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Étiquette : Suède

Suède : deuxième jeunesse pour le SJ 2000
Face à la concurrence des nouveaux entrants, SJ, l’opérateur « historique » des chemins de fer suédois, va faire moderniser ses 36 trains pendulaires SJ 2000 pour 3,5 milliards de couronnes (400 millions d’euros).
Plus connus sous leur ancienne appellation X 2000, ces trains qui relient à 200 km/h maximum les principales villes suédoises depuis 1990 bénéficieront de nouveaux équipements techniques et aménagements intérieurs. En particulier, un contrat de 1,4 milliard de couronnes (160 millions d’euros) a été signé le 16 janvier avec ABB pour les nouveaux systèmes électriques (convertisseurs, transformateurs de traction, chargeurs, systèmes de protection des trains et d’information des voyageurs). Selon SJ, cette rénovation devrait accroître la fiabilité des trains tout en permettant des économies d’énergie de l’ordre de 10 %.
Les X 2000 ont été construits entre la fin des années 1980 et le milieu des années 1990 par ABB, qui venait de naître de la fusion entre le suédois Asea et le suisse Brown Boveri. Si l’ancienne activité matériel roulant d’ABB est aujourd’hui reprise par Bombardier, l’helvético-suédois continue de jouer un rôle important dans les systèmes électriques ferroviaires. En ce qui concerne le SJ 2000 rénové, la conception, l’ingénierie et la conduite de projet seront assurées par ABB Suisse à Turgi et Genève. Les principaux composants techniques seront également produits en Suisse, tandis que le montage des composants, la phase d’essai et la mise en service auront lieu chez ABB Suède. Montage et démontage seront effectués en Suède « avec un partenaire » indique ABB. Les premiers trains modernisés seront livrés en 2015. Au terme d’une phase d’essai et d’évaluation, les SJ 2000 rénovés devraient reprendre leur service entre 2016 et 2018… pour vingt ans de plus, au moins !
Suède : le réseau du métro de Stockholm va s’enrichir de 19 km
Pour la première fois depuis les années 1970, le métro de Stockholm va connaître un grand programme de prolongements. Le gouvernement suédois, la ville de Stockholm, le conseil du département de Stockholm, ainsi que les communes de Solna, Nacka et Järfälla ont décidé d’établir 19 km de nouveaux tronçons desservant neuf stations. L’investissement, matériel roulant compris, atteint à 25,7 milliards de couronnes (2,9 milliards d’euros), dont 35 % seront financés par le péage urbain. La « ligne bleue », qui relie actuellement le centre-ville à la banlieue nord-ouest, doit être prolongée de cinq stations au sud-est vers le centre commercial Nacka Forum, via la ville nouvelle de Hammarby Sjöstad, et au sud-ouest sur la branche de Hagsätra, qui sera débranchée de la « ligne verte ». Dans le nord-ouest, la « ligne bleue » serait prolongée de deux stations entre Akalla et Barkarby (correspondance avec le RER et nouvel ensemble de logements). Enfin, sur la « ligne verte », une nouvelle antenne de deux stations doit être construite entre Odenplan et Arenastaden, dans la proche banlieue nord-ouest. Les travaux devraient débuter en 2016, avec les premières ouvertures en 2020. Parallèlement 78 000 logements doivent être construits le long des nouveaux tronçons.

Alstom livrera 46 rames de plus au RER de Stockholm
L’autorité organisatrice des transports du Grand Stockholm, SL, a commandé à Alstom 46 rames automotrices X60 de six caisses pour le Pendeltåg (RER) de la capitale suédoise. Chiffrée à 440 millions d’euros, cette tranche, qui fait partie du contrat-cadre signé en 2002 par Alstom et SL, portera à 129 le nombre de rames du type Coradia Nordic en service dans le Grand Stockholm. Livrables à partir de 2016, ces 46 rames seront affectées au renouvellement partiel du parc du Pendeltåg, ainsi qu’à l’extension de son réseau. Alstom précise que sur la nouvelle tranche destinée à SL, l’équipement ERTMS sera « le plus récent », de même que les normes d’interopérabilité qui seront satisfaites. Construites par l’usine allemande de Salzgitter (Basse-Saxe), les automotrices Coradia Nordic, version « nordique » du train régional Alstom, ont été vendues à 239 unités en Suède depuis 2002.
© C.Sasso/ALSTOM Transport/TOMA

Suède : Lund prépare la voie pour le tramway
D’ici une décennie, les agglomérations de Malmö, Helsingborg et Lund, du côté suédois du détroit de l’Öresund, devraient être passées au tramway. Si les deux premières font partie de la douzaine de villes suédoises à avoir eu un tram par le passé, ce serait une première pour la ville universitaire de Lund. Ces trois villes se situent dans l’ouest de la Scanie (en suédois, Skåne), la région la plus méridionale de Suède, re-formée en 1997 par la fusion de ses deux anciens départements. Cette région compte au total 1,2 million d’habitants, soit une densité de population de 106 habitants/km2 contre 22 dans le reste de la Suède. La partie ouest de la Scanie est la troisième région urbaine de Suède et forme la moitié est de la région de l’Öresund, la moitié ouest étant formée par Copenhague et ses environs, au Danemark. Globalement, la Scanie est en pleine expansion, de même que les déplacements domicile – travail sur son territoire, avec une augmentation plus rapide des voyages effectués en transports publics qu’en voiture individuelle. Au cours des dix années qui ont suivi l’ouverture du lien fixe de l’Öresund avec Copenhague, en l’an 2000, la fréquentation des trains régionaux a doublé. Ces dernières années, l’augmentation annuelle a été de l’ordre de 15 %. La fréquentation des bus augmente également, mais pas au même rythme. Dans son rapport Tågstrategi 2037 (stratégie ferroviaire 2037), l’autorité organisatrice régionale Skånetrafiken estime que la fréquentation des trains devrait augmenter de 6 % par an jusqu’en 2037, soit un passage de 33 millions de voyageurs en 2007 à 180 millions par an en 2037. A cette date, 30 des 33 communes de Scanie devraient être desservies par le rail, en train régional (Pågatåg)… ou en tramway. Depuis plusieurs années en effet, cinq projets de tram ont été identifiés dans la région : des lignes urbaines à Malmö, Helsingborg et Lund, ainsi que les liaisons périurbaines Helsingborg – Höganäs et Lund – Dalby. Et à l’automne 2008, une évaluation socio-économique des tramways envisagés dans les trois villes a montré que le bénéfice de ces projets était deux fois plus important que le coût d’investissement. Dans quel cadre organiser la création de ces lignes de tramway, qui formeront les premiers « nouveaux » réseaux de Suède ? En effet, la situation est assez inédite dans le pays, où l’établissement de lignes de tram s’est résumé ces dernières décennies à des prolongements sur les réseaux anciens de Göteborg et Norrköping ou à l’ajout de deux lignes à Stockholm. Il a été proposé que chaque commune ou association de communes desservies par tramway soit propriétaire et gestionnaire de l’infrastructure, y compris les voies, les dépôts et l’alimentation électrique. Chaque commune devrait supporter les investissements en la matière, avec des subventions de l’Etat pouvant atteindre une fourchette de 50 à 75 %, le pourcentage étant plus élevé pour les lignes périurbaines que pour les lignes urbaines. La région serait quant à elle autorité organisatrice des transports, avec la responsabilité de l’exploitation et de l’achat des véhicules nécessaires, comme c’est déjà le cas pour les trains régionaux Pågatåg. La région couvrirait également les coûts d’exploitation et de maintenance des véhicules. A condition que les tramways soient introduits sur les lignes qui ont vraiment besoin de grande capacité, les coûts d’exploitation (véhicules compris, mais sans la maintenance des infrastructures) ne devraient pas être plus élevés qu’avec une exploitation par autobus. Du moins en considérant qu’un tramway remplace deux autobus, même si le tramway implique un coût d’investissement élevé.
Lund : un tram pour la ville de demain
Venons-en à Lund, ville lauréate de notre Grand prix européen de la mobilité. Parmi ses efforts de longue date, figure la ligne de bus à haut niveau de service Lundalänken (littéralement « le lien de Lund »), qui relie depuis 2003 le centre-ville à Brunnshög, en périphérie, et à la localité voisine de Dalby. A Lund, qui compte sur son territoire quelque 110 000 habitants dont environ 85 000 en centre-ville, la question d’un transport léger sur rail s’est posée à la fin des années 1980, même si sa population semblait un peu trop petite pour établir un nouveau tramway. « Nous ne construisons pas pour la ville de Lund d’aujourd’hui, mais pour celle de demain, qui comprendra entre autres de nouveaux quartiers dans le nord-est », répond Christian Rydén, chef de la planification des transports de la ville, ajoutant que les projections indiquent 140 000 habitants en 2025. De plus, 30 000 personnes viennent y travailler chaque jour et 20 000 de ses habitants ont un emploi ailleurs. Parmi les grands employeurs à Lund, on trouve par exemple l’université de Lund, l’Ecole supérieure des techniques de Lund (LTH) ou encore l’hôpital universitaire de Scanie.
Dans le nord-est de Lund (Lund NE), s’ajouteront d’ici quelques années le centre de recherche ESS (European Spallation Source) et le synchrotron MAX IV. L’ensemble forme un projet majeur de développement urbain concernant 50 000 personnes, employés ou habitants, à 3 km du centre-ville. Ces centres de recherche attireront probablement d’autres nouvelles entreprises, augmentant ainsi le nombre de voyageurs quotidiens.
Ce nouveau secteur présentera une densité comparable à celle du centre-ville et il est impensable que l’automobile y soit le moyen de transport de base. « Des rues à deux fois quatre voies, ce n’est pas tellement attractif », trouve Christian Rydén. Mais alors, quels moyens de transport y offrir, qui soient à la fois rapides, pratiques et respectueux de l’environnement ? Christian Rydén estime que le transport public doit être la solution pour les trajets plus longs, tandis que pour les plus courts, le vélo et la marche sont préférables. Un tiers des voyages devraient être effectués en voiture au grand maximum et au moins un tiers par les transports publics. Le nouveau tramway devra structurer l’offre en transports publics, complétée par des bus. Car aujourd’hui, un autobus bondé quitte la gare centrale de Lund toutes les 2-3 minutes pour l’hôpital et la LTH. La fréquentation de la ligne de BHNS Lundalänken, qui a ouvert en 2003, a doublé au cours des cinq premières années et se chiffre actuellement à quelque 6 000 voyageurs par jour. Et les développements prévus le long de cette ligne nécessitent le passage à une plus grande capacité de transport, cette fois sur rail. Il est prévu que l’arrivée du tramway à Lund se fera en trois étapes. La première (5 km) part de la gare centrale de Lund et continue vers l’hôpital universitaire de Scanie, traverse la LTH et le parc scientifique Ideon, avant de rejoindre Lund NE/Brunnshög et les futurs centres de recherche MAX IV et ESS. La deuxième étape sera une ligne de Brunnshög en direction sud-est, vers Dalby, à 16 km du centre de Lund. A la gare rouverte de Dalby, sera établie une correspondance avec la ligne de chemin de fer vers Simrishamn, dont la reconstruction est prévue. Enfin, la troisième étape porte sur l’établissement d’une ligne de tramway entre la gare centrale de Lund et Staffanstorp, direction plein sud, après traversée du centre-ville, où les rues sont parfois très étroites. Pour la première étape, sept ou huit tramways de 30 m de long suffiront. Mais au bout de la troisième étape, quelque 25 trams seront nécessaires. La construction des premières étapes devrait se faire dans de bonnes conditions, vu qu’elles reprennent en grande partie le tracé du BHNS Lundalänken, dont le profil, les rayons de courbure et le gabarit ont été étudiés pour en permettre la conversion en ligne de tram. La ligne sera principalement construite sur des terrains municipaux. L’Académie et la région de Scanie sont les deux principaux propriétaires le long du tracé. L’avant-projet détaillé de la première étape du tramway a été lancé en septembre dernier et doit être prêt pour 2012. « Aucune décision de financement n’a encore été prise, mais nous supposons que ceci sera réglé avant l’été 2012 », explique Christian Rydén. Les phases suivantes seront les appels d’offres et le lancement de la construction en automne 2013, ce qui permettrait de mettre en service le tramway fin 2015. « Ces délais sont courts, mais nous travaillons avec ce calendrier, ce qui permet aussi de garder un rythme élevé », constate Christian Rydén. La distribution des rôles n’est encore pas tout à fait figée, mais l’idée directrice est que la ville de Lund traite les appels d’offres concernant les installations fixes liées au tram et en soit ensuite responsable. Le coût de ces installations pour les cinq premiers kilomètres a été estimé à 640 millions de couronnes (70 millions d’euros) sur le milliard de couronnes (110 millions d’euros) que devraient coûter les deux premières étapes (la deuxième étape reprenant le tracé de Lundalänken, qui a déjà coûté 180 millions de couronnes, soit 20 millions d’euros). Quant aux tramways, ils seront acquis par la région de Scanie, qui sera ensuite responsable du matériel roulant. Le responsable du dépôt (30 000 m2) n’a pas encore été défini, mais pourrait être le futur exploitant pour le compte de l’autorité organisatrice, à l’image des trains régionaux. Rendez-vous dans quatre ans !
Thomas Johansson et Patrick Laval
SPIS, un organisme régional pour le tram
En janvier 2012 démarrera l’activité de l’organisme SPIS (Spårvagnar i Skåne, « Tramways en Scanie »”), dont les 9 salariés coordonneront les projets de tram dans la région. Le projet européen Elena participe au financement de SPIS, qui est basé à Lund.Lorry-Rail allonge l’autoroute ferroviaire Perpignan – Bettembourg
Lorry-Rail a annoncé le 12 mai le lancement d’une nouvelle route entre la frontière espagnole et le sud de la Suède dès aujourd’hui, via Krefeld, puis à partir de cet automne via Hanovre. La société, dont SNCF Geodis détient le contrôle, élargit ainsi son offre d’autoroutes ferroviaires, dans le prolongement de la liaison actuelle entre Perpignan (Le Boulou) et le Luxembourg (Bettembourg). « Cette offre, réalisée avec Green Cargo, premier opérateur ferroviaire suédois, s’adresse aux transporteurs et leur permet dès à présent de faire voyager sur le train des semi-remorques préhensibles, des conteneurs et des caisses mobiles », précise SNCF Geodis dans un communiqué. Dans un premier temps, trois allers-retours par semaine seront proposés. « A l’automne, cette liaison permettra de parcourir en train, en 48 heures, les 2 000 km du trajet, contre trois jours a minima par la route », souligne SNCF Geodis.
La SNCF décroche le marché Scanfibre
C’est un exemple que Fret SNCF aime citer comme l’illustration d’une réussite commerciale de première importance et de son développement à l’international : fin octobre, la branche marchandises de la SNCF a signé un contrat avec le logisticien suédois ScandFibre pour acheminer des bobines de papier de la Suède vers une dizaine d’autres pays européens. Soit 1,8 million de tonnes annuelles qui sont transportées jusqu’à l’un des deux grands triages de Hambourg ou Düsseldorf puis dispatchées, soit en Allemagne (Brême, Berlin, Cologne…), soit vers la Suisse et pour une partie l’Italie, ou encore vers les Pays-Bas, la Belgique, la France et l’Espagne et en Europe de l’Est (Serbie, Hongrie, Pologne). Ces trafics nécessitent une cinquantaine de trains massifs chaque semaine.
Jusqu’alors, c’était la Deutsche Bahn qui assurait l’acheminement d’une partie des trafics. Et qui sous-traitait à Fret SNCF une petite part des flux sur le marché français. En l’occurrence, des wagons isolés.Le nouveau contrat, qui commence en décembre et va s’étendre sur six ans, porte sur davantage de volumes. Il a été gagné, selon Sylvie Charles, la directrice de Fret SNCF, par la particularité de l’offre mise au point par Captrain, la marque commerciale créée en février dernier par SNCF Geodis pour rationaliser l’organisation européenne, en regroupant les filiales étrangères sous cette bannière. « C’est notre commissionnaire en solutions ferroviaires paneuropéennes. C’est un atout pour le client qui a en face de lui un interlocuteur unique », souligne Sylvie Charles. « ScandFibre a été intéressé par notre solution : en fonction des volumes, nous formons des trains entiers, des demi-trains ou des wagons isolés. Dans les trains de retour, nous essayons de développer les volumes pour qu’ils ne repartent pas à vide. Toute la problématique est de charger des marchandises qui ne ralentissent pas les rotations. Notamment avec des produits de grande distribution », poursuit-elle.
Captrain assure une visibilité en temps réel des convois. Le commissionnaire sous-traite l’acheminement des trafics à des entreprises ferroviaires, dont la plus grande partie fait partie du groupe SNCF Geodis. Par exemple à Captrain Deustchland pour la partie allemande. En France, c’est bien sûr Fret SNCF qui tracte les trains, mais les flux sont minoritaires. « Nous choisissons nos partenaires en fonction de leur complémentarité, selon qu’il s’agit de trains complets ou de wagons isolés », précise encore la directrice de Fret SNCF.
Le chiffre d’affaires représente 35 millions d’euros annuels pour Captrain qui réalise actuellement un total de 200 millions d’euros en Allemagne, 50 millions en Belgique et une douzaine de millions en Italie (où il est prévu que le chiffre d’affaires atteigne une vingtaine de millions d’euros l’année prochaine).
« Grande vitesse » et ERTMS niveau 2 sur la ligne de Botnie en Suède
Longue de 190 km et chiffrée à 13,2 milliards de couronnes (environ 1,3 milliard d’euros), la ligne nouvelle suédoise de Botnie (Botniabanan) a été inaugurée le 28 août, 11 ans après le lancement des travaux et 2 ans environ après la date prévue, en partie pour des raisons environnementales. À voie unique, cette ligne qui comporte sept gares, 25 km de tunnels et 143 ponts (sur 13,5 km) est la première d’Europe du Nord à mettre en œuvre le niveau 2 du système européen ERTMS, ici avec l’équipement Interflo de Bombardier. Appelée à connecter sans détour Örnsköldsvik et Umeå, deux ports du golfe de Botnie, au reste du réseau ferré suédois, la ligne nouvelle est autorisée à 250 km/h pour les trains « à grande vitesse pendulaires », 220 km/h pour les trains « modernes », 200 km/h pour les trains classiques et 120 km/h pour les trains de fret à 25 t par essieu. Les premières circulations régulières y sont les trains régionaux Norrtåg qui, depuis le 30 août, relient Örnsköldsvik et Umeå (116 km) en 55 minutes, contre 1h30 à 1h55 en bus actuellement.
Retour du tramway dans le centre de Stockholm
Depuis le 23 août, une ligne régulière de tramway pénètre au cœur de Stockholm pour la première fois depuis 1967. Inaugurée juste à temps pour les élections de septembre, cette ligne qui prolonge le tram touristique de l’île de Djurgården devrait être la première étape d’un futur réseau à travers le centre-ville, appelé à remplacer les lignes de bus les plus chargées. Pour cette desserte (ligne 7, nom de projet Spårväg City), 6 tramways Bombardier Flexity Classic ont été temporairement loués (3 à Francfort et 3 à Norrköping) en attente des 6 autres trams de ce type commandés le 20 août dernier. L’exploitant de cette nouvelle relation est une émanation de l’association du tramway touristique de Djurgården, en attendant les prolongements suivants, qui devraient être réalisés dans le cadre d’un PPP. Parallèlement à cette ouverture en centre-ville, une autre ligne de tramway est en construction dans la périphérie nord-ouest de la capitale suédoise, en prolongement de la ligne transversale (Tvärbanan) ouverte entre 2000 et 2002.
Tarifs de la grande vitesse : six pays, six cas particuliers
En Allemagne
La règle générale, c’est le tarif par destination. S’il n’y a pas de véritable yield management, les réservations à l’avance permettent d’obtenir des places, contingentées, avec 25 et 50 % de réductions sur certains trains Grandes lignes. La politique tarifaire est basée sur des cartes de réduction attractives qui concernent les conjoints, les enfants, les étudiants, les retraités…En Espagne
Depuis 2007, des tarifs spéciaux permettent d’obtenir jusqu’à 40 et 60 % de réduction sur certains trajets, à condition de réserver ces billets – contingentés – à l’avance. Conformément à la demande de l’Etat, les familles bénéficient de réductions de 20 à 50 %, et les militaires de 65 %. Quant à la politique commerciale, elle se caractérise par les cartes de réduction uniquement pour les seniors et les handicapés, des tarifs spéciaux et un système de réduction à l’aller-retour, avec 20 % de réduction sur le prix du trajet.En Italie
La tarification est avant tout complexe : trois tarifs, une dizaine de trains différents avec des modalités tarifaires distinctes, une offre importante de cartes et d’abonnements. Les tarifs sont attractifs, conjugués avec une politique de fidélisation par le biais de cartes avec gain de points. A la demande de l’Etat, les handicapés, infirmes de guerre et groupes scolaires bénéficient de tarifs particuliers. Outre le système de tarif par destination, des tarifs spéciaux sont proposés, contingentés, et avec des conditions moins favorables.Aux Pays-Bas
Sur un réseau caractérisé par la prédominance des trajets domicile-travail, une carte d’abonnement permet de bénéficier de 40 % de réduction en période creuse. Sous conditions, les étudiants, subventionnés par l’Etat, ont un accès gratuit aux réseaux. Des tarifs allers-retours offrent des réductions de 10 à 15 %Au Royaume-Uni
Les opérateurs sont contraints d’employer trois types de billets à l’unité – ouverts, économiques, dernière minute – et trois catégories de formules de voyages multiples – cartes de réduction, pass saisonniers, pass journaliers. L’Etat impose également des cartes de réduction pour les seniors, jeunes, familles, handicapés, avec une réduction de 33 % sur le prix standard. Les réseaux britanniques pratiquent le yield management et offrent des réductions très intéressantes sur des allers-retours.En Suède
S’il y a très peu de tarifs sociaux, les billets de dernière minute avec les meilleurs tarifs sont réservés aux étudiants et jeunes de moins de 25 ans, et aux seniors. Les autres billets de dernière minute sont vendus aux enchères électroniques via un site spécifique. Sinon, les seuls tarifs préférentiels sont réservés aux jeunes de moins de 26 ans et aux enfants accompagnés. Le yield management est pratiqué.
Pascal GRASSART
AnsaldoBreda livre 25 Sirio de plus à Göteborg
AnsaldoBreda (groupe Finmeccanica) a annoncé le 4 novembre une commande supplémentaire de 25 tramways du type Sirio par le réseau suédois de Göteborg, pour un montant de 61 millions d’euros. Signé en 2001, le contrat initial portait sur 40 tramways (désignés M32 sur le réseau de Göteborg, qui est le plus important de Suède), plus 80 en option. Les 25 tramways qui viennent d’être commandés constituent la première levée d’option, qui intervient après une longue et difficile mise en service de la tranche ferme.