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Étiquette : Wagon
Nouvelles inquiétudes pour les gares de triage
Autour de la gare de triage de Gevrey en Côte-d’Or, on craint de nombreuses suppressions d’emplois du fait du changement de système de tri des wagons isolés. « Nous allons passer du système de tri par gravité au système de tri à plat, c’est-à-dire avec des engins de manœuvre, ce qui va abaisser la capacité de tri du site », explique Roland Fourneray le secrétaire de secteur de la CGT Cheminots. Selon lui, 22 emplois ont été supprimés avec la réorganisation du travail en cours qui prévoit de faire passer les équipes du trois-huit en deux-huit. La CGT Cheminots s’inquiète également pour la gare de triage de Villeneuve-Saint-Georges, elle aussi menacée. « La proximité immédiate du port de Bonneuil, du chantier multimodal de Valenton, de la plateforme aéroportuaire d’Orly, du marché d’intérêt national de Rungis, des plateformes logistiques longeant la voie ferrée au nord de l’Essonne (certaines sont reliées au rail) offrent la possibilité de trafics importants », estime-t-elle dans un communiqué publié le 26 janvier en appelant à des manifestations le 3 février. « Ces restructurations s’inscrivent dans la politique générale de Fret SNCF qui envisage de supprimer 70 % de l’activité de wagons isolés. Elle prévoit de réduire le nombre de triage de 14 actuellement à 3 (à Sibelin, Woippy et en région parisienne) », rappelle de son côté Roland Fourneray.
Validation du rachat dErmewa par le groupe SNCF
Transport et Logistique Partenaires SA (TLP), société détenue par SNCF Participations, va pouvoir racheter Ermewa, le spécialiste suisse de la location de wagons de marchandises, de l’organisation de transports et de la location de conteneurs dans plusieurs pays de l’UE. La Commission européenne donne son accord mais exige néanmoins qu’Ermewa cède ses activités de commissionnement de transport ferroviaire par céréales et son parc de wagons céréaliers à déchargement axial pour éviter que le groupe SNCF ait une position dominante sur ce marché.
Plus que onze plates-formes pour les wagons isolés
Les fédérations syndicales de cheminots, CGT, Unsa, Sud Rail et CFDT, se sont réunies le 2 septembre pour faire le point sur la « rentrée sociale ». Au cœur des débats, le fret. La direction réfléchit, selon la CGT, « au remplacement du système de production actuel de wagons isolés, basé sur 3 hubs reliés à 31 plates-formes, par un système de zone à zone entre 11 plates-formes alimentées par le développement des opérateurs ferroviaires de proximité privés ». Les syndicats estiment que la suppression de wagons isolés se traduirait par des milliers de camions supplémentaires sur les routes. Le même jour, ils ont reçu le soutien des Verts, qui estiment que les calculs économiques de la SNCF « ne prennent pas en compte la taxe poids lourds, une autre répartition possible des péages ferroviaires, les autres polluants et les risques pour la santé et la sécurité liés à l’augmentation du trafic des camions ».
La paralysie guette les chemins de fer allemands
Le réseau ferré allemand est-il au bord de la paralysie ? La question se pose alors que l’autorité ferroviaire fédérale (EBA) veut retirer temporairement de la circulation 100 000 wagons de fret, soit la quasi-totalité du parc circulant outre-Rhin, pour procéder à des contrôles de sécurité. Une opération sans précédent, motivée par plusieurs accidents survenus ces derniers mois suite à des ruptures d’essieux, comme par exemple à Viareggio, en Italie. Une catastrophe qui interpelle en Allemagne : le train qui a déraillé avant de s’embraser était pour partie composé de wagons appartenant à la Deutsche Bahn. Or, selon l’EBA, ce genre de drame pourrait se reproduire : certains modèles d’essieux présentent des signes d’usure prématurée et il convient de les examiner de toute urgence. Autre impératif : raccourcir la fréquence des contrôles, qui n’ont lieu actuellement que tous les six ou huit ans. Mais cette recommandation, aussi inédite que radicale, passe mal auprès des compagnies, déjà fragilisées par la crise. La fédération des opérateurs privés Netzwerk Bahnen parle ainsi d’une « mesure exagérée » qui menace la pérennité de certaines entreprises. Une crainte relayée par le ministre allemand des transports, sous la tutelle duquel se trouve l’EBA. Wolfgang Tiefensee invite ainsi l’administration à trouver une solution « qui ne paralyserait pas le trafic ». Reste à savoir s’il sera entendu. Car, depuis un an, l’autorité ferroviaire allemande se montre inflexible sur l’épineuse question de la sécurité des essieux, devenue récurrente et responsable de perturbations en série sur le réseau ferré du pays. Dernier exemple en date, à Berlin : les deux tiers des S-Bahn sont à l’arrêt pendant au moins un mois sur ordre de l’EBA. Des doutes planent sur la fiabilité des matériels après le déraillement d’une rame début mai. Conséquence : la DB, qui exploite la franchise, a dû se résoudre à fermer plusieurs lignes du centre-ville. Quais bondés, trafic aléatoire : le retour à la normale n’est pas attendu avant décembre… L’automne dernier, la Bahn avait déjà dû jongler avec un parc d’ICE réduit : de nombreux trains avaient été retirés du trafic après la découverte d’une fissure sur un essieu. Au total, ces déboires ont coûté 300 millions d’euros à l’opérateur.
Antoine HEULARD
L’avenir du wagon isolé sur la sellette
Mardi 26 mai, à 19h, Guillaume Pepy et Pierre Blayau avaient rendez-vous avec Dominique Bussereau, le secrétaire d’Etat aux Transports. Une rencontre déterminante pour le président de la SNCF et son directeur général délégué transports et logistique venus faire des propositions sur le fret ferroviaire. Juste avant, Dominique Bussereau avait précisé devant l’Assemblée nationale la position du gouvernement sur l’activité de wagon isolé, qui ne représente que 35 % des trafics de Fret SNCF, mais génère 70 % de ses pertes. Répondant à une question de Nicolas Perruchot (Nouveau Centre, Loir-et-Cher) sur cette activité, le secrétaire d’Etat aux Transports a affirmé qu’il n’était « pas question de demander à la SNCF de l’abandonner », ni pour l’Etat de la « subventionner ». Il a également pointé les coûts structurels de Fret SNCF, de 30 % supérieurs à la concurrence « ou à ses propres filiales qui travaillent dans d’autres conditions, y compris sur le sol français ». Or, à plusieurs reprises, la SNCF a laissé entendre qu’elle ne pourrait maintenir son activité de wagon isolé qu’à condition de percevoir des subventions.
C’est aussi la tonalité des conclusions d’un audit sur la pertinence économique des différentes activités de Fret qui a été présenté le 12 mai en commission économique du CCE de la SNCF. Selon Le Figaro du 25 mai, qui affirme s’en être procuré une copie, « l’effondrement des trafics de 40 % depuis le début 2009 a fait augmenter le coût moyen par wagon de 70 %. Pour que cette activité soit rentable pour la SNCF, il faudrait que ses volumes augmentent de 65 % ».
Le transport combiné et les trains massifs seraient en revanche, dans la majorité des cas, concurrentiels face à la route. La SNCF envisage de filialiser ses activités pour les rendre plus compétitives, en proposant à des conducteurs volontaires de nouvelles conditions de travail.
Reste à savoir comment les organisations syndicales vont réagir. A la fin de l’année dernière, elles avaient fait échouer le projet de Fret SNCF de recourir à des conducteurs volontaires spécifiquement dédiés au fret. Celles-ci ont déjà demandé une contre-expertise sur la situation du fret, actuellement menée par un expert choisi par leurs soins. La direction attendra le résultat de cette nouvelle étude avant de présenter son plan en juin.
Dominique Bussereau a, de son côté, évoqué des « pistes pour l’avenir » du fret ferroviaire, comme le développement du trafic combiné longue distance, le développement des autoroutes ferroviaires ou des opérateurs de proximité.
Marie-Hélène POINGT
VTG espère passer entre les gouttes de la récession
« Bien entendu, nous n’échapperons pas aux effets de la crise. » Alors que le marché européen du fret ferroviaire est en proie à l’effondrement, Kai Kleeberg, le directeur finances de VTG, ne se berce pas d’illusion : son groupe va prendre des coups en 2009. Pour la plus grande société privée de location de wagons, le contexte n’a en effet rien de rassurant, à l’heure où la plupart des compagnies tentent de contenir leurs surcapacités : DB Schenker Rail, dont le carnet de commandes est en chute, a par exemple laissé 35 000 wagons à quai, un tiers de sa flotte.
Pour autant, VTG refuse de s’inquiéter et pense être armé pour limiter la casse. Le groupe table certes sur un repli de son volume d’affaires en 2009, mais qui ne devrait pas dépasser les 5 %. Une contraction « modérée », selon Heiko Fischer, le patron de la firme de Hambourg, surtout au regard du plongeon de l’ensemble du secteur. De fait, la compagnie s’estime protégée par des accords à long terme conclus avec les opérateurs ferroviaires. Pour l’heure aucun d’entre eux n’a cassé son contrat avec le loueur. Par ailleurs, VTG se targue d’offrir « une palette diversifiée de services, couvrant l’ensemble des segments du marché. Tous ces éléments [nous] rendent moins sensibles aux fluctuations économiques », poursuit l’entreprise.
VTG pense ainsi pouvoir tirer son épingle du jeu grâce à son offre de wagons spéciaux destinés au gaz et aux liquides, une activité tendantiellement en sous-capacité de transport et moins touchée que les secteurs de l’acier ou de l’industrie automobile. Toujours dans la même veine, le groupe allemand se félicite d’avoir mis la main l’an dernier sur le constructeur de wagons en faillite Graaff, s’assurant ainsi ses propres capacités de production et donc la possibilité de s’adapter aux demandes des clients « avec davantage de flexibilité ».
Selon les prévisions de Heiko Fischer, VTG devrait parvenir à louer cette année 86 % des 49 600 wagons que compte son parc. Un résultat très inférieur aux 94 % affichés sur les trois premiers trimestres de 2008, mais « loin d’être critique », affirme-t-il.
Antoine HEULARD
Locomotives américaines et wagons chinois en Arabie Saoudite
Le fonds public d’investissement du ministère des Finances d’Arabie saoudite a signé deux contrats pour les trains de fret de la future ligne Nord – Sud, longue de 2 400 km et dont la mise en service est prévue pour 2013. D’une part, le constructeur américain EMD (ex-GM EMD) fournira 25 locomotives diesel-électriques SD70ACS à partir du deuxième trimestre 2010. Parmi les équipements inédits de ces futurs vaisseaux du désert, notons un système de filtrage de l’air et des chasse-sable amovibles. D’autre part, le constructeur chinois CSR fournira pour « presque 100 millions de dollars » 668 wagons de plus de 10 types, dont des wagons-trémies pour minerai, des wagons découverts et 524 wagons pour le transport de phosphate.
Beacon Rail lance son activité leasing
BTMU Capital Corporation (groupe Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ) a annoncé la création de sa filiale européenne de leasing pour le fret ferroviaire Beacon Rail. Cette petite entité (5 personnes) basée à Londres et disposant de bureaux à Rotterdam gère déjà une flotte de 27 locomotives et 50 wagons. Elle vient de commander 6 nouvelles locomotives diesel électriques à Vossloh (livrables mi 2010) pour le démarrage de nouveaux trafics de CargoNet en Norvège.
Le CN renouvelle sa flotte de wagons à minerais
Le Canadien National (CN) a annoncé le 9 octobre un vaste plan de modernisation de sa flotte de wagons à minerais, qui inclut une commande de 232 wagons neufs à déchargement rapide, ainsi que la remise en état de 500 wagons. Ces renforts permettront de renouveler une flotte en fin de vie et seront affectés au nord des Etats-Unis, en particulier dans le Midwest (Minnesota et Michigan), une zone très stratégique pour le n° 1 du fret canadien. L’entreprise canadienne National Steel Car, qui s’est vu confier le contrat, débutera les livraisons des wagons neufs en janvier 2009. La remise en état de 500 wagons à minerais est en cours. Elle comprend la pose de nouveaux bogies et attelages, la modernisation du système de freinage et la réparation des organes de vidange. Le CN est à la tête d’un parc de 2 200 wagons à minerais.
Accord de reconnaissance mutuelle entre la France, la Belgique et le Luxembourg
Michel Aymeric (directeur général de l’Etablissement public de sécurité ferroviaire français, EPSF), François Jaeger (directeur gestion réseau au ministère des Transports luxembourgeois) et André Latruwe (chef du Service sécurité et interopérabilité des chemins de fers, SSICF, en Belgique) ont signé, le 5 septembre à Bruxelles, un protocole de reconnaissance mutuelle pour l’autorisation de mise en exploitation commerciale des wagons. Proche de l’accord signé avec l’autorité nationale de sécurité allemande en avril 2008, qui concernait les locomotives, ce nouveau protocole « permettra de faciliter et d’accélérer la délivrance des autorisations de mise en exploitation commerciale des wagons », souligne un communiqué de l’EPSF.