Et pas uniquement pour les spécialistes ! « J’ai envie d’en faire un lieu fascinant avec tous les moyens d’aujourd’hui. J’aime bien être surpris, étonné, troublé… J’aime découvrir des choses, apprendre au moment où je ne l’attends pas… » On entrera dans Trainworld par le superbe bâtiment voyageurs (1913) de la gare de Schaerbeek, qui donnera accès à un bâtiment de plus de 6 000 m2 au sol, à plusieurs niveaux. Relié au réseau ferré, le musée abritera, en plus des collections permanentes, des expositions temporaires et des trains spéciaux. La diversité des arrêts sera traduite par un mur de plaques, alors que le « grenier ferroviaire » exposera sous 15 m de haut les objets les plus divers du monde ferroviaire. La maison du garde- barrière témoignera quant à elle de la dimension humaine, du rôle des hommes et des femmes au cœur de l’entreprise ferroviaire : « la vocation, c’est de ramener le regard vers quelque chose qui s’est terriblement banalisé, de retrouver l’émerveillement, de redonner du romanesque et la beauté de ce métier ».

  • « La Douce » de Schuiten

    « La Douce » de Schuiten

    Alors que les eaux montent inexorablement et que les vols de métaux se multiplient, l’Entreprise des Transports Publics a décidé de remplacer le chemin de fer, dont les trains à vapeur sont de plus en plus souvent bloqués, par des téléphériques. Après 30 ans aux commandes de la 12.004, alias « La Douce », le mécanicien Léon Van Bel ne veut pas voir disparaître sa machine et ira jusqu’au bout du monde pour la sauver, aidé par Elya, la belle et mystérieuse voleuse de métaux… Voici le point de départ de la nouvelle bande dessinée La Douce, que les éditions Casterman mettront en vente le 18 avril. Une somptueuse histoire en noir et blanc, dont les thèmes et les décors rappellent immanquablement les autres albums dessinés par François Schuiten. Pourtant, La Douce ne s’inscrit pas dans la série des Cités Obscures. Car ce nouvel album a une histoire particulière, liée à la réalisation du futur Musée national des chemins de fer belges dont Schuiten assurera également la scénographie. Un musée dont la star sera la « type 12 » de la SNCB, une locomotive aérodynamique qui assurait en 1939 la relation la plus rapide du monde avec une moyenne frôlant les 130 km/h entre Bruxelles et Ostende. C’est la 12.004, dernière survivante des « type 12 », qui a servi de modèle à La Douce et que l’on pourra retrouver en 3D sur son propre site Internet. Grâce à la réalité augmentée, le lecteur verra même cette locomotive sortir littéralement de sa rotonde sur l’écran de son ordinateur ! Pour le lancement de cette bande dessinée ferroviaire qui fera date, La Vie du Rail s’est rendue à Schaerbeek, à deux pas du futur site du musée ferroviaire belge, pour un entretien avec François Schuiten.