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  • NéÔmatabiau – La nouvelle gare de Toulouse

    NéÔmatabiau – La nouvelle gare de Toulouse

    Le 5 septembre, la nouvelle gare de Toulouse a été inaugurée. Un pôle multimodal mis en accessibilité, fin prêt pour l’arrivée du TGV et de la ligne C du métro.

     

    Il se passe toujours quelque chose sur le réseau ferré d’Occitanie. La région, on le sait, mise fortement sur le rail avec des effets visibles sur la fréquentation. Plus de trains et davantage de voyageurs, fortement incités grâce à des tarifs attractifs et une amélioration du service. Reste encore à recevoir tous ces voyageurs dans de bonnes conditions, à commencer bien sûr par les gares. Sur ce chapitre, ce n’est pas la région Occitanie qui a la main, mais bien la SNCF à travers Gares & Connexions. Même si les collaborations sont étroites entre autorité organisatrice des transports et exploitant, c’est à la SNCF de gérer la bonne qualité de l’accueil en gare. Et ce n’est pas toujours aussi simple qu’il n’y paraît, quand il s’agit d’une vieille dame à pied d’oeuvre depuis… 1856.

    Au coeur des enjeux de transports présents et à venir, la gare de Toulouse- Matabiau avait bien besoin d’être repensée et adaptée à ses nouvelles missions. Avec la construction de la nouvelle ligne de TGV depuis Bordeaux, qui permettra de rejoindre la capitale en seulement 3 heures, le nombre de voyageurs est appelé à connaître une forte croissance. À l’échelle locale, le trafic des TER et Intercités est également en hausse, plaçant l’agglomération toulousaine au coeur d’un vaste ensemble d’échanges. Au niveau de la métropole, la construction de la troisième ligne de métro est lancée, avec une correspondance à la station Marengo-SNCF entre les lignes A et C. En plus de la gare routière attenante pour les cars régionaux, plusieurs lignes de bus Tisséo arrivent devant et derrière le bâtiment voyageurs.

  • Mise en service du PAI de Figeac

    Mise en service du PAI de Figeac

    Toulouse a retrouvé ses liaisons ferroviaires directes avec Aurillac et Clermont-Ferrand. C’est en effet le 7 juillet dernier que le poste d’aiguillage informatisé de Figeac a été mis en service.

     

    La mise en service du PAI (poste d’aiguillage informatisé) de Figeac le 7 juillet marque le renouveau de la desserte ferroviaire de la sous-préfecture du Lot, entre Occitanie et Auvergne, après plus de quatre années de service dégradé.

     

    Un violent incendie

    En fin de nuit du 22 novembre 2018, un violent incendie détruit en grande partie le bâtiment voyageurs de la gare de Figeac dans lequel se trouve le poste d’aiguillage de type PRG (poste à relais géographique) ainsi que les installations de signalisation. À la jonction de la ligne en provenance d’Arvant (Clermont-Ferrand) et de celle de Brive à Toulouse via Capdenac, Figeac est un noeud ferroviaire important. Une autre bifurcation, à 6 km au sud, à Capdenac, donne la possibilité de poursuivre également vers Rodez. Suite à cet incendie, la desserte de la gare est impossible.

    Plus grave, la destruction des installations de sécurité provoque l’interruption totale du trafic ferroviaire sur les lignes Brive – Figeac – Rodez/Toulouse et Aurillac – Figeac – Capdenac.

    Rapidement, des actions sont mises en oeuvre pour une reprise rapide mais partielle du trafic. Le bâtiment voyageurs est conforté et sécurisé. Le parking devant la gare est aménagé permettant début février 2019 d’améliorer le service des bus de substitution et une reprise de la desserte ferroviaire avec l’installation d’une gare temporaire dans des bungalows.

     

    L’axe Brive – Capdenac – Rodez

    Ne pouvant plus être utilisés, les aiguillages de Figeac sont immobilisés pour une reprise partielle des circulations entre Brive et Rodez. Le cantonnement téléphonique est mis en exploitation entre Capdenac et Assier, se substituant au BAL entre Capdenac et Figeac et au BMVU (block manuel de voie unique) entre Capdenac et Assier. Le plan de transport est réduit entre Capdenac et Brive à 11 trains quotidiens au lieu des 18 habituellement en circulation.

    Ces dispositions permettent une reprise des trains Intercités de nuit dès le 10 décembre et des TER le lendemain mais sans desserte voyageurs qui, elle, reprendra le 4 février suivant. Des travaux de modernisation prévus de longue date dans le cadre du contrat de plan État-Région conduisent à mettre en service un BMVU entre Assier et Capdenac rétablissant ainsi en toute sécurité le plan de transport nominal de 18 trains entre Brive et Rodez.

  • Languedoc-Roussillon. Nîmes – Perpignan : la « ligne malade » va beaucoup mieux

    Languedoc-Roussillon. Nîmes – Perpignan : la « ligne malade » va beaucoup mieux

    Janvier 2011 : Guillaume Pepy place l’axe Nîmes – Perpignan parmi les douze « lignes sensibles » du réseau, suite à une calamiteuse série de retards. L’année précédente, cet axe majeur du Languedoc-Roussillon affichait 82,3 % de trains à l’heure, soit près d’un sur cinq en retard. Pire, en août 2010, seuls 73,5 % des circulations respectaient l’horaire, soit plus d’un train sur quatre en retard. En février 2011, la direction régionale SNCF de Montpellier nommait un chef de projet « ligne sensible » réunissant dix-sept dirigeants. Une multitude d’actions internes étaient lancées, accompagnées d’initiatives avec des acteurs extérieurs. Depuis, la régularité a déjà gagné six points, « la meilleure augmentation de toutes les lignes sensibles. Elle permet d’afficher 9 trains sur 10 à l’heure », explique Philippe Le Bras, le chef de projet. Le taux de satisfaction des voyageurs a gagné 14 points en un an, à 91,4 %. Le chiffre de suppression de trains-kilomètres a chuté de 50 %. Le malus imposé par le conseil régional à l’activité TER s’est éteint. Tout cela malgré un graphique saturé, un trafic en hausse de 20 % en deux ans, des installations anciennes (sept postes sur 9 km pour la gare de Nîmes) et une urbanisation galopante qui favorise les incidents de personnes. Cette réussite a représenté l’activité Proximité de la région de Montpellier aux Trophées du groupe SNCF. Les outils du redressement ont d’abord consisté à fiabiliser les circulations en amont, pour prévenir défaillances techniques ou absences de personnels. La remise des engins moteurs est renseignée 60 min avant le départ. Les TER chargés sont désignés « trains drapeaux », avec « bouclage des ressources » (personnels, matériel) 24 heures avant le service, priorité absolue sur le graphique, scénarios de repli en cas d’incident, « des mesures de maintenance destinées à empêcher absolument qu’un même incident de matériel impacte la circulation deux jours consécutifs », dit Jesus Sanchez, directeur de l’activité TER à Montpellier. Pour optimiser la maintenance : à Perpignan, une antenne du Technicentre régional de Nîmes a été ouverte et on a rapatrié la maintenance des engins thermiques de Toulouse à Nîmes. Les causes de retard liées à l’infrastructure ont été cartographiées pour améliorer la réactivité. L’ultime voie hors gabarit fret dans la peu capacitaire gare de Nîmes a été mise à niveau pour recevoir les convois. RFF agit contre les intrusions, les suicides, les accidents rail-route, les vols de câbles et batteries, et ces feux qui, en août 2010, ont sinistré la ligne. Le propriétaire des voies a posé 15 km de clôtures et systématisé la télésurveillance des passages à niveau. La gendarmerie opère une surveillance héliportée de l’axe. Des brûlages dirigés ont été entrepris avec les pompiers. Et ce n’est pas fini. Outre une concertation mensuelle avec les associations d’usagers et des petits-déjeuners avec un panel de « pendulaires », SNCF et RFF voient plus loin. Un comité de pilotage mensuel pour l’infrastructure est créé, avec une priorité : le diagnostic du vieux pont levant de la Bordigue à Sète. Qu’il se bloque en position haute et 200 circulations quotidiennes sont paralysées.

    Michel Gabriel LEON
  • LGV Bordeaux – Toulouse : les partisans maintiennent la pression.

    Le lobby en faveur de la LGV Bordeaux – Toulouse a maintenu la pression le 5 novembre à Toulouse pour la réalisation de cette infrastructure.  Pour l’association Eurosud Transport qui regroupe notamment la Région Midi-Pyrénées, la communauté urbaine Toulouse Métropole et des chambres de commerce et d’industrie, ce projet « a le meilleur taux de retour sur investissement après la ligne Paris – Lyon ».