Étiquette : Ville

  • Quatre lignes pour le prix de trois à Montpellier

    Préparé par une série de jonctions multiples à tous les points de rencontre entre les deux lignes existantes et celle en construction, il débouchera sur la création d’une 4e ligne semi-circulaire sans ajout d’un seul kilomètre d’infrastructure. Partie ou totalité des deux boucles centrales des 2e (Rives du Lez – Corum) et 3e ligne (Gare Saint Roch – Port-Marianne) seront affectées à la future ligne 4 tandis que les parcours centraux des lignes 2 et 3 seront rendus plus directs. La ligne 2 sera tracée, entre Gare Saint-Roch et Corum, par la place de la Comédie, en tronc commun avec la 1. La ligne 3 sera tracée, entre Gare Saint-Roch et Port-Marianne, par l’actuel tracé de la ligne 2 (Gare Saint-Roch – Rives du Lez) et une section de la 1 (Rives du Lez – Port-Marianne). Ce projet, « qui avait été conçu dès la DUP de la ligne 2 », explique Robert Subra, élu et président de la TAM, nécessitera la levée d’une seule rame supplémentaire sur les trois en option du marché de la ligne 3. La 4 sera dotée de 8 rames Citadis 302 de 30 m issues de la 2 et des 3 rames de 30 m de la 1 qui jusqu’ici complétaient son parc de 29 rames de 40 m (Citadis 401). La 2 verra son parc réduit de 23 à 19 rames dont, nouveauté, deux rames de 40 m. La 3 nouvelle version verra son parc réduit de 23 à 18 rames, les 5 rames économisées allant sur la 2 et la 1, qui reste à 32 rames mais désormais toutes de 40 m. La 4e ligne partira de Saint-Denis, sur la future ligne 3, où elle aura un terminus en boucle grâce à la dissociation des voies montante et descendante à cet endroit. Son autre extrémité sera fixée à Albert 1er, sur la ligne 1, où une voie en tiroir devra être posée. Sur 8,2 km les rames de la 4, aussi baptisée « Ring », desserviront 17 stations dont six en propre. Le trafic escompté reste modeste : 14 000 voyages par jour, soit 1 700 voyageurs/j/km contre 135 000 voyages par jour et 9 000 voyageurs/j/km sur la ligne 1. Mais, même si une partie de ses voyageurs sera issus des sections des autres lignes, « 14 000 voyageurs par jour pour un investissement de cinq millions d’euros, c’est fantastique », se félicite Robert Subra. Les 5 millions se répartissent pour moitié dans l’achat de la nouvelle rame et pour moitié dans deux jonctions et une voie en tiroir. La « boucle du Lez » de la 2 avait suscité des critiques lors de sa conception, « mais nous avons eu des responsables visionnaires », ajoute-t-il. La TAM devra gérer le passage de trois lignes (1, 3, 4), dont une aux 4 minutes, sur la section Rives du Lez-Moularès (500 m), à Gare Saint-Roch et à Corum. Cette gestion devra s’accommoder d’une simplification de la signalisation, le doublage des feux de direction d’aiguille par des carrés (feux « T » ) devant être supprimé au bénéfice de la marche à vue, « principe de fonctionnement du tramway », indique un ingénieur. La création du « Ring » permettra aux usagers venus de la branche sud de la 3 (Pérols, Lattes) et des branches est et ouest de la 2 d’avoir un accès direct au centre historique sans avoir à subir un long détour ou une marche à pied. La 4 réalisera une liaison interquartiers sud, une zone aux résidences populaires souvent enclavées, tout en desservant la gare Saint-Roch et le nœud de correspondance du Corum avec des fréquences et une capacité adaptée. Elle préparera la réalisation d’un « Ring » totalement circulaire à la mise en service de la future ligne Lavérune-Clapier, dont la numérotation passe de 4 à 5, et qui tangentera le nord de l’hypercentre par le nord, d’ici la fin de la décennie.
     

    Michel-Gabriel LEON

  • Le tram Canebière – Castellane dans l’impasse

    Le 28 juin, en séance plénière de la communauté urbaine de Marseille Provence Métropole, AOT, la délibération autorisant la poursuite du programme a été votée à l’arraché, le président Eugène Caselli (PS) jouant la montre, en affirmant que « la vraie décision sera prise plus tard » et qu’en attendant « il faut terminer les études » et « trouver les financements ». Car si cette ligne divise la gauche comme la droite, c’est que son coût explose : il serait de 82 millions d’euros minimum, dont 50 pour la construction d’une voie unique avec croisements aux stations et 32 millions pour six rames. Les études techniques, selon le président de la RTM, Karim Zéribi (apparenté PS), ont révélé la présence sous le tracé d’une canalisation de trop-plein d’eau de 3,80 m de diamètre, ce qui expliquerait le surcoût (l’estimation en 2009, hors matériel, était de 30 millions d’euros).
    Pour beaucoup, c’est cher du kilomètre. Karim Zéribi répète que « le choix n’est pas pertinent » et que cette somme « pourrait améliorer le maillage des quartiers périphériques ». Selon Guy Teissier (UMP), député maire des 9e et 10e arrondissements, c’est « loin d’être une priorité ». Cet embryon de ligne qui pouvait constituer à terme le premier maillon d’un tramway vers le sud de la ville (les financeurs lui préfèrent aujourd’hui un BHNS) est au cœur d’un « marché » entre la majorité UMP de la ville, avec Jean-Claude Gaudin à sa tête, et celle de la communauté urbaine. La première l’a mis dans la balance pour un accord de gouvernance partagée de la communauté urbaine… dont l’exécutif de gauche, opposé à ce tronçon, a finalement lancé le projet en échange de la piétonnisation du Vieux-Port.
     

    José SOTO

  • RATP : la ligne 14 se prolonge pour désaturer la ligne 13

    Après l’approbation par le Stif de la concertation publique sur le projet de désaturation de la ligne 13 par le prolongement de 5,5 km de la ligne 14 et la création des trois nouvelles stations Porte-de-Clichy, Clichy-Saint-Ouen et Mairie-de-Saint-Ouen, une étude va être menée pour comparer les avantages et inconvénients liés à la réalisation d’une quatrième station à Rome ou à Pont-Cardinet. La mise en service de la prolongation interviendrait en 2017. Le Stif demande également à la RATP une étude sur la généralisation à l’ensemble de la ligne 13 de l’installation des portes palières, particulièrement au nord de Saint-Lazare.

  • Le projet d’une deuxième ligne de tram à Caen est repoussé

    Mercredi 30 juin, les élus de Viacités, syndicat des transports en commun de l’agglomération caennaise, ont décidé de ne pas présenter de dossier au second appel à projets du Grenelle de l’environnement pour la construction d’une seconde ligne de tramway. Cité par Ouest France, Eric Vève, président de Viacité et élu de Caen, déclare : « Répondre à cet appel à projets est irréaliste pour des raisons financières, techniques et politiques. » Eric Vève et plusieurs élus ont rencontré, mardi 29 juin, le secrétaire d’État aux transports, Dominique Bussereau. Selon ce dernier, « il doit y avoir un troisième appel à projets, fin 2011-début 2012, pour des prestations à réaliser en 2014-2015. Là, nous pourrions y répondre »,  poursuit Eric Vève qui envisage à partir de septembre une concertation publique sur la mise en place d’une deuxième ligne de tramway.

  • Transamo choisi pour l’extension du réseau du Mans

    La commission d’appel d’offres du Mans Métropole a choisi Transamo, filiale de Transdev pour être mandataire de maîtrise d’ouvrage de l’extension de son réseau de TCSP, en groupement avec la SEM du Mans. L’investissement est de 100 M€ pour un peu plus de 3 km de tramway et 4 km de BHNS. Ce devrait être le 1er appel d’offres mixte tram/BHNS.

  • Déminage terminé, Brest peut construire son dépôt

    Les bombes font un peu partie du paysage à Brest. Il est rare qu’une opération d’urbanisme ne tombe pas sur un explosif, dans l’une des villes les plus bombardées par les alliés en 1945. La zone du chantier de l’atelier-dépôt du futur tramway de Brest, a dû être évacuée une dernière fois mi-juin pour le désamorçage d’une bombe américaine de 250 kg. Le déminage de cette zone se sera soldé par 16,5 tonnes d’explosifs retirées. Il aura également fallu détruire 11 blockhaus pour finalement pouvoir procéder fin juin à la pose de la première pierre de ce dépôt et centre de maintenance du futur tramway de l’agglomération brestoise. Ce centre technique, qui assumera dépôt, entretien, vérification et nettoyage des 20 rames de tram, abritera aussi le centre de contrôle. Il sera « le maillon essentiel du nouveau dispositif de transport en commun », a indiqué la métropole dans un communiqué. A terme, une centaine de personnes devraient être rattachées à ce site de 7 000 m² orné de 1 279 m² de panneaux photovoltaïques (soit 960 panneaux).

  • Avec le tram d’Angers, la télébillettique

    Avec l’arrivée du tram en juin 2011, les Angevins bénéficieront de la télébillettique : une carte ou une clé USB sans contact au lieu des tickets carton. Ces titres, pour les abonnés ou les voyageurs occasionnels, seront rechargeables dans les 45 bornes des stations du tram et sur le site Internet de la Cotra (réseau Keolis, 27 millions de voyages par an). Parkeon a été chargé de la mise en œuvre du système, voulu évolutif et prêt pour les technologies à venir. Angers Loire Métropole va aussi mettre en place une nouvelle carte de vie quotidienne sans contact, véritable sésame pour accéder à diverses activités (notamment les parkings-relais) de la commune. Le contrat de près de 5 millions d’euros signé en mai dernier comprend un serveur central, 350 valideurs dans les bus et 170 dans les trams, ainsi que les distributeurs automatiques de titres, les terminaux points de vente, 70 000 cartes sans contact, 5 000 clés USB NFC, 3 millions de tickets sans contact… Après Reims et Lille, Angers est la troisième ville française à se doter de cette offre billettique globale développée par Parkeon.

  • Un tram à Avignon pour 2016 ?

    Avignon pense avoir les moyens de s’offrir son tram. D’après une étude sur le financement, la réalisation d’une ligne de 16 km représenterait un montant d’investissement de 250 millions d’euros. « Avec un relèvement du VT à 1,8 % et les aides de l’appel à projets, le Grand Avignon est mesure de financer le projet », indique Eddy Le Roux, chef de projet pour les transports en commun en site propre (TCSP) du Grand Avignon. Plutôt qu’un BHNS, il semble acquis que la collectivité optera pour un tram de 24 mètres. Après une consultation de la population, cet été, le Grand Avignon devrait prendre sa décision finale à la rentrée, avant de lancer les procédures en vue d’un début des travaux à la fin de 2013, en vue d’une mise en service en 2016.

  • Angers parle déjà de sa ligne 2 de tramway

    Alors que les travaux de la première ligne de tramway se terminent, l’agglomération angevine commence déjà à évoquer une seconde ligne reliant le bourg de Beaucouzé au Parc des expositions à Saint-Sylvain-d’Anjou, via Belle-Beille et Montplaisir à l’horizon 2020. Cette nouvelle ligne dont les études ont été lancées en 2008, mais dont le tracé doit encore être débattu, ferait 16,3 km de long, avec 32 stations desservies et un objectif capacitaire fixé à 42 000 usagers par jour. La connexion à la ligne A se ferait en gare d’Angers.

  • Le projet du tram de Besançon sera voté le 30 juin

    Le tramway de l’agglomération du Grand Besançon, doit être soumis au vote du conseil de communauté le 30 juin. Le projet prévoit un tram sur fer capable de transporter 1 200 passagers à l’heure dans chaque sens avec, en pointe, une rame toutes les six minutes. D’après le site de la radio régionale Plein air, « ce tram passerait par les 408, Chamars, le pont Canot, le quai Vieil Picard, le pont Battant, la place de la Révolution et le pont de la République ». La facture serait estimée entre 228 et 252 millions d’euros pour une inauguration espérée en 2014.