Une erreur humaine cause le déraillement du KTX-II en Corée

Le 11 février dernier, un KTX qui assurait la liaison entre Séoul et Pusan, les deux plus grandes villes de Corée du Sud, a déraillé. C’est le premier accident de ce type depuis la mise en service du train à grande vitesse, en avril 2004. Ce déraillement de six voitures (sur dix) a eu lieu dans un tunnel, à vitesse réduite. Seul un passager a été légèrement blessé. Le trafic est resté interrompu pendant 29 heures.

Le ministère des Transports, en charge de l’enquête, a pointé une cascade de négligences humaines. A l’origine du déraillement, une pièce mal fixée sur un aiguillage par l’équipe de maintenance, qui a ensuite omis de prévenir le centre de contrôle d’une réparation temporaire faite sur l’appareil de voie. « Si les réparateurs et le centre avaient correctement communiqué avant que le train n’entre dans le tunnel, cet accident aurait pu être prévenu », a conclu le ministère.

Selon la Korail, l’exploitant du réseau, les agents mis en cause étaient des intérimaires, embauchés via des entreprises privées. La Korail a de plus en plus recours à ces travailleurs temporaires. Une pratique qui met en danger la sécurité des trains, a dénoncé le syndicat de l’entreprise.

Le modèle qui a déraillé est un KTX-II : construit par le sud-coréen Hyundai Rotem, c’est le successeur du premier KTX, en fait un dérivé du TGV Réseau vendu par Alstom à la Corée du Sud en 1994. Depuis sa mise en service en mars 2010, le KTX-II a connu une douzaine de pannes. Ce nouvel accident pourrait donc nuire aux ambitions sud-coréennes en matière d’exportation de trains à grande vitesse, alors que Hyundai Rotem ambitionne de décrocher d’importants contrats en Californie et au Brésil.

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