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Auteur/autrice : admin_lvdr
RER D : des trains longs le week-end
Le Stif a décidé la poursuite de la mise en place de trains longs sur le RER D le week-end. Cela permet de faire circuler les samedis et dimanches, à compter du 9 décembre 2012, entre 15 et 22h, lorsque la fréquentation est la plus forte, au moins un train long – deux trains accolés de cinq voitures, contre cinq voitures pour les trains courts – toutes les demi-heures sur les branches Melun via Combs-la-Ville, Corbeil via le plateau (Évry-Courcouronnes), Corbeil via la vallée (Évry). Sur cette ligne D, où la fréquentation a augmenté de 25 % le week-end ces dernières années, ces trains longs doivent permettre d’améliorer le confort des voyageurs et la régularité des trains.
Ils permettent, en particulier, de fluidifier les montées et descentes, minimisant ainsi le temps de stationnement en gare. Cela représente 52 allers-retours supplémentaires en trains longs le samedi et 26 allers-retours supplémentaires en trains longs le dimanche. Cette mesure, d’un coût estimé à 1,8 million d’euros, est financée à 100 % par le Stif. Il répond ainsi aux demandes exprimées à plusieurs reprises lors des comités de ligne du RER D.
RP183 : En cabine de conduite d’une CC72100 sur la ligne 4 (2e partie)
Ultime radiale non encore électrifiée, la ligne 4 Paris – Bâle est mythique. Le sont tout autant les locomotives diesels CC 72100, ex-72000, qui la parcourent encore aujourd’hui. Si la mise
en service de la ligne à grande vitesse Est-européenne lui a fait perdre beaucoup de son lustre d’antan — que sont donc les 469/8 Arlberg-Express et autres prestigieux rapides devenus ? –, la ligne 4, qui traverse, sans caténaire aucune, des campagnes demeurées intactes, n’en continue pas moins d’exhaler le charme suranné du chemin de fer des années d’après-guerre, tel qu’on le représente volontiers dans l’imagerie populaire… Un vrai contraste, en réalité, avec le professionnalisme « high-tech » de ceux qui roulent aujourd’hui sur la ligne 4 mais n’en apprécient pas moins, pour autant, ces machines de légende que restent les 72000, des machines dont les jours sont désormais comptés…
Après avoir effectué le trajet de Paris à Troyes (DVD diffusé avec Rail Passion n° 172), nous vous proposons de continuer le voyage avec un parcours de Troyes à Chaumont, qui sera suivi
d’une marche de Chaumont à Vesoul, laquelle fera l’objet du prochain DVD. Ph. H.
Durée : env. 25 mn
Un regard sans concession sur la SNCF
Mark Smith est un spécialiste des chemins de fer européens et, en fin connaisseur du réseau français, nous lui avons demandé son avis. Il nous l’a livré sans détour : « J’ai un petit faible pour l’excellent TGV Duplex de la SNCF. Je rentrais avant-hier de Zurich à Paris dans un Euroduplex, ma famille autour d’une table pour quatre à l’étage. On est arrivés deux minutes en avance gare de Lyon, avec tout le temps nécessaire pour aller attraper Eurostar gare du Nord vers Londres. Parfait ! Le réseau TGV est de premier ordre, mais dans un grand pays connu pour sa gastronomie, le service de restauration a besoin de changements radicaux. J’ai surpris des collègues de la Deutsche Bahn s’amusant de l’étonnement des businessmen français sur le nouveau Paris – Frankfurt ICE. On leur servait une cuisine de qualité mise au point par des chefs allemands renommés, dans un vrai plat avec de vrais couverts, au lieu du classique « TGV-Bar » avec son risotto caoutchouteux, réchauffé dans un bol en plastique à avaler avec des couverts en plastique. » Et d’enchaîner sur les difficultés pour le voyageur étranger qui souhaite acheter un billet pour emprunter le réseau français, non sans un humour quelque peu acide : « DB, Renfe ou SBB ont un site unique, accessible dans plusieurs langues, avec une tarification unique. C’est facile à expliquer. Apparemment la SNCF a besoin de 20 sites différents pour remplir un train. Voyages-sncf.com est seulement en français, si vous cliquez pour passer en anglais, vous atterrissez sur TGV-Europe.com. Si vous sélectionnez “États-Unis”, les résultats de la recherche ouvrent sur la version américaine du site, RailEurope.com. Il propose souvent des prix bien plus élevés, avec des coûts cachés qui s’ajoutent en fin de transaction. Par exemple, un lit dans un train couchettes de Paris à Barcelone, fin juillet, coûte 93 euros TTC sur TGV-Europe.com, mais 269 dollars (215 euros) sur Raileurope.com, pour exactement le même train, à la même date. Ce prix est rédhibitoire pour la plupart des voyageurs américains, qui abandonnent et filent vers le site Internet d’EasyJet. Je passe mon temps à conseiller aux Américains de sélectionner “Afghanistan” ou “Antarctique” afin qu’ils puissent rester sur TGV-Europe.com pour acheter un billet en anglais, imprimable ou que l’on peut récupérer en gare, au vrai prix SNCF. Compte tenu du volume de visiteurs américains de seat61, la SNCF devrait ouvrir bientôt sa première boutique à Kaboul… Allez la SNCF ! Faites-nous un site Internet efficace et unique pour les chemins de fer français, accessible aux différentes langues avec les mêmes tarifs pour tout le monde sans distinction ! »

Paris – Hanoï en train : suivez le guide de Mark Smith
Vous avez des envies de Vietnam et du temps devant vous ? mais votre aéroacrophobie, cette peur panique de prendre l’avion, vous arrime solidement au sol, ou votre conscience écologique vous interdit de brûler des masses de kérosène pour assouvir vos désirs de touriste ? Ce site vous guidera jusqu’à Hanoï sans l’aide d’aucun avion. De Paris, prenez le train de nuit City Night Line « Perseus » qui part de gare de l’Est tous les jours à 20h05 et arrive à Berlin Hauptbahnhof à 8h16. Le temps de faire un peu de tourisme et vous grimpez à bord du Berlin – Moscou de 21h29. Un peu plus de 24 heures après, vous arrivez dans la capitale russe. Puis prenez le train à la gare Yaroslavski de Moscou pour un trajet d’une semaine qui vous conduira jusqu’à Pékin. Où il suffit d’attraper le train T 5 de 15h45 à la gare Ouest de la capitale chinoise, et vous pourrez déguster pour le petit-déjeuner de délicieuses crêpes Ban Cuonh près du lac de l’Épée à Hanoï. Vous pouvez trouver toutes ces informations sur seat61.com. Naturellement, vous devez avoir un peu de temps devant vous…
Tous les trains du monde sont sur seat61
Que ce soit le petit tortillard fatigué ou le train de luxe pour touristes fortunés, tous les trains sont sur seat61. Vapeur, diesel ou ligne à grande vitesse… Trains de banlieue, trains touristiques ou grandes lignes : tout ce qui se déplace sur des rails retient l’intérêt de Mark et de tous ces internautes qui lui envoient photos, informations et mises à jour afin d’accomplir cet immense travail. Vous y trouverez même des informations sur les bus et les
ferries. Mais rien sur les avions.
Mark Smith, le voyageur de la place 61
» Les grands voyages ont ceci de merveilleux que leur enchantement commence avant le départ même. On ouvre les atlas, on rêve sur les cartes. On répète les noms magnifiques des villes inconnues. » Joseph Kessel aurait aimé ce site Internet qui agit sur le voyageur ferroviaire comme la mappemonde sur l’écrivain voyageur. Le nom des gares remplace ici le nom des villes, le nom des express celui des routes et le voyage débute sur le clavier à chercher des correspondances insolites, à trouver des terminus inconnus. Ce site Internet indispensable se nomme seat61.com, il est la création d’un amoureux du voyage autant que du train : Mark Smith. L’histoire a débuté dans l’ennui d’un trajet pendulaire entre Londres et le Buckinghamshire, dans le nord de la capitale anglaise.
Mark Smith, employé des chemins de fer britanniques, ne sachant que lire, s’offre pour deux pounds un ouvrage intitulé : Comment faire un site Web. Il décide dans la foulée de mettre en pratique les conseils de l’auteur et de créer son propre site : www.seat61.com. Amateur de voyages en train, il connaît la difficulté de glaner des informations fiables pour s’organiser, surtout dès que ses envies d’ailleurs traversent les frontières.
Chaque réseau communiquant ses propres informations, chaque pays traversé nécessite une source particulière.
Il a donc l’idée de compiler toutes ces données sur un site unique, véritable portail d’un réseau ferroviaire mondial.
Il s’agit également, pour Mark, de faire la promotion d’une autre forme de tourisme.
Un tourisme qui prend son temps et qui donc évite de prendre l’avion. « Les gares britanniques ne vendent pas de billets internationaux, explique-t- il. Les agences de voyages, d’importants sites Web comme Expedia, désirent simplement vous vendre des vols, des vols, des locations de voiture et encore des vols. De plus en plus de gens cherchent une alternative moins stressante, plus écolo et ont besoin qu’on les aide à trouver leur chemin à travers le dédale de l’information et de la réservation de trains européens. Je me suis dit que je n’avais qu’à faire le job moi-même ! » Très rapidement, son site devient incontournable pour les amateurs de périples ferroviaires. « La fragmentation des réseaux européens rend seat61 encore plus nécessaire. Par exemple, jusqu’à l’année dernière, vous pouviez réserver un simple billet aller-retour de Paris à Milan, départ par le train couchettes du vendredi soir, retour le dimanche par le TGV de l’après-midi, en une seule transaction sur le site Web de la SNCF. Maintenant, vous devez réserver Thello en train couchettes sur www.thello.com et le retour sur le TGV Milan – Paris séparément sur voyages-sncf.com ou tgv-europe.com. Qui est-ce qui dans l’industrie du rail explique tout ça aux voyageurs déboussolés, avant qu’ils n’abandonnent et ne réservent un vol ? »
Mais pourquoi ce nom seat61 ? Tout simplement parce que c’est le numéro du siège que Mark Smith a l’habitude de réserver à bord d’Eurostar, prenant ainsi modèle, pacifiquement, sur le célèbre marchand d’armes Basil Zaharoff, qui, au début du XXe siècle, avait l’habitude de toujours réserver le compartiment n° 7 à bord de l’Orient-Express pour partir ou revenir à Istanbul.
Aujourd’hui, Mark Smith est devenu incollable sur le voyage en train. Il collabore à ce titre avec de grands quotidiens, comme The Times, The Telegraph ou encore The Guardian, et il est régulièrement interviewé dans les médias. Il a d’ailleurs son avis sur le système de réservations de la SNCF (voir encadré ci-contre) ou sur la concurrence entre les différents réseaux européens.
Mark s’interroge : « Pourquoi les gens parlent-ils de concurrence entre Thello et SNCF ? Alors que le TGV et Thello se complètent. De la même manière, il existe pratiquement un train toutes les heures de Bruxelles à Cologne, la moitié sont des Thalys, l’autre moitié des ICE. Les compagnies ferroviaires ont intérêt à travailler ensemble, pour le bénéfice de tous. Si les compagnies aériennes peuvent faire du code-sharing, pourquoi pas les sociétés ferroviaires ? » Mais avant tout, Mark est un amoureux des voyages en train. Lorsqu’on lui demande quel est son meilleur souvenir à bord de l’un d’entre eux, il avoue ne pouvoir choisir : « La liste est longue ! De Londres à Fort William à bord du Caledonian Sleeper, aller se coucher alors que le train dépasse le nord de Londres, et se réveiller dans les merveilleuses West Highlands écossaises, avec des cerfs qui bondissent en fuyant le train ; ou de Zermatt à Saint-Moritz sur le Glacier Express et de Tirano à Chur sur le Bernina Express, les deux pas-sant à travers de spectaculaires paysages alpins ; de New York à San Francisco à bord du Lake Shore Limited, puis du California Zephyr, de côte à côte, via les Rocheuses, les canyons du Colorado et la Sierra Nevada ; de Mandalay à Pyin Oo Lwin et de Thazi à Shwenyaung, deux merveilleux trajets ruraux au Myanmar. Et je pourrais continuer… » Et le pire ? Mark trouve bien une anecdote, mais retourne la question d’une pirouette : « Un train lent d’Assouan à Louxor était peut-être le train le plus décrépi dans lequel je suis monté. Mais parfois le pire des voyages produit le meilleur des souvenirs. J’ai fini par lire des livres en anglais à des écoliers et quand ils sont partis, un jeune homme est monté à bord ; m’accostant, il m’a dit : j’aime la vodka. Vous aimez la vodka… ? Comme quoi, contrairement à l’expérience toujours plus stressante du vol, vous rencontrez des gens dans les trains ! » Mark n’a de cesse de faire l’éloge de la lenteur dans un monde d’hommes volants toujours plus pressés.
Et ça marche ! Tous les mois, son site reçoit la visite de plus d’un million d’internautes.
Comment Mark Smith réagit-il à ce succès ? « J’ai une vraie passion : sortir les gens des avions et les mettre dans des trains : c’est un mode de déplacement civilisé, confortable et durable. » Il continue : « Je suis ravi qu’un site Web, vu d’abord comme un cri dans le désert, soit autant utilisé. Du coup, j’ai pu en faire une occupation à plein-temps […]. Et naturellement ça implique beaucoup de voyages sympas à faire dans des endroits excitants – euh, je veux dire des recherches laborieuses, bien sûr. La semaine dernière, j’ai testé le superbe nouvel Italo de Milan à Rome, en retournant en Grande-Bretagne, via le tout aussi superbe Bernina Express à travers les Alpes. C’est un travail vraiment très difficile, mais quelqu’un doit bien le faire…»
L’oeuvre de Mark Smith est aujourd’hui indispensable. Arriver à destination après trois jours sur les rails procure un sentiment qu’aucun voyage en avion ne vous offrira jamais. On l’a compris, seat61.com voyage à contre-courant de l’air du temps, qui demande des satisfactions immédiates, à la portée de tous et érige la superficialité au rang de vertu.Samuel DELZIANI

RP182 : De chambery à Milan en cabine du TGV 9241 (2de partie)
Depuis le 11 décembre 2011, la SNCF assure de bout en bout l’exploitation de ses trains à grande vitesse entre la France et l’Italie. Et c’est en gare de Milan Porta Garibaldi qu’arrivent désormais les TGV en provenance de Paris. Située au coeur du futur quartier d’affaires de la capitale lombarde, cette gare est aussi celle d’où partent les trains de la compagnie italienne Italo, partenaire de la SNCF, et qui dessert, également à très grande vitesse, Bologne, Florence, Rome et Naples.
Pour mieux comprendre le nouveau mode d’exploitation, nous vous avons emmenés, à la faveur du précédent DVD, en cabine de conduite du train 9241 sur le parcours de Chambéry à Bussoleno, une ville italienne proche de la frontière, et dans cette seconde partie, nous vous faisons vivre la fin du trajet jusqu’à Milan. Ph. H.
Durée : env. 30 min.
RER B suite : un objet métallique sur la caténaire
Un bout de métal présent sur la caténaire, c’est ce qui a provoqué l’incident initial – un incident électrique relativement mineur – d’une rame sur le RER B, entre Aulnay-sous-Bois et Mitry-Claye, selon une source proche du dossier qui a eu accès au résultat des analyses. Ni la caténaire ni la rame RER et son pantographe ne sont donc mis en cause. La fusion entre pantographe et caténaire du fil caténaire sur une dizaine de centimètres avait provoqué une panne d’alimentation électrique. Relativement vite résolue. Mais il y avait alors eu les descentes de voyageurs sur les voies… Sur cette soirée de pagaille en banlieue nord de Paris le 7 novembre, un rapport, encore confidentiel, a été remis au ministre.

Lyon : inauguration de la ligne de tram T 5
Le 17 novembre, Bernard Rivalta, président du Syndicat des transports de l’agglomération lyonnaise (Sytral), Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon et Hubert Peugeot, vice-président commercial d’Alstom Transport France, ont inauguré la ligne T 5 du tramway de l’agglomération de Lyon, qui relie la station de métro Grange-Blanche au parc des expositions Eurexpo, à Bron. Pour cette nouvelle relation comptant 11 arrêts, une branche de 3,8 km desservant quatre stations a été réalisée pour un coût de 59,3 millions d’euros. Cette branche, qui quitte la ligne T 2 après la station Les Alizés, doit être prolongée en 2014 de 1,7 km entre Eurexpo et Chassieu-René-Cassin. A l’occasion, une des rames inaugurales a reçu une livrée extérieure spécifique, développée par le designer Vincent Leroy, qui reprend le concept de la « rame miroir » déjà vu en 2006 pour l’inauguration de la ligne T 3. Mais cette année, le concept a été modernisé avec notamment l’ajout d’ellipses chromes « qui expriment le mouvement, la rapidité et la fluidité ». L’inauguration de la ligne T 5 a également donné l’occasion de présenter les nouveaux trams de grande capacité, longs de 43 m, qui circuleront sur la ligne T 3 à partir de décembre. Lorsque ces 12 trams longs se seront ajoutés aux rames actuelles de 32 m, l’agglomération lyonnaise disposera de 85 Citadis, soit le troisième parc en France.
Etats-Unis : des opposants à la LGV californienne déboutés
Un juge du comté de Sacramento, en Californie, a rejeté le 16 novembre la demande de deux associations d’agriculteurs de suspendre les travaux de la future ligne à grande vitesse avant que leur plainte ne soit jugée. Le juge a estimé que le coût d’une suspension des travaux surpasserait de loin le préjudice que les fermiers et les propriétaires de terrain pourraient subir. Les associations de fermiers accusent la California High-Speed Rail Authority, l’agence qui porte le projet, de n’avoir pas rempli les critères édictés par le California Environmental Quality Act, le texte qui fixe en Californie les normes environnementales. Le juge a également rappelé que la justice devait encore statuer sur trois plaintes avant que les travaux ne puissent débuter.
Strasbourg : enquête publique pour le prolongement du tram
L’enquête publique du projet d’extension des lignes de tram A et E vers le centre-ville d’Illkirch-Graffenstaden se tiendra jusqu’au 22 décembre. Le tracé du parcours a été présenté lors de la phase de concertation publique fin 2010 puis a été amélioré selon les observations recueillies alors et les études d’avant-projet. L’enquête publique a pour but de présenter le projet enrichi, ses impacts, ses attendus et ses implications sur les documents d’urbanisme.