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  • Turquie : une nouvelle LGV en 2023

    Turquie : une nouvelle LGV en 2023

    L’année 2023 devrait voir la mise en service de la LGV Ankara – Sivas portant à huit le nombre de relations à grande vitesse exploitées par l’opérateur historique turc TCDD Taşımacılık. Après quatre ans d’arrêt, les travaux de la nouvelle ligne Ankara – İzmir ont également repris. Ceux de la nouvelle ligne Ankara – Kayseri ont débuté. De 2003 à 2022, en moyenne près de 134 km de nouvelles lignes ont été construits annuellement.

     

    Au 1er janvier 2023, le réseau ferré turc est composé de 11 668 km de lignes classiques dont 4 705 km électrifiés, de 1 241 km de lignes à grande vitesse électrifiées dénommées YHD (Yüksek Hızlı Demiryolu, soit LGV) ou YHT (Yüksek Hızlı Tren, soit TGV), et de 204 km de lignes aménagées dénommées YSD (Yüksek Standarth Demiryolu) avec des vitesses limites supérieures à 160 km/h.

    Dès 2001, le gouvernement turc envisageait la construction d’une ligne à grande vitesse apte à 230 km/h entre Istanbul et Ankara avec une mise en service en 2006. Les travaux de construction du premier tronçon de LGV entre Esenkent et Eskişehir ont été lancés le 10 décembre 2003 et achevés en 2007 permettant la mise en service le 13 mars 2009 de la première LGV turque d’une longueur de 206 km et apte à 250 km/h.

     

  • Une nouvelle ligne à grande vitesse en Turquie

     

    Inaugurée le 17 décembre par le président turc, Recep Tayyip Erdogan, et son premier ministre, Ahmet Davutoglu, à Konya, le centre économique du pays peuplé de plus d’un million d’habitants, la ligne à grande vitesse constitue le second maillon du grand projet de réseau. La liaison permet de relier Konya à Istanbul (700km) en 4 h 15 contre 13 h de trajet avant son ouverture selon les autorités turques. La première ligne avait été inaugurée en juillet dernier, deux semaines avant les présidentielles que Recep Tayyip Erdogan a remporté.

  • Rouen : départ des « bleues » pour la Turquie

    Rouen : départ des « bleues » pour la Turquie

    Le 4 mars, les 28 anciennes rames bleues du métro de Rouen ont été chargées dans un cargo en partance pour la Turquie.
    La Crea,  Communauté d’agglomération Rouen Elbeuf Austreberthe, a vendu les anciens tramways à la ville de Gaziantep en Turquie pour un montant de 5,2 millions d’euros.
    Depuis 20 ans, les rames TFS d’Alstom ont circulé dans l’agglomération rouennaise. Le matériel a été réformé en 2012, au profit de de rames Alstom Citadis blanches.
    Gaziantep est une ville d’1,6 millions d’habitants en pleine expansion qui accueille 60 000 habitants supplémentaires par an. Elle a ouvert une première ligne de tramway de 12 km en 2011. Les rames rouennaises, après relookage et l’installation de la climatisation, rejoindront d’autres rames déjà en exploitation achetées au réseau de Stuttgart.
     

  • Turquie : la grande vitesse entre Istanbul et Ankara en février 2014

    Binali Yıldırım, le ministre des Transports du gouvernement turc, a annoncé dans un entretien donné le 18 novembre au Hürriyet Daily News, la mise en service dans le courant du mois de février 2014 de la ligne à grande vitesse de 576 km entre Istanbul et Ankara. Baptisée Yüksek Hizli Tren (YHT), cette LGV permettra de réduire le temps de parcours entre les deux villes de 6 heures 30 à 3 heures. La ligne a été conçue pour être connectée au tout nouveau tunnel de 13 km qui franchit le détroit du Bosphore depuis le 29 octobre dernier et qui relie le réseau turc au reste du réseau européen. Le matériel roulant, des HT65000 du constructeur espagnol Caf, affiche une vitesse maximale de 260 km. La signalisation ERTMS niveau 1 a été fournie par Thales.

  • Une nouvelle ligne de métro à Istanbul

    Istanbul inaugurera le 21 juin, une nouvelle ligne de métro entre la station Esenler qui dessert la gare routière, et le site proposé par la Turquie pour accueillir les Jeux olympiques de 2020, sur la rive occidentale de la ville. Un nouveau tronçon de voie, prolongeant la ligne M1B, une branche de la M1 partant de la station Otogar, permet de rejoindre Kirazlı, le terminus sud de la ligne M3, terminée en février. Une des stations de ce tronçon, Bagcilar, est en correspondance avec le terminus nord de la ligne de tramway T1.
    Au total, quinze stations seront desservies, chacune peinte d’une couleur différente. Les deux lignes, M1B et M3 pourront transporter 111 000 voyageurs par heure. Les travaux de cette ligne, commencés en 2006, devaient s’achever fin 2011.

  • Fret : un train combiné relie l’Europe au marché turc

    Fret : un train combiné relie l’Europe au marché turc

    CFL Cargo et CFL Multimodal, deux sociétés luxembourgeoises, ont annoncé le 14 septembre la mise en service d’une navette de trains combinés entre Bettembourg au Luxembourg, et Trieste en Italie, d’où les marchandises arriveront en provenance des ports turcs d’Istanbul, d’Izmir et de Mersin. Les deux sociétés ont mis en place cette nouvelle navette en partenariat avec Mars Logistics, un acteur majeur du fret en Turquie. Le service repose sur une fréquence de trois allers-retours par semaine. À partir du terminal multimodal de Bettembourg, les marchandises continuent leur trajet en train vers de nombreuses destinations au Luxembourg, en Belgique, en France, aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne et en Allemagne. Selon les prévisions des promoteurs du projet, cette liaison permettra une réduction de 13 000 tonnes de CO2, soit 75 % d’émissions de CO2 en moins par rapport au transport routier. À noter que ce train combiné a été en partie réalisé grâce à des financements européens via le programme communautaire Marco Polo.

     

  • Un million de voyageurs grande vitesse en Turquie en dix mois

    Selon le directeur général des chemins de fer de la république turque (TCDD), Suleyman Karaman, le train à grande vitesse YHT, qui a permis de réduire de moitié le temps de voyage entre Ankara et Eskisehir – ramené à 90 minutes au lieu de 180 – est très prisé, notamment des étudiants et des fonctionnaires. Il a déjà transporté un million de personnes. Cité mercredi par l’agence Anadolu, le DG a précisé que l’objectif des TCDD était d’atteindre un trafic de 2 millions de voyageurs en 2010. Le premier tronçon de LGV (à 250 km/h) lancé en mars 2009 constitue la première tranche du trajet Ankara – Istanbul, soit 500 km de LGV, dont les travaux de doublement et d’électrification de la voie sont en cours d’achèvement.

  • La Turquie se couvre de tramways

    Le tramway a la cote en Turquie. Toutes les grandes villes s’y mettent ! Avec des résultats plus que contrastés. Les agglomérations les plus importantes ont adopté le métro léger avec des gros trams circulant en site propre et en tunnel dans le centre-ville : c’est le cas à Ankara (1996, en plus d’un métro lourd calqué sur le modèle de Toronto), Izmir (2000), Bursa (2002) et Adana (mars 2009). Ankara et Izmir ont même opté pour l’alimentation par troisième rail. Avec un profil plus urbain, Konya a depuis 1992 une longue ligne très germanique où circulent de vieux trams Siemens venus de Cologne. Eskisehir a ouvert fin 2004 la voie du tramway moderne, « à la française », autour duquel a été réorganisée la ville. Ou plutôt « à l’autrichienne », le maire ayant d’après la petite histoire dit au cours d’une visite de Linz qu’il voulait la même chose chez lui – en l’occurrence, des Flexity Outlook de Bombardier. Deux réseaux supplémentaires devaient ouvrir avant les municipales du printemps mais ont été victimes de retards : à Kayseri (avec des Sirio d’AnsaldoBreda), l’inauguration a été reportée au 1er août ; à Antalya, la ligne nouvelle (qui doit accueillir des trams construits par CAF) a été construite trop vite, d’où de nombreuses malfaçons qui ont coûté son siège au maire de la ville. Elle sera peut-être prête avant la fin de l’année. Antalya a d’ailleurs déjà un tram depuis 1999 : trois vieilles rames venues de Nuremberg y assurent une navette essentiellement touristique. Pour compléter le tableau, d’autres tramways sont en projet ou en construction à Gaziantep, Samsun et Trabzon.
     

  • Istanbul multiplie les modes de transport

    Après de longues années d’attentisme et de chantiers aussi improbables qu’interminables, la capitale économique turque investit enfin dans un réseau de transports en commun digne de ce nom. Certes, de nombreux usagers considèrent que ces réalisations sont bien insuffisantes au regard des besoins de cette mégalopole qui s’étend désormais sur plus de 100 km de long. Mais l’effort est réel – 55 % du budget municipal ! –, et l’agglomération, couverte de chantiers. Jusqu’à la fin des années 1980, Istanbul avait surtout misé sur la voiture. Autoroutes et voies rapides ont été construites un peu partout, tandis que des quartiers entiers étaient éventrés par la construction de toboggans et d’échangeurs et que les piétons étaient priés de traverser les grandes avenues par des passages souterrains. Les tramways, puis les trolleybus ont été abandonnés, l’essentiel des transports en commun étant assurés par des bus et dolmus (taxis collectifs sur des itinéraires fixes) vieillissants, souvent englués dans la circulation. Et bien sûr par les nombreux bateaux, les « vapur », qui traversent le Bosphore. Quant au train, son rôle est resté limité à deux lignes de banlieue datant des années 1870, l’une en Europe jusqu’à la gare de Sirkeci, l’autre en Asie jusqu’à Haydarpasa. Istanbul s’est enfin lancée dans la construction d’une première ligne de métro au début des années 1990. Irriguant pour l’instant les quartiers « occidentaux » de la partie européenne – le centre des affaires –, son premier morceau a été ouvert en 2000, et elle a été prolongée en janvier dernier, atteignant une longueur de 14,5 km. Ce qui est très peu par rapport à la taille de la ville ! En fait, c’est surtout le tramway qui se taille la part du lion dans le nouveau paysage des transports urbains stambouliotes. Un tram qui vire au métro léger (ou hafif metro) sur certaines lignes. Les investissements récents se caractérisent d’ailleurs par un éclectisme certain. Petit point sur le réseau :
    – Le métro lourd : récemment rebaptisé M2, il irrigue les quartiers d’affaires. L’unique ligne doit être prochainement prolongée au sud à travers la vieille ville, jusqu’à la gare de Yenikapi où elle rencontrera la ligne M1 prolongée et surtout la ligne du RER Marmaray.
    – Le métro léger : une ligne de tramway rapide en site propre intégral partiellement souterraine a été ouverte par étapes entre 1989 et 2002 entre le centre-ville et l’aéroport Atatürk. Elle est maintenant considérée comme un métro à part entière et a été rebaptisée M1. Plus récemment, une autre ligne a été construite vers le nord-ouest, qui alterne sections en souterrain, viaducs et sites propres en surface. Elle est officiellement un tramway et est de ce fait devenue T4.
    – Le tramway : épine dorsale du vieux Stamboul (avant de se prolonger assez loin dans la périphérie), la ligne T1 transporte plus de 200 000 passagers par jour. C’est un tram moderne assez classique, en site propre et désormais à plancher bas, mis en service entre 1992 et 2006, et qui est maintenant exploité avec des Flexity Swift de Bombardier. Trente Citadis fabriqués par Alstom doivent venir en compléter la flotte. Cette ligne T1 a été prolongée à l’ouest par une assez courte ligne T2, qui elle est parcourue par du matériel Düwag à plancher haut.
    – Le « nostaljik tramvay » : un vieux tram restauré parcourt depuis 1990 l’avenue Istiklal, dans le centre commerçant. Et depuis 2003, des Gotha circulent sur une ligne circulaire (officiellement baptisée T3) à Kadiköy, côté asiatique.   
    – Le funiculaire : deux possibilités pour escalader sous terre la colline de Beyoglu (qui peut être considérée comme l’hypercentre de l’agglomération), le vénérable Tünel (1875) au sud, et le moderne funiküler (2006) au nord. Ce dernier permet de relier rapidement le tram T1 à la place centrale de Taksim, où passe le métro M2.
    – Le metrobüs : dernier né du mécano des transports publics stambouliotes, cet impressionnant axe de bus en site propre de 40,5 km a été tracé au centre de l’autoroute périphérique. Il relie désormais Europe et Asie – ses voies réservées s’interrompent d’ailleurs sur le pont du Bosphore – et transporte quelque 700 000 personnes par jour ! Les bus articulés Mercedes se succèdent à une fréquence très élevée, roulant à gauche pour pouvoir accoster sur des quais centraux aux arrêts. Depuis quelques mois, des Phileas néerlandais – comme le futur « tram » de Douai – ont été mis en service sur cet axe. Istanbul en a commandé cinquante. Mais le véhicule biarticulé a peu apprécié le poids des trop nombreux passagers, surtout dans les pentes. Les autorités locales ont donc décidé de ne pas en acheter davantage et d’oublier le guidage magnétique.
    Les chantiers du moment comprennent, outre Marmaray et le prolongement des lignes M1 et M2 à Yenikapi, la construction de nouveaux métros plus ou moins légers du côté asiatique. Les projets sont tout aussi variés. Métros et trams sont toujours au programme – avec même la mise au point d’un modèle de tramway maison, le RTE –, mais aussi une ligne de rocade de métro à moteur linéaire au nord, d’autres couloirs de bus, et même des monorails !

    François ENVER

  • Premier Citadis livré à Istanbul

    Le premier des 37 Citadis destinés au réseau d’Istanbul Ulasim est arrivé à bon port le 1er septembre. Parti par la route de l’usine Alstom de Valenciennes le 25 août, le tram a embarqué à Trieste (Italie) le 29. Ce tramway suivra les prochaines semaines un programme d’essais à Istanbul, avant la livraison des unités suivantes, de fin 2009 à mi-2010. Exploitable en unités doubles, ce Citadis est le premier à être équipé des nouveaux bogies Ixege, qui permettent aux tramways les plus récents de circuler sur tout type de voie. Des bogies qui ouvrent au Citadis le marché des réseaux anciens.