Étiquette : Tramway

  • Le tramway de Reims prêt sur toute la ligne

    Les Rémois commencent à découvrir leur tramway. Les premières des 18 rames aux huit couleurs et au nez en forme de flûte de champagne, ont en effet débuté leurs essais et parcouru l’intégralité des 11,2 km de la ligne, dont une partie en centre-ville est alimentée par le sol (système APS), comme à Bordeaux. La formation des conducteurs vient de débuter et les marches à blanc sont prévues en février. Le grand rendez-vous est maintenant fixé au 18 avril 2011 pour la mise en service commercial. D’ici là chaque rame aura déjà roulé plus de 2 500 km…

  • Avignon construira deux lignes de tramway

    Avignon construira deux lignes de tramway

    Le projet de réseau avignonnais, de 14 à 15 km, comprend deux lignes : une ligne franchira le Rhône pour relier Le Pontet (au nord-est de l’agglomération) à Villeneuve-lez-Avignon (à l’ouest), via les boulevards sud et les remparts d’Avignon ; une seconde ligne partira du centre-ville d’Avignon vers le sud de l’agglomération.

    Le projet est évalué à 250 millions d’euros, y compris le développement du réseau de bus associé et l’achat de 24 véhicules, des tramways courts de 18 à 24 m transportant de 100 à 150 personnes.
    Pour contribuer à son financement, les conseillers ont aussi décidé de porter le taux du versement transports à 1,8 % au 1er janvier 2011. Il avait déjà été relevé de 1,05 % à 1,3 % en 2010.
    L’agglomération a par ailleurs présenté un dossier de candidature au deuxième appel à projets du Grenelle de l’environnement. Le plan de financement définitif sera arrêté en 2011.

    Les différentes études préopérationnelles et la deuxième phase des concertations vont maintenant être lancées. Les travaux pourraient commencer à la fin de 2013 pour une mise en service fin 2016. Les prévisions de fréquentation sont de 40 000 voyageurs par jour après deux ans de fonctionnement.

  • Le tramway d’Al Safooh repoussé à 2014

    Le tramway d’Al Safooh, dont la construction a été gelée pour cause de crise financière, sera achevé en 2014, au lieu d’avril 2011 selon le calendrier initial. C’est ce qu’un représentant de RTA (Roads & Transport Authority), a annoncé fin septembre. La réalisation de la première phase du tramway a été confiée en avril 2008 au consortium ABS (Alstom, Besix et Serco). Cette phase qui comptait initialement 10 km, 13 stations, 11 rames, a été revue l’an dernier à la baisse, avec 9 stations et 8 rames. L’ensemble du système, phase 2 comprise, reviendra à 1,1 milliard d’euros.

  • A Marseille, Karim Zéribi réclame un référendum local

    Pour ou contre une ligne de tramway entre le cours Saint-Louis (la Canebière) et la place Castellane ? Le président de la Régie des transports de Marseille (RTM), Karim Zéribi, demande que le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, inscrive à l’ordre du jour du prochain conseil municipal « l’organisation éventuelle d’un référendum local » sur cette question. Pour Karim Zéribi, qui rappelle au passage que « de nombreux élus de toutes tendances ne considéraient pas ce projet comme prioritaire » (50 à 80 millions d’euros pour 1,2 km), ce dossier « est avant tout porté par une équipe municipale qui considère, une nouvelle fois, que le tramway est avant tout un outil de rénovation urbaine plutôt qu’un mode de transport doux et efficace ».

  • Sept Citadis de plus pour Valenciennes

    Pour sa deuxième ligne de tramway, le Syndicat intercommunal des transports urbains de la région de Valenciennes (Siturv) a passé à Alstom une commande ferme de 7 tramways Citadis de 32 m, du même design que les 21 rames du parc actuel mais avec des éléments de confort (climatisation, information voyageurs) et de sécurité (vidéosurveillance) améliorés. Une option à ce contrat d’environ 17 millions d’euros doit être levée d’ici fin novembre et portera sur une ou deux rames. La ligne qui recevra les nouvelles rames à partir de mars 2012, pour une mise en service en août suivant, reliera Valenciennes à Vieux-Condé d’une part et à Crespin / Quiévrechain d’autre part. Ces trams Citadis sont conçus et assemblés dans les sites Alstom de Valenciennes Petite-Forêt (gestion du projet et essais), La Rochelle (assemblage des rames), Ornans (moteurs), Le Creusot (bogies) et Villeurbanne (électronique embarquée).

  • Jean Germain, maire (PS) de Tours : « Les vents sont porteurs »

    Jean Germain, maire (PS) de Tours : « Les vents sont porteurs »

    VR&T : Pourquoi vous êtes-vous lancé dans l’aventure du tramway à Tours ?
    Jean Germain :
    Pourquoiun tramway à Tours ? L’agglomération de Tours fait environ 300 000 habitants. Elle est dans les douze plus grandes agglomérations de France. Pour tout le monde – en tout cas pour tous ceux qui s’occupent de transports –, le tramway s’avère faisable dans une agglomération de cette taille. Et moi je dirais nécessaire ! On a une structure des déplacements qui est tout à fait favorable, puisqu’il y a un axe majeur entre le nord de Tours et Joué-lès-Tours. Tours est une ville ferroviaire, avec une longue tradition de carrefour, ce qui rend aussi logique le choix du tramway sur fer. On sait que l’on sera au-delà de 60 000 personnes par jour. Et en disant 60 000, je suis sûr de ne pas me tromper ! Et puis, il n’y a pas que les problèmes de transport, il y a aussi des aspects environnementaux : la qualité de la vie est un sujet important, et permettre aux gens de mieux se déplacer à des tarifs corrects et sans émission de CO2 dans l’atmosphère paraît une évidence. Evidemment, on peut se demander si c’est une mode ou une nécessité… Pour faire un parallèle un peu osé, il y a beaucoup de manifestations contre la façon dont on veut régler le problème des retraites. Nicolas Sarkozy vous dira que c’est une mode, les syndicalistes vous diront que c’est une nécessité… Et moi, je ferai la même réponse pour un tramway : c’est une nécessité. De plus, je m’appuie sur le résultat des élections municipales. Le tramway avait été au coeur du débat. En face de nous, la liste opposée était farouchement contre, et nous avons fait plus de 62 % ! Je vois bien le rendu de l’enquête publique. Je laisserai bien sûr le président de la commission s’exprimer là-dessus, mais j’en ai les résultats – ils sont connus – et je les regarde. Il peut y avoir des choses qui ne plaisent pas, bien sûr ! Mais je remarque que ce sont surtout les opposants qui se déplacent pour ce genre d’enquête. Or, on a plus de 72 % des gens qui se déclarent favorables au tramway et à son tracé.

     

    VR&T : Tout demême, en comparaison d’autres villes, vous avez pris votre temps pour faire ce tram…
    J. G. :
    La ville de Tours a été longtemps isolée, puisque l’agglomération ne s’est créée qu’en 2000. Le tramway est un projet fédérateur, qui ne peut pas se lancer dans une seule ville. Et au-delà de la première ligne, on a le projet de la seconde ligne, on a le projet de l’étoile ferroviaire et du tram-train… Ce sont des choses qui se discutent à plusieurs. C’est l’avenir de l’agglo pour les vingt ans qui viennent qui est en jeu, ça mérite qu’on prenne un peu de temps. Et puis, nous souhaitions sur une grande partie de la ligne avoir une alimentation électrique qui ne soit pas par ligne aérienne, et je vais lier ça à la question du design : Tours est une ville qui est à la fois ville d’art et d’histoire, ville patrimoine mondial, ville qui a un des plus grands secteurs sauvegardés de France, la partie de la Loire qui traverse la ville est classée Natura 2000…C’est quelque chose qui est remarquable du point de vue du patrimoine, qu’il soit construit ou naturel ! Le tourisme est une industrie que nous ne négligeons pas, puisqu’il est pourvoyeur à la fois d’attractivité, d’emplois et de revenus importants.
    Les plus grands peintres, les plus grands romanciers, les cinéastes ont célébré cette percée de Tours qui va depuis la Tranchée jusqu’à la place Jean-Jaurès, qui est la nouvelle perspective de la ville (l’ancienne étant sur un axe est-ouest qui va de la cathédrale à la basilique Saint-Martin). Il fallait préserver cette perspective. Il n’y a pas eu de discussion là-dessus, ça s’est fait très rapidement au sein du Sitcat, le syndicat qui gère les transports. Ça a été décidé à l’unanimité, personne ne voulait modifier la perspective monumentale. Nous avons été dans un certain nombre de villes, et nous avons vu que l’on pouvait se passer de lignes aériennes et qu’on n’en était plus au stade de l’expérimentation.

     

    VR&T : Et donc, le choix de Tours pour effacer les lignes aériennes ?
    J. G. :
    Ça sera l’alimentation par le sol qui sera adoptée. Nous signons avec Alstom. Et l’APS ira jusqu’à la gare, parce que nous avons eu des tarifs corrects. Nous avions fixé une base de 76 millions d’euros hors taxes sans l’accès à la gare, et là, nous sommes à 73,2 millions avec. Les circonstances économiques du moment et la concurrence ont fait baisser les prix de façon significative.

     

    VR&T : Le projet fait la part belle au design…
    J. G. :
    Le design, c’est un élément d’attractivité. Tours est une ville connue dans la région des châteaux de la Loire, qui est au patrimoine mondial. On peut le dire, nous souhaitons que notre tramway soit une attraction ! Nous avons demandé à des artistes reconnus et à un designer de travailler là-dessus, et sur le design du tramway lui-même. Pour que ce soit un objet dont on parle, qui soit attractif, et puis que depuis ce tramway il puisse y avoir un rayonnement artistique et culturel. Daniel Buren va nous aider : il nous a fait un projet sur les traversées de la ville qui est très intéressant. Il y a aussi un aspect de mise en lumière remarquable. Régine Charvet-Pello a obtenu le marché du design du tramway. Elle est aussi votre adjointe à la mairie de Tours.

     

    VR&T : Elle était la meilleure ?
    J. G. :
    Oui, elle était la meilleure. La question ne se pose même pas ! Elle a une certaine réputation en la matière. Et il ne faut pas se priver du savoir-faire des entrepreneurs locaux par principe.

     

    VR&T : Vous avez demandé de l’argent à l’Etat dans le cadre du deuxième appel à projets pour les transports en commun de province ?
    J. G. :
    Pour l’appel à projets du Grenelle 2, nous participons non pas pour une deuxième ligne, mais pour l’extension de la première. D’entrée de jeu, nous avons décidé d’étendre la ligne au nord, suite à la première enquête publique. Ça va nous permettre d’obtenir des subventions pour ces 2,5 kmsupplémentaires qui n’étaient pas inclus dans le Grenelle 1. Franchement, je ne peux pas vous dire combien nous pourrons récupérer. Qui connaît les finances de l’Etat actuellement ? Nous espérons avoir quelque chose !

     

    VR&T : Quels sont vos projets pour la suite ?
    J. G. :
    La deuxième ligne de tramway, le BHNS et l’étoile ferroviaire sont trois sujets étroitement liés. On a à Tours une étoile ferroviaire relativement importante. Elle n’est pas partout en bon état,mais un peu partout on est en train de refaire les aiguillages et les voies. RFF et la SNCF vont se lancer dans le cadencement de l’intégralité des lignes en décembre 2011. Cela fait un peu évoluer notre réflexion dans le temps. Nous nous sommes rendu compte dans le cadre du Scot [schéma de cohérence territoriale, ndlr] qu’on pourrait assez vite avoir des dessertes ferroviaires cadencées sur les voies existantes, avec des tarifs abordables : de l’ordre de 20 à 30 millions d’euros, ce ne sont pas des choses impossibles. On pourrait faire une ligne reliant sur les lignes existantesMonnaie, Notre-Dame-d’Oé, La Membrolle-sur-Choisille, Fondettes, La Riche, le carrefour de Verdun, où il faut construire une halte en correspondance avec le tramway, Saint-Pierre-des-Corps, La Ville-aux-Dames et Montlouis. Elle ne passerait pas à la gare de Tours, mais serait en correspondance avec le tramway au carrefour de Verdun. On va aussi développer le BHNS. On pense qu’on aura d’autres axes à l’avenir, notamment quand l’autoroute A10 sera déclassée, lorsque le contournement autoroutier de l’agglomération tourangelle sera réalisé. Voilà les sujets pour les quinze ans qui viennent ! La première ligne en septembre 2013 ; pour la deuxième ligne, ça ira beaucoup plus rapidement parce qu’il n’y a pas de dépôt à construire et parce qu’il n’y a pas de problème d’effacement de ligne. Il y a juste un passage en pente un peu délicat. Quant à l’étoile ferroviaire, est-ce que c’est un tram-train ou une autre desserte ? Les voies existent, elles ont besoin d’être rénovées, mais la rénovation est en route, et il faudra construire cette halte au carrefour de Verdun.

     

    VR&T :Quel tracé pour la deuxième ligne ?
    J. G. :
    En ce qui concerne la deuxième ligne de tramway, car il y aura une deuxième ligne de tramway, elle desservira évidemment l’hôpital Trousseau au sud. Il n’y a pas de doute là-dessus. Nous sommes en train de travailler sur le tracé, car il y a des parties de Saint-Avertin dont il faut qu’on se rapproche un peu, il y a des constructions nouvelles, etc. Pour le reste, je vois les choses, mais il faut aussi s’assurer de leur faisabilité. On ne sait pas encore où la ligne 2 aboutira au nord : tout va dépendre de la façon dont se fera la jonction avec Saint-Pierre-des-Corps. Est-ce que ça va se faire en tram-train cadencé à la place de la navette ferroviaire, est-ce que ça sera en tram ? On ne peut pas faire les deux ! Je pense que dans un délai d’un an on le saura, mais ça dépend de beaucoup de discussions, entre les autorités organisatrices, avec RFF, avec la SNCF, pour voir par exemple si cette liaison aura le statut de navette SNCF ou si elle sera gérée par le Sitcat… Les gares de Tours et de Saint-Pierre-des-Corps sont des gares nationales, la navette est actuellement Grandes Lignes, et on ne peut pas faire du tram-train cadencé en gardant ça. Tant qu’on ne connaît pas le statut de cette jonction, on ne peut pas répondre aux autres questions.

     

    VR&T : On a donc dans une dizaine d’années une première ligne de tramway, une deuxième ligne au moins sur la partie sud, une desserte cadencée entre Tours et Saint-Pierre-des-Corps et une desserte périurbaine sur l’étoile ferroviaire ?
    J. G. :
    Oui. Et je suis relativement optimiste parce que les vents sont porteurs. 

  • Lancement de l’enquête publique sur l’extension du tram de Nice

    Du 27 septembre au 27 novembre, Nice-Côte d’Azur soumet le projet de prolongement de son tramway ligne 1 à l’enquête publique. Cette extension rendra possible la desserte du quartier Pasteur et du centre hospitalier universitaire Pasteur en 2013. La seconde phase permettra son extension jusqu’au quartier de l’Ariane, puis jusqu’à La Trinité. Depuis son élection, le maire et président de la communauté urbaine, Christian Estrosi, a fait de l’amélioration des transports une priorité.

  • L’ex-chef de mission du tram de Bordeaux relaxé en appel

    L’ancien chef de la mission « tramway » de la communauté urbaine de Bordeaux (CUB), ainsi que deux autres cadres de la collectivité ont été relaxés mardi 28 septembre par la cour d’appel dans un dossier de favoritisme pour l’attribution du marché du tram à Alstom. François Saglier, aujourd’hui directeur du métro à la RATP, avait été condamné en première instance devant le TGI de Bordeaux à 6 mois de prison avec sursis et à verser 10 000 euros de provision à chacune des parties civiles, Bombardier, repreneur de Adtranz, et Seco-DGC. Dans son arrêt la cour d’appel indique qu’ « il n’est pas justifié que François Saglier ait volontairement procédé le 14 avril 2000 à une présentation inégalitaire des offres en vue de favoriser Alstom ». Bombardier et Seco-DGC ont entamé en outre une procédure pour être indemnisées devant les juridictions administratives. Déboutés en première instance, elles ont fait appel et l’affaire doit être prochainement jugée par la cour administrative d’appel de Bordeaux.

  • On restructure à Saint-Etienne

    Révolution à Saint-Etienne. Depuis le 30 août, la vénérable ligne 4 a disparu. Cette ligne de tramway remontant à 1881, qui fut l’une des trois lignes de tram françaises à avoir survécu à la vague de suppressions de l’après-guerre, avait toujours gardé son numéro historique. Elle s’appelle désormais T1, de même que les deux branches de la ligne 5, créée en 2006, sont devenues T2 et T3.
    L’arrivée des appellations T1, T2 et T3 pour les tramways stéphanois est l’un des éléments marquants d’un vaste chamboulement du réseau des transports en commun de l’agglomération, promis à l’arrivée de la gauche aux affaires il y a deux ans. La dernière restructuration réalisée en 2006 n’avait pas convaincu, limitant la plupart des lignes de bus aux portes du centre-ville et obligeant à de nombreuses ruptures de charges. La fréquentation a baissé, un comble !
    Les bus sont désormais – en partie – revenus dans un centre de Saint-Etienne en pleine piétonnisation. Plus généralement, le nouveau réseau de la Stas (groupe Veolia Transport) se veut plus clair, et hiérarchisé : les trois lignes de tram sont complétées par des « lignes essentielles » numérotées de 1 à 9 (les 3 et 7 étant plus essentielles que les autres). Les lignes secondaires ont été renumérotées en fonction du bassin desservi (10 à 29 autour de Saint-Etienne, 30 à 35 autour de Firminy, 40 à 49 autour de Saint-Chamond… et 70 à 89 pour les « autres lignes » moins fréquentes).
    Dans l’aventure, Saint-Etienne a perdu une ligne de trolleybus et n’en a plus qu’une (la 3). Et la nouvelle numérotation n’a pas gardé de place pour la future ligne Beste (bus express stéphanois), une liaison à haut niveau de service tangentielle envisagée grâce à la fusion des lignes 6 (au sud) et 9 (au nord), qui devrait voir le jour d’ici 2013.
     

    François ENVER

  • Bordeaux va « recentrer » ses tramways

    Sous cette appellation un poil barbare, ils désignent le nouveau schéma d’exploitation adopté pour le tramway de la métropole aquitaine à la fin 2013, quand seront achevés les prolongements en cours. L’idée est de concentrer les moyens là où la demande est la plus forte, c’est-à-dire au cœur du réseau. Concrètement, les trois lignes A, B et C seront exploitées chacune par trois services différents, plus courts, cadencés aux dix minutes (aux heures de pointe). Ceux-ci se superposeront dans les sections centrales du réseau, offrant théoriquement un passage plus régulier toutes les trois minutes environ. En revanche, le service sera dégradé aux extrémités, moins fréquentées.
    « Le réseau l’exige, la loi mathématique s’impose ! Si on n’avait pas pris cette décision, il faudrait acheter un nombre inimaginable de rames ! », explique Gérard Chausset, vice-président de la Cub chargé des transports de demain. Avec la construction des nouvelles extensions prévues et la croissance de la fréquentation attendue par les services techniques, il faudrait acheter 104 nouvelles rames d’ici 2020 si l’on continue à faire rouler les tramways d’un terminus à l’autre. Et les problèmes de régularité ne s’arrangeraient pas… Avec des bouts de lignes plus courts, il ne faudra ajouter que 47 rames au parc actuel de 74 trams (dont 26 d’ici 2013).
    Les travaux de prolongement des trois lignes du tramway bordelais – dont l’enquête d’utilité publique a eu lieu au début de l’été – comprendront l’aménagement de sept terminus partiels, pour 16,75 millions d’euros. Il s’agit à chaque fois d’aménager un embranchement de 60 à 100 m de long, qui permettra aux tramways de faire demi-tour sans perturber le fonctionnement de la ligne. Sur la ligne C, les trois services préfigureront d’autres extensions du réseau, le tram-train du Médoc (prévu en 2014) et la future ligne D (annoncée pour la fin 2016).
    Quelques incertitudes demeurent néanmoins. Comment les habitants accepteront-ils des tramways moins fréquents au bout des lignes ? La question se pose particulièrement à Mérignac, deuxième commune de l’agglomération, qui ne doit plus avoir qu’un tram toutes les dix minutes. « Il faudra voir comment cela va évoluer, répond Gérard Chausset, qui en est  l’élu. C’est un choix réversible : s’il le faut, on pourra renforcer les fréquences ! »
    Reste le rêve des techniciens de la Cub (et de Gérard Chausset) : créer un réseau maillé avec des liaisons passant d’un corridor à l’autre, combinant par exemple des morceaux des lignes A et C actuelles. Après l’avoir un moment envisagé pour 2013, ils y ont renoncé. « Il y avait trop d’incertitudes techniques, notamment à certains carrefours. C’est dommage, mais on n’est pas encore prêts, explique l’élu. L’objectif, c’est de désaturer ! Après, on verra, c’est peut-être envisageable en 2020… »
     

    François ENVER